05/10/2020
Road Trip Vers l'Ouest - Sur l'Île - J8
31/08/2020
Randonnée du Sentier des Cimes
Encore un matin sous la pluie mais je n'ai pas peur car je ne suis pas en sucre. Le temps de ranger mon bazar, de tout mettre dans ma voiture de location et de partir. Cette fois-ci direction le parc sepaq du Mont-Mégantic et le secteur Franceville.
Je suis le premier sur la parking, il n'est pas 9h et le temps est toujours incertain. Mais je m'élance quand même vers le sentier des cimes dans la forêt. Montée relativement douce, chemin alternant grosse roche et sentier sous des grands arbres protecteurs, comprendre les gouttes d'eau ne m'atteignent pas encore.
Une fois sur la cime c'est une autre histoire et je sors la tenue pancho de pluie rouge, en effet il pleut et vente à chaque point de vue supposé, car de vue je ne vois que le gros nuage blanc posé sur la montagne. Il en reste que le sentier est très beau avec de ambiances assez féeriques, les arbres et feuillage bougent beaucoup et je ne sais plus vraiment si je suis sur un chemin suivant une crête ou dans un tunnel d'arbres au fond d'une vallée.
J'arrive au bout de la boucle et le chemin redescend. Au panneau indiquant "dans cette direction l'autre côté du parc 10km, chemin non balisé à vos risques" je pense une autre fois peut-être. En gros une ligne droite à traverser une forêt dense au fond d'un presque grand cratère.
Quand il pleut je marche vite, d'ailleurs ma montre du futur pensera souvent que je suis à la piscine. Ambiance un peu humide.
Proche du retour je m'arrête devant le panneau indiquant l'autre sentier possible. Deux secondes de réflection et je m'y engage. Le relief est légèrement différent, plus de roche et même des écureuils et surtout le temps qui se dégage ce qui me permet de voir au loin où j'étais il y a deux jours dans l'autre secteur du parc.
Content d'avoir ajouté ces quelques km en plus sinon la sortie aurait été un peu courte. Les durées de chaque randonnée de la sepaq sont généralement estimées très large.
Au parking à peine 13h je ne suis plus le seul. Je me change, les chaussettes trempées ca va 5h mais plus c'est pas super agréable. Le retour vers Montréal peut continuer.
Peu de réseau téléphonique sur la route mais plein à Sherbrook où je m'arrêterai, sorte de Linkshöping du Québec, comprendre ville de bonne taille avec passé industriel, un peu décousu mais qui a l'air intéressante. Je visite le musée des Beaux-Art.
Presque arrivé je quitte l'autoroute pour aller visiter la brasserie Farnham, courte pause mac&cheese&bière. Un bon choix.
04/07/2020
Mini road trip en Gaspésie, jour 4
Sur place le temps s’est dégagé, je me trouve dans une sorte de mini parc nature ou comment tout privatiser ici. Une fois payer mon droit d’entrée et acquis un petit pot de crème anti mouche et moustique je me dirige vers le début de la randonnée. Petit pot dans un contenant en plastique idéal pour de la mayonnaise, d’ailleurs la consistance de la crème y ressemble beaucoup. Je me badigeonne consciencieusement.
10:10am
Beau trajet dans la forêt avec la montagne qui s’ouvre, chemin en bois confortable, canyon pour de vrai et passerelle géante pour voir tout de haut. Une fois au sommet du sentier je descends les marches de l’enfer pour toucher l’eau de la rivière Rimouski, 300 marches exactement qui longe un ruisseau mini cascade. C’est joli.
Je remonte et opte pour le grand tour car je suis un fou. Je suis aussi le seul, pas un pays de marcheurs. La mayonnaise crème anti insectes fait effet ou alors ma tenue recouvrant presque tout mon corps aide aussi, seul ma tête dépasse. En effet les moustiques et grosses mouches ne sont pas des mythes. Les mouches croquent et les moustiques piquent, et parfois ca passe à travers le chandail. Des grosses mouches de marde à regretter de pas ne croiser une famille ours.
De retour à ma voiture je me rapproche de la sortie du parc non sans faire une autre pose un peu en amont de la rivière Rimouski où je déguste mes sandwichs au smoke meat. Le smoke meat c'est la vie.
