02/10/2020
Road Trip vers l'Ouest - Sur La Route - J5
28/09/2020
Road trip vers l'ouest - Jour 1
Départ un dimanche matin, le plus dur est de trouver le bureau du loueur de voiture caché aux pieds d'une tour vide, mais je finis par y arriver.
Retour chez moi, je transvase mes affaires dans le véhicule et c'est parti! Mais D'abord un arrêt au Mile-End chez F&F pour récupérer un accessoire de camping au cas ou. Il fait beau, petite discussion sur les marches devant leur maison et je file vers l'ouest.
Route sans encombres, je passe St-Jérôme, au dessus de Mont-Tremblant et finis par arriver à Mont-Laurier en fin d'après-midi.
A mon Motel la dame de la réception est désolée de ne pouvoir offrir pour le lendemain un petit-déjeuner digne de ce nom. Restrictions dues au Covid me dit-elle, ce sera muffin, yaourt, café et jus de fruit uniquement. Ma chambre est typique d'une chambre de Motel, design minimal, spacieuse, football canadien et baseball sur la tv.
Je n'ai pas très faim ni très soif mais je sors quand même diner à la micro brasserie du Lièvre du nom de la rivière passant dans la ville, enfin le bourg. Au restaurant les clients arrivent doucement, mon serveur attitré me demande toutes les 10min si ca va pendant qu'une autre serveuse apprend le boulot à une nouvelle qui se trouve être son sosie quasiment parfait.
Payer, rouler 2km et dormir.
15/09/2018
Petits suisses au mont Orford
Voiture garée, il y a un plein de monde, une fête de la bière a lieu au même endroit... enfin juste autour de la station de ski d'où débute la randonnée du Sentier des Crêtes. Un beau programme, quasiment 18km à faire, contourner un massif, monter une fois de l'autre côté et revenir au point de départ en suivant les crêtes.
Le début
Ca commence doucement, le temps de contourner le massif, un chemin de forêt plat où les cinq premiers km se font gaiement et facilement. Le temps d'échanger les pires anecdotes de marche respectives.
Les escaliers
Puis vient le temps de monter. La route devient sentier et nous pénétrons dans la forêt, ambiance très Princess Monokee mais nous ne croisons aucun esprit de la forêt. Par contre des petits suisses beaucoup, et par petits suisses je ne dis pas scouts suisses en vacances au Québec mais tamias des petits écureuils qui peuvent produire des sons inversement proportionnel à leur taille.
La montée est relativement rude et il fait très chaud encore. Je sue. Heureusement le chemin est ponctué toutes 45min d'ouverture avec vue plein ouest sur le paysage, joli.
Le plateau
Pas vraiment un plateau non plus... de là on est sur la crête, il y a plus de gens, il est possible de monter juste jusqu'au meilleur point de vue et redescendre. Nous continuons et nous arrêtons pour la pause sandwich et paysage, on est profite pour faire sécher nos t-shirts, je rappelle qu'il fait chaud.
On est dans les temps me dit Frédéric. Le dernier somment se rapproche et le télésiège qui y arrive se devine. La partie crête n'est pas difficile mais un peu technique quand même, des pierres, des racines, il faut regarder où on met les pieds et rester alerte. De plus mon guide est tel le kenyan au marathon de Berlin, il connait les lieux et fonce et moi je sue.
La montée de la mort
Finalement on arrive au dernier somment, enfin juste en dessous. De là on a rejoint des pistes de ski et il nous reste un beau mur raide à escalader presque. Mini break de 10min et la dernière ascension débute, plus de sueur, plus.
Arrivée en haut nous avons l'air d'extra terrestres. Quatre heures de marche intense et plein de gens qui arrivent au sommet en télésiège avec un verre de bière à la main, étape du festival de bière en bas de la station.
On remplit nos gourdes et nous débutons la descente non sans avoir regarder au loin. Cette fois nous avons vue sur le sud et les montagnes du Vermont un peu plus loin.
Bière de la victoire
Retour à la voiture, moins de cinq heures pour une randonnée annoncée pour neuf heures. Donc pas mal. On quitte le mont d'Orford, pause un peu plus loin pour un combo chips bière des champions et rentrons à Montréal.
Une belle excursion.
01/09/2018
Drummondville et sa forêt
Excursion dominicale dans le nord de Montréal sur la rive Est du Saint-Laurent.
Une idée de visite recommandée par une galerie montréalaise, la Castiglione dans le bâtiment où je travaille.
The expandables
Une fine équipe, un Francis, un Jérémie, deux casquettes, une voiture noire quasi neuve et c'est le départ. Mais avant un café en terrasse du cordova à St-Henri sur Notre-Dame, point de rencontre des jolies filles du quartier apparement.
Sur la route
Quitter la ville, puis l'autoroute et enfin des lignes droites dans les champs, pas un chat, pas une vache, pas un écureuil, personne.
On arrive, peu de monde. D'un côté de la rue un garage avec un avion, on est pas loin mais on est loin quand même. De notre côté la forêt du Mouvement Essarts. Une forêt donc, aménagée, entretenue juste ce qu'il faut et des oeuvres d'arts ici et là.
Des photos accrochées dans les arbres, une coccinelle accrochée sur mon objectif, de belles installation, mobiles ou immobiles, le vent dans les arbres, le calme.
Le retour
On finit la visite, voiture, il pleut, timing.
