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11/11/2014

Tuesday in NYC - Going to Staten Island

In the morning at home working on our computers. For lunch we left Upper West Side and aim down town and Wall-Street to meet our host. Another side of New-York. It feels like in a Batman movie and we are expecting the Dark Knight at any time, but we only see the canine brigade team car. Down the street the famous charging bull and the inevitable tourists taking picture of themselves touching the bull balls. You find the same tourists everywhere.

After lunch JB and I took the ferry to Staten Island. The time to touch the island and to go back to Manhattan. As we have some time before our next meeting, we walk. Little Italy and we are getting lost searching for Mulberry street. We managed to find again the Blind Tiger bar, had a beer at 18h and were drunk at 18h30. Then we ran to our next meeting El Barrio Chino, a Mexican restaurant between Chinatown and Little Italy where my friend Tarun proposed to meet. First time we met was in Oslo, then Berlin and now NYC. Very cool to stay in contact with people all around the world.

As in every restaurant you can't book a table, so better be in time. We struggled a bit to find the place, but we made it. Food was good, waiting time reasonable, staff members nice looking and friendly. Another good day.

04/02/2014

Descente du volcan et car jacking


5:45 l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et/ou ceux dont le téléphone a l'alarme bloquée à l'aube. Attention cassé depuis hier mais pas complètement. Je l'avais habillement mis en mode avion pour économiser de la batterie, résultat le réveil fonctionne toujours, il sonne, mais ne peut s'arrêter, enfin si, mais uniquement en appuyant cinquante fois sur les deux boutons avec le volume à fond. Joie. Note pour le futur, penser à prendre un téléphone dont la batterie peut s'enlever si par mégarde l'écran venait à choir.

Petit déjeuner fini, la table des voisins français pas très fun finie, on peut commencer la descente. Début très agréable, limite plat, le chemin longe l'intérieur du cratère entre la forêt la lave, genre de coulée boueuse sèche noire de 5m de haut. Le soleil se lève et il est l'heure de se tartiner de crème solaire.

Puis l'inévitable arriva, il faut descendre. Au loin dans les nuages on aperçoit l'île de Santiago, la route zigzague, on croise un hameau et on quitte la route pour une piste dans la végétation qui se fait plus dense et plus organisée, on approche des plantations. Quelques palmiers, quelques bananiers, quelques vaches et les genoux qui prennent sévère.

Au loin Moesteros, mais d'abord un village à traverser, des araignées à éviter, un singe en laisse sur un balcon, les écoliers qui rentrent de l'école et la mer qui se rapproche. Ambiance complètement différente de San Filipe avec une ville en travaux, très grise. A peine dedans on chope un taxi, enfin le taxi nous a repéré avant nous.

On négocie avec le chauffeur une halte dans une piscine naturelle, comprendre une mini-plage au bout d'une carrière. Bon en fait il y avait une piscine naturelle mais on ne l'avait pas vu, mais vu le courant c'est mieux comme ca. On re-saute dans le taxi. La route n'est pas longue mais le trajet longuet, je lutte pour ne pas dormir et on se demande si la voiture ne vas pas tomber en morceaux à un moment. Mais non.

Retour à San Filipe, acheter nos billets de ferry, jouer avec le chiot du bar et attendre la bateau pour Brava. Ca s'agite au port, l'impression que l'on ne partira jamais, qu'une impression car nous partirons à l'heure.

Une heure de bateau, ca tangue peu, le soleil se couche, lumière rasante, la mer devient noire, des poissons volants volent, des dauphins sautent et Brava se fait plus imposante, ambiance cachette pour bateau pirate.

19:01 nous quittons le port, le premier aluguère a sa porte ouverte et déjà deux passagers, nous pouvons rentrer dedans nous dit le chauffeur. Le bus pénètre la zone de débarquement et un autre couple se joint à nous. Il reste trois places, cinq en se serrant. Le chauffeur sort et discute avec le guide du groupe Terre d'Aventure (prononcer "terdaveu") qui était dans le même ferry avec son groupe de français. Quinze minutes plus tard et toujours sur le parking on comprend que notre chauffeur a pris un peu trop vite des passagers, mais bon on ne peut pas trop réserver ces bus semi-taxi semi-transport public non plus. Personne ne vient, on est toujours dans le bus, il fait nuit. Mais quand partirons-nous à la ville, soit deux km plus loin???

19:33 on attend. Toujours rien.

Puis une silhouette arrive, une française (surnommée plus tard "mal baisée" à l'unisson), ouvre la porte coulissante du mini bus de rage et nous dit "maintenant faut descendre c'est notre bus". Bien sûr en français sans se soucier que les autres passagers ne le sont peut-être pas. Nous rions et refusons. La première de la classe continue de râler et s'en suit les répliques cultes suivantes:
-moi même: "'c'est vous la guide?"
-mal baissée: "heu non"
-moi même: "baa envoyez nous votre guide au moins"
-mal baisée: "gna gna parle pas français"
-Alexios: "mais nous on parle portugais"
-mal baisée: "..." et s'en va en marchant la tête baissée, jambes tendues, bras le long du corps et tête dans les épaules.
-le mini bus: "quelle laide! yeah!!! rèvolutionnnnnnnnnnnnn, à mort le prolétariat, viva zapata tout ca". On a bien ri.

Le chauffeur revient, on décolle et 12min plus tard on est à notre auberge. L'italien nous ouvre, dépose nos affaires et restaurant. Que d'émotion, j'en perd mon bonnet.

04/08/2013

Vélo Tour Saison 1 Episode 3 - ou comment rouler sur les traces du mur tout le weekend

Cet été c'est vélo pour tous, lac pour tous, pique-nique pour tous, mais faut se lever tôt et surtout ne pas être pressé et aimer les pauses interminables dans les Kaisers et autres Rewe de la banlieue berlinoise, pause arrivant généralement après 15min d'effort ou plus tard mais occasionnant un détour monstrueux de la feuille de route.

Cinq cyclistes sur la feuille de course, comprendre l'évènement FB créé à l'occasion, puis deux abandons au départ choisissant un autre lac prétextant un réveil tardif du reste de la troupe, puis un petit nouveau, nous serons donc quatre.

Rendez-vous dans le S-Bahn direction Spandau. Le lac visé est le Sacrower See, situé sous le Gross Glienicker See, eux-mêmes situés sous Spandau, au sud du S-Spandau tout du moins. Autre particularité géographique, le premier lac voyait le tracé du mur lui passer au milieu et le second évitant de justesse la scission.

Après la sacrosainte pause au Kaiser de Spandau pour tâter le poumon social comme on dit, nous filons dans la campagne, la forêt et enfin le lac. Toutes petites plages, mais eau de qualité. Vélos accrochés aux arbres nous nous rapprochons de l'eau. Là retrouvaille de l'ami berliniquais sortant de l'eau tel l'apollon débarquant pour sauver les pauvres pêcheurs (ou simples baigneurs du samedi, au choix).

Point info plage: beau lac, belle eau, pas autant que Liptnizt See mais dans la même catégorie. Du monde mais pas trop, il faut faire un petit effort pour les atteindre.

Dans l'eau des baigneurs, des canards, des cygnes, des bouées. Et en particulier un cygne pseudo-dompté par une pseudo-naïade dont la seule prouesse a été de canaliser l'agressivité du plumeux, il n'a mordu personne, en revanche il a marqué son territoire tel le chien sur la mini plage seule entrée possible dans le lac. Voilà.

Puis retour en continuant le tracé du mur, descendant doucement vers Potsdam. Comme souvent pour nous la pluie arrive ou semble arriver quand nous rapprochons du château. Nous sautons dans un taxi-ferry avant la tempête, deux gouttes d'eau tombent, nuages rasant, le ciel s'assombrit, décor blanc gris noir, les couleurs ont disparu. Une ombre noire et menaçante passerait sous le bateau que nous ne serions pas surpris.

On redescend du bateau et continuons par la traversée du parc du Neue Garten,  la pluie arrive,  arc en ciel et coucher de soleil: vision apocalyptique ou biblique quand au détour d'un buisson nous arrivâmes dans un espace ouvert avec un couple nu, debout, beau, les cheveux au vent, se serrant dans les bras et regardant les couleurs dans le ciel, Adam et Ève tout ça, et aussi plein d'autres gens habillés ou pas regardant tous dans la même direction, c'est à dire vers le coucher de soleil apocalyptique avec arc-en-ciel...

La zone fkk passée - rapport aux gens tout nu - on retraverse l'eau par le pont aux espions Glienicker Brücke. On finit par faire une pause saucisse bière méritée. Puis nous rentrons doucement sans nous perdre.

23/07/2013

Road trip to the Wst Coast - day 2

Grosse journée. En partie parce qu'on n'a pas trouvé de camping avant Ålesund d'où une longue route.

Après avoir quitter notre camping nous faisons une halte au Montmartre de la Norvège, à savoir le point de vue surplombant Geirenger appelé Dalsnibba - Nibbevegen. La vue est plongeante sur le fjord et les touristes qui grouillent comme des fourmis autour d'un pot de confiture.

La descente par la route en lacets vers la mer est toujours aussi impressionnante. Au niveau de l'eau nous prenons un ferry pour touristes. Mais la vallée qui nous attend au prochain port d'Hellesylt est plutôt pas mal et complètement libérée du tourisme de masse des gens qui ont peur. Une fois à terre nous faisons un petit tour pour s'enquérir de quelques denrées hors de prix. Aujourd'hui ce sera choux-fleur et mayonnaise.

Nous passerons par Øye - un magnifique petit village et son hôtel unionoye tout en bois au bord du fjord qui vous donne envie de rester - et avant cela une vallée - encore une - où un village fût engloutit après qu'un pan de montagne ne tombe et forme un barrage naturel.

Puis c'est au tour d'un petit ferry pour rejoindre Sæbø, juste le temps de voir des dauphins montrer leur nageoire dorsale. Ensuite ce fût un peu la loose. Ne trouvant le camping indiqué nous roulons jusqu'à Ålesund non sans prendre un autre ferry et où l'on finira par trouver un camping pas cher. Ce soir nos voisins de tente seront motards et polonais ainsi qu'une teutonne sans amis qui tiendra à nous parler pour ne rien dire.

10/12/2012

Gdansk, deuxième jour et voir la mer

Aujourd'hui on sort de la ville, direction la mer. Quelques zlotis et les tickets de bus sont achetés. On file vers le nord de la ville, slalom entre les chantiers et on aperçoit au loin des grues telles des pattes d'araignée géantes. C'était l'instant science fiction, mais avec la neige, la brume, le gris on dirait vraiment une araignée géantes.

Terminus du bus à Westterplate, lieu historique récent en comparaison de l'église géante St Maria toute de brique rouge vêtue et vieille de quasiment un millénaire depuis la pause de la première pierre. St Maria est rouge/ocre, la presqu'ile où se situe Westterplate est grise et blanchie par la neige et refroidie par le vent et quelques touches de jaunes des grues au loin. Pas très loin un autre monument d'une histoire du temps présent, le stade de Gdansk qui accueillait des match durant la coupe d'Europe de cette année, une autre histoire.

La suite c'est un fort et sa tour, malheureusement comme la St Maria et son point de vue après avoir gravi 450 marches, on est en hiver et c'est fermé...  Heureusement le ferry qu'on avait vu sur la carte et qui relit le bord de mer et la plage publique est toujours en activité lui (ne pas écouter le réceptionniste de l'hôtel qui nous avait certifié que le dit ferry n'opérait pas en hiver). En moins de deux nous traversons la rivière ou le fleuve ou le canal je ne suis pas géographe non plus.

La suite toujours c'est un petit tour en tramway, une promenade sur la plage à perdre ses doigts en prenant des photos, une pause soupe, réanimer ses doigts, reprendre un autre tramway, se balader en ville pour trouver une place, prendre des photos et se dire que ça ressemble dans certains aspects à Oslo une fois la neige et la nuit installée.

Nous retournons doucement vers le nouveau vieux centre où nous résidons. Patates et pirogis pour le gouter. Dîner au bord de l'eau et vodka digestive dans le même bar qu'hier soir. Un bar avec des vrais gens dedans, enfin surtout des étudiants. Elle est bonne ta vodka gringo.

Ambiance très Hansel et Gretel le soir dans les ruelles de la vielle ville, voir harrypoteresque avec ses rues étroites et façades très hautes qui donnent l'impression de se toucher au sommet, un peu comme des arbres dont les branches de chaque côté d'un chemin se rejoindraient à la cime. Poète sort de ce corps et rentre dans ta chambre au chaud sous la couette.