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13/02/2023

Canadian Ski Marathon 2023

Après cinq années de lobbying de la part de mes amis fondeurs je me suis inscrit début janvier 2023 et eux non.

Préparation

Une phase d'entrainement qui débute seulement quatre semaines avant l'évènement et l'objectif de faire au moins deux fois 45km pendant le weekend.

L'entrainement donc, trois fois 25km la fin de semaine plus une sortie de 10km en semaine sur le Mont-Royal. Et bien sûr de la course et séances de musculation légère depuis novembre dernier. Comme chaque début de saison de ski de fond la question est de savoir si la technique va revenir rapidement ou pas. Cette année ca va.

Vendredi

Un départ en bus de Montréal direction Papineauville et son école transformée pour l'occasion en dortoir. Jusqu'á là tout va bien, j'ai rien oublié sauf un matelas de sol, la nuit va être rude... Heureusement les gentils bénévoles me trouvent des bouts de matelas de yoga que j'utiliserai les deux prochaines nuits.

Repas sandwich dans la cafeteria, je discute avec mon voisin de dortoir au sujet des sections du lendemain, on a le même objectif soit trois sections sur 5.

Samedi, jour 1

Réveil tôt et petit déjeuner à la cantine, bus prévu à 7h15 pour être au départ de la section 3 vers 8h30.

Bus jaune, il fait encore nuit, il fait frette, tout le monde est prêt. 

Au checkpoint le jour se lève, les premiers coureurs des bois arrivent avec pour certains la barbe gelée. Ceux qui font donc toutes les sections sont sur les pistes depuis 5h du matin  et on déjà fait au moins 30km et ils/elles leur en restent 45km.

Section 3

18.7km avec une montée pour débuter et une chute 300m plus loin.. mais rien de mal, la neige est bonne, le tracé super bien tracé, ca glisse. Une belle mise en jambe, des paysages de lacs gelés, forêt et personnes, pas un animal sur terre ou dans les airs,  juste quelques skieurs de temps de temps. Et quand tu penses aller vite c'est normalement le moment où un coureur des bois or te dépasse en montée avec son sac à dos géant...

L'arrivée à mon premier check-point est la bienvenue. J'y retrouve Matt mon voisin de dortoir et David un ami d'ami. Sur les conseils de Frédéric non présent je ne m'attarde pas trop longtemps, juste le temps de manger deux trois hot-dogs, de boire du gatorade chaud et zou je file.

Section 4

12.5km pour cette section et la pression d'arriver avant 14h car temps éliminatoire pour prendre part à la dernière section pensais-je à ce moment là. 

Bref une section rapide avec une arrivée au checkpoint dans les bois à travers une superbe lumière, impression de rentrer dans une cathédrale.

Deux hot-dogs, des smarties, du gatorade chaud et un verre d'eau chaude au miel pendant que l'équipe des farteurs re-farte mes skis et je repars. Je suis complètement dans les temps.

Section 5

15.9km on continue à descendre et se rapprocher de Montebello. Au 2/3 le paysage change, des maison apparaissent et le bruit des voitures qui étaient jusqu'à là inexistants. On passe sous l'autoroute et arrive à l'embranchement: à droite le camp pour la catégorie OR où les compétiteurs et -trices dorment dehors... et à gauche pour les petits joueurs-euses.

Les derniers mètres en traversant le parking d'une école, le chemin se rétrécie, on passe même par une porte, l'église se fait plus grande et on arrive! Le speaker annonce les noms, la journée première est finie!

Je reste un peu à discuter avec mon nouveau camarade Matt et un de ses amis, déguste une bière autour du feu espérant peut-être apercevoir mon autre amie Julia qui faisait toutes les sections aujourd'hui.

Dortoir Papineauville

Il va sans dire que la douche fait du bien après 45km même si je n'ai pas trop de douleur... Par contre se relever après s'être allongé est une autre histoire.

Ma camarade course du mardi a réussi sa première journée et on se retrouve pour souper à la cafeteria. Je ne me rappelle plus ce qu'on a mangé mais j'ai tout mangé. Ca doit creuser l'appétit d'être dehors par ce froid.

Dimanche

Encore une fois levé tôt. Petit déjeuner des champions et choix du parcours du jour. Comme ca s'est pas trop mal passé hier je tente de partir une section plus tôt, avec toujours pensais-je la pression d'être au dernier checkpoint avant 14h.

Section 7

20.4km au programme. Première chance du jour, notre bus jaune est parti légèrement plus tôt que prévu donc nous débutons légèrement plus tôt.  Parcours dit facile mais avec un début accidenté et technique avec embouteillage dans les montées.

Section 8

16.2km j'a rattrapé mon camarade de course juste avant le précédent checkpoint. On fait une pause rapide et on repars car nous visons toujours le dernier checkpoint avant 14h.

Cette section est agréable, un peu vallonée au départ puis longue section sur du plat sans vent.

Le temps s'est réchauffé aussi.

Section 9

14.5km en confiance avec les deux premières sections je me dit que ca va être bon pour arriver dans les temps au dernier checkpoint. J'étais un peu trop optimiste avec la neige devenue très molle et mes ski qui n'accrochent plus du tout, en gros je pédale dans le choucroute, ou purée, et perd beaucoup d'énergie pour peu de distance. 

Voyant le temps filer et non les km je décide de ralentir et prendre des photos, je finirai au prochain checkpoint ce qui fera toujours plus de kilométrage qu'hier

Section 10

Il est 14h27 quand j'arrive au checkpoint, trop tard pensais-je pour m'engager sur la dernière section, Erreur de ma part me dit une personne responsable ca mon maillot indique catégorie marathon - j'avais oublié et je pensais être en randonneur - et que donc j'ai encore le temps de partir, le time cut pour cette catégorie étant 15h30. Joie! Je fais refarter mes ski par les magiciens, remange deux hot-dogs et repart.

10.5km cette fois ca repart bien, mieux que la section d'avant et si je souviens je descendrai certaines pentes rapides à pieds, ou alors je tomberai... Le chemin devient sentier, on ne peut pas vraiment se doubler mais ce n'est pas grave, ca avance.

Au loin les bruits de la civilisation se font entendre comme hier. On passe sous une autre route, je tombe dans un virage, la dernière fois, puis moins de deux km jusqu'à l'arrivée. Comme hier on entend le speaker au loin qui annonce le nom de chaque finissant, petit coup de boost et je finirai mes 60km pas peu fier!

Puis un autre bus jaune qui nous amène à une autre école et sa cafeteria. J'y recroise Matt et son ami. Une douche et les fameuses lasagnes pour souper. Je retrouve aussi Julia et on en profite pour comparer nos médailles. Si tout se passe bien je ferai l'an prochain la course qu'elle a faite cette année, à savoir toutes les sections et environ 160km.



30/09/2020

Road Trip vers l'Ouest - La mine - J4

Ce matin je descends à la mine, la ville où je suis ne s'appelle pas Val d'Or pour rien. Billet réservé hier soir je me rapproche du site de la Cité de l'Or situé à 200m de mon auberge. Auberge qui autrefois hébergeais les travailleurs de la mine célibataire, voyage immersif.

Sur la parking quelques voitures et quelques hommes seuls aussi mais eux ne venaient pas pour visiter. Cette mine d'Or est fermée depuis plus de 20ans mais des formations sont encore données apparement.

Je suis donc seul à faire le grand tour, 4h avec mon guide, des bâtiments où les mineurs se préparaient à descendre puis la descente, être sous terre avec chacun sa lampe frontale pour lumière, l'occasion de vérifier une fois en sous sol que la pénombre existe pour de vrai et finir avec la salle des machines qui contrôlait l'ascenseur qui déposait les mineurs au fond du trou.

Nous descendrons en petite voiture dans la mine, puis marcherons dans les couloirs. C'est sombre, calme et sûrement à l'opposé du temps de la mine en opération. Visite super intéressante, plein d'information sur cette industrie mais surtout la région, son développement et donc son histoire locale. Je rajouterai ce tour aux précédentes visites industrielles que j'ai faites depuis tout petit, mine de sel en Autriche, usine de production d'eau lourde en Norvège, distillerie à l'île de la Réunion, moulins à Pantin en bordure de Paris...

En remontant á la surface il pleut, retourne dans ma voiture et continue mon périple, ce soir je vise un endroit entre Val d'Or et l'île Manitoulin où je me rends. Je repasse par Malartic et sa mine à ciel ouvert mais ne bifurque pas vers le Nord comme hier, je reste sur la 117. C'est une fois à Rouyn-Noranda que je plonge plein sud en prenant la 391 direction Angliers.

Pas grand monde sur la route et encore moins quand vous quittez l'axe est-ouest principal. Je m'arrête quelques minutes à Angliers, impression de village un peu fantôme avec ses multiples barrages et usines électriques entourées de clôture. Un bon spot pour une série tv, les habitants délaissés d'un côté et l'usine ultramoderne et stérile de l'autre et la non communication entre les deux, il y a sûrement un monstre en construction dans le sous-sols du barrage.

Je tente de suivre une piste de vélo en voiture qui alterne la rivière et les barrages, mais le chemin est bloqué pour les voitures à un moment, rebroussant chemin je vois passer sur le bord de la route une orignal femelle et son petit, cet animal est énorme et je ne suis pas assez rapide pour dégainer mon appareil photo.

Je continue, la nature est jolie, des fermes ici et là pour ne pas changer et le relief qui s'adoucie un peu, par la moins de petits lacs mais un grand, le lac Timiskaming. J'arrive du côté Québec, contourne par le nord en passant par Notre-Dame du Nord, entre en Ontario, continue à longer vers le sud et m'arrête à Hailebury. Si le paysage est relativement semblable le long de la bordure Ontario et Québec dans cette partie du Canada les villages changent un peu, on passe la configuration une grosse église au Québec à plusieurs petites de confessions différentes en Ontario.

Mon hotel est très cool, je dine dans un restaurant de l'autre côté de la rue un délicieux risotto au lapin et rentre rapidement sous la pluie. J'abandonne mes projets de course á pieds du jour, je n'aime pas courir sous l'eau froide.



Road Trip vers l'Ouest - Parc d'Aiguebelle - J3

Lever tôt je pars en chasse de café dans une ville déserte ou presque. Ambiance très western en remontant la 3ème Avenue jusqu'au Chemin Sullivan. Western car dans cette 3ème Avenue les voitures se garent en diagonale rajoutant un effect cheval inconscient. Je trouve un bon café et quitte la ville direction le sepaq d'Aiguebelle à une centaine de kilomètre plus á l'ouest.

Presque à mi chemin je m'arrête à Malartic pour escalader les marches qui mènent au belvédère surplombant la mine à ciel ouvert. En arrivant dans cette petite ville la route longe un mur géant qui coupe l'horizon comme dans Games of Thrones. Une fois sorti de ma voiture je réalise l'intensité du vent, observe quelques instants les énormes camions qui remontent et descendent dans la mine, tout ca accompagné de sifflement de cheminée créés par les courants d'air. Hypnotique.

Arrivé au sepaq d'Aiguebelle je trouve un parking vide quasiment et l'accueil fermé, les sentiers eux ne le sont pas. C'est plus un parc pour aller faire du canot que marcher, mais je pars marcher quand même vers le sentier des Escarpements. Rapidement le chemin mène à une rivière que l'on remonte pour atteindre un lac tout en longueur avec la roche qui s'élève autour, tout en longueur, en gros un fjord dans la forêt et au milieu au loin une passerelle pour le traverser. Les conifères alternent avec la famille des bétulacées qui eux sont complètement jaunes ou presque. Très calme tout autour de moi je peux voir apparaître quelques marcheurs au loin. 

Au niveau de la passerelle de type "Indiana Jones" j'hésite à faire le grand tour, donc continue un peu la marche sans traverser, au loin le bout du lac est tout petit, ce n'est qu'une fois bien seul et entouré de poules d'eau ou plus précisément de gallinules de la famille des rallidés, pas sûr mais j'aime bien le nom, que je rebrousse chemin.

De l'autre côté de la passerelle le terrain est beaucoup plus rocailleux et offre des coupes géologiques intéressantes á voir. Puis au détour d'un panneau renseignant sur la flore et la faune il est indiqué que des ours pourraient être présent, ne me souvenant pas avoir lu le mémo à ce sujet à l'accueil j'accélère et rejoint ma voiture sous quelques gouttes de pluie.

Pour rentrer vers Val d'Or je passe par la sortie nord du parc, Taschereau, Trécesson, Amos, Saint-Marc-de-Figuery et me revoilà à mon auberge. De l'espace à l'infini de chaque côté de la route et au moins un magasin de bricolage par ville ou village croisé.

Le soir je dine à la micro brasserie locale. Bon mais pas fou fou non plus.

29/09/2020

Road trip vers l'ouest - Montagne du Diable - Jour 2

Première randonnée ce matin. Mais d'abord re-remplir ma voiture et prendre la direction plein nord de Ferme-Neuve puis bifurquer vers le parc régional de la Montagne du Diable.

J'arrive juste avant 9h et attend que l'accueil ouvre quelques minutes avant de m'élancer dans la forêt. Le départ est proche d'un lac, au loin des cimes et le sommet de la Montagne du Diable. Début très joli, coloré et très jaune. Un jour de route et un saut dans l'automne encore non présent réellement à Montréal.

Marche facile, dans la forêt et pas un seul autre randonneur, bon on est lundi aussi et les vacances sont passées. J'arrive sur les cimes, peu d'ouvertures entre les arbres pour voir au loin, mais au premier chalet refuge ca ouvre et vue plein sud. Je continue, passe les restes d'un avion écrasé comme indiqué sur la carte, en réalité ca ressemble plus à une carcasse de voiture abandonnée qu'autre chose... 

Le sommet de la Montagne du Diable s'en vient, ou Mont Sir-Wilfrid qui succède au Sommet Belzébuth et le premier sommet passé appelé Sommet Garde Feu. Facilement repérable avec sa grosse antenne sur le dessus. De là le meilleur point de vue plein nord, mais aussi l'accueil du parc d'où j'arrive, la forêt à perte de vue et des lacs et l'envie de s'y perdre.

Un peu plus de la moitié de ma randonnée accomplie je commence mon retour et descente. La végétation change et je retourne vers forêt tapissé de feuilles jaunes, un joli ruisseau et l'eau qui coule sur des roches noires. Quelques personnes croisées à la fin, mais pas la foule non plus. Quelques 20km au final, sympathique et probablement plus intéressant en ski de fond l'hiver.

Voiture, changement de chaussure, repasser par Mont-Laurier, premier café donuts chez Tim's Norton et je continue ma route vers Val d'Or. Peu de bourgades traversées sur ces quelques 300km de route. Régulièrement des barrages routiers vers les chemins allant dans la forêt par des autochtones protestant contre l'ouverture de la chasse. Je roule.

Le temps se couvre, la nuit tombe et j'entre dans Val d'Or. Je trouve mon bed&breakfast sans breakfast m'annonce-t-on, Covid oblige. Mais la maison est jolie, ancienne auberge au milieu de la ville minière et ma chambre agréable. Une bonne nuit, la première des deux ici. 

Je dors ce soir à 500km au nord-ouest de Montréal.


28/09/2020

Road trip vers l'ouest - Jour 1

Départ un dimanche matin, le plus dur est de trouver le bureau du loueur de voiture caché aux pieds d'une tour vide, mais je finis par y arriver.

Retour chez moi, je transvase mes affaires dans le véhicule et c'est parti! Mais D'abord un arrêt au Mile-End chez F&F pour récupérer un accessoire de camping au cas ou. Il fait beau, petite discussion sur les marches devant leur maison et je file vers l'ouest.

Route sans encombres, je passe St-Jérôme, au dessus de Mont-Tremblant et finis par arriver à Mont-Laurier en fin d'après-midi.

A mon Motel la dame de la réception est désolée de ne pouvoir offrir pour le lendemain un petit-déjeuner digne de ce nom. Restrictions dues au Covid me dit-elle, ce sera muffin, yaourt, café et jus de fruit uniquement. Ma chambre est typique d'une chambre de Motel, design minimal, spacieuse, football canadien et baseball sur la tv.

Je n'ai pas très faim ni très soif mais je sors quand même diner à la micro brasserie du Lièvre du nom de la rivière passant dans la ville, enfin le bourg. Au restaurant les clients arrivent doucement, mon serveur attitré me demande toutes les 10min si ca va pendant qu'une autre serveuse apprend le boulot à une nouvelle qui se trouve être son sosie quasiment parfait.

Payer, rouler 2km et dormir.


31/08/2020

Randonnée du Sentier des Cimes

Encore un matin sous la pluie mais je n'ai pas peur car je ne suis pas en sucre. Le temps de ranger mon bazar, de tout mettre dans ma voiture de location et de partir. Cette fois-ci direction le parc sepaq du Mont-Mégantic et le secteur Franceville.

Je suis le premier sur la parking, il n'est pas 9h et le temps est toujours incertain. Mais je m'élance quand même vers le sentier des cimes dans la forêt. Montée relativement douce, chemin alternant grosse roche et sentier sous des grands arbres protecteurs, comprendre les gouttes d'eau ne m'atteignent pas encore.

Une fois sur la cime c'est une autre histoire et je sors la tenue pancho de pluie rouge, en effet il pleut et vente à chaque point de vue supposé, car de vue je ne vois que le gros nuage blanc posé sur la montagne. Il en reste que le sentier est très beau avec de ambiances assez féeriques, les arbres et feuillage bougent beaucoup et je ne sais plus vraiment si je suis sur un chemin suivant une crête ou dans un tunnel d'arbres au fond d'une vallée.

J'arrive au bout de la boucle et le chemin redescend. Au panneau indiquant "dans cette direction l'autre côté du parc 10km, chemin non balisé à vos risques" je pense une autre fois peut-être. En gros une ligne droite à traverser une forêt dense au fond d'un presque grand cratère.

Quand il pleut je marche vite, d'ailleurs ma montre du futur pensera souvent que je suis à la piscine. Ambiance un peu humide.

Proche du retour je m'arrête devant le panneau indiquant l'autre sentier possible. Deux secondes de réflection et je m'y engage. Le relief est légèrement différent, plus de roche et même des écureuils et surtout le temps qui se dégage ce qui me permet de voir au loin où j'étais il y a deux jours dans l'autre secteur du parc.

Content d'avoir ajouté ces quelques km en plus sinon la sortie aurait été un peu courte. Les durées de chaque randonnée de la sepaq sont généralement estimées très large.

Au parking à peine 13h je ne suis plus le seul. Je me change, les chaussettes trempées ca va 5h mais plus c'est pas super agréable. Le retour vers Montréal peut continuer.

Peu de réseau téléphonique sur la route mais plein à Sherbrook où je m'arrêterai, sorte de Linkshöping du Québec, comprendre ville de bonne taille avec passé industriel, un peu décousu mais qui a l'air intéressante. Je visite le musée des Beaux-Art.

Presque arrivé je quitte l'autoroute pour aller visiter la brasserie Farnham, courte pause mac&cheese&bière. Un bon choix.

30/08/2020

Randonnée du Mont Gosford

Ce matin je petit-déjeune au gîte où mes compagnons de marche d'hier résident. Même rue que mon motel mais 2km plus loin au sud, cette ville - Lac-Mégantic - n'est qu'une route sans âme au bord d'un joli lac.

Second café ingurgité nos chemins se séparent, certains rentrent à Montréal et moi je file sous les nuages et quelques gouttes éparses vers le coin sur la carte où le Québec, le Vermont et le Maine se rencontrent. A la vue du panneau douane je bifurque, route de terre et arrive à l'accueil du Mont-Gosford.  

L'employé à l'accueil est légèrement bourru mais sympathique. A la question quid de la faune local il me répondra laconique "comme partout au Québec", merci monsieur pensais-je... Lui expliquant mes nombreuses rencontres animalières il sourit et devient plus enthousiaste dans ses réponses. Je me prépare donc à l'ascension du Mont-Gosford par la boucle dite des 12km.

Je gare ma voiture et c'est parti. La pluie a cessé mais ca reste couvert, de toute façon le sentier est dans la forêt entouré de grands arbres et je suis protégé. Ca monte bien pour commencer et ce directement au sommet pour redescendre tranquillement ensuite.

Il n'y a pas foule dehors mais le temps est idéal pour marcher. Je dépasse quand même quelques marcheurs, croise un groupe qui redescend du mont, ils sont trempés et n'ont pas vu grand chose disent-ils.

La montée finie le sentier est quasiment plat, les arbres plus bas et plus proche, l'impression de marcher dans une tranchée. Pas de crottes suspectes au sol mais un arbre fraichement déchiqueté par autre chose qu'un oiseau, on est donc pas seul.

Enfin le sommet et un zef pas pire, l'impression d'être derrière un réacteur d'avion au décollage. Quelques marches en bois et j'atteins la plateforme au sommet du mont pour ne rien voir à part la cime des arbres qui vacillent. La randonnée peut continuer et la descente débuter. 

Le sentier va quasiment en ligne droite et ca va vite. De retour dans la vallée je longe la rivière Arnold comme indiqué sur la carte et je commence à douter des 12km annoncé vu que je viens de les faire et que techniquement ils m'en restent 2-3 pour revenir à ma voiture.

Paysage différent pour ce dernier tronçon, toujours la forêt avec des grands arbres plus des petits et un sol assez humide, mais ca reste très lumineux. M'arrêtant quelques secondes pour regarder autour de moi j'entends un souffle fort à proximité, probablement une grosse bête, un peu comme un cheval voir un dragon, en fait exactement comme dans Le Seigneur des Anneaux quand les Hobbits se cachent et que les cavalier sur leurs énormes montures les chassent... Je ne bouge plus, regarde autour de moi et ne vois rien, pas de signe de dragon aux alentours, tape dans mes mains, toujours pas de bruit, passe la troisième puis la sixième et finit mon dernier km sur un rythme solide. 

En repassant par l'accueil le bourru sympathique me dira "sans doute un chevreuil" vu l'endroit. Je ne lui dirai pas que les 12km annoncés en faisait 14.5. Belle randonnée malgré la non vue au sommet.

Je rentre à mon motel en passant pas Piopolis et un arrêt poutine plus symbolique qu'autre chose. Moins de pick-up truck qu'hier sur le parking mais la bud bleue coule toujours à flow chez mes voisins.


08/02/2020

Retour à la Montagne Coupée dans le froid

Une arrivée avec la paire Frédéric et Friederike un peu avant midi le ciel est bleu et le parking plein.

Il fait frette c'est peu de le dire, la salle de restauration et accueil et magasin de ski est pleine.

Pour une fois je prépare un peu plus mes skis histoire de glisser dans la bonne direction.

Déjà venu l'an dernier j'avais bien aimé le relief varié des chemins proposés. Je commence par la grande boucle qui elle même débute par une une longue descente dans la forêt. Une fois en bas 2-3km de plat le long d'une rivière gelée entre les sapins. Vraiment bucolique mais frette, si frais que je ne ferai qu'une session photo et ce sans enlever mes gants, un peu comme manger avec des baguettes et des gants de boxe.

Qui dit descente pour commencer dit montée pour revenir an camp de base. Ca se fait par palier et la sensation que mes cils gèlent, une première malgré ma tenue de ninja des neiges.



Retour à l'accueil pour un combo grilled cheese fromage orange - soupe et chocolat chaud. On est tous revenus quasiment en même temps le visage glacé.

En seconde sortie je suivrai les lièvres du Mile-End sur la première boucle le long de la falaise puis finirai par une boucle plus petite. Ce qui n’empêchera pas de revenir quasiment tous en meme temps tous les trois. Au final quasiment 20km. Content de revenir au chaud.

Le bonus de la Montagne Coupée c'est le magasin de fromage fait sur place ou pas loin par les moines de l'abbaye du coin, dans tous les cas c'est bien un moine local qui tient la caisse. Je repartirai avec deux sachets de fromage en grain.

Retour à Montréal vers 18h30 toujours sous d'énorme quantité de neige.

25/01/2020

Excursion de ski vers Québec J+1

Après un petit déjeuner interminable - comprendre le staff venait probablement de fermer le bar - nous partons pour le Camp Mercier du réseau de la sepaq.

Beaucoup de forêt et un relief relativement plat et beaucoup de neige super fraîche. Il fait froid mais ca va. Dans la salle de fartage ambiance lutins qui préparent les skis et tout les gens présents ont hâte d'aller glisser dehors.


Quand les conditions sont bonnes, que les skis glissent, que j'ai mis la bonne couleur de wax sous mes skis... et bien ca va mieux. Vraiment un beau spot où rapidement les gens se dispersent l'impression d'espace infini prend le dessus.


Sur la dernière petite boucle autour d'un lac gelé je parviens à casser un de mes bâtons de ski. Je finirai les 3-4 derniers km en mode manchot.

De retour à l'hôtel la douche chaude fait du bien, la bière aussi. De ma chambre je vois la montagne et le parking se remplir des skidoos de retour leur journée. Activités de neige différentes et physiques des gens très différents, ce que nous vérifierons au souper.

24/01/2020

Excursion ski vers Québec J-1

Un weekend de ski de fond ca ne se refuse pas. La semaine dernière mes amis de la glisse évoquaient leur prochaine sortie vers Québec, sortie de groupe à ce moment complète.. Mais une place se libère quelques jours avant la dite excursion, je saute sur l'occasion!

Départ vendredi en fin d'après-midi avec la paire F&F, point de rdv à Atwater pour un trajet en bus. Le bus est peu old school tout comme les autres personnes inscrites au weekend, en effet on est les plus jeune et de loin. Mais bonne ambiance.

Au programme deux nuits d'hôtel à la même adresse et deux journées de ski de fond dans deux lieux proches mais très différents.

L'hôtel est dans une station de ski et on arrive en plein "after-ski". La musique bat son plein, les gens dansent en chaussure de ski, l'alcool coule à flot, par forcément l'ambiance feu de cheminée espérée. La promesse d'un jacuzzi rapidement évacuée, la promesse, pas le jacuzzi plein lui mais bizarrement situé derrière le bar en extérieur prés des poubelles.

Le souper, discussion avec le groupe, mes amis en font parti, nous sommes les petits jeunes donc et le reste est fait de vieux briscards et briscardes du ski de fond. Petit tour au bar puis dodo. Et aussi la température a bien baissé depuis Montréal et les conditions d'enneigement ont l'air top.



13/10/2019

Marathon numéro 4

Mais pourquoi courir et pourquoi aussi longtemps? Entre autres une des questions que je me suis posées ce matin passé le km 24 en début de montée dans le vieux Québec vers les plaines d’Abraham. Je n'ai toujours pas la réponse.

6h15
le réveil sonne, je sors de mon lit tel le serpent et me relève. La course débute à 8h et je veux avoir le temps de manger un truc et de le digérer avant si possible. Un jus smoothy-esque, une banane, quelques toasts avec saumon fumé, c'est bon le saumon fumé et je suis presque prêt à partir vers le départ.

8h00
quelques mots échangés sur un banc proche du départ avec un autre coureur venu de Drumondville  et il est temps d'aller sur la ligne de départ. Le temps est couvert, frais et les prochains 4km en descente.

Un départ donc facile, dans la veille ville puis la ville basse puis le long la rivière St-Charles. Les premiers 15km se font sans encombres, il ne fait pas chaud mais ca va.

Je cours seul mais une fois rejoint par un des lièvres du marathon je m'accroche à ce groupe. Ce lièvre - coureur avec des oreilles de lapin - vise les 4h en alternances, c'est à dire 10min de course à 5min30sec puis une minute de marche et on reprend et ainsi de suite. Rythme que j'arrive à suivre sans trop de problème jusqu'au km 22. Moment où le groupe accompagné du lièvre 4h en continue se mêle à nous, de plus la route est plus étroite et je perds mon lapin...

On re-rentre dans la vieille ville et ca montre sévère jusqu'au plaine d'Abraham. Autant vous dire tout de suite que j'ai marché, dans les hauteurs le vent souffle doucement mais souffle, j'ai froid et commence à avoir quelques douleurs. Je suis à peine à 25km et il en reste encore quelques uns à parcourir.

Le parcours dans le parc, derrière le musée des Beaux-Arts est très agréable et aux couleurs automnales. Mais j'ai mal au genou droit, ou je crois que j'ai mal, mes jambes sont lourdes, le km 30 arrive et je viens d'entrer dans la cinquième dimension. Ai-je mal ou est-ce que je crois que j'ai mal? Pourquoi je me suis inscrit déjà? Je bois à chaque ravitaillement, vérifie que je ne suffoque pas, que le coeur suit. Ca à l'air d'aller mais j'ai mal et des jambes super lourdes, cette fois ci j'ai un peu oublié de m'étirer pendant la course...

On sort d'une zone résidentielle, les coureurs du semi marathon nous on rejoint et il reste une belle ligne droite de 5km pour finir... La tête va mieux, je sais que je vais finir mais ca tire dans les jambes. Comme dans mes marathons précédents je me retrouve avec des coureurs et coureuses qui alternent marche et course, on se suit.

Puis le panneau 38, 39, 40, 41! et enfin "dernier 750m". Passé 40km je réussi à finir d'une traite et rattraper un autre lièvre pour le temps de 4h30, je finirai en 4h30min58sec.

12h35
j'ère dans l'air arrivée, un verre d'eau, une banane et vite mes vêtements chauds. Hagard et content comme les gens autour. Je me dis que je vais devoir changer un truc pour la prochaine course comme avoir des vêtements plus chaud, courir plus, bosser le fractionné, plusieurs pistes à explorer!

21h07
arrivée du train en gare de Montréal avec juste 7min de retard. Pour cette fois ca ira.


Dans tous les cas une expérience semi paranormale ou mystique, la zone des 25-35km est vraiment spéciale, alternance de doute, douleurs réelles et d'envie de franchir la ligne d'arrivée.  Une remise à zéro de son corps nécessaire pour moi du moins.


12/10/2019

Reconnaissance du terrain

Le matin
Je me lève, joue avec le chat de mes hôtes, un chat qu'il est mignonnnnnnnn. 

Café dans les veines je pars reconnaitre le chemin de mon logement temporaire au départ de la course de demain. Je passe d'abord récupérer mon dossard, le numéro 42, pour un marathon, j'ai 42ans, on est le 42 du mois, la loi des séries, tout va bien.

En arrivant au Palais des Congrès de la ville où le marathon ssq a installé son quartier général je trouve étrange de suivre un maître Jedi pas en super forme physique en entrant dans le building, genre il est allé plus souvent aux cocktails de l'empire qu'à la salle de gym, rapidement je comprends que le même bâtiment héberge aussi un évènement ComicCon. Un beau mélange de sportifs accompagnés de gens pas sportifs habillés en sportifs et des maîtres Jedi, des filles en robe blanches d'écolières avec des perruques colorées ainsi que quelques Marvel perdus ici et là.

La journée exploration
Je file vers la vieille ville, slalome entre les touristes laids, au moins on sait où ils sont et c'est facile de les éviter. Le bateau Queen Mary II est à quai ce qui explique peut-être la marée noire de touriste.

Je commence par le musée de la  Civilisation où je passe plus temps dans les salles d'expositions permanentes histoire de continuer à apprendre sur le Québec. Je suis un élève studieux.

Je sors, marche un peu à la recherche d'un endroit où acheter un billet de bus. La ville de Québec n'est pas grande mais la côte bien réelle.

J'arrive enfin au Musée Nationale des Beaux-Arts du Québec, pause mon sac, fait une petite pause grill cheese froid, une cliente de la cafétéria ouvre sa boisson trop vite et mon pantalon s'en retrouve aspergé de kombucha, la guigne mais ca sèche vite et c'est parti pour 3h de visite intense, de Jean-Paul à Jean-Paul, Riopelle et Lemieux, mais aussi d'autres prénoms et artistes plus récents dont Numa Amun ou Cozic. Je me suis bien perdu dans le musée mais c'est toujours agréable de se perdre dans ces lieux la.

Le soir
En rentrant j'achète quelques pâtes et autre sauce tomate. Course oblige. Je me couche tôt non sans avoir rejoué avec le chat, Nachos de son prénom, la boucle est bouclée.
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11/10/2019

Montréal Québec dans les embouteillages

Cette fin de semaine je vais courir le marathon de la ville de Québec.

Voyage en bus avec embouteillages et Schumacher au volant. Montréal à Sainte-Hyacinthe en 2h c'est long... Mais on finira par arriver, avec du retard, mais entier. 

Avant de rejoindre un Marc-André pour une bière ou deux, connection de mon temps d’avant une fois en échange universitaire à Montréal, je passe à mon Airbnb déposer mon sac. 

2km effectué en taxi, chauffeur aveugle et sourd ou presque qui me demande comme on se rend dans sa ville à l’adresse indiquée... Taxi one love forever et cœur avec les mains. Je le guide avec mon gps pendant qu’il zappe sur sa radio portative en bougeant la molette, pas un poste un galène mais pas loin. Heureusement j’avais habillement demandé à pouvoir payer en carte au début.

Je finis par rejoindre le Marc-André. Bonnes bières au griendel, toujours cool de passer du temps avec un local.

14/07/2019

Ile Bizard et orange géante

Un départ en retard car je ne retrouvais pas ma pompe à vélo.

Un vrai départ du métro Beaubien direction le nord.

Passer derrière la prison et longer la rivière des Prairies.

Découvrir de nouveaux endroits dont le quartier où a grandi mon partenaire de vélo en ce dimanche matin.

Passer devant l'entrée du collège de Jésuites.

Revenir un peu sur la vraie route, passer des églises avec quasiment aucun fidèles blancs. L'impression d'être déjà très loin de Montréal.

C'est un peu l'Amérique, les trottoirs pour piétons ont disparu.

Puis on arrive au pont pour l'île Bizard. Nous ne ferons que la petite boucle. A une extrémité les voitures font la queue pour prendre la barque qui les amènera sur l'île de Laval.

Sur l'île Bizard des panneaux demandant de ne pas écraser les tortues. Des maisons de riches plus laides les unes que les autres en imitation pierre. Comme dit mon acolyte cycliste l'argent n'achète pas tout.

Nous ressortons de l'île pour revenir sur celle de Montréal. 39km au compteur. Encore 25-30km et nous ferons un pause prés du métro Namur pour un hot-dog ou devant dans une orange géante.

Traversée de l'île de Montréal par l'intérieur. Impression étrange de place disponible, de proximité du centre et d'isolation simultanée. Sans voiture ici tu n'es rien.

On slalome entre les zones industrielles, on fonce, bonne pointe de vitesse, au dessus de nous les avions sont en approche pour atterrir.

Passage secret sous l'autoroute, entrée dans un parc, gauche droite gauche droite et le dome orange se fait visible.

On l'a fait, Gibeau Orange Julep nous voici. Dernier témoignage de cette chaîne de fast food débutée dans les années 30. On commande nos hot-dogs accompagnés d'un verre de Julep Juice, mélange jus d'orange et lait, pas complètement dégueux mais raisonnablement étrange.

Nos chemins se séparent, un vers le Mile-End et l'autre vers St-Henri. Belle sinon dépaysante balade. Ca m'a rappelé des tours en vélo à Berlin où rouler dans une direction sur quelques km garantissent un changement de décor plus rapide que prévu.

15/09/2018

Petits suisses au mont Orford

Mois de septembre encore ensoleillé, feuillage encore vert, il est encore temps d'aller faire un tour dans la forêt ou la nature avoisinante. Quelques semaines de cela je réussissais à convaincre un Frédéric d'aller faire une petite balade en dehors de l'île de Montréal. Rendez-vous prix Place des Arts ce samedi, direction Sherbrook et les Cantons de l'Est. Sur le chemin les noms aussi exotique que Granby, Waterloo, Eastman (on allait effectivement à l'Est), Magog et enfin Orford et non Oxford comme cela s'est imprimé dans ma tête une bonne partie de la journée.

Voiture  garée, il y a un plein de monde, une fête de la bière a lieu au même endroit... enfin juste autour de la station de ski d'où débute la randonnée du Sentier des Crêtes. Un beau programme, quasiment 18km à faire, contourner un massif, monter une fois de l'autre côté et revenir au point de départ en suivant les crêtes.

Le début
Ca commence doucement, le temps de contourner le massif, un chemin de forêt plat où les cinq premiers km se font gaiement et facilement. Le temps d'échanger les pires anecdotes de marche respectives.

Les escaliers
Puis vient le temps de monter. La route devient sentier et nous pénétrons dans la forêt, ambiance très Princess Monokee mais nous ne croisons aucun esprit de la forêt. Par contre des petits suisses beaucoup, et par petits suisses je ne dis pas scouts suisses en vacances au Québec mais tamias des petits écureuils qui peuvent produire des sons inversement proportionnel à leur taille.

La montée est relativement rude et il fait très chaud encore. Je sue. Heureusement le chemin est ponctué toutes 45min d'ouverture avec vue plein ouest sur le paysage, joli.

Le plateau
Pas vraiment un plateau non plus... de là on est sur la crête, il y a plus de gens, il est possible de monter juste jusqu'au meilleur point de vue et redescendre. Nous continuons et nous arrêtons pour la pause sandwich et paysage, on est profite pour faire sécher nos t-shirts, je rappelle qu'il fait chaud.

On est dans les temps me dit Frédéric. Le dernier somment se rapproche et le télésiège qui y arrive se devine. La partie crête n'est pas difficile mais un peu technique quand même, des pierres, des racines, il faut regarder où on met les pieds et rester alerte. De plus mon guide est tel le kenyan au marathon de Berlin, il connait les lieux et fonce et moi je sue.

La montée de la mort
Finalement on arrive au dernier somment, enfin juste en dessous. De là on a rejoint des pistes de ski et il nous reste un beau mur raide à escalader presque. Mini break de 10min et la dernière ascension débute, plus de sueur, plus.

Arrivée en haut nous avons l'air d'extra terrestres. Quatre heures de marche intense et plein de gens qui arrivent au sommet en télésiège avec un verre de bière à la main, étape du festival de bière en bas de la station.

On remplit nos gourdes et nous débutons la descente non sans avoir regarder au loin. Cette fois nous avons vue sur le sud et les montagnes du Vermont un peu plus loin.

Bière de la victoire
Retour à la voiture, moins de cinq heures pour une randonnée annoncée pour neuf heures. Donc pas mal. On quitte le mont d'Orford, pause un peu plus loin pour un combo chips bière des champions et rentrons à Montréal.

Une belle excursion.

01/09/2018

Drummondville et sa forêt

Le pitch
Excursion dominicale dans le nord de Montréal sur la rive Est du Saint-Laurent.

Une idée de visite recommandée par une galerie montréalaise, la Castiglione dans le bâtiment où je travaille.

The expandables
Une fine équipe, un Francis, un Jérémie, deux casquettes, une voiture noire quasi neuve et c'est le départ. Mais avant un café en terrasse du cordova à St-Henri sur Notre-Dame, point de rencontre des jolies filles du quartier apparement.

Sur la route
Quitter la ville, puis l'autoroute et enfin des lignes droites dans les champs, pas un chat, pas une vache, pas un écureuil, personne.

On arrive, peu de monde. D'un côté de la rue un garage avec un avion, on est pas loin mais on est loin quand même. De notre côté la forêt du Mouvement Essarts. Une forêt donc, aménagée, entretenue juste ce qu'il faut et des oeuvres d'arts ici et là.

Des photos accrochées dans les arbres, une coccinelle accrochée sur mon objectif, de belles installation, mobiles ou immobiles, le vent dans les arbres, le calme.

Le retour
On finit la visite, voiture, il pleut, timing.

Direction Drummondville et son vieux centre pour manger un bout. Place principale, assis en terrasse du pub nous commandons chacun le combo bière, saucisse, choucroute froide, cornichons et bouts de fruit directement de la boite de conserve, en attendant quelques pop-corns. Le temps hésite entre été ou automne, le soleil chasse les nuages et vis et versa. Quand nous partons la terrasse se remplit, en salle trois habitués sont toujours au bar et la serveuse court.

Le bilan
Cool journée, dépaysante, retour rapide jusqu'aux inévitable bouchons en arrivant sur Montréal. Ca laisse le temps de d'observer la construction du nouveau pont Champlain pendant que mon acolyte - mon John Statham transporter du jour - me rappelle que le vieux pont sur lequel on est quasiment arrêté, en stop motion ou équivalent, est plus que limite niveau sécurité... Mais que grace à la super poutre dessous ca devrait tenir... Humour ou optimisme de d'architect designer.





08/06/2018

Rencontre avec des oursons

Les campeurs
Première nuit tranquille dans la tente-chalet que nous avons loué. Un café, une douche froide et on repart. Nous retournons au parc national des Grands-Jardins pour une plus grande randonnée qu'hier après-midi avec comme objectif le Mont du Lac-des-Cygnes, puis le Mont Piou, le lac du Piou et la boucle sera bouclée.

Les randonneurs
Début de la marche sur un rythme raisonnable, une boucle est prévue avec des minis détours à droite et à gauche pour atteindre quelques point de vue pas dégueux donc le Mont du Lac-Des-Cygnes. Entre autres la vue sur le St-Laurent au loin et le cratère géant résultat d'un météorite tombé il ici il y a un petit bout de temps de déjà. Et ca vente sévère.

Ce point de vue demandait un petit détour, on revient sur la boucle et continuons à avancer. On a cessé de monter pour atteindre une sorte de plateau, moins d'arbres, un plus de roche, sur notre gauche la montagne dont nous faisons le tour et à droite le paysage ouvert.

Les trappeurs
On vient de passer la panneau Mont Piou, peu de gens croisé jusqu'à maintenant, tout est calme et le vent souffle dans nos visages gentiment. Marchant en direction opposé du vent donc j'en viens à penser que ce sont les conditions idéales pour voir des animaux sauvages comme notre odeur ne nous devance pas.

Je ne croyais pas si bien rêvasser car un ourson sort des buissons rapidement sans nous voir, emprunte notre sentier, je veux dire notre sentier bordel, et fonce devant nous sans se retourner et donc sans nous voir... De là mon père en bon Jacques Cousteau s'apprête à le suivre caméra à la main... Ma maman et moi-même pensons en se regardant "heuuuu et la mère ourse on en fait quoi? On l'attend pour prendre un café?". Les ourses de la région sont des ours noirs, c'est pas des grizzli non plus mais debout ca peut atteindre les 2m donc bon...  Au loin sur le sentier une randonneuse nous apercoit, elle-même rencontre l'ourson et doit voir autre chose car elle nous fait des signes avec des bras du genre "rebrousser votre chemin c'est mieux", ce que nous faisons sur un rythme de croisière solide. Un peu plus loin et sur le bord du sentier un autre ourson se frotte le dos sur un tronc. Les ours existent, j'en ai vu.

On prévient tous les marcheurs que nous croisons dont un local, philosophe, parlant avec l'accent suisse au départ, nous dit "la neige a fondu, ils ont à manger donc c'est relativement tranquille", mouais.

Les revenants 
La marche ca creuse, pique-nique sur le bord du Lac-des-Cygnes où nous pouvons observer que plus un animal est petit plus il est bruyant et taquin, la preuve est ce petit écureuil qui en veut à nos sandwichs, autant vous dire qu'on s'est pas laissé faire! Bref, des histoires à raconter aux amis, neveux et autres petits-enfants pour les autres.

Sur la route
Retour à la voiture, on reprend la route 381 direction La Baie puis Saguenay où nous traversons le fjord et la rivière Saguenay. Un peu plus loin en sur la route 172 nous nous arrêterons un un chalet hotel avec entre autre une très belle vue sur le fjord, c'est quasiment la Norvège.

Sinon  je vous ai dit qu'on avait vu des ours sauvages à 2mètres de nous?


07/06/2018

premier jour au pays des ours

Hier à Québec
J'ai retrouvé mes parents dans la ville de Québec. Arrivé en train en soirée la ville est déserte et remplie de voiture de police. Étrange pensais-je. Plus tard au restaurant le serveur nous apprendra que demain débute le G7 ou équivalent, ceci expliquant cela. Les commerçants se préparent à l'apocalypse des manifestants énervés.

Aujourd'hui à Baie St-Paul
Ce matin nous quittons Québec pour le nord côté ouest du St-Laurent. La route est plus que déserte, police partout, sécurité nul part.

Arrivée à Baie St-Paul nous visitons cette charmante petite ville, marchant du centre à sa plage et spot de kit-surf, on les comprend ca vente sévère. Un petit au musée d'art contemporain macbsp, apprendre sur la ville et son engagement culturel, découvrir un ou deux ou plus nouveaux artistes et continuer notre chemin.

Des emplettes au supermarché et la route reprend direction le nord est sur la 381 jusqu'au
Parc national des Grands-Jardins où nous avons réservé une tente prêt-à-camper.

Au parc
On repère notre grosse tente au camping Pieds-des-Monts, prenons connaissance de la procédure en cas de rencontre impromptue avec un ours, mais avant tout chose nous allons faire une petite marche, deux petites heures pour rester affûtés. Du centre d'accueil du parc national Des Grands Jardins nous suivons un sentier vers un sommet de la Chouenne. La vue est belle, on voit d'où l'on vient, espace.

En redescendant nous tombons sur un porc-épic qui pendant quelques secondes nous a fait penser à un bébé ours, plus de stress qu'autre chose.

Poulet rôti et chip presque au milieu de la foret, petit feu de bois pour réchauffer le poulet, bière, diner et dodo. La nuit est sombre et fraîche.


11/02/2018

Breaking bad fait du ski à Chertsey

Un weekend avec des amis pour un anniversaire surprise. Un rendez-vous sur un parking d'une usine pétrolifère un vendredi après-midi. Une attente dans la voiture avec la femme et les deux enfants du Geburstag Kind, à la question "qu'est-ce qu'on envoie comme message à Matthieu?" pour prolonger le suspense le plus jeune des deux répondra "emoticon caca", ce qui m'a fait beaucoup rire.

De la neige en veux-tu en voilà.

Revoir des têtes connues, au moins une, qui ont peu changé.

Une grosse session de luge, les JO c'est nous.

Faire un tour dans un jacuzzi en extérieur, en maillot de bain et bonnet sous d'épaisse chute de neige avec une bière à la main.

Trash course de québecois à en avoir les oreilles qui saignent.

Partir en mission bière à la tombée de la nuit, un premier dépanneur pour tueur en série, lumière néon cassé, t-shirt noir avec tête de loup en vente sur le mur, deux choix de bière dégueux, nous prolongerons jusqu'au Provigo de Lanaudière non sans se poser la question "caisse de 32 ou 6 bouteilles?" et la raison l'enportera.

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Entendre des bruits de pétard à l'apéritif, dehors il fait nuit et on ne voit pas à 5m, tout est blanc ou sombre, impression d'etre dans une boule à neige de verre, feux d'artifices que l'on ne peut pas voir ou chasseurs perdus pensons-nous.

Se réveiller avec les news locales et apprendre que la police québecoise a fait une descente dans le village où nous sommes cette fin de semaine pour démanteler un "laboratoire", d'ou les pétards d'hier soir, Break Bad chez vous sous la neige.

15/07/2017

Dimanche au lac

Une voiture, quatre passagers, une histoire d'écureuil coincé, 80km de route et nous arrivons au lac Brome. Autour le paysage est très légèrement vallonné et verdoyant, les maisons en bois sont jolies et ont une touche scandinave.
Nouveau maillot de bain revêtu, crème solaire étalés et ce sont mes grands début de paddling. Point de requin sous la planche, mais il me faut moins que ca pour tomber, heureusement l'eau est très chaude et se laisser chuter un plaisir certain.

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Deux plus tard, un tour autour de l'île et nous revenons à la marina de Knowlton, Superbe lumière, bières légères, burger moins légé, lemon pie dense et sangria pour finir, c'est chouette de se faire conduire.

Pour résumer, lovely day, belle campagne, maisons en bois qui me rappelle la Norvège et lac avec eau chaude! Et Coupure agréable de Montréal après un début de weekend pluvieux et très urbains. A refaire.