Direction Drummondville et son vieux centre pour manger un bout. Place principale, assis en terrasse du pub nous commandons chacun le combo bière, saucisse, choucroute froide, cornichons et bouts de fruit directement de la boite de conserve, en attendant quelques pop-corns. Le temps hésite entre été ou automne, le soleil chasse les nuages et vis et versa. Quand nous partons la terrasse se remplit, en salle trois habitués sont toujours au bar et la serveuse court.
Le bilan
Cool journée, dépaysante, retour rapide jusqu'aux inévitable bouchons en arrivant sur Montréal. Ca laisse le temps de d'observer la construction du nouveau pont Champlain pendant que mon acolyte - mon John Statham transporter du jour - me rappelle que le vieux pont sur lequel on est quasiment arrêté, en stop motion ou équivalent, est plus que limite niveau sécurité... Mais que grace à la super poutre dessous ca devrait tenir... Humour ou optimisme de d'architect designer.
03/08/2018
Berlin le retour
Donc plein de question trotte dans ma tête, pourquoi suis-je parti? Qu'est-ce que j'ai fait pendant un an? Cette année correspond aussi à mon plus long éloignement de l'Europe en durée, revenu en septembre dernier j'ai depuis passé 10mois en Amérique du Nord, vivant à Montréal et alternant excursion au Mexique et Californie.
Revenir en teutonie et refaire bilan avec les amis que je retrouve ici. Me répétant, mais toutes ces discussions aidant à analyser ces treize derniers mois.
Un travail avec des hauts et des bas où mon cerveau n'est pas vraiment mis à l'épreuve, je chipote un peu, mais j'ai appris pas mal de choses nouvelles aussi.
Du temps disponible donc, à utiliser pour lire, rêver, créer. Des nouvelles images, un nouveau site et plein de piste à explorer.
Des nouvelles têtes, de belles personnes rencontrées, un autre mode de vie. Citoyen du monde fait un peu cliché mais c'est pas loin.
20/05/2018
Emile Berliner meets Ellen Allien
samedi, début d'après-midi, Montreal, il pleut, moyen cool... Mais c'est censé changer dans la soirée. En attendant je pars explorer à pieds mon quartier et j'en profite pour aller visiter le Musée des Ondes Emile Berliner. Comme souvent un lieu que je frôle quasiment tous les jours en allant au boulot, mais cette fois ci je m'arrête et ouvre la porte.
A peine entré le maitre des lieux secondé par une assistante commence sa présentation de l'espace. Un récit captivant sur St-Henri, Montréal, d'une industrie, d'un homme venu de Hannover s'appelant Emile Berliner qui trouva ici le spot parfait pour développer son business de chaine stéréo. Une bonne heure plus tard je re-sort la tête pleine de nouvelles perspectives sur ce quartier.
Le reste de la journée se passe, les nuages partent, le sol sèche, je vais pouvoir reprendre mon vélo. En soirée direction la Fonderie Darling pour entre autres un live de Ellen Alien. Autre figure allemande liée à la musique, histoire plus récente et berlinoise. A cent années près ces deux personnes auraient pu se croiser même si la seconde utilise encore très probablement la technologie developpée par le premier.
11:11pm
j'arrive avant la paire F&F, la salle est quasiment vide, le boum boum raisonne. Ellen Alien est programmée a 2h du matin, il va falloir être fort.
1:11am
mes amis m'ont rejoint, la salle s'est bien remplie mais la musique me casse les oreilles, ca passe pas. Mais regarder autour de moi est toujours plaisant, les gens en groupes, les groupies, les clubbers qui on mis leurs tenues de clubbing. Comme les vernissages les salles de concert sont des lieux de spectacle ou le spectateur fait partie intégrante du show.
2:22am
ne bougeant pas assez sur le dance-floor on me prend pour le dealer de la soirée.... trop net, trop en mode attente les gens se trompent, j'ai raté ma vocation, breaking bad sort de ce corps.
3:33am
Ellen Alien est enfin arrivée, a commencé son set, c'est mieux qu'avant mais je n'arrive pas a rentrer dedans. Je ne ferai pas long feu et quitte les lieux. Pour rentrer je longe le canal, m'arrête sous le bâtiment farine five rose, regarde les lettres qui clignotent dans la nuit et continue jusqu'à St-Henri
03/04/2018
Zombieland episod 33
Amoeba, passage obligé, le trouve quatre stickers de qualité, me ballade dans les rayons, enregistre mentalement de nouvelles playlist. Love it.
Cimetière des stars
Etant dans les parages d'Hollywood j'en profite pour aller au cimetière des stars, le Hollywood Forever Cemetery J'y étais allé en soirée en juillet l'an dernier pour assister à une des projections en plein air, Sunset Boulevard projeté sur le mur mitoyen du studio Paramount, la boucle est bouclée. Oui le cimetière fait aussi cinéma l'été. Un cimetière pour stars donc, stars dont je connais pas plus de deux personnes sur les presque 200 listés dont John Huston, Cecil B Demille et Joe Dassin...
J'ai la carte des célébrités mais ne reconnait pas grand chose et il y a beaucoup d'activité pour un cimetière un mardi midi. Des gens habillés en noir mangent sous des tentes installées sur les pelouses non utilisées. Un enterrement pensais-je, mais ceux auxquels j'ai assisté n'avaient pas de buffet sur la tombe directement... Bref, je me balade et remarque beaucoup de camion de matériels de tournage, des chauffeurs qui fument des gros joints, un film se tourne donc, probablement pourquoi les figurants sont moins tristes que prévu.
En cherchant la tombe de Cecil B Demille je tomberai sur probablement le réalisateur discutant avec son actrice. Siège de DOP quasi sur la tombe à l'ombre. Les figurants avec les inconnus, le réa avec les stars. On ne se mélange pas.
Zombie deux
En quittant le lieu un autre zombie. Il attend à l'entrée, le regard ébahi vers les tombes, il a l'air de sortir d'un hôpital, tenue de malade, fesses à l'air, la main sur la barre sur roulette de perfusion, les jambes gonflées telles celles d'un éléphants, cheveux hirsutes, il attend.
31/03/2018
Run forest 2
dans le taxi direction le parc Marin Headlands juste après le pont Golden Gate désert venant de SF. Première sortie, tunnel batmanien, nous sommes dans le parc, tout est vert et brumeux, toujours peu de monde aux alentours. Je descends de mon Lyft, marche 10min comme prévu le long de la route jusqu'au point de départ de la course, là les organisateurs finissent de monter une tente.
7:23am
les gens commencent à arriver, je parle aux quelques francophones aussi présents, les performances respectives et prévisions pour ce marathon trail se partagent, tous s'accordent pour dire qu'on devrait finir dans les temps, c'est à dire 6h maximum. Personnellement je vise autour de 5h, vu le relief autour ca va être coton.
8:11am
l'organisateur de l'évènemnt environsports a usé de sa voix pour décrire la course, les mots up, up et up encore sont répétés, on va en chier... Le groupe marathon part en premier, suivra le groupe du semi puis le 6miles. Les marathoniens auront le privilège de faire deux tours avec la possibilité de s'arrêter au premier.
Le début est agréable, on longe un cour d'eau qui se va se jeter dans le Golf des Farralones, un petit pont et nous voici sur la plage. Il fait encore frais et la rosée a alourdi le sable, pas de problème pour courir dessus, un peu de route et la première montée débute. Très rapidement les espaces se forment, mais surtout on commence à marcher, ca monte beaucoup. Le tout dans les nuages et mon gps ne répond plus, pas grave je suis les rubans oranges et le sentier.
Enfin un semblant de plat est atteint puis un descente vraiment cool, on peut aller vite sans prendre trop de risque, c'est aussi le moment où les plus rapide du semi nous rattrapent. La bifurcation pour le tour du 6miles est passée depuis longtemps et nous arrivons à la première station de ravitaillement, un quart de la course faite.
La seconde montée débute, nous l'appelleront la montée de la mort car c'est très pentu et personne ne court, tout le monde marche. Les nuages toujours autour empêche de voir un semblant de sommet. Mais à quelques moments ca se dégage et la baie Richardson se révèle. Un des francophones du matin me rattrape, il sourit encore, un peu plus loin il chutera dans une descente, mais continuera moins souriant, dans tous les cas dans mon dos.
A un moment on atteint une crête, ca fait plaisir, ca souffle pas mal, le climat est toujours frais mais bien pour courir. Le second ravitaillement est là, un verre d'eau et je file, j'ai déjà pris un gèle plus facile à digérer que des bouts de barre de céréale. De là une belle descente permet de se relâcher un peu, on reconnait le parking et la route du départ, mais juste avant une dernière petite montée pour le plaisir et enfin le retour au point départ.
10:47am
je suis dans les temps, vue la tronche de la course je suis content et je continue pour un second tour. Même si je connais le chemin, ca n'en est pas moins facile. Le passage sur la plage se fait en marchant car je ne peux pas courir sur le sable cette fois ci. Le petit bout de plat et la montée, à pieds, je ne cours que si c'est pas plat, enfin plus ou moins.
Arrivée à la descente sympathique un grand benêt me dépasse puis s'arrête pour discuter avec des gens qu'il reconnait sur le bord du chemin. La descente est moins évidente qu'au premier passage, les douleurs arrivent doucement.
Enfin l'avant dernier point de ravitaillement, j'ai super soif et boit beaucoup, rempli ma gourde et mange une demi banane. Nous sommes quatre coureurs, le grand benêt aussi et mange comme douze. Au moment de repartir il part en courant quand aucun de nous ne peut, ca monte trop et nous marchons.
Quelques minutes plus tard nous rattrapons l'échappé et le doublons. La distance se fait et j'entends juste le benêt vomir tout ce qu'il peut. Courir ou digérer, après 30km il faut choisir.
La fin est dure parce que même dans les descentes les jambes sont lourdes et il fait toujours frais, donc surtout ne pas s'arrêter et ne pas attraper froid. Passage au dernier ravitaillement, nous sommes deux coureurs, pas les derniers et dans les temps. Les derniers 4-5km sont enfin là. Je rattrape une personne et réussit à passer devant jusqu'à la ligne d'arrivée.
1:23pm
au moins 5h de course, 5h19 pour être précis, parfois de la marche mais jamais d'arrêt, sauf pour boire. Une belle ampoule, des beaux coups de soleil sur les épaules, presque une méga crampe aux mollets mais finalement non et surtout les tétons qui s'irritent en frottant sur mon maillot, aie. Pas d'irritations lors de mes deux premiers marathon, mais j'avais couru moins longtemps.
Dans tous les cas content d'avoir fini en entier! Les douleurs musculaires peuvent arriver...
4:50pm
la bière de la victoire à SF.
27/03/2018
Valérian agent spatio temporel - épisode cité des milles planètes
Quelques mois à Montréal, des nouveaux lieux à explorer, des espaces à découvrir et déjà plusieurs visites de la galerie COA. Se familiariser un peu avec la scène artistique locale et comme souvent reconnaître des trucs. Le truc c'est le nom de l'artiste qu'on a oublié mais dont on a vu le travail à plusieurs endroits dans le monde et dont les oeuvres m'ont déjà tapé dans l'oeil. Le cas avec Sandra Chevrier, une impression de déjà vu qui te dit "mais oui évidement", c'est lui ou c'est elle.
Avant la visite
Les réseaux sociaux c'est de la merde, le mal, la fin du monde, mais aussi et surtout ce qu'on en fait soit-même. Un achat d'une oeuvre plus tard et comme souvent pour moi l'envie d'en savoir plus. Comment l'artiste travaille, qu'est-ce qui l'a amené là au point où on se rencontre. Réseaux sociaux donc, un message sur FB, une conversation qui débute la semaine dernière et un rendez-vous pris pour visiter un atelier. Joie.
Le nord
10km de vélo quasiment plein nord, au delà des lignes de métro, après Rosemont mais toujours sur l'île de Montréal. Une adresse improbable, le long d'une autoroute urbaine surélevée que nous appellerons le boulevard Crémazie, entre des bâtiments en travaux, la nuit qui tombe, peu de lumière, de la poussière, un immeuble de bureau, le vent qui souffle, des gens qui attendent et qui apparemment sont là pour la première fois. Où suis-je?
Le ciel
Montée au 8ème étage, du dessous de l'autoroute on se retrouve au dessus de Montréal, vue plein sud, le stade Olympique presque en face et sous nos pieds le flot continu des voitures, traits rouges et jaunes parallèles à perte de vue. Un contraste saisissant entre le dehors gris et sombre et ce studio ouvert sur le ciel et coloré. Il est 19h01.
Faille spatio temporelle
Quand une rencontre se passe de façon agréable le temps n'a pas d'effet, aussi j'ai oublié mon téléphone ce matin et je n'ai pas besoin de regarder l'écran toutes les trentes secondes... Le temps, toujours le temps. Le choix de le prendre et de se lancer dans une recherche artistique. Ca me fascine toujours les gens qui arrivent à sauter le pas pour dédier leur temps à la création.
22h passé de beaucoup
Quelques bières, deux allers-retour dans la rue froide qui ressemble aux bas fonds de Gotham City, de la couleur, une belle palette, une jolie artiste, une discussion intéressante - des discussions - sur la peinture, la naissance de mouvement artistiques de moins moins liée au lieu de résidence des artistes, probablement liée au rapport différent avec la lumière, les outils, la source de lumière, artificielle et/ou naturelle, porte ou fenêtre ouverte sur autre chose - je rappelle mon PhD en ouverture de portes ouvertes et calembours de premier choix.
Tard donc, je quitte la batcave, salue l'artiste, saute sur ma batmobile, c'est à dire mon vélo rouge peugeot prêt à affronter les éléments. Plus loin je redescends sous terre à St-Michel pour la ligne bleue, change à Snowdon pour la ligne orange, Place St-Henri, quelques minutes et je suis chez moi. Cool soirée.
Flashback ascenseur
La porte s’ouvre, cinq personnes déjà dedans, des ados, habillés en vieux, genre en tenu de communion. Au milieu l’alpha du groupe, blonde, menton élevé, trop maquillée, référence évidente pour ce groupe qui la regarde béatement et boit ses paroles. Mais vu le groupe, appareil dentaires, cheveux luisant, vestes trop grandes, tenues d’adultes sur des enfants, il n’est pas difficile d'apparaître resplendissant ou resplendissante.
Cette immeuble sur Crémazie c’est un peu la cité des milles planètes, c'est complètement ca en fait.
and now in rough English
Yet a few months in Montreal, new places to explore, new locations to discover and already a few visits at la galerie COA. Getting familiar with the local artistic scene, and as it happens often, recognising things. One thing being the forgotten artist name you are watching the work, I recognise his/her work from previous exhibitions in other part of the world, but did not get the name printed in my head. Today it's the case with Sandra Chevrier, a feeling of deja view that makes you say of course I know this artist!
Before the visit
Social networks are good at accumulating the dregs of our society, it's mostly full of shit, it's filled with negative energy, basically a warm up for the end of the world, but it's mainly what we do with it ourself, it's not forbidden to behave. A purchase of art piece later, as often for me the need to know more about the work behind, how does the artist work, what did happen until our paths crossed? Social network was I writing, a message sent on FB last week, a beginning of conversation and a rendez-vous taken for visiting an atelier. Joy.
Going North
10km on my bike direction the North, further away the last subway station, after Rosemont but still on the island of Montreal. Improbable address, along a raised urban highway, we will call it the boulevard Cremazie, between destroyed building and in renovation buildings, the night falling, getting darker, dusty, a business building, one of those empty at night. People waiting in front when I arrive, first time for them as well but we are not going at the same floor. Still, where am I?
Above the clouds
8th floor, from below the highway to above Montreal, view toward the South, the Olympic building is facing us, below our feet a continuous stream of cars, red and yellow parallel lines for as far as the eye can see West to East. A striking contrast with the grey atmosphere outside and the colorful and open to the sky studio I'm right now. It's 7:01pm.
Spatio temporal rift
When a meeting is going well the time has no effect, also I did forget my phone at home this morning and I'm not checking my screen every 5min neither... Time, always the time. The choice to take and to dedicate it to artistic creation. I'm always fascinated with people able to take that particular risk, betting on their creative desire.
10pm is passed for real
A few beers, two round trips in the cold street outside that looks like Ghotam City ghetto, new colors, a nice palette, a pretty artist, an interesting discussion - many discussions - on painting, how an artistic movement is emerging independently from the artist residency, the tools, the relationship with light, the source of light, artificial or natural, open door or window to something else - I just want to remind the readers that I own a PhD in opening already open door and first class play on words.
Late, I leave the batcave, greet the artist, jump on my batmobile, which means my red peugeot bike, ready to fight the outdoor weather. A few blocks away I reach the STM station St-Michel for the blue line, change at Snowdon for the orange line and go up again at Place St-Henri. 5 more min cycling and I'm home. Cool evening.
Elevator flashback
The elevator doors open, already five people in it, teenagers, dressed like adult, maybe coming from a communion. In the middle the alpha member, blond, chin up, too much make-up, an obvious reference for the others which are drinking her words. But looking at the group, braces, greasy hairs, clothing too big, adult clothes on children, it's not difficult to appear radiant.
This building on Cremazie it's almost almost like the city of thousand planets, actually it's completely that.
04/03/2018
Nuit blanche
11/02/2018
Breaking bad fait du ski à Chertsey
De la neige en veux-tu en voilà.
Revoir des têtes connues, au moins une, qui ont peu changé.
Une grosse session de luge, les JO c'est nous.
Faire un tour dans un jacuzzi en extérieur, en maillot de bain et bonnet sous d'épaisse chute de neige avec une bière à la main.
Trash course de québecois à en avoir les oreilles qui saignent.
Partir en mission bière à la tombée de la nuit, un premier dépanneur pour tueur en série, lumière néon cassé, t-shirt noir avec tête de loup en vente sur le mur, deux choix de bière dégueux, nous prolongerons jusqu'au Provigo de Lanaudière non sans se poser la question "caisse de 32 ou 6 bouteilles?" et la raison l'enportera.
Entendre des bruits de pétard à l'apéritif, dehors il fait nuit et on ne voit pas à 5m, tout est blanc ou sombre, impression d'etre dans une boule à neige de verre, feux d'artifices que l'on ne peut pas voir ou chasseurs perdus pensons-nous.
Se réveiller avec les news locales et apprendre que la police québecoise a fait une descente dans le village où nous sommes cette fin de semaine pour démanteler un "laboratoire", d'ou les pétards d'hier soir, Break Bad chez vous sous la neige.
02/12/2017
Meet the parents in New York, day 2
C'est le jour des galeries, on reste sur Manhattan, saute dans le métro et nous retrouvons du côté Hudson River au départ de la HighLine. J'en ai entendu parler de la HighLine souvent mais je l'ai toujours raté ou manqué l'occasion de la foulée, aujourd'hui on, je corrige cela.
On n'a pas fait tout le trajet d'une traite, nous avons habilement fait quelques pauses dans les nombreuses galeries d'art présentes tout le long, entre autres dans la W 28st street. Les galeries c'est comme les soirée couts-métrages, on y trouve toujours quelque chose d'intéressant, ce fût le cas.
Nous quittons la HighLine quelques blocks avant sa fin et Greenwich Village. De la nous partons en quête de nourriture, l'art c'est bien, lard c'est mieux. Un bref passage au Chelsea Market, c'est chouette mais ca ressemble à tous les marché tendances du monde entier de Copenhague à Berlin et c'est blindé, on pousse la marche un peu plus loin et entrons au Corner Bistro, petit burger joint et bar sympathique. Le burger est bon, la pause salutaire, on peut repartir!
3:44pm
On retourne vers la HighLine pour rejoindre le Witney museum. Bâtiment intéressant, quelques oeuvres de la collection permanentes aussi et des expositions temporaires un peu décevantes surtout après les zillions de galeries que nous avions visité plus tôt.
5:44pm
Il fait nuit, c'est l'hiver, c'est normal. Nous déambulons dans Chelsea, Prince puis Mulburry street histoire de re-visiter le magasin Chrome pour moi. Shopping d'avant Noel, je ressort avec une nouvelle veste!
Les rues sont bondées, il ne se fait pas si tard et la fatigue aidant nous rentrons. Près de chez nous quelques emplettes au supermaché et un arrête à la pizzeria du coin. Ce sera pizza salade bière de Broolklyn pour le diner.
01/12/2017
Meet the parents in New York, day 1
1:01am
Minuit passé, presqu'une heure du matin, le bus s'arrête à la frontière américaine. Comme prévu tout le monde dehors, contrôle des passeports, attente, les gens somnolent, l'éclairage au néon qui vibre n'est pas super plaisant. Un autre bus arrive juste après le notre, en descend un groupe de juif hassidique voyageant aussi de Montréal et probablement à destination de Brooklyn, la foule se mélange, étrange. Nous remontons dans notre bus.
Plus tard dans la nuit la pause obligatoire sur une ère d'autoroute déserte. Notre chauffeur nous annonce la bonne nouvelle, on fonce et on sera en avance à destination... On approche de 5h30 du matin, le chauffeur nous réveille la voie triomphante l'arrivée est imminente! J'ouvre les yeux, sur ma gauche la skyline se révèle, et waouuuu comme à chaque fois.
5:45am
Re-passage dans la gare de bus terminal de NY, il est tôt mais je réussis à trouver l'entrée du métro. Quelques minutes plus tard je suis toujours dans Midtown mais du côté East River cette fois où mes parents ont trouvé un airbnb.
Je sors du métro sur la 51st, choppe un bagel bacon et oeuf, trouve l'adresse et sonne. Je suis un peu en avance, il doit être à peine 7h du matin et le café est le bienvenu. C'est la première fois que je retrouve mes parents dans un pays où en résidons pas (en fait c'est la seconde fois, la premiere fois c'etait a Grenade en 2005 a l'occasion d'une conference sur la couleur).
9:33am
Une mini sieste et nous sortons. Le bus direction downtown, le tout dans les embouteillage, à côté de nous une passagère du bus n'arrête pas de faire tomber sa canne. Au programme Wallstreet, Grand Zero, aller-retour vers Staten Island. En attendant le bateau pour rejoindre Brooklyn deux jeunes adultes nous demandent si nous sommes juifs. Répondant non de facon interrogative la discussion s'arrête la. Une fois à Brooklyn on en profite pour manger quelques hot-dogs, marchons un peu autour du pont de Brooklyn notre guide dans la main et la vue sur Manhattan si loin si proche.
2:45pm
Journée bateau, nous le reprenons pour se rapprocher de Williamsburg. De la nous déambulons jusqu'à un café agrémenté de quelques hipsters, le lieu pas la boisson. Je me pause enfin, chouette de passer du temps avec des têtes connues qui me connaissent.
7:07pm
On décide de rentrer en métro, je me tromperai de direction le temps d'une station. J'essaierai de faire acheter du vin rouge en canette à mes parents mais sans succès, la guigne... Une fois chez nous quelques courses, un kit de risotto et donc risotto à la maison ce soir!
15/10/2017
Nouveau système planétaire
Découvert d'un nouveau système planétaire
Créer des petites planètes n'est pas une chose très difficile, les classer est une autre paire de manches. Lors de ces dernières semaines j'ai passé quelques temps sélectionner, comparer, organiser les différentes planètes que j'avais devant moi.
Le résultat c'est cette sélection, une sorte de journal en images représentant presqu'un an de temps depuis ma dernière exposition à Berlin (Allemagne). On y trouve plusieurs continents, villes, fuseaux horaires, moments, allant de la France au Etats-Unis, l'Allemagne et l'Italie.
Et ce nouveau système planétaire a pour petit nom Little Planets 3 par ce que Little Planets 2 et Little Planets 1 étaient pris. Esprit cartésien quand tu nous tiens...
now in Google translate English
Discovery of a new planetary system
The making of little planet isn't so complicated, the sorting of them is another story. During the last few weeks I spent my time selecting, arranging, comparing the little planets I had in front of me.
The result of this selection, a kind of photo journal representing one year of time since my last exhibition in Berlin (Germany). You will find many continents, cities, time zones, moments, spanning location from France, USA, Germany and Italy.
And this new planetary system has for little name Little Planets 3 because Little Planets 1 and Little Planets 2 was already taken. Cartesian minds one day...
18/08/2017
Traversée de nuit
Fin de journée ou début de soirée vendredi à Montréal.
Quitter son bureau, prendre son vélo en bas d'une tour, à côté un groupe de woo girls se prépare à un enterrement de vie de jeune fille. Je file vers Ontario Est, hifi shopping, puis plus loin plus à l'est encore pour bière shopping, puis vers le nord vers Rosemont pour diner chez des amis m'aillant invité à les rejoindre.
Presque dix heures du soir, belle soirée, je pars sur mon vélo, nouveau trajet de nuit, environ 9km à faire.
Descendre vers le sud, tourner vers le park Laurier. Arriver sur la rue et la station Mont-Royal et le monde. Rebifurquer parallèle à St-Laurent et rouler dans des rues vides. Arriver dans le centre ville près de mon bureau. Au feu j'attends, sur ma droite en terrasse du Benelux sur Sherbrook un client vomit déjà tout ce qu'il peut, tout va bien. Plus loin voir une grande blonde robe jupe courte noire et top échancré gris blanc marcher comme une échasse grace à ses chaussures louboutinesque en plastique transparent. Jolies mais pas pratique, la grande blonde s'écroule avec son téléphone, se relève, elle sourit, tout va bien.
Je continue ma descente, rattrape Notre-Dame avec son revêtement fraichement refait. Passe les bars restaurants tendances crachant la même musique ou bruit avec les mêmes gens paradant devant. La un starburck avec trois clients, la un restaurant quasiment vide avec un groupe de jeune entrepreneur en costume pour ce qui ressemble à un autre enterrement de vie de garçon. La boucle est bouclée.
Je continue, slalome dans Notre-Dame, entre dans St-Henri, regarde ce qui se passe au Magdalena et arrive chez moi tranquillement juste avant la pluie. Ca me change de ce matin.
Flashback, je pars de chez moi en vélo, il pleuviote, m'engage dans la rue de Courcelle direction Wesmount pour rattraper le boulevard Maisonneuve, le passage à niveau se baisse, la pluie redouble et le train arrive. Le train est interminable et la pluie re-redouble. Malgré ma tenue Harry Tuttle-esque je suis en train de prendre ma seconde douche de la journée et n'ai pas fait encore 800m. Ca commence bien... Mais qui dit pluie dit aussi voie de vélo pour moi presque.
home made translation to English
Late afternoon and beginning of Friday evening in Montreal.
Leave your office, take your bike locked at the bottom of a tower, on your side a group of woo girl getting ready to a bachelorette party. I'm escaping toward Ontario East for hifi shopping, then further East for beer shopping and turning North toward Rosemont to join friends at their place after they invited me for diner.
It's almost 10pm, nice evening, I'm jumping again on my bike, new bike path by night and about 9km to do.
Same way but reward. Going down South, turning at Laurier Park West on Mont-Royal subway station, road and the crowd. Continuing in empty street parallel to St-Laurent. Almost downtown Montreal near my office. I'm waiting at the traffic light, on my right at the Benelux terrace a dude is throwing up while his friends are drinking, everything will be alright. Light turns green, time to move. Three block away i'm waiting again at the red light, crossing the road a tall blond, long legs, short black skirt, white beige low cut tightrope walking with transparent plasticky louboutin style shoes. Lovely but not practical, she falls down while talking on her phone. She stands up, still talking, smiling to the people around and keep walling, everything will be alright.
I keep going down, turn right on Notre-Dame and its fresh new pavement. Pass the trendy bars crashing the same shitty music with the same people talking on each front. Then an almost empty starburck with three customers, then an empty restaurant with a group of young adults in suits who seems to celebrate a bachelor party. The circle is complete.
Further West on Notre-Dame, deeper into St-Henri, check the crowd at Magdalena and finally reach my place before the rain. A change with this morning.
Flashback early this morning, I'm leaving for work, only a light rain outside. Enter the street de Courcelle, at the rail way crossing a train is coming. The train is looooooong, the more I wait the more it's raining and despite my Harry Tuttle clothes I'm wearing I'm getting wet again... But rainy day means also nobody on the bike path.
04/06/2017
La fête dans ton Kiez!
Dernier samedi soir berlinois, cette fois ce sera Kreuzberg et les débuts des évènements kiezklang. Etant un peu connecté avec les organisateurs je sais d'avance que la soirée sera intéressante.
Il est 20h00 et il fait chaud. Situé à la frontière de Neuköln où les 48h battent leur plein le programme commence. Une suite de mini concerts où les artistes se succèdent dont Life Is A Cabaret, Biwald, les amis passent, les drinks coulent presque à flot et je ne réalise pas que je pars dans quelques jours de Berlin...
Un classique pour ce samedi où plusieurs nationalités se croisent, des connections s'établissent et les cercles se resserrent où comment un allemand et un francais réalisent qu'ils connaissent le même norvégien, quelque part merci au logiciel libre.
and now in broken English
Last Saturday evening in Berlin, this time it will be Kreuzberg and the first time of the kiezklang events. Knowing the organisers I'm confident.
It's 8:00pm, so warm tonight. Located at the border of Neuköln where the 48h event is reaching its climax the show can start. A program made of tiny shows by Life Is A Cabaret, Biwald and more, friends are there too, drinks are there too and I have difficulties to realize I'm leaving Berlin in a few days only...
A classic for this evening where many nationalities were present, new connections are established like this one where a German and a French realised they know the same Norwegian dude, somehow thank to free software.
25/12/2016
La bourgogne avant la neige
Une arrivée étalée en milieu de semaine et des départs également étalés après Noel où chacun se dirige vers ses autres familles ou autre continent. Ce fût court mais intense.
17/11/2016
Road trip on the cost
Je descends, objectif Los Angeles demain vendredi. Sur ma droite la mer, au loin l'Asie, sur ma gauche le continent qui se jète dans l'eau. Première pause á Big Sur et le mémorial Henri Miller avec une ambiance très True Detective en entrant dans le jardin. Un café, un livre et je continue ma route. Mes nouvelles rencontres de la semaine dernière avaient raison, la route est belle.
Les navy seals sur la plage et au loin sur la montagne le fameux Hearst Castle qui se dévoile.
Je m'arrête, prends mon billet pour le tour guidé et saute dans le bus. Au loin il me semble voir des zèbres dans les champs, je n'ai pas rêvé m'apprendra-t-on. Au chateau le guide se présente, un sosie de Tom Jones, sympathique. La visite est agréable, le lieu improbable, welcome to the States.
Un café à la cafeteria, j'envois un message à LA, je serai en ville dès ce jeudi soir. Mon hôte me prévient seulement, nous ne serons pas seul, the beast is here too. Je prends le risque.
La dernière partie est un peu longuet, bifurcation vers les terres, je retrouve Lost Hills où je l'avais laissé lundi dernier en bus. Je galère pour faire le plein comme à chaque fois que je loue une voiture mais ca passe.
Jeudi soir, sur l'autoroute à LA, de retour.
and now the awaited English version
Leaving Campbell for Big Sur
I'm going down, aiming for Los Angeles tomorrow Friday. On my right side the sea, far away Asia, on my left the North American continent pouring itself into the salty water. First real break at the Henri Miller memorial in Big Sur. A truly True Detective moment entering the dedicated space. A coffee, a book and I continue my path. My latest new encounters from last week were right, the road 1 is beautiful.
Towards Hearst Castle
The seals are sunbathing on the beach, far away on the top of the closest hill the outline of the famous Hearst Castle is revealing itself.
I park my car, buy a ticket for the guided tour and jump into the bus that brings you to the castle. I may see zebra in the fields around the road, later I will learn I wasn't dreaming. At the castle the guide is introducing himself, a true doppelgänger of Tom Jones, nice. The tour is pleasant, the place improbable, welcome to America.
A coffee at the cafeteria, I'm sending a message to LA, I will be there this Thursday evening already. My host warns me about the presence of the beast at her place. I'm taking the risk.
Getting closer to LA
Last part of the path is a bit long, leaving the cost, I end up again at Lost Hills which I passed last week during my megabus trip. As usual with rental car I have trouble to fill the reservoir... Eventually I made it.
Thursday evening, on the highway toward Los Angeles, I'm back.
13/11/2016
Taco party with locals
Foule sympathique, des architectes partout, une scénariste ici, un espagnol là et des bières pour un régiment. Il est 10:42pm. Le contact est facile, les gens sont cools et n’attendant rien de spécial - sauf de rencontrer des gens biens - je passe un vrai bon moment. Voir une ville, cette ville, par et avec des locaux changent tout sur la perception première que j’en avais - je rappelle que j'ai un PhD en ouverture de portes ouvertes.
Puis il est 3:00am et il est temps de rentrer. Le groupe d’invités s’est réduit, on est rentré dans le salon, baie vitrée sur le jardin, feu dans la cheminée, chats qui veulent sortir, cartes aux murs, bonne musique. Un Diego embarque dans sa décapotable une Sarah en fin de droit, une Nicole et un Jérémie direction l’inconnue pour moi.
Il s’en suit un trajet épique à 4 puis à 3 puis 2. Traversant un Downtown vide et relativement silencieux - le bruit de fond en journée rappelle celui d'un réfrigérateur mal réglé - ce qui ne doit arriver que 2h maxi par jour. Une impression d’être dans Lost Highway ou un autre monde parallèle, sur un bateau avec des roues avec un espagnol fantasque au volant et une passagère avec des jambes magnifiques. Nous arrivons entier à bon port. Second appartement, décor californien sobre mais stylé, les gens ne sont pas architectes pour rien. Des quatre fantastiques nous ne somme plus que deux, dernier whisky pour la forme, belles formes, dehors le soleil se lève.
broken English now!
Cool crowd, architects everywhere, scriptwriter here, colorful Spanish there and beers for football stadium. 10:42pm, talking to new faces is easy, nice people and without waiting anything special - except meeting cool people - I do have a really nice evening. Seeing a city, this city, with and by locals did change the perception I had of it - and I remind that I have PhD in opening opened doors.
Then it's 3:30am and time to go home. The number of guests has shrank, we are now indoor, bay window toward the garden, fire in the hearth, cats waiting to escape, city maps on the walls, good music. A Diego offers his car and to drive us, a Sarah, a Nicole and a Jérémie to our places.
What follows is an epic journey at 4, then 3 then 2. Crossing LA downtown empty and relatively quiet - only the background noise reminds the one of an old broken refrigerator - which should happen only 2h a day. The feeling to be trapped into a live version of Lost Highway or another parallel universe, on a boat with wheels, a fanciful Spanish driver and back passenger with beautiful legs. We arrive safe and sound. Second apartment of local, the interior design is sober and classy, people are not architects for nothing, from the four fantastics only two remain, last whisky for the form, nice forms, outside the sunrise starts.
12/11/2016
Saturday is tourist day
C’est le jour du touriste, la mission du jour est de comprendre un peu comment cette ville fonctionne, comment on s’y déplace parce qu'à vue de nez ca à l'air d'être un gros bordel sans nom, ou alors un gros bordel hollywoodien.
Premier trajet à mon airbnd dans South Central pour y déposer mes affaires, puis direction Griffin Observatory. De là j’y observe la ville, grande et étalée avec HOLLYWOOD en grosse lettre dans mon dos. Belle vue - impression d'être au Montmarte locale.
Je redescends, direction HVW8 pour visiter l’adresse locale de la galerie du même nom à Berlin. Je manque de peu le boss de la galerie et remonte Melrose Av., m’arrête manger une salade et continue jusqu’à Hollywood Bd. Il fait nuit, les lumières sont là, les étoiles sur le trottoir, les touristes et autres anges déchus aussi. Je change de rue, arrive sur Sunset Bd et rentre enfin dans Amoeba version LA, pas déçu je suis.
Retour à South Central, il fait nuit, me pose 30min et repars. Ce soir c’est taco party. Un trajet d'une quinzaine de km, cette fois dans une direction non embouteillée ce qui est un peu un pléonasme ici. J’arrive dans un quartier plus résidentiel, belle maison, derrière un jardin, des mexicains préparant des taco et un avocado centenaire. Classe.
En arrivant je tombe sur l’une des deux personnes dont c’est l’anniversaire - nous l’appellerons Nicole - qui comprend tout de suite que je suis le français invité par son amie Betsy rencontrée la veille, l'accent sans doute pourtant je le travaille.
I did promise an English version
It's the tourist day and the goal is to understand a bit how does this city work, how do you travel, how do you commute, how do you survive because at first glance it's an enormous chaos. Later I will learn about car-magedon expression to describe the insane traffic.
First journey to my airbnb in South Central to let my luggage then direction Griffin Observatory. From there I observe the city, wide and spread with HOLLYWOOD written in big behind me. Nice view - impression to be at the local Montmartre.
I go down, direction HVW8 to visit to local address after the one I know already in Berlin. I miss the gallery owner for just 2min and I continue my exploration, I go along Melrose Av., stop for a chicken salad recommended by spotted by locals and continue until Hollywood Bd. The night has fallen, the night lights are there, on the pavement the stars, tourists and others fallen angels. I change streets and arrive on the famous Sunset Bd and the not least famous music shop Amoeba, long story short I'm not disappointed.
Back to South Central, it's dark, lay down my bed 30min and go out again. Tonight it's taco party. For change no traffic on my trip to Culver City. Different neighborhood, more residential, nice house, in the back a garden with Mexican caterers preparing tacos and an one-hundred-year-old avocado tree. Classy.
While arriving at the party I met two persons, one of them has her birthday - we will call her Nicole - who understands straightaway that I'm the invited French person by her friend Betsy which I met yesterday, the accent probably and yet I'm working on it.