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15/10/2017

Nouveau système planétaire

in broken English below

Découvert d'un nouveau système planétaire 

Créer des petites planètes n'est pas une chose très difficile, les classer est une autre paire de manches. Lors de ces dernières semaines j'ai passé quelques temps sélectionner, comparer, organiser les différentes planètes que j'avais devant moi.

Le résultat c'est cette sélection, une sorte de journal en images représentant presqu'un an de temps depuis ma dernière exposition à Berlin (Allemagne). On y trouve plusieurs continents, villes, fuseaux horaires, moments, allant de la France au Etats-Unis, l'Allemagne et l'Italie.

Et ce nouveau système planétaire a pour petit nom Little Planets 3 par ce que Little Planets 2 et Little Planets 1 étaient pris. Esprit cartésien quand tu nous tiens...

A post shared by jeremie Gerhardt (@mrbonsoir) on


now in Google translate English

Discovery of a new planetary system

The making of little planet isn't so complicated, the sorting of them is another story. During the last few weeks I spent my time selecting, arranging, comparing the little planets I had in front of me.

The result of this selection, a kind of photo journal representing one year of time since my last exhibition in Berlin (Germany). You will find many continents, cities, time zones, moments, spanning location from France, USA, Germany and Italy.

And this new planetary system has for little name Little Planets 3 because Little Planets 1 and Little Planets 2 was already taken. Cartesian minds one day...

25/12/2016

La bourgogne avant la neige

Toute la famille ou presque en Bourgogne près de la cheminée ou autour de la table ou à jouer au scrabble ou à marcher dehors sur la colline. Il fait frais mais pas trop froid et en tout cas moins chaud que Noel dernier où trinquions dehors au même moment.

Une arrivée étalée en milieu de semaine et des départs également étalés après Noel où chacun se dirige vers ses autres familles ou autre continent. Ce fût court mais intense.

17/12/2016

Studious Saturday

It all started with a cool workshop organised by the people behind wefactory where we had to build our own lamp made of concrete. My first concrete experience with concrete.

And it did continue with the - finally - uploading of the catalogue of my first solo exhibition of little planets. Exhibition that took place in Morlaix in Brittany June to August 2015. Ten of my images have been presented and the link below is re-showing them.


If you are interested by seeing more of my images, you can as well have a look to the catalogue of my latest exhibition that took place in Berlin September 2016.

04/06/2016

Toujours plus haut

Un départ au ralenti, le temps sur le lac Léman n'est pas clément. Mais vers la fin de la matinée nous embarquons tous dans deux voitures et direction l'altitude et la Dent d'Hoche.

Voitures garées nous débutons la rando dans la forêt, les nuages et un peu de pluie. Après quelques minutes nous rencontrons les premiers courageux quis sont partis a l'aube, ils sont tous trempés...

Nous sortons des bois où le chemin était relativement pentu, à découvert le paysage devenu montagneux, des rochers, du vert, un ruisseau et un dénivelé un peu plus cool que le mur de départ.


Première pause eau fraiche. La suite est au dessus de nos têtes dans le nuages. Et déjà deux bouquetins nous narguent, même pas cachés ils chillent au soleil ou au vent. On repart vers le sommet!

Dans les nuages et à un croisement la question se pose, va-t-on jusqu'en haut ou on redescend? En attendant c'est presque l'apéro et cacahuètes pour tout le monde. Autour de nous quelques oiseaux, on ne voit pas pas à 20m et soudain une dizaine de bouquetin paradent.

Première scission, deux marcheurs redescendent doucement et le reste continue. On est plus qu'a 400m ou 500m du sommet. Le chemin emprunte la voie rapide, c'est à dire tout droit vers le sommet, dans le rochers avec parfois une petite corde pour se tenir.


Arrivée au refuge de la Dent d'Hoche c'est la seconde scission. Un groupe d'aventurier germano-autrichien décide de gravir les derniers mètres. Il va sans dire qu'on ne voit strictement rien autour de nous. De plus la grêle arrive.