De retour au parc du BIC. Cette fois ci pour la petite marche du pic Champlain qui amène à un belvédère pas pire. Montée douce dans la forêt puis vue magnifique sur le St-Laurent et la partie du parc où je me trouvais la veille à la même heure.
Mini road trip en Gaspésie, jour 3
12:12pm
Retour à la voiture en sueur, il fait chaud et je file vers le BIC. Vers midi j'y suis, prends note de quand faire le grand tour en fonction des marées, tente de voire quelques phoques aux jumelles mais rien.
Le grand tour tour, randonnée version longue à marée basse qui permet de longer la côte en marchant longtemps avec l'Ouest devant nous, idéal pour le coucher de soleil.
Bien claqué je rentre à mon gîte, au menu ce soir un délicieux sachet de nourriture lyophilisée puis je m’écroule dans ma chambrette. La gîte dans lequel je dors est une vielle grande maison en bois, ca craque de partout mais ca va très bien avec le décor.
02/07/2020
Mini road trip en Gaspésie, jour 2
9:09am
Le bus est vide malgré l'annonce faite au téléphone quelques semaines auparavant quand je réservais ma place. Un bus jaune scolaire ou bus tape cul. C'est parti pour une heure de route de terre.
Le temps s'est dégagé et il y a plus d'espace entre les goutes, on voit même le haut de certaines montagnes. De tout façon la randonnée débute dans la forêt et on est relativement protégé.
Huit personnes au départ. Un autre marcheur solitaire part vite, je le rattrape doucement. Il pleut moins mais les nuages sont encore bas, si les arbres rapetissent les nuages près de nous maintiennent l'ambiance sentier tunnel.
Je rattrape l'autre marcheur solitaire donc, un Julien aussi en road trip gaspésien, première discussion tourne autour de l'appartenance des crottes fraiches observées sur notre chemin, ours ou pas ours là est la question? A priori non.
On quitte la forêt au niveau du lac à René, les nuages se dispersent mais sont toujours proche du sol, belle atmosphère de montagne malgré la faible altitude proche de 1000m. On continue donc à papoter quand j'interromps mon camarade du jour en pointant derrière lui, il se retourne et vois comme moi un caribou mâle qui nous observe 10m au dessus disparaissant et apparaissant au gré des nuages. Ambiance assez surréelle et très princesse monokienne. On arrête de parler et et on se laisse regarder.
On décide tout de même de continuer le chemin, le sommet du mont Jacques Cartier n'est pas loin et des marches nous montrent le chemin. Le caribou réapparait, sur le chemin cet fois, on attend profitant de la vue qui se dégage. Grâce à mes jumelles je peux voir les bois du caribou à texture de peluche.
Finalement il disparaît derrière un buisson, littéralement il disparaît en trois secondes, un caribou ninja. Devant nous une ligne droite et une pente très légère avec le refuge à l'horizon.
Descente vers l'arrêt de bus, nous croisons plusieurs marcheurs mais plus d'animaux sauvages.
8:08pm
Second retour à mon motel, retraverser Saint-Anne-des-Monts et passer entre la mer et son église imposante, plus haut bâtiment de cette petit ville, faire une pause pour acheter un truc à manger et m'écraser sur mon lit.
25/12/2019
Lac des castors to braserade de Noel
Il fait froid mais pas un froid polaire non plus. Comme j'ai du temps je décide faire le trajet St-Henri à Rosemont tranquillement en marchant presque tout du long.
Un métro et un bus plus tard je suis au lac des Castors, haut lieu touristique de Montréal pour qui veut un semblant d'expérience forestière. Le lac n'est pas gelé mais la piste artificielle fonctionne à plein régime.
Je passe la foule pour me diriger vers l'entrée du cimetière. Une rue le traverse et mon idée est de ressortir par le Belvédère Outremont. J'apprendrai plus tard que ce n'est pas possible et qu'il y a deux cimetières sur le Mont-Royal mais passons.
Une fois entré le climat change, plus personne, un vent froid souffle, plus de mort que de vivant, ambiance sleepy-hollow-esque. Peu de neige, des arbres nus, c'est beau mais je ne m'arrêterai pas pour faire un pique-nique.
