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30/08/2020

Randonnée du Mont Gosford

Ce matin je petit-déjeune au gîte où mes compagnons de marche d'hier résident. Même rue que mon motel mais 2km plus loin au sud, cette ville - Lac-Mégantic - n'est qu'une route sans âme au bord d'un joli lac.

Second café ingurgité nos chemins se séparent, certains rentrent à Montréal et moi je file sous les nuages et quelques gouttes éparses vers le coin sur la carte où le Québec, le Vermont et le Maine se rencontrent. A la vue du panneau douane je bifurque, route de terre et arrive à l'accueil du Mont-Gosford.  

L'employé à l'accueil est légèrement bourru mais sympathique. A la question quid de la faune local il me répondra laconique "comme partout au Québec", merci monsieur pensais-je... Lui expliquant mes nombreuses rencontres animalières il sourit et devient plus enthousiaste dans ses réponses. Je me prépare donc à l'ascension du Mont-Gosford par la boucle dite des 12km.

Je gare ma voiture et c'est parti. La pluie a cessé mais ca reste couvert, de toute façon le sentier est dans la forêt entouré de grands arbres et je suis protégé. Ca monte bien pour commencer et ce directement au sommet pour redescendre tranquillement ensuite.

Il n'y a pas foule dehors mais le temps est idéal pour marcher. Je dépasse quand même quelques marcheurs, croise un groupe qui redescend du mont, ils sont trempés et n'ont pas vu grand chose disent-ils.

La montée finie le sentier est quasiment plat, les arbres plus bas et plus proche, l'impression de marcher dans une tranchée. Pas de crottes suspectes au sol mais un arbre fraichement déchiqueté par autre chose qu'un oiseau, on est donc pas seul.

Enfin le sommet et un zef pas pire, l'impression d'être derrière un réacteur d'avion au décollage. Quelques marches en bois et j'atteins la plateforme au sommet du mont pour ne rien voir à part la cime des arbres qui vacillent. La randonnée peut continuer et la descente débuter. 

Le sentier va quasiment en ligne droite et ca va vite. De retour dans la vallée je longe la rivière Arnold comme indiqué sur la carte et je commence à douter des 12km annoncé vu que je viens de les faire et que techniquement ils m'en restent 2-3 pour revenir à ma voiture.

Paysage différent pour ce dernier tronçon, toujours la forêt avec des grands arbres plus des petits et un sol assez humide, mais ca reste très lumineux. M'arrêtant quelques secondes pour regarder autour de moi j'entends un souffle fort à proximité, probablement une grosse bête, un peu comme un cheval voir un dragon, en fait exactement comme dans Le Seigneur des Anneaux quand les Hobbits se cachent et que les cavalier sur leurs énormes montures les chassent... Je ne bouge plus, regarde autour de moi et ne vois rien, pas de signe de dragon aux alentours, tape dans mes mains, toujours pas de bruit, passe la troisième puis la sixième et finit mon dernier km sur un rythme solide. 

En repassant par l'accueil le bourru sympathique me dira "sans doute un chevreuil" vu l'endroit. Je ne lui dirai pas que les 12km annoncés en faisait 14.5. Belle randonnée malgré la non vue au sommet.

Je rentre à mon motel en passant pas Piopolis et un arrêt poutine plus symbolique qu'autre chose. Moins de pick-up truck qu'hier sur le parking mais la bud bleue coule toujours à flow chez mes voisins.


15/09/2018

Petits suisses au mont Orford

Mois de septembre encore ensoleillé, feuillage encore vert, il est encore temps d'aller faire un tour dans la forêt ou la nature avoisinante. Quelques semaines de cela je réussissais à convaincre un Frédéric d'aller faire une petite balade en dehors de l'île de Montréal. Rendez-vous prix Place des Arts ce samedi, direction Sherbrook et les Cantons de l'Est. Sur le chemin les noms aussi exotique que Granby, Waterloo, Eastman (on allait effectivement à l'Est), Magog et enfin Orford et non Oxford comme cela s'est imprimé dans ma tête une bonne partie de la journée.

Voiture  garée, il y a un plein de monde, une fête de la bière a lieu au même endroit... enfin juste autour de la station de ski d'où débute la randonnée du Sentier des Crêtes. Un beau programme, quasiment 18km à faire, contourner un massif, monter une fois de l'autre côté et revenir au point de départ en suivant les crêtes.

Le début
Ca commence doucement, le temps de contourner le massif, un chemin de forêt plat où les cinq premiers km se font gaiement et facilement. Le temps d'échanger les pires anecdotes de marche respectives.

Les escaliers
Puis vient le temps de monter. La route devient sentier et nous pénétrons dans la forêt, ambiance très Princess Monokee mais nous ne croisons aucun esprit de la forêt. Par contre des petits suisses beaucoup, et par petits suisses je ne dis pas scouts suisses en vacances au Québec mais tamias des petits écureuils qui peuvent produire des sons inversement proportionnel à leur taille.

La montée est relativement rude et il fait très chaud encore. Je sue. Heureusement le chemin est ponctué toutes 45min d'ouverture avec vue plein ouest sur le paysage, joli.

Le plateau
Pas vraiment un plateau non plus... de là on est sur la crête, il y a plus de gens, il est possible de monter juste jusqu'au meilleur point de vue et redescendre. Nous continuons et nous arrêtons pour la pause sandwich et paysage, on est profite pour faire sécher nos t-shirts, je rappelle qu'il fait chaud.

On est dans les temps me dit Frédéric. Le dernier somment se rapproche et le télésiège qui y arrive se devine. La partie crête n'est pas difficile mais un peu technique quand même, des pierres, des racines, il faut regarder où on met les pieds et rester alerte. De plus mon guide est tel le kenyan au marathon de Berlin, il connait les lieux et fonce et moi je sue.

La montée de la mort
Finalement on arrive au dernier somment, enfin juste en dessous. De là on a rejoint des pistes de ski et il nous reste un beau mur raide à escalader presque. Mini break de 10min et la dernière ascension débute, plus de sueur, plus.

Arrivée en haut nous avons l'air d'extra terrestres. Quatre heures de marche intense et plein de gens qui arrivent au sommet en télésiège avec un verre de bière à la main, étape du festival de bière en bas de la station.

On remplit nos gourdes et nous débutons la descente non sans avoir regarder au loin. Cette fois nous avons vue sur le sud et les montagnes du Vermont un peu plus loin.

Bière de la victoire
Retour à la voiture, moins de cinq heures pour une randonnée annoncée pour neuf heures. Donc pas mal. On quitte le mont d'Orford, pause un peu plus loin pour un combo chips bière des champions et rentrons à Montréal.

Une belle excursion.

13/07/2014

Futebol finalement

Nous restons au camp de base du Bousquet aujourd'hui. Petite randonnée autour du village en famille, descendre vers la rivière et remonter vers la falaise.

Et finalement un match entier de la coupe du monde, un match long, très long, trop long?

07/07/2014

Des fougères pour finir

Dernière randonnée du séjour. J'opte pour un autre piton, le Piton Fougère. Le départ n'est pas très loin de St-Denis, dans les hauteurs. Une fois passé l'aéroport, en gros, tournez à droite et montez à travers les cultures de canne à sucre jusqu'à la lisière de la forêt.

La suite c'est une petite ballade de 4h30 à la vietnamienne - comprendre dans la forêt boueuse et humide mais sans serpents - à slalomer entre les troncs contorsionnés autour du chemin. Ça monte légèrement et arrive directement sur le bord du cirque de Salazie. De là très belle vue sur ce cirque avec au loin où j'étais la semaine dernière au dessus de Hell-Bourg.

En rentrant je trouve même de la vanille, enfin j'ai acheté quelques gousses.

25/06/2014

Le Grand Bénare à la frontale

3:15 et aussi au café devrais-je dire. Il est tôt et mon chauffeur et guide est arrivé avec une grosse tasse de café au lait pour la route. Ca démarre bien.

On descend de la montagne, évite St-Denis, longe la falaise, on n'est pas nombreux sur la route. On passe la Possession. Je lutte pour ne pas m'endormir. On bifurque vers la gauche, c'est à dire que vers la droite c'est direction la mer donc...

La route monte, tourne, il fait nuit noire.

4:33 voiture garée, lampe frontale sur le front de chacun. Ambiance "à la rencontre du troisième type". On commence la marche. Arrivée dans 2h30 si on est bon.

5:23 les marques blanches peintes au sol se succèdent et il est conseillé de ne pas s'en éloigner trop sous peine de descente rapide.

Il fait toujours noir. Le chemin va plein EST en longeant le cirque de Mafate. On aperçoit parfois un point lumineux plus bas mais tout reste très sombre.

Des lignes de crêtes se dessinent, le contour d'une masse énorme apparaît doucement au centre de l'île, légèrement sur la gauche de notre destination, c'est le Piton des Neiges.

Impression d'assister à un théâtre d'ombre avec le Piton des Neiges qui occupe tout l'espace et qui paraît si proche. Pourtant plus on marche moins on s'en rapproche. Je pense sorcellerie, magie noire, je suis ailleurs.

6:13 des ténèbres on est passé à une petite lueur colorée arrivant plein OUEST (rien de nouveau ici...) qui fait re-sortir les lignes du cirque et du Piton. Derrière nous la mer et l'ombre du Piton qui s'y reflète. Assez classe.

7:01 nous sommes au Grand Bénare, 2800m quand même, la seconde veste fait plaisir. Devant nous le centre de la Réunion, sous nos pieds le cirque Mafate, le col du Taibit et le cirque de Cilaos que nous surplombons. Ca vente un peu mais c'est acceptable. Les lampes frontales sont rangées, en peu de temps le soleil a pris en charge l'éclairage.

Retour vers le Maido en longeant le cirque de jour cette fois. Premiers marcheurs croisés vers 8h30. La vue est pas mal avec l'ouverture du cirque de Mafate vers la mer au loin, le chemin des Orangers (si je dis pas de bêtises) à flanc de falaise. Effectivement il fallait mieux suivre les marques aux sols à l'aller.

Une très belle randonnée, de nuit du moins avec un levé de ouf malade du soleil sur l'île.

12:15 mon chauffeur et guide m'a re-déposé chez mes hôtes. Je suis claqué. A peine allongé sur le canap qu'un chat saute sur l'occasion de sauter sur moi.