Les deux zozos arrivent, le vent souffle, la grêle est partie mais la pluie a pris le relais. La descente débute dans un chemin devenu ruisseau, ambiance. Heureusement on descend plus vite que l'on ne monte et la flotte s'arrête à un moment, même que les nuages daignent partir un peu permettant de voir le lac Léman de haut, ce qui jusqu'ici avait été un échec total.


Retraverser la forêt, retrouver les voitures et souffler. De retour à la Meillerie les plus braves d'entres nous sautent dans l'eau que l'on peut qualifier de froide. Tellement froide qu'on en sort presque plus rapidement qu'en plongant dedans... Une belle journée!

30/09/2014

Tour de France session pré automale

Un petit passage en France des plus agréables et extrêmement bien rempli. La liste des étapes ville par ville dans lesquelles je me suis arrêté entre 4 min et 4 jours: Berlin Brême Béziers Pézenas Bédarieux Narbonne Bousquet-de-la-Balme Montpellier Marseille Paris Aschères-le-Marché Bazoches-les-Gallerandes Outarville Paris Berlin. Je vous épargne le nom des rues de Marseille et de Paris sinon on y serai encore.

Je me suis baigné dans une eau verte au bord des montagnes de l'Espinousse et autre mont Caroux, mais aussi dans une eau salé à la plage des Catalans. J'ai pris le bus, le train, le métro, le RER, l'avion, le tramway, le velib, la voiture, mes pieds. J'ai bu des vins exquis, vive la France, mangé des mets délicieux: deux fois du sanglier en trois jours, un petit lapinou sauce au vin, de la joue de porc et je ne vous parle pas des fromages... Je suis parti en voyage dans mon voyage, quittant un Paris compact et d'une densité rare avec ma maman pour le haut plateau du Loiret qui au niveau densité de tout se situe à l'opposé de la capitale.

Je suis passé 5 fois à la banque pendant une soirée poker, surtout pour emprunter, peu pour épargner. J'ai couru, pour la première fois avec un chien de berger, une fois seul et une fois avec l'homme qu'on appelle le kenyan blanc. J'ai parlé avec des amis, la famille du plus jeune à la presque plus âgée. J'ai vu des nouvelles têtes, parlé boulot, arpenté les sous-sols du Louvre, de la BnF. Je suis même allé au théâtre! Et j'ai du oublié un ou deux trucs.

Et là je suis content d'être rentré dans notre maison berlinoise.

24/09/2014

La fabrique des souvenirs

Une journée dans le Loiret avec ma maman.

Un retour dans la maison de mes grand-parents. Maison peu habitée car la dernière habitante réside maintenant en maison de retraite dans un village voisin Outarville. Premier retour depuis au moins deux ans dans cette maison où j'ai passé beaucoup de vacances. Y retourner parait naturel mais quelque chose manque, les gens. Les murs, les meubles, l'odeur est la même, le jardin en mode semi amazonien me rappelle que seuls de animaux de petites tailles occupent les lieux. On s'attend à voir des gens apparaître, des portes qui claquent, à entendre des voix appelant à venir à table, mais non.

Le grenier, des boîtes et un tri à faire. Etant parti de France depuis plus de dix ans les cartons regorgent de livres, vêtements, photos, cours, câbles en tout genre, mini-disc Sharp qui fonctionne encore. En quelques heures un tri sélectif et affectif est fait - il faut que j'arrête de garder les enveloppes vides à un moment.

On change de village, déjeuner au soleil chez ma grande tante, dans son jardin, salade tomates et concombres avec quelques échalotes émincées, suivi d'un lapin sauce au vin, j'en mange la moitié - le lapin du Loiret est bon - et d'une tarte au pomme importée et confectionnée à Paris. Un café et nous partons.

