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18/12/2013

Soirée sans fenêtres à Neuköln

Des sushis délicieux au Tabibito dans un restaurant japonais sur la Karl-Marx Strasse. Un nom de restaurant qui doit bien avoir une définition, définition que nous ne saurons jamais comme le disait Gandalf le Gris.

Quelques mètres plus loin une cave, des bougies, des canapés défoncés, un bar sans pression (pas de bière pression et barmen non stressés...) et une balancoire. Le crew est conséquent, quatre personnes à l'entrée pour prendre les deniers, tamponer les spectateurs, partage des tâches, l'internationale tout ca. Un type marche doucement portant une bougie à la fois et une demi-douzaine d'hommes s'affairent très doucement pour réparer le robinet à bière du bar et on les sent démunis et surpris quand l'idée nous vient de commander un drink (c'est vrai on était là 3min après l'ouverture des portes officielles). Seule une femme semble vachement motivée et impliquée, c'est à dire qu'elle donne des ordres, parle à voix haute, marche vite, et ne cesse de répéter qu'elle doit pendre une douche, ce qu'elle fera au vu de ses cheveux non séchés quelques instant plus tard.

Côté salle de concert l'ingénieur du son fait sa balance après l'heure annoncée du concert, sans être tatillon on n'a pas vraiment entendu une grande différence avec ou sans réglage durant le concert, Herr Larsen est dans la place. Seul le dj est satisfait, en même temps ce n'est pas très compliqué de régler un ampli, bouton on/off et titiller la mollette, mais le dj représente.

Il 50min après HCA (Heure du Concert Annoncée) et les artistes entrent en scène. Petite mise en scène "haaa vous êtes là pour le concert de musisque classique...", séquence je tire brusquemement pour mon pantalon et une robe de soirée bleue/blanche apparait, Miracle, épaules nues, lèvre rouge, une botte rouge et une ballerine noire sur l'autre. Elle se dirige vers le piano en coin (le piano est dans un coin...) et c'est parti. La pianiste n'est pas une manchote et c'est peu de le dire, par contre l'ingé son lui est sourd. Toujours agréable d'écouter de la musique de qualité allongé contre sa douce dans une salle cave de concert. On a pas vraiment compris à quoi servait l'homme en noir sur la scène qui lisait son journal, un truc d'artiste situationiste probablement.

Et nous partirons un peu avant la fin, les yeux rougis par le nuage de fumée des cigarettes ambiantes et prêt à brûler nos vêtements une fois chez nous. Dommage on serait bien resté plus longtemps.

Métro pour rentrer, U-Bahn Rathaus-Neuköln et changement à S-Neuköln pour du S-42 des familles, ceci afin de se frotter à la populace locale et le "guenille style" de certains, certains étant en recherche de bouteilles de bière vides histoire de récupérer 3centimes de cautions et pouvoir s'acheter sa came histoire d'oublier pourquoi on a besoin de faire toutes les poubelles de la ligne U-8 à 23h en semaine.


18/05/2013

Tour de Spreewald - jour 1

Quitter Berlin un samedi après-midi, arriver trempé à la gare après juste 22min de vélo, c'est ça aussi le printemps.

Départ quai numéro 11 de la Hauptbahnhof, ne pas se tromper car le train du quai numéro 12 est direct pour la Pologne. Pour nous ce sera en avant Cottbus, un peu avant à Lübben pour être précis, chef lieu de la verte et humide région du Spreewald. Après 20min nous passons la zone C, plus de S-Bahn, que des Bahns, et le ratio homme vache s'inverse.

Une petite heure plus loin, sur le quai, ambiance western, pas une voiture, le vent soulève la poussière, plus de pluie, un peu de vent, on va pas traîner. Il est 17h12, prochaine étape dans une petite trentaine de km à Werben.

La balade est agréable, le relief plat, les canaux droits, les arbres verts et les moustiques encore couchés. On traverse quelques villages, les tables sont de sortie, tout est prêt pour faire la fête, les grills sont chauds et les saucisses prêtent à être griller... Mais tout reste calme, pas un chat dehors, par contre beaucoup de cigogne, le temps à demi-clément a réussi à démotiver les fêtards.

Werben approche, notre pension aussi, la douche aussi et la dégustation de cornichon également. Oui ici on ne rigole avec le cornichon. J'en ai pris en entrée, résultat cinq sortes dans mon assiettes, au minimum deux échantillons par modèles, ça fait du cornichon.


05/05/2013

Voir la lumière à Steglitz

Un samedi comme les autres. Glandouiller gentillement en journée et s'activer en soirée.

Commencer par Wedding et non pas commencer par un Wedding. Gouter la bière de mai à la brasserie eschenbraeu avec l'amicale franco-germano-grecque. Elle est bonne ta bière gringo.

Faire deux équipes, les bleus en U-Bahn et le vélo rouge tout seul. Traverser Berlin du Nord au Sud et se retrouver quelques km plus tard au U-Rathaus Steglitz vers 23:09. Peu de gens croisés sur mon chemin sauf quelques touristes perdus à Zoo et quelques bourrés beintôt perdus.

L'amical franco-grecque au complet, nous nous dirigeons vers l'église grecque de Steglitz. Les gens arrivent, se pressent, en petit groupe, en famille, ambiance communion ou mariage princier (il y a du monde). Notre guide, nymphe grecque de passage en teutonie - que nous appelerons Daphnée car certaine s'appelle ainsi - nous distribue a chacun une bougie. Nous sommes fin prêt pour la Pâques orthodoxe raison de notre présence en ces lieux.

La rue est blindée, on ne peut plus avancer, le silence se fait. Minuit approche. Le prête sort de l'église, s'élève devant la foule, juste le vent dans les arbres vient perturber le calme, les chants commencent. Puis la lumière sort de l'église, une vague se répend dans la foule allumant toutes les bougies, les ténèbres sont repoussés, les gens peuvent ramener la lumière chez eux.

La rue se vide. Les voitures partent, souvent avec une bougie allumée dans la main d'un passager. A l'entrée du U-Bahn les gentils contrôleurs demandent d'éteindre nos torches, la descente dans les ténèbres peut débuter...