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07/02/2014

Le ferry de la mort

A un moment il faut rentrer et au Cap-Vert si un ferry part, il faut le prendre.

Brava Fogo pour commencer, à l'aube. Juste une heure mais déjà un avant goût de ce qui nous attend pour retourner à Santiago. Si l'aller était bucolique avec le volcan derrière nous, l'île aux pirates devant nous, des poissons volants et autre dauphins sautant et accompagnant le bateau autour de nous, le retour est tout autre. Pour faire court, ça bouge, ça tangue.

Fogo Santiago, la moitié des passagers qui gèrent le steak et l'autre moitié qui le vomit. Quatre heures de montagne russes sur l'océan, des brrrreuahhh en veux-tu en voilà et moi-même rivé sur ma Nintendo DS ne regardant que mon écran, l'écran de la vie, de la survie, Mariooooo!

Arrivée sous le soleil à Praia. Si les deux dernières îles étaient métissées, Santiago fait plus Afrique dans sa population - c'était l'instant ethnographie offert par la société des amis de Claude-Lévi Strauss. Retour donc sur Santiago que nous n'avions vu que la nuit, aujourd'hui c'est le contraire, lumière. L'équateur pas loin apporte cette transition brutale de l'illumination, il fait soit jour, soit nuit, point, à des années lumière de la Scandinavie - c'était l'instant Christophe Colomb je découvre le monde.

Il est encore tôt, ce qui permet à chacun de se refaire un estomac, se reposer. Puis deux groupes se forment, un pour la plage avec Caïpirinha et un autre pour dormir. Mais l'histoire finit bien et ils se retrouvèrent tous dans un restaurant le soir pour quelques grillades et une serveuse qui tire bien la gueule.



06/02/2014

Le radeau de la méduse


Ce matin encore à Brava, à l'extrême ouest de notre périple et au menu du jour une autre balade recommandée par un local. C'est en interrogeant les autres locaux que nous changeons un peu le menu. En effet le chemin commence par une grosse montée de la mort suivie d'une descente de la mort suivie d'une dernière montée de la mort. L'idée est donc de se rendre directement - comprendre en voiture ou autre - à Sorno - l'objectif de la journée - et de là remonter tout le bazar - comprendre le rocher car l'île est un rocher pauser au milieu de l'océan - pour retourner à Nova Sintra chez l'italien dépressif.

Point de voiture disponible, mais un plan rafiot se précise. Mais d'abord on va faire trempette dans une autres piscine naturelle, une vraie cette fois. Moins dangereuse où on ne risque pas de se faire aspirer par la mer, par contre on peut se faire piquer par des oursins - check - moi pas mais mon aventurière oui.

Retour au Burgo Motel, le proprio nous a trouvé un pêcheur et sa barque, tous les deux prêts à nous amener à Sorno. Nous voici donc tous les quatre dans cette barque, avec deux pêcheurs. Des petites vagues, des oiseaux exotiques - des mouettes locales - et un slalom sans fautes entre les récifs pour arriver sains et saufs dans la baie de Sorno.

Si la baie est jolie, la mer n'est pas calme et il est impossible d'accoster... Les vagues se cassent très régulièrement sur la plage de gros galets, ronds mais gros les galets. Alexios n'en pouvant plus, et étant hors de question de revenir sur Faja d'Agua nous sautons tous à l'eau l'un après l'autre avant d'avoir jeter nos sacs à un des marins la tête presque sous l'eau pendant que son pote stabilisait la barque avec les rames, tout ça entre les vagues, grosses les vagues.

Trente minute plus je suis le dernier à sauter tout habiller dans la mer, Indiana Jones sort de ce corps,  et nous sains et saufs, sur la place de gros galets, en slip à faire sécher nos vêtements, les sacs eux sont secs. Remis de nos émotions nous commençons l’ascension: un groupe rapide et un groupe plus lent dont l'un avec un estomac en vrac.

Ça monte bien, la vue est belle et Sorno n'est un qu'un village fantôme. On finit par rencontrer une vache, puis des chèvres, puis un berger à qui nous demanderons quarante fois notre chemin. Déambulation dans Nova Sintra la ville de Brava et retour à l'auberge.

Le soir je dînerai en tête à tête à tête, oui nous étions trois. Le ghetto ambianceur se sent encore un peu faible. Apéro bière devant un match de foot puis montée à l'étage pour une salade pois chiches oignon thon, le tout accompagné de quatorze kilos de riz et autres patatas fritas.

Encore une journée de psychopathe.

05/02/2014

Almost monkeys island but without monkeys

This trip looks alike more and more like a video game experience. Everyday a new island, a new landscape, a new mission, an hidden temple to find, a magic potion to drink. Today in our MMORPG it's the road to Espenradinha abandoned airport mission. At least five teams on this world: one French couple, one British couple, one "group of laid" from terdav and us known as the Berlin team or "les moches en vadrouille".

The day started with a training mission to find the secret source... The kind of mission where we just unlock a dead end road, meaning we had to come back using the same way. The group split  a first time, me letting my partners going alone to the treasure. Long story short: they found the ruins and some water dropping from a pipe, but the "petit Futé" said it was wonderful and we could swim.

The stage "find a place for lunch after 2:00am" was unlocked successfully after one noob lost money on overpriced peanuts, to win something you have to loose something else. And during the reloading battery time - or eating fish and rice - we did plan the conquest of Faja d'Agua: another split, one team of warriors having for target "umpa lumpa" before the deadly descent into the valley and a single player deciding to take it easy by hitchhiking to the village on the sea side.