Belle balade entre les tombes, les noms en alphabet latin, chinois et cyrillique se succèdent révélant l'aspect multi-immigrant de cette ville. Pas une surprise mais une autre preuve devant mes yeux. A un moment je suis entouré de tombes et la ville a disparu, spooky.
Je finis par trouver la sortie, marche dans Outremont et ses belles maisons. Je continue ma descente vers Laurier et son métro. La ville est déserte.
Je finis par rejoindre Rosemont-la-Petite-Patrie et mes hôtes. Ce soir c'est brasérade de Noel, miam.
08/06/2018
Rencontre avec des oursons
Première nuit tranquille dans la tente-chalet que nous avons loué. Un café, une douche froide et on repart. Nous retournons au parc national des Grands-Jardins pour une plus grande randonnée qu'hier après-midi avec comme objectif le Mont du Lac-des-Cygnes, puis le Mont Piou, le lac du Piou et la boucle sera bouclée.
Les randonneurs
Début de la marche sur un rythme raisonnable, une boucle est prévue avec des minis détours à droite et à gauche pour atteindre quelques point de vue pas dégueux donc le Mont du Lac-Des-Cygnes. Entre autres la vue sur le St-Laurent au loin et le cratère géant résultat d'un météorite tombé il ici il y a un petit bout de temps de déjà. Et ca vente sévère.
Ce point de vue demandait un petit détour, on revient sur la boucle et continuons à avancer. On a cessé de monter pour atteindre une sorte de plateau, moins d'arbres, un plus de roche, sur notre gauche la montagne dont nous faisons le tour et à droite le paysage ouvert.
Les trappeurs
On vient de passer la panneau Mont Piou, peu de gens croisé jusqu'à maintenant, tout est calme et le vent souffle dans nos visages gentiment. Marchant en direction opposé du vent donc j'en viens à penser que ce sont les conditions idéales pour voir des animaux sauvages comme notre odeur ne nous devance pas.
Je ne croyais pas si bien rêvasser car un ourson sort des buissons rapidement sans nous voir, emprunte notre sentier, je veux dire notre sentier bordel, et fonce devant nous sans se retourner et donc sans nous voir... De là mon père en bon Jacques Cousteau s'apprête à le suivre caméra à la main... Ma maman et moi-même pensons en se regardant "heuuuu et la mère ourse on en fait quoi? On l'attend pour prendre un café?". Les ourses de la région sont des ours noirs, c'est pas des grizzli non plus mais debout ca peut atteindre les 2m donc bon... Au loin sur le sentier une randonneuse nous apercoit, elle-même rencontre l'ourson et doit voir autre chose car elle nous fait des signes avec des bras du genre "rebrousser votre chemin c'est mieux", ce que nous faisons sur un rythme de croisière solide. Un peu plus loin et sur le bord du sentier un autre ourson se frotte le dos sur un tronc. Les ours existent, j'en ai vu.
On prévient tous les marcheurs que nous croisons dont un local, philosophe, parlant avec l'accent suisse au départ, nous dit "la neige a fondu, ils ont à manger donc c'est relativement tranquille", mouais.
Les revenants
La marche ca creuse, pique-nique sur le bord du Lac-des-Cygnes où nous pouvons observer que plus un animal est petit plus il est bruyant et taquin, la preuve est ce petit écureuil qui en veut à nos sandwichs, autant vous dire qu'on s'est pas laissé faire! Bref, des histoires à raconter aux amis, neveux et autres petits-enfants pour les autres.
Sur la route
Retour à la voiture, on reprend la route 381 direction La Baie puis Saguenay où nous traversons le fjord et la rivière Saguenay. Un peu plus loin en sur la route 172 nous nous arrêterons un un chalet hotel avec entre autre une très belle vue sur le fjord, c'est quasiment la Norvège.
Sinon je vous ai dit qu'on avait vu des ours sauvages à 2mètres de nous?
07/06/2018
premier jour au pays des ours
J'ai retrouvé mes parents dans la ville de Québec. Arrivé en train en soirée la ville est déserte et remplie de voiture de police. Étrange pensais-je. Plus tard au restaurant le serveur nous apprendra que demain débute le G7 ou équivalent, ceci expliquant cela. Les commerçants se préparent à l'apocalypse des manifestants énervés.
