01/09/2018
Drummondville et sa forêt
Excursion dominicale dans le nord de Montréal sur la rive Est du Saint-Laurent.
Une idée de visite recommandée par une galerie montréalaise, la Castiglione dans le bâtiment où je travaille.
The expandables
Une fine équipe, un Francis, un Jérémie, deux casquettes, une voiture noire quasi neuve et c'est le départ. Mais avant un café en terrasse du cordova à St-Henri sur Notre-Dame, point de rencontre des jolies filles du quartier apparement.
Sur la route
Quitter la ville, puis l'autoroute et enfin des lignes droites dans les champs, pas un chat, pas une vache, pas un écureuil, personne.
On arrive, peu de monde. D'un côté de la rue un garage avec un avion, on est pas loin mais on est loin quand même. De notre côté la forêt du Mouvement Essarts. Une forêt donc, aménagée, entretenue juste ce qu'il faut et des oeuvres d'arts ici et là.
Des photos accrochées dans les arbres, une coccinelle accrochée sur mon objectif, de belles installation, mobiles ou immobiles, le vent dans les arbres, le calme.
Le retour
On finit la visite, voiture, il pleut, timing.
Direction Drummondville et son vieux centre pour manger un bout. Place principale, assis en terrasse du pub nous commandons chacun le combo bière, saucisse, choucroute froide, cornichons et bouts de fruit directement de la boite de conserve, en attendant quelques pop-corns. Le temps hésite entre été ou automne, le soleil chasse les nuages et vis et versa. Quand nous partons la terrasse se remplit, en salle trois habitués sont toujours au bar et la serveuse court.
Le bilan
Cool journée, dépaysante, retour rapide jusqu'aux inévitable bouchons en arrivant sur Montréal. Ca laisse le temps de d'observer la construction du nouveau pont Champlain pendant que mon acolyte - mon John Statham transporter du jour - me rappelle que le vieux pont sur lequel on est quasiment arrêté, en stop motion ou équivalent, est plus que limite niveau sécurité... Mais que grace à la super poutre dessous ca devrait tenir... Humour ou optimisme de d'architect designer.
27/10/2014
Wolverine in Brandenburg
13:30 lundi, journée ensoleillée, temps idéal pour aller filmer des images en plein air dans le fin fond du Brandenburg. Rendez-vous sur le quai du Regio à Alexander Platz, un cameraman ou un Malte, une réa ou une Dora l'exploratrice et un accompagnateur ou photographe animalier de plateau. L'heure du rdv a été avancée, le changement d'horaire du weekend y est un peu pour quelque-chose. La mission est simple, ramener quelques images d'animal sauvage dans la forêt.
Train à l'heure, 24min de trajet et nous sommes dans la pampa forestière pas loin de Erkner. Notre contact vient nous chercher, sorte de Robinson trappeur vivant entre son camion, sa caravane et sa trentaine de chien husky. Pénétrer dans son van est déjà une expérience sensorielle intéressante. La réa est devant, le petit personnel en équilibre derrière entre cages et câbles, on s'accroche où l'on peut.
14.44 le van s'arrête, tout le monde descend. Quelques enfants en visite au chenil nous accueillent avec des questions, ils savent que des gens de la ville viennent filmer et ils veulent savoir sur quelle chaîne de TV seront montrées nos images. Dora leur explique que ces images sont en fait destinées à un film, on vient de perdre un spectateur, qui va au cinéma quand on a une tv, un smartphone ou un ordi?
Le casting commence, deux auxiliaires de Robinson nous ouvrent les portes, les chiens aboient et exhibent chacun leur dentition parfaite en contraste totale avec celle des êtres humains ici présents, je n'avais encore jamais vu de piercing de dent d'aussi proche. Les chiens ont l'air bien meilleur santé que les humains.
Nous quittons le chenil pour la forêt à la recherche d'un spot. Une demi-heure plus tard le tournage commence. Toute la difficulté étant de maintenir le cousin de Beethoven en place, de dissimuler sa laisse dans son dos et son maître derrière un arbre.
Sur le retour nous marchons entre la forêt et quelques maisons, parfois des chiens aboient à notre passage. Robinson ne dit que "tsss" tout doucement à son husky qui comprend, regarde vers le chien aboyant et reste calme, Robinson sourit.
17:07 sur le quai dans la forêt. Le Regio arrive. 24min plus tard nous sommes de retour en ville. Toujours impressionnant de vivre ces changements d'atmosphère en si peu de temps. De passer du futur - Berlin ville modèle pour toute station spacio temporelle qui se respecte - à l'age de pierre - la forêt avec Robinson et ses chiens - en quelques kilomètres seulement. Pas le même changement que Prenzlauerberg versus Marzahn en terme d'urbanité, mais la même impression de distorsion distance versus temps, si proche si loin.