La maison de retraite, un univers où personne n'est préparé. Des vieux partout, très vieux. la première fois j'avais un peu eu l'impression de me retrouver dans un épisode d'Akira entouré d'enfant vieux cette fois ci sans pouvoir. Je m'y suis habitué et encore je n'y vais qu'une ou deux fois par an.

Pour la première fois ma grand-mère ne m'a pas reconnu immédiatement, il a fallu que la machine se dérouille un peu et beaucoup répéter, de ce côté là rien ne change. L'expérience est troublante même si prévisible. Quelques tours dans le village, une mini pause au soleil et nous rentrons.

Nous repassons dans la maison de famille pour finir de trier. On revoit des photos et pour beaucoup des images que j'ai déjà vu plein de fois - des images de mon grand-père, de famille - et cette fois certaines personnes ne sont présentes qu'en photo. Revoir des images dans la même pièce où elles sont d'habitude rangées, sans les commentaires en direct des "modèles" mais uniquement le souvenir de leurs commentaires est nouveau. L'histoire n'est plus racontée par les acteurs eux-mêmes, elle est transmise, une autre génération a pris le relais et en est la voix off. Un nouveau repère dans l'histoire familiale.

17/07/2014

Berlin express

Béziers Marseille en ter avec de la place, tout baigne.

Marseille Nice en ter avec plus une place, tout baigne, dans la sueur, la ventilation ne fonctionne plus. Après deux heures les contrôleurs daignent ouvrir les fenêtres, c'est trop aimable.

A Nice je saute dans la navette de justesse. J'attrape mon avion.

Vol Easyjet sans encombres. Ma voisine teutonne me parle tout le long du trajet, en allemand. Première conversation dans la langue de Goethe depuis un mois, ça marche encore! Joie.

S-Bahn en travaux en arrivant à Berlin. Mais chaleur d'été sympathique, très content de rentrer à la maison.

16/07/2014

Première baignade à la bergerie

Repos et lecture à l'ombre de la bergerie.

Il y a quelques semaines nous avions enlevé la protection hivernale de la piscine. Depuis des tonnes de produits nettoyant y ont été déversés. On peut maintenant y faire  trempette.

En récompense de cette première baignade c'est champagne pour tout le monde, sauf pour le chien qui lui reste sobre.

Sommeil. Demain je retourne à Berlin.

Avignon, deuxième jour

On retourne à l'échec d'hier soir, l'espace cirque étant alors en mode repos.

Un premier spectacle de qualité sous un chapiteau. Une femme, deux hommes, la compagnie Psirc.

Une salade, un café et un autre chapiteau. Une climatisation cassée, deux hommes, des briques de bois, des numéros d'équilibristes. Pas mal avec une chute tout en cascade.

Nous retournons dans l'enceinte d'Avignon, vers la rue de Teinturiers pour un Roméo et Juliette en version glam-rock, que des hommes sur scène.

Deux jours, quatre spectacles, un bon bilan.

Il 22h passée et nous rentrons. Aux platines nous sommes bercés aux doux sons de fun radio et le Move, au moins ça maintient éveillé.

Plus on se rapproche de notre but plus les routes sont petites et sinueuses. Le lac du Salagou, la nuit noire et étoilée, la lune qui se reflète sur l'eau, le calme, l'instant norvégien.

14/07/2014

Armée, Architecture et art du vivant

10:12 fête nationale oblige les militaires défilent en rangs serrés sur les Champs Elysées. Notre président a des nouvelles lunettes et il semblerait que nous avons un régiment de soldat hipster et boucher. Ambiance.

Nous filons avec ma douce vers Avignon et son festival, non sans faire une pause pique-nique sous le Pont du Gard. C'est joli mais hors de prix.

15h15 dans les rue d'Avignon, ambiance festival, les saltimbanques sont de sortie, le sosie officiel de Ryan Gosling  fait des acrobaties sur un mas chinois, les breakers break, les farfadets farfadent.