Before "umpa lumpa" the warriors did a part of the way accompanied by locals, one warrior even starting a strong friendship story with another local, drunk. Arriving at the cross road, the locals pointed their fingers: it is in that direction, so we went.

Nice landscape, going down and far away our target the end of the landing area, crossing an abandoned village and despite my warnings "no there is no treasure is this house" two of the three warriors have to "make les beaux" and did explore the abandoned house. Some hours later and after passing an oasis, entering a backyard between the trees and dogs we finally reached the sea. Our hitchhiker was there and found already the secret place to be for diner (we will see later that our cook was also or bartender).

Almost last mission of the day: the abandoned airport. This time as a group where we could enjoy the sunset from the tarmac, we were not the only ones as other goats and cows were visible at the horizon (on the tarmac, not on the sea horizon, there were no graphical bugs in this game). To gain some extra points Alexios had to jump into a giant washing machine, hopefully for us he could enter and leave the machine.

Then we did enter the secret mode in the secret mode or the night mode. Diner was awesome, the grog at the bar was less awesome when another drunken master went almost fighting against us, but it was a drunken master violent only against women - man woman equality is long path full of pitfalls.

Then again, the bed, without cover, the warm weather, the wind in the palm trees, the waves breaking... Sleeping.

04/02/2014

Descente du volcan et car jacking


5:45 l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et/ou ceux dont le téléphone a l'alarme bloquée à l'aube. Attention cassé depuis hier mais pas complètement. Je l'avais habillement mis en mode avion pour économiser de la batterie, résultat le réveil fonctionne toujours, il sonne, mais ne peut s'arrêter, enfin si, mais uniquement en appuyant cinquante fois sur les deux boutons avec le volume à fond. Joie. Note pour le futur, penser à prendre un téléphone dont la batterie peut s'enlever si par mégarde l'écran venait à choir.

Petit déjeuner fini, la table des voisins français pas très fun finie, on peut commencer la descente. Début très agréable, limite plat, le chemin longe l'intérieur du cratère entre la forêt la lave, genre de coulée boueuse sèche noire de 5m de haut. Le soleil se lève et il est l'heure de se tartiner de crème solaire.

Puis l'inévitable arriva, il faut descendre. Au loin dans les nuages on aperçoit l'île de Santiago, la route zigzague, on croise un hameau et on quitte la route pour une piste dans la végétation qui se fait plus dense et plus organisée, on approche des plantations. Quelques palmiers, quelques bananiers, quelques vaches et les genoux qui prennent sévère.

Au loin Moesteros, mais d'abord un village à traverser, des araignées à éviter, un singe en laisse sur un balcon, les écoliers qui rentrent de l'école et la mer qui se rapproche. Ambiance complètement différente de San Filipe avec une ville en travaux, très grise. A peine dedans on chope un taxi, enfin le taxi nous a repéré avant nous.

On négocie avec le chauffeur une halte dans une piscine naturelle, comprendre une mini-plage au bout d'une carrière. Bon en fait il y avait une piscine naturelle mais on ne l'avait pas vu, mais vu le courant c'est mieux comme ca. On re-saute dans le taxi. La route n'est pas longue mais le trajet longuet, je lutte pour ne pas dormir et on se demande si la voiture ne vas pas tomber en morceaux à un moment. Mais non.

Retour à San Filipe, acheter nos billets de ferry, jouer avec le chiot du bar et attendre la bateau pour Brava. Ca s'agite au port, l'impression que l'on ne partira jamais, qu'une impression car nous partirons à l'heure.

Une heure de bateau, ca tangue peu, le soleil se couche, lumière rasante, la mer devient noire, des poissons volants volent, des dauphins sautent et Brava se fait plus imposante, ambiance cachette pour bateau pirate.

19:01 nous quittons le port, le premier aluguère a sa porte ouverte et déjà deux passagers, nous pouvons rentrer dedans nous dit le chauffeur. Le bus pénètre la zone de débarquement et un autre couple se joint à nous. Il reste trois places, cinq en se serrant. Le chauffeur sort et discute avec le guide du groupe Terre d'Aventure (prononcer "terdaveu") qui était dans le même ferry avec son groupe de français. Quinze minutes plus tard et toujours sur le parking on comprend que notre chauffeur a pris un peu trop vite des passagers, mais bon on ne peut pas trop réserver ces bus semi-taxi semi-transport public non plus. Personne ne vient, on est toujours dans le bus, il fait nuit. Mais quand partirons-nous à la ville, soit deux km plus loin???

19:33 on attend. Toujours rien.

Puis une silhouette arrive, une française (surnommée plus tard "mal baisée" à l'unisson), ouvre la porte coulissante du mini bus de rage et nous dit "maintenant faut descendre c'est notre bus". Bien sûr en français sans se soucier que les autres passagers ne le sont peut-être pas. Nous rions et refusons. La première de la classe continue de râler et s'en suit les répliques cultes suivantes:
-moi même: "'c'est vous la guide?"
-mal baissée: "heu non"
-moi même: "baa envoyez nous votre guide au moins"
-mal baisée: "gna gna parle pas français"
-Alexios: "mais nous on parle portugais"
-mal baisée: "..." et s'en va en marchant la tête baissée, jambes tendues, bras le long du corps et tête dans les épaules.
-le mini bus: "quelle laide! yeah!!! rèvolutionnnnnnnnnnnnn, à mort le prolétariat, viva zapata tout ca". On a bien ri.

Le chauffeur revient, on décolle et 12min plus tard on est à notre auberge. L'italien nous ouvre, dépose nos affaires et restaurant. Que d'émotion, j'en perd mon bonnet.