Aujourd'hui à Baie St-Paul
Ce matin nous quittons Québec pour le nord côté ouest du St-Laurent. La route est plus que déserte, police partout, sécurité nul part.
Arrivée à Baie St-Paul nous visitons cette charmante petite ville, marchant du centre à sa plage et spot de kit-surf, on les comprend ca vente sévère. Un petit au musée d'art contemporain macbsp, apprendre sur la ville et son engagement culturel, découvrir un ou deux ou plus nouveaux artistes et continuer notre chemin.
Des emplettes au supermarché et la route reprend direction le nord est sur la 381 jusqu'au
Parc national des Grands-Jardins où nous avons réservé une tente prêt-à-camper.
Au parc
On repère notre grosse tente au camping Pieds-des-Monts, prenons connaissance de la procédure en cas de rencontre impromptue avec un ours, mais avant tout chose nous allons faire une petite marche, deux petites heures pour rester affûtés. Du centre d'accueil du parc national Des Grands Jardins nous suivons un sentier vers un sommet de la Chouenne. La vue est belle, on voit d'où l'on vient, espace.
En redescendant nous tombons sur un porc-épic qui pendant quelques secondes nous a fait penser à un bébé ours, plus de stress qu'autre chose.
Poulet rôti et chip presque au milieu de la foret, petit feu de bois pour réchauffer le poulet, bière, diner et dodo. La nuit est sombre et fraîche.
04/06/2016
Toujours plus haut
Voitures garées nous débutons la rando dans la forêt, les nuages et un peu de pluie. Après quelques minutes nous rencontrons les premiers courageux quis sont partis a l'aube, ils sont tous trempés...
Nous sortons des bois où le chemin était relativement pentu, à découvert le paysage devenu montagneux, des rochers, du vert, un ruisseau et un dénivelé un peu plus cool que le mur de départ.
Première pause eau fraiche. La suite est au dessus de nos têtes dans le nuages. Et déjà deux bouquetins nous narguent, même pas cachés ils chillent au soleil ou au vent. On repart vers le sommet!
Dans les nuages et à un croisement la question se pose, va-t-on jusqu'en haut ou on redescend? En attendant c'est presque l'apéro et cacahuètes pour tout le monde. Autour de nous quelques oiseaux, on ne voit pas pas à 20m et soudain une dizaine de bouquetin paradent.
Première scission, deux marcheurs redescendent doucement et le reste continue. On est plus qu'a 400m ou 500m du sommet. Le chemin emprunte la voie rapide, c'est à dire tout droit vers le sommet, dans le rochers avec parfois une petite corde pour se tenir.
Arrivée au refuge de la Dent d'Hoche c'est la seconde scission. Un groupe d'aventurier germano-autrichien décide de gravir les derniers mètres. Il va sans dire qu'on ne voit strictement rien autour de nous. De plus la grêle arrive.
Les deux zozos arrivent, le vent souffle, la grêle est partie mais la pluie a pris le relais. La descente débute dans un chemin devenu ruisseau, ambiance. Heureusement on descend plus vite que l'on ne monte et la flotte s'arrête à un moment, même que les nuages daignent partir un peu permettant de voir le lac Léman de haut, ce qui jusqu'ici avait été un échec total.
Retraverser la forêt, retrouver les voitures et souffler. De retour à la Meillerie les plus braves d'entres nous sautent dans l'eau que l'on peut qualifier de froide. Tellement froide qu'on en sort presque plus rapidement qu'en plongant dedans... Une belle journée!
03/07/2014
Le grand raid - jour 4 - Cialos au Col des Boeufs
10:20 je suis au col, entre le Grand Bénare et le Piton des Neiges. 750m plus bas il y a Marla et normalement ma dernière étape. hmm j'envois un sms à Pedro, ma décision est prise, je rentre ce soir à la Montagne. J'ai déjà fait Marla au Col des Boeufs dans l'autre sens, rien d'insurmontable.
La montée vers le col du Taibit était en fait très facile, par contre la descente vers Marla est un peu glissante, prudence. Je croise quelques marcheurs qui retournent vers Cilaos.
Je traverse Marla, file vers le Col des Boeufs, marche sur un pont suspendu et grimpe presque un chemin abrupte pour arriver dans la forêt des Tamarins. Forêt toujours aussi magique. Une pause à la lisière, une pomme, et ça repart. Le chemin en rondin de bois est joli mais inconfortable.
Et hop je suis au col. Derrière moi le cirque de Mafate, Marla et le col du Taibit. Devant moi le cirque de Salazie, cette fois ci sans nuages et le pain de sucre au loin juste avant la mer, ambiance brésilienne. On est à plus de 2000m et on aperçoit les ombres des nuages sur la mer. La descente en voiture peut débuter. Je repasse à Bélier d'où j'étais parti lundi matin. Dans la voiture c'est radio Salazie qui tourne.
17:20 la Montagne, la douche, la piscine, les chats et le St-Bernard avec les amis. Le carry dorade est là, le punch aussi, le vin et rhum arrangé également sans oublier les ananas flambés.
Jambes lourdes, estomac rempli, la fatigue et plein d'idée de rando dans la tête. Sommeil.
02/07/2014
Le grand raid - jour 3 - Piton des neiges à Cilaos
Bref comme tout le monde dort mal, tout le monde se réveille en même temps. Et maintenant qu'on est tous debout, la montée à frontale peut débuter. J'attends quelques marcheurs puis démarre.
6:20 j'arrive dans le peloton de tête - il y a toujours une course - au sommet. Il fait encore nuit et surtout il fait super froid. Je ne suis pas mécontent de m'être trimbalé mes deux blousons, pantalon coupe-vent, bonnet et gants. Les petits abris faits de tas de pierre sont les bienvenus.
Ambiance lunaire au sommet, plus de 3000m d'altitude, vue panoramique sur toute l'île. C'est pas mal mais pas aussi impressionnant que le Grand Bénare quelques jours avant et aussi à la frontale.
Retour au gîte, un café et on continue la descente vers Cilaos. Le chemin quitte le bord du cirque et plonge littéralement le long de la falaise. Tout ça dans les nuages, pas de hobbits à l'horizon. Une fois dans cirque de Cilaos et à Cilaos le soleil est revenu.
13:01 trop tôt encore pour mon gite je fais une pause boucané pour le déjeuné. Assis en terrasse je pose mes notes dans mon carnet, écris mes cartes postales tout en admirant le ballet des voitures de tuning, oui c'est ça aussi la Réunion.
16:00 j'ai trouvé mon gîte, il est top. Le lit est bien, les douches sont biens, tout est bien! Et je passe une soirée sympathique avec un marcheur rencontré la veille. Et comme il y a trois ans, un autre marcheur solitaire, cette fois-ci un prof d'histoire-géo qui traversait une partie de l'île pour aller retrouver femme et enfants deux jours plus tard.
21:00 il faut dormir.
01/07/2014
Le grand raid - jour 2 - Hell-Bourg au refuge du Piton
Dehors il fait beau, les nuages sont absents. Joie.
Les hostilités commencent avec un bon 500m de dénivelés le long d'un mur pour rejoindre le gîte du Belluve. Mais facile, le chemin est bien. En haut j'ai une superbe vue sur tout le cirque de Salazie, au loin je vois le Col des Boeufs où j'étais hier matin.
Le chemin continue dans la forêt aux arbres fougères. De toute beauté! Puis le chemin se rapproche du bord du cirque mais toujours dans la forêt, en gros vous ne voyez pas le vide à deux mètres sur votre droite... Pendant le long tronçon qui mène vers le Cap des Anglais je vois le temps se dégrader ainsi que le chemin. je suis quasiment dans les nuages mais la végétation fait office de mur anti-vent et anti-pluie, ça ne durera pas.
Le soleil est parti. Les arbres sont plus petits, l'altitude tout ça, et il re-pleut. A un moment je croise une équipe d'ouvrier qui bosse sur le chemin, toujours sympa de marcher sans regarder où l'on met ses pieds.
Ambiance islandaise - comprendre le plus grand des arbres m'arrive aux genoux - ou "à la Lord of the Ring" - comprendre je m'attends à prendre un orque sur la tête - avec le vent, la pluie, les nuages et soudain le refuge qui se dévoile devant moi au détour d'une bourrasque. Joie!
14:04 j'ai bien marché 6h quasiment sans pause, encore une fois s'arrêter sous la pluie c'est moyen. Au gîte les gens arrivent doucement et chacun va directement se coucher en attendant le repas. Je suis le seul à venir de Hell-Bourg, la plupart des gens arrivent de Cilaos et ne montent que vous aller au Piton des neiges.
15:05 je suis dans mon duvet, j'ai froid, impossible de faire sécher mes affaires, j'hallucine un peu et me dis que demain je redescends direct et pas de montée au sommet du Piton.
18:30 un bon rougaille saucisse, rien d'autre, le gîte est très cheap, mais à volonté quand même le rougaille. Je me pète le bide à la régulière.
Ensuite petit tarot et au lit vers 20h40.
30/06/2014
Le grand raid - jour 1
J'arrive de justesse au parking, le temps de bloquer le bus pour redescendre sur le Bélier. Il pleut moins mais c'est encore très humide.
8.15 c'est le vrai départ, mon départ, l'objectif est de revenir à la voiture en suivant le GR1 en passant par tous les cirques et monter au sommet de La Réunion à un moment. Retour prévu ce vendredi, 5 jours plus tard.
Le chemin qui me mène à Hell-Bourg est une sympathique mise en jambe, dans la forêt, entre des cultures et le gouttes d'eau, alternant le semi plat et les bon dénivelés. Dans les temps j'arrive à destination, j'ai fait quelques pauses, mais sous la pluie c'était moins drôle.
13:12 c'est l'heure du carry de camarons, le restaurant est quasiment plein, un couple d'allemand à côté, des locaux plus loin et une part de gateau à la patate pour finir.
Je trouve mon gîte. On n'est pas nombreux, quatre personnes et chacun son dortoir. Je cris victoire trop vite en entrant dans la salle commune, en effet l'écran de tv n'est que décoratif, pas de coupe du monde ce soir...
17:03 je ressort du gîte et paye ma visite dans un magasin de souvenir. Et un t-shirt La Réunion, un! Je viens de me rendre compte que j'ai oublié de prendre un t-shirt sec pour l'après randonnée.
La nuit arrivée les nuages sont partis, les étoiles sont visibles et des bouts de la ligne du cirque au dessus de Hell-Bourg aussi.
06/02/2014
Le radeau de la méduse
Ce matin encore à Brava, à l'extrême ouest de notre périple et au menu du jour une autre balade recommandée par un local. C'est en interrogeant les autres locaux que nous changeons un peu le menu. En effet le chemin commence par une grosse montée de la mort suivie d'une descente de la mort suivie d'une dernière montée de la mort. L'idée est donc de se rendre directement - comprendre en voiture ou autre - à Sorno - l'objectif de la journée - et de là remonter tout le bazar - comprendre le rocher car l'île est un rocher pauser au milieu de l'océan - pour retourner à Nova Sintra chez l'italien dépressif.
Point de voiture disponible, mais un plan rafiot se précise. Mais d'abord on va faire trempette dans une autres piscine naturelle, une vraie cette fois. Moins dangereuse où on ne risque pas de se faire aspirer par la mer, par contre on peut se faire piquer par des oursins - check - moi pas mais mon aventurière oui.
Retour au Burgo Motel, le proprio nous a trouvé un pêcheur et sa barque, tous les deux prêts à nous amener à Sorno. Nous voici donc tous les quatre dans cette barque, avec deux pêcheurs. Des petites vagues, des oiseaux exotiques - des mouettes locales - et un slalom sans fautes entre les récifs pour arriver sains et saufs dans la baie de Sorno.
Si la baie est jolie, la mer n'est pas calme et il est impossible d'accoster... Les vagues se cassent très régulièrement sur la plage de gros galets, ronds mais gros les galets. Alexios n'en pouvant plus, et étant hors de question de revenir sur Faja d'Agua nous sautons tous à l'eau l'un après l'autre avant d'avoir jeter nos sacs à un des marins la tête presque sous l'eau pendant que son pote stabilisait la barque avec les rames, tout ça entre les vagues, grosses les vagues.
Trente minute plus je suis le dernier à sauter tout habiller dans la mer, Indiana Jones sort de ce corps, et nous sains et saufs, sur la place de gros galets, en slip à faire sécher nos vêtements, les sacs eux sont secs. Remis de nos émotions nous commençons l’ascension: un groupe rapide et un groupe plus lent dont l'un avec un estomac en vrac.
Ça monte bien, la vue est belle et Sorno n'est un qu'un village fantôme. On finit par rencontrer une vache, puis des chèvres, puis un berger à qui nous demanderons quarante fois notre chemin. Déambulation dans Nova Sintra la ville de Brava et retour à l'auberge.
Le soir je dînerai en tête à tête à tête, oui nous étions trois. Le ghetto ambianceur se sent encore un peu faible. Apéro bière devant un match de foot puis montée à l'étage pour une salade pois chiches oignon thon, le tout accompagné de quatorze kilos de riz et autres patatas fritas.
Encore une journée de psychopathe.
03/02/2014
Le volcan
5:45 il est l'heure de se lever et dans un grand élan de générosité je décide de casser l'écran de mon téléphone, comme ça, gratuitement, ça me fait plaisir, je donne, il aura tenu six mois. Mais, car il y a mais, je peux dès lors dire que mon téléphone s'est fracassé au centre d'un volcan encore en activité.
6:41 on est parti. Le guide est venu accompagnée de sa femme pour parfaire sa formation de guide. Ça commence doucement et dans la bonne humeur, comprendre on marche sur du plat. Après quelques minutes on double un groupe de vieux, on se sent plus, on est beau, on est fort, même pas peur du volcan.
8.53 la réalité est autre pour la doublette wagretienne qui a oublié de s’entraîner régulièrement, de s’entraîner tout court, on monte doucement pour ne pas dire lentement. En attendant le lièvre Alexis nous quitte et décide de représenter et de re-doubler la cordée de vieux - oui ils nous avaient re-dépassé dans les premiers mètres de la montée... - et penser à apporter un drapeau pour la prochaine ascension.
10:54 donc un peu plus de trois heures pour arriver au bord du cratère. D'un côté le fond du jeune cratère avec ses fumerolles jaunâtre de souffre et l'autre la roche grise du vieux cratère qui nous entoure et au loin les nuages et l'océan.
C'est pas tout mais il faut redescendre maintenant. Ça va un peu plus vite qu'à l'aller et il est possible de courir.
13h01 déjeuner en ville, enfin en centre-village, en fin de repas le groupe croisée en montée s'installe à nos côtés pour quelques bières. Petit tour à la coopérative locale le temps d'acheter du café en grain qui est somme toute quelconque, ils ne sont pas encore au point niveau torréfaction.
16:00 après quelques heures de repos nous retrouvons la femme de notre guide - notre guide lui parlait français - et l'accompagnons au cours de français hebdomadaire du village. Cours pour élève de 12ans à beaucoup plus. L'exercice ou torture du jour pour les étudiants est de se présenter chacun son tour en français devant un jury de spécialiste de langue de Molière. Mention spéciale à ma douce pour expliquer que "non on ne dit pas déjà bonsoir à 16h en français mais bonjour", mention spéciale au brésilien d'adoption Alexiao pour tenter d'expliquer une truc en portugo-espano-franco que personne n'a compris. Surtout on a appris que à 21ans, si tu n'es pas marié(e) avec deux enfants tu as raté ta vie.
C'était sympathique ce petit cours qui se finit par l’hymne national cap-verdien en choral. Nous ne sommes pas resté pour la prière de groupe.
20:00 nuit noire depuis une heure, on change de restaurant, bon petit poulet au dîner. Comptage des étoiles en rentrant. Le sommeil.
02/02/2014
Praia Fogo
6:00 à peine arrivé qu'on repart, il faut pas chipoter avec les horaires d'avion ou de bateau ici, s'il y a un truc qui part, tu le prends et puis c'est tout.
7:33 on atterrit à Fogo, côté aride de l'île, l'impression que la lave vient de sécher.
7:52 on est en ville, Sao Filipe, déambulation matinale, autant vous dire qu'un dimanche matin il n'y a pas foule, on compte d'ailleurs plus d'araignées géantes que d'âmes qui vivent.
Sinon jolie petit ville, le centre du moins, où les maisons sont très colorées, les rues pavées et en pente vers la mer, une petite touche à la "Baia" que je n'ai jamais visité. Plus on se rapproche du centre plus les maisons sont peintes sur les tous les murs et non uniquement en façade. On se pause au café lounge du coin, les fauteuils ont l'air confortable et les multiples courtes nuits depuis 24h nous rappellent à l'ordre.
Le petit déjeuner fini, on appelle notre contact taxi qui va nous emmener dans le cratère à Cha Das Caldeiras. Sur la carte c'est pas loin mais
Passage de col et on arrive dans le premier cratère, souvenir de la Réunion avec cette longue ligne droite au milieu de la lave séchée heureusement. Deux heures plus tard nous arrivons au village. Le chauffeur nous trouve l'auberge et un guide pour demain.
14:03 nous mangeons puis promenade digestive vers le petit volcan ou Pico Pequeno. Petit échauffement pour demain. Une fois la route quittée on marche dans les cendres, c'est comme marcher sur la plage mais cette fois en montée.
La couleur principale est grise, tout est très sec et poussiéreux mais pas sale.
Nous rentrons à notre auberge, dînons, rendez-vous pris avec le guide pour demain 6:30. La nuit tombe en deux minutes, équateur tout ça, le lit et sommeil.
Dimanche, il y a 12h on était sur l'autre île, il y a 24 on était à Lisbonne, il y a 36 heures on était à Berlin, il y a 48 heures on était à un vernissage dans une cave à Kreuzberg. Ce soir on dort dans un volcan au Cap-Vert.
17/07/2013
la montagne ca vous gagne - épisode 33
D'Oslo prendre train direction Bergen. S'arrêter au milieu à Mirdal, descendre la vallée à Flåm et revenir à pieds à la station précédente, station elle même perdue dans la montagne. Voilà pour le décor auquel vous ajoutez des fjords, des montagnes, des lapins géants aux oreilles pliées tellement elles sont grosses (il y avait une ferme à Flåm prés du camping avec ces gros lapins).
22:00 la tente est montée, les matelas et duvets prêts. Il fait grand jour (on rappelle aux retardataires, la Norvège en juillet = lumière lumière lumière...). Demain on prend le bus tôt pour changer de vallée et commencer la randonnée.
31/08/2012
Voir la Norvège, en mode montagne
On n'est pas parti à la frontale non plus, mais à la matinale après le petit-déjeuner. Bonne surprise nous voyons le ciel bleu entre les nuages. Sac à dos mi-plein nous continuons l'exploration de la vallée.
On est tranquille, croisons deux autres tentes et deux randonneurs, trois grenouilles et c'est tout.
Au loin un bout de glacier, ce sera l'objectif. Après 5h de marche on s'est rapproché, mais c'est encore loin, de plus il n'y a pas de chemin, juste une carte et une boussole. Le norvégien n'a pas besoin de chemin, il est le chemin.
Retour au campement en fin de journée. C'est décidé, demain on se fait Bessegen, une des rares randonnées indiquée et marquée de la lettre T en rouge peinte sur les rochers.
Re-pliage des tentes, re-traversée de la grande pleine, re-baignade pour passer le cours d'eau et voiture pour quelques km histoire de vérifier les horaires de ferry pour la rando de demain.
30/08/2012
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Petit déjeuner des champions, préparation des sacs à dos, tentes, tapis de sol et tout le tintouin et nous sommes partis.
Quelques heures, 4 environ, quelques kilomètres, 300 environ, quelques lacs, quelques forêts, quelques virages, un alcootest, un arrêt pour acheter des vivres dans un kiwi et un pantalon k-way - le temps se dégrade plus en monte et plus en on se rapproche du Jotunheim - et un parking. Petit coup d’œil à la carte et c'est parti pour le stage de survie.
Ça commence par une traversée d'un petit cours d'eau, certes petit mais frais et dont le lit n'est pas sablonneux. On ne perdra aucun doigt de pieds, la chance.
La suite c'est une traversée de plaine en ligne droite pendant deux heures, alternance toundra et marais ambiance seigneur-des-agneaux mais sans cranes pourrissant dans l'eau claire et pure.
Beau paysage, soleil couchant et rayon traversant des averses au loin, joli. Par contre le vent qui ramène la pluie c'est moins joli. Montage de tente en urgence, pantalon k-way qui fait le job. Il est 20:00, il pleut, on est au sec sous la tente. Demain est un autre jour.