19h15  dans la queue pour l'Odyssée en version comédia del arte. Un début moyen et rythme plus emballant à mesure qu'Ulysse retrouve son chemin.

13/07/2014

Futebol finalement

Nous restons au camp de base du Bousquet aujourd'hui. Petite randonnée autour du village en famille, descendre vers la rivière et remonter vers la falaise.

Et finalement un match entier de la coupe du monde, un match long, très long, trop long?

10/07/2014

10000km plus loin

5h15  et des poussières, bienvenu à Charles de Gaulle. Il est tôt, j'ai presque cinq à attendre avant d'embarquer pour mon train direction le sud encore une fois, mais moins loin, Montpellier.

Un café hors de prix chez starbucks, un lecture de L'équipe toujours aussi peu intéressante, un autre journal et je descends vers la gare.

10h30  mon train part à l'heure mais parvient à se mettre en retard, faisant craindre à tous les passager de rater leur correspondance à Massy. Heureusement le train suivant lui est super en retard, on a tous couru comme des dératés pour rien. Joie.

16h32 je suis en terre héraultaise. Le ciel bleu est apparu après Nîmes, la chance. Il fait re-chaud.  Je traverse Montpellier en tramway, terminus la Mosson. Les filles sont jolies et leur cheveux volent au vent. J'attends mon bus au soleil.

19h50 un avant dernier trajet plus tard au prix défiant tout concurrence de 1,6€ j'arrive à Bédarieux. Pas d'opération ville morte mais après 20h tout le monde dort, c'est calme Le bus continue sa route, je suis seul sur le parking et ma douce arrive en megan safari me chercher pour les derniers km. Joie, la vraie.

La fatigue s'installe doucement.


09/07/2014

Partir...

... pour mieux revenir.

Valises fermées, dans ma twingo, direction le Colibri. Mon premier repas pour ce séjour venait du Colibri, le dernier aussi, la boucle est bouclée. Avant de quitter la Montagne je prends un dernier café et regarde les chats se mettre des tartes au soleil.

Je déjeune au bord de l'eau et arrive bien trop tôt à l'aéroport. J'en profite pour dire bonjour aux gendarmes rencontrés quelques jours avant dans la montée au Piton des Neiges.

Passe le contrôle de sécurité bien décidé à acheter plein de ruhm. Mais non. Mon vol retour passe par Maurice et la vendeuse me déconseille fortement d'acheter des bouteilles m'expliquant que les douanes de Maurice se feront un plaisir de me confisquer mes achats non mauriciens. Préférence nationale sans frontière.

Un petit saut au dessus de l'océan et j'atterris à Maurice avant de redécoller pour Paris. La population dans l'aéroport est beaucoup plus internationale - on n'y parle pas que français. Il est 20h30.

08/07/2014

Ça sent la fin

Encore quelques heures à la Réunion. J'en profite pour faire un dernier petit tour au restaurant avec mon hôte de qualité.

Puis je continue par une petite déambulation dans St-Denis, je pars de la rue du Maréchal Leclerc et la descend presque complètement. Je fais quelques haltes, quelques photos et quelques emplettes. Ce n'est pas très grand.

De retour à la Montagne, petite session piscine - et je le rappelle c'est l'hiver austral ici et personne ne se baigne - et je finis HP3 en séchant.

Faire sa valise.

07/07/2014

Des fougères pour finir

Dernière randonnée du séjour. J'opte pour un autre piton, le Piton Fougère. Le départ n'est pas très loin de St-Denis, dans les hauteurs. Une fois passé l'aéroport, en gros, tournez à droite et montez à travers les cultures de canne à sucre jusqu'à la lisière de la forêt.

