This morning I woke up and went almost directly to the Max Planck institute where my hosts are working. This institute is freshly new and to have an idea of how it looks, think of the design a Scandinavian hotel in Stockholm, but instead of rooms for sleeping you will find labs, working rooms, über cool microscope, nice sofa, good cafeteria, good coffee, a lot of light and space, all what you need to do a good research job and probably any job.
The head full of cells images I left this place. More moving images were waiting for me down town. I took the U8 follow by the S2 (not sure) to join the main train station. There I went to the Kai Middendorff Galerie where I saw a film (it was "Out (Tse)" from artist Roee Rosen). It was question about Israel, sm, politic, exorcism, fetishism, eroticism and more. Type of video installation where you wonder "Am I looking at two women, one with clothes whipping the ass of the other, naked, the arms attached to the ceiling and screaming with an evil voice quotations from the a former Israeli minister? Yes I'm.", checked.
To continue I went again to the Weißfrauen Diakoniekirche located nearby the Willy Brandt place. Watch some films, played video game with four other players on the fulldome and left again.
I crossed the Main and enter the Deutsches Filmmuseum. There I only had 45min to attend the exhibition on Fassbinder. Very nice installations, mainly projections of film parts, shorts ones with explanation. Now I know I'm missing some german movie references (or in French "Maintenant je sais que je dois combler mes lacunes fassbinderienne").
Re-crossing the bridge, official opening of the fulldome in the church and short visit for another opening in the same street of the Basis place. Here as well a lot of videos. I remind to the readers that it is the topic of this Biennale.
Then again leaving and going home by feet. Frankfurt is pretty quiet for and an Halloween evening. I just saw 4 people dressed for the pumpkins event.
Time to sleep well thank you.
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31/10/2013
30/10/2013
New York am Mainz oder?
Je profite de la première édition de la Biennale des bewegten Bildes 2013 ou B3 pour aller faire un petit tour à Francfort.
Parti ce matin en train de Berlin j'arrivais en terre des saucisses oranges dans l'après-midi. Ses saucisses donc, mais aussi ses tours et sa petite skyline. Ils aiment les banques ici ou alors les banques aiment l'endroit. Enfin la Deutsche Bank, la Commerz Bank et autres jouent à qui a la plus grosse et ce petit jeu n'est pas fini apparemment.
Un bon point pour la ville de Francfort, c'est petit mais elle a tout d'une grande. Ce qui fait que rapidement je trouve le Kunstverein près de la Dom/Römer Platz où se trouve quartier générale de la Biennale. Tout n'as pas été détruit pendant la dernière guerre et il reste quelques jolis bâtiments typiques à ma grande surprise. Je suis facilement influençable voir impressionné.
Rapidement je file à l'église Weißfrauen Diakonie où un dôme digital a été installé à l'intérieure du bâtiment. Curieux de savoir si l'installation fonctionne comme le souhaitait l'organisatrice. Et donc oui, l'installation est plutôt cool, 7m ou 8m de diamètre, inclinée de quelques degrés, des gros coussins noirs sur un tapis noir, les films sont projetés et les spectateurs allongés et avachis sur les poufs, position extrêmement relaxantes pour suivre les créations complètements immersives.
Une fois l’événement officiellement lancé, des coupes de mousseux englouties et deux bretzels dans l'estomac (c'est comme à Berlin, bretzel for life en teutonie) je file chez mes hôtes de qualité.
Trois stations de U-Bahn plus loin j'arrive chez la paire Lisa Cyril. Petite visite de leur quartier de nuit, falafel de qualité, dessert italien de qualité, sofa/lit de qualité. Une bonne très bonne introduction francfortoise.
Vous avez échappé à un titre de post "vous reprendrez bien un peu de saucisse".
Parti ce matin en train de Berlin j'arrivais en terre des saucisses oranges dans l'après-midi. Ses saucisses donc, mais aussi ses tours et sa petite skyline. Ils aiment les banques ici ou alors les banques aiment l'endroit. Enfin la Deutsche Bank, la Commerz Bank et autres jouent à qui a la plus grosse et ce petit jeu n'est pas fini apparemment.
Un bon point pour la ville de Francfort, c'est petit mais elle a tout d'une grande. Ce qui fait que rapidement je trouve le Kunstverein près de la Dom/Römer Platz où se trouve quartier générale de la Biennale. Tout n'as pas été détruit pendant la dernière guerre et il reste quelques jolis bâtiments typiques à ma grande surprise. Je suis facilement influençable voir impressionné.
Rapidement je file à l'église Weißfrauen Diakonie où un dôme digital a été installé à l'intérieure du bâtiment. Curieux de savoir si l'installation fonctionne comme le souhaitait l'organisatrice. Et donc oui, l'installation est plutôt cool, 7m ou 8m de diamètre, inclinée de quelques degrés, des gros coussins noirs sur un tapis noir, les films sont projetés et les spectateurs allongés et avachis sur les poufs, position extrêmement relaxantes pour suivre les créations complètements immersives.
Une fois l’événement officiellement lancé, des coupes de mousseux englouties et deux bretzels dans l'estomac (c'est comme à Berlin, bretzel for life en teutonie) je file chez mes hôtes de qualité.
Trois stations de U-Bahn plus loin j'arrive chez la paire Lisa Cyril. Petite visite de leur quartier de nuit, falafel de qualité, dessert italien de qualité, sofa/lit de qualité. Une bonne très bonne introduction francfortoise.
Vous avez échappé à un titre de post "vous reprendrez bien un peu de saucisse".
04/08/2013
Vélo Tour Saison 1 Episode 3 - ou comment rouler sur les traces du mur tout le weekend
Cet été c'est vélo pour tous, lac pour tous, pique-nique pour tous, mais faut se lever tôt et surtout ne pas être pressé et aimer les pauses interminables dans les Kaisers et autres Rewe de la banlieue berlinoise, pause arrivant généralement après 15min d'effort ou plus tard mais occasionnant un détour monstrueux de la feuille de route.
Cinq cyclistes sur la feuille de course, comprendre l'évènement FB créé à l'occasion, puis deux abandons au départ choisissant un autre lac prétextant un réveil tardif du reste de la troupe, puis un petit nouveau, nous serons donc quatre.
Rendez-vous dans le S-Bahn direction Spandau. Le lac visé est le Sacrower See, situé sous le Gross Glienicker See, eux-mêmes situés sous Spandau, au sud du S-Spandau tout du moins. Autre particularité géographique, le premier lac voyait le tracé du mur lui passer au milieu et le second évitant de justesse la scission.
Après la sacrosainte pause au Kaiser de Spandau pour tâter le poumon social comme on dit, nous filons dans la campagne, la forêt et enfin le lac. Toutes petites plages, mais eau de qualité. Vélos accrochés aux arbres nous nous rapprochons de l'eau. Là retrouvaille de l'ami berliniquais sortant de l'eau tel l'apollon débarquant pour sauver les pauvres pêcheurs (ou simples baigneurs du samedi, au choix).
Point info plage: beau lac, belle eau, pas autant que Liptnizt See mais dans la même catégorie. Du monde mais pas trop, il faut faire un petit effort pour les atteindre.
Dans l'eau des baigneurs, des canards, des cygnes, des bouées. Et en particulier un cygne pseudo-dompté par une pseudo-naïade dont la seule prouesse a été de canaliser l'agressivité du plumeux, il n'a mordu personne, en revanche il a marqué son territoire tel le chien sur la mini plage seule entrée possible dans le lac. Voilà.
Puis retour en continuant le tracé du mur, descendant doucement vers Potsdam. Comme souvent pour nous la pluie arrive ou semble arriver quand nous rapprochons du château. Nous sautons dans un taxi-ferry avant la tempête, deux gouttes d'eau tombent, nuages rasant, le ciel s'assombrit, décor blanc gris noir, les couleurs ont disparu. Une ombre noire et menaçante passerait sous le bateau que nous ne serions pas surpris.
On redescend du bateau et continuons par la traversée du parc du Neue Garten, la pluie arrive, arc en ciel et coucher de soleil: vision apocalyptique ou biblique quand au détour d'un buisson nous arrivâmes dans un espace ouvert avec un couple nu, debout, beau, les cheveux au vent, se serrant dans les bras et regardant les couleurs dans le ciel, Adam et Ève tout ça, et aussi plein d'autres gens habillés ou pas regardant tous dans la même direction, c'est à dire vers le coucher de soleil apocalyptique avec arc-en-ciel...
La zone fkk passée - rapport aux gens tout nu - on retraverse l'eau par le pont aux espions Glienicker Brücke. On finit par faire une pause saucisse bière méritée. Puis nous rentrons doucement sans nous perdre.
Cinq cyclistes sur la feuille de course, comprendre l'évènement FB créé à l'occasion, puis deux abandons au départ choisissant un autre lac prétextant un réveil tardif du reste de la troupe, puis un petit nouveau, nous serons donc quatre.
Rendez-vous dans le S-Bahn direction Spandau. