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11/01/2020

Hommage à la vie et la forêt tout ca


Un samedi soir sur terre. Un concert de soutient au monde qui flambe, qui flanche, qui part en fumée. Une brochette de musicien inconnue de moi sauf Arthur H. Des amis qui me parlent de l’évènement, je me joins à eux.

Je traverse Montréal en métro et bus, dehors la pluie verglaçante, dedans - au Rialto - des projections de forêt amazonienne ou équivalente - c’est la raison du rassemblement festif - et malgré mon arrivée tardive toujours pas de musique, mais je trouve mes amis dans la foule. Foule très féminine, sauver la planète doit pas être un truc de gars.

Sur scène des artiste engagés se succèdent, heureusement car les speechs "merci d'être là, je reviens d'une retraite yoga dans la forêt vierge, ou je compte les moustiques la nuit à la frontale ou j'ai besoin d'argent pour y retourner" sont un peu redondant, donc les artistes se succèdent souvent, pas le temps de s’ennuyer.

Rapidement je m’éloigne de la fosse. Passage au bar pris d’assaut et déjà á court de tonic pour le gin et ce 1h après l’ouverture des portes, beaucoup de fille ce soir disais-je.

Bière hors de prix en main je monte au balcon. Posé sur le mur de gauche, la foule assise à ma droite et la fosse debout devant moi. Une bonne découverte The Barr Brothers, puis Arthur H pour un court moment - comme les autres artistes - mais bien. Pas mal de duos, les musiciens ont l’air de se connaitre et jouent bien ensemble.

Juste à mes côtés un futur couple, ou pas. Elle et lui en baggy hipster mais pas convaincus non plus. Une recherche de look qui n’a pas encore abouti. Elle un peu défoncée à fond dans l’évènement - et pourtant il y a pas de quoi - qui fait des étirements entre les performances, pliée en deux les mains au sol. Lui un peu en retrait, s’il y a pris un truc ca a l’effect opposé, il est complètement statique, en attente ou alors tétanisé par sa compagne. Je les recroiserai plusieurs fois dans la soirée, elle hyperactive et lui en poisson pilote à la traine.

Je laisse mes acolytes refaire le match après le concert et je file vers St-Henri la nuit sous la pluie toujours froide. 

04/04/2018

MoCa number 3

In approximative English below

Transport en commun pour continuer. Ligne jaune, changer à Union Central, bus express 704, remonter presque tout Sunset Boulevard et atteindre Beverly Hills. Pas de zombies cette fois-ci, mais une passagère qui file les sous qui manquent à une autre passagère pour son ticket.

Je cherche la galerie Gagosian. Un peu le Real Madrid des galeries avec un effectif galactique ou presque. Je fais le tour, espace blanc avec tableaux très colorés de l'artiste Damien Hirst. Je demande si par hasard ils ont des Cy Twombly, on me répond "voulez-vous acheter?", "I wish" répondis-je. Donc non, mais merci de demander.

MoCa number 3 après un tour aux addresses dans le centre ville en début de semaine. Un bâtiment aux allures de maison de poupée avec ces jours ci une petite exposition intéressante. Cette adresse du MoCa est gratuite et un peu excentrée si Los Angeles avait un centre. Les deux personnes à l'accueil ont l'air tellement seule et heureuse d'avoir des visiteurs, le choc des émotions se lient sur leur visage respectif, qu'elles me donnent presque en même les informations sur le lieu.

Je continue mon chemin avec la faim. Direction Canters histoire de comparer leur sandwich viande fumée avec ceux de Montréal. Puis apéro avec un spotter de LA. Bar un, deux puis trois à l'ambiance StarWars. Il est à peine 19h et j'ai dépassé mon quota de bière journalier.

Ligne rouge, centre ville, changement de décor total. Traverser le Last Bookstore puis se mettre dans la queue du restaurant. J'attends quelques minutes et Nicole arrive. Au menu des sushis roulés à la main et non sous les aisselles. Un régal comme à chaque fois.

Rentrer, les voisins qui arrivent, l'amicale des architectes de fin de soirée dans la cuisine. Je décroche avant eux malgré une compagnie des plus agréables.

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Public transport as usual. Yellow line to Union Central, then change for the bus 704 and direction Santa Monica. Going all along Sunset Boulevard and stopping once in Beverly Hills. No crazy people or zombies this time, just a passenger offering to complete the bus ticket to another passenger being short on coins.

I'm looking for the galerie Gagosian.  In a way it's the Real Madrid of galleries, the team of artists is impressive if not shinning. I'm checking the two rooms, all white with colorful paintings on the walls from artist Damien Hirst. While leaving I asked if they have art pieces from Cy Twombly to show, it's in their catalog, they answer "do you want to buy?", "I wish" did I answer. So no, but thanks for asking.

MoCa number 3 after visiting the two other addresses downtown earlier this week. A building that looks like a doll house with an interesting little exhibition. This MoCa location is a bit out of the center if Los Angeles had a center. The two persons at the desk are so lonely and happy to see a visitor that the confusion of emotion is readable on their faces and almost synchronously give me information about the place.

I continue my tour with my stomach calling for something. I take the direction to  Canters in order to compare their smoke meat sandwich with those we find in Montreal. Then a drink with a LA spotter in Hollywood. One, two and then three bars later with a Star War atmosphere I re-jump into the subway. It's almost 7pm and I reach my beer limit already.

Red Line, downtown, a total change of neighbourhood. I cross the Last Bookstore and wait in the queue. A few minutes later Nicole arrives. Hand sushi rolls and saké, a delicacy.

Back home, Boyle Height, the architect night neighbour club is starting in the kitchen. I'm slowly switching off despite the good company.