La suite c'est une petite ballade de 4h30 à la vietnamienne - comprendre dans la forêt boueuse et humide mais sans serpents - à slalomer entre les troncs contorsionnés autour du chemin. Ça monte légèrement et arrive directement sur le bord du cirque de Salazie. De là très belle vue sur ce cirque avec au loin où j'étais la semaine dernière au dessus de Hell-Bourg.

En rentrant je trouve même de la vanille, enfin j'ai acheté quelques gousses.

06/07/2014

Feu d'artifice dans ma bouche

Mêmes joueurs, même île, même jeu: déjeuner du midi à la Montagne avec des gens de qualité et un biryani au menu. J'ai du me servir quatre fois, je n'ai plus de bide mais je suis heureux. Tout ça accompagné de vin délicieux.

Nous réussissons à quitter la table, autant vous dire que le reste de l'après-midi a été assez calme. Après-midi que j'ai passé à bouquiner autour des chats.

04/07/2014

Le Grand Raid - le jour d'après

Un vendredi sans marche, heureusement car je n'ai plus de jambe.

Je passe la journée sur la canapé des chats sous le patio. Le livre de HP2 dans une main et la raquette électrique anti-moustique dans l'autre.

Le soir dégustation d'une bonne bouteille. On a vaguement prévu de regarder la demi-finale du jour, mais décalage horaire oblige ça ne commence pas avant minuit. Comme prévu nous rendons les armes bien avant le match.

03/07/2014

Le grand raid - jour 4 - Cialos au Col des Boeufs

6:50 c'est fou comme on se lève tôt quand on est mode randonnée. En plus on est content. C'est vraiment n'importe quoi. Je me lève si tôt que j'ai le temps de passer à la bonne boulangerie du coin avant prendre mon bus direction Ilet à je sais plus quoi. Un quart de bus plus tard je suis au pieds de ma première montée du jour, 1000m  d’ascension vers le col du Taibit.

10:20 je suis au col, entre le Grand Bénare et le Piton des Neiges. 750m plus bas il y a Marla et normalement ma dernière étape. hmm j'envois un sms à Pedro, ma décision est prise, je rentre ce soir à la Montagne. J'ai déjà fait Marla au Col des Boeufs dans l'autre sens, rien d'insurmontable.

La montée vers le col du Taibit était en fait très facile, par contre la descente vers Marla est un peu glissante, prudence. Je croise quelques marcheurs qui retournent vers Cilaos.

Je traverse Marla, file vers le Col des Boeufs, marche sur un pont suspendu et grimpe presque un chemin abrupte pour arriver dans la forêt des Tamarins. Forêt toujours aussi magique. Une pause à la lisière, une pomme, et ça repart. Le chemin en rondin de bois est joli mais inconfortable.

Et hop je suis au col. Derrière moi le cirque de Mafate, Marla et le col du Taibit. Devant moi le cirque de Salazie, cette fois ci sans nuages et le pain de sucre au loin juste avant la mer, ambiance brésilienne. On est à plus de 2000m et on aperçoit les ombres des nuages sur la mer. La descente en voiture peut débuter. Je repasse à Bélier d'où j'étais parti lundi matin. Dans la voiture c'est radio Salazie qui tourne.

17:20 la Montagne, la douche, la piscine, les chats et le St-Bernard avec les amis. Le carry dorade est là, le punch aussi, le vin et rhum arrangé également sans oublier les ananas flambés.

Jambes lourdes, estomac rempli, la fatigue et plein d'idée de rando dans la tête. Sommeil.

02/07/2014

Le grand raid - jour 3 - Piton des neiges à Cilaos

4:04 la nuit fut courte et horrible. Des ronfleurs et j'ai mal partout. C'est probablement le pire gite de montagne de la terre où le concept même d'isolation était apparemment inconnu du propriétaire.

Bref comme tout le monde dort mal, tout le monde se réveille en même temps. Et maintenant qu'on est tous debout, la montée à frontale peut débuter. J'attends quelques marcheurs puis démarre.

6:20 j'arrive dans le peloton de tête - il y a toujours une course - au sommet. Il fait encore nuit et surtout il fait super froid. Je ne suis pas mécontent de m'être trimbalé mes deux blousons, pantalon coupe-vent, bonnet et gants. Les petits abris faits de tas de pierre sont les bienvenus.

Ambiance lunaire au sommet, plus de 3000m d'altitude, vue panoramique sur toute l'île. C'est pas mal mais pas aussi impressionnant que le Grand Bénare quelques jours avant et aussi à la frontale.

Retour au gîte, un café et on continue la descente vers Cilaos. Le chemin quitte le bord du cirque et plonge littéralement le long de la falaise. Tout ça dans les nuages, pas de hobbits à l'horizon. Une fois dans cirque de Cilaos et à Cilaos le soleil est revenu.

13:01 trop tôt encore pour mon gite je fais une pause boucané pour le déjeuné. Assis en terrasse je pose mes notes dans mon carnet, écris mes cartes postales tout en admirant le ballet des voitures de tuning, oui c'est ça aussi la Réunion.

16:00 j'ai trouvé mon gîte, il est top. Le lit est bien, les douches sont biens, tout est bien! Et je passe une soirée sympathique avec un marcheur rencontré la veille. Et comme il y a trois ans, un autre marcheur solitaire, cette fois-ci un prof d'histoire-géo qui traversait une partie de l'île pour aller retrouver femme et enfants deux jours plus tard.

21:00 il faut dormir.

01/07/2014

Le grand raid - jour 2 - Hell-Bourg au refuge du Piton

7:02 petit déjeuner vraiment quelconque au gîte, petite discussion avec le couple de Belge en voyage de noce à La Réunion. Ils font le même chemin que moi, mais dans le sens opposé.

Dehors il fait beau, les nuages sont absents. Joie.

Les hostilités commencent avec un bon 500m de dénivelés le long d'un mur pour rejoindre le gîte du Belluve. Mais facile, le chemin est bien. En haut j'ai une superbe vue sur tout le cirque de Salazie, au loin je vois le Col des Boeufs où j'étais hier matin.

Le chemin continue dans la forêt aux arbres fougères. De toute beauté! Puis le chemin se rapproche du bord du cirque mais toujours dans la forêt, en gros vous ne voyez pas le vide à deux mètres sur votre droite... Pendant le long tronçon qui mène vers le Cap des Anglais je vois le temps se dégrader ainsi que le chemin. je suis quasiment dans les nuages mais la végétation fait office de mur anti-vent et anti-pluie, ça ne durera pas.

Le soleil est parti. Les arbres sont plus petits, l'altitude tout ça, et il re-pleut. A un moment je croise une équipe d'ouvrier qui bosse sur le chemin, toujours sympa de marcher sans regarder où l'on met ses pieds.

Ambiance islandaise - comprendre le plus grand des arbres m'arrive aux genoux - ou "à la Lord of the Ring" - comprendre je m'attends à prendre un orque sur la tête - avec le vent, la pluie, les nuages et soudain le refuge qui se dévoile devant moi au détour d'une bourrasque. Joie!

14:04 j'ai bien marché 6h quasiment sans pause, encore une fois s'arrêter sous la pluie c'est moyen. Au gîte les gens arrivent doucement et chacun va directement se coucher en attendant le repas. Je suis le seul à venir de Hell-Bourg, la plupart des gens arrivent de Cilaos et ne montent que vous aller au Piton des neiges.

15:05 je suis dans mon duvet, j'ai froid, impossible de faire sécher mes affaires, j'hallucine un peu et me dis que demain je redescends direct et pas de montée au sommet du Piton.

18:30 un bon rougaille saucisse, rien d'autre, le gîte est très cheap, mais à volonté quand même le rougaille. Je me pète le bide à la régulière.

Ensuite petit tarot et au lit vers 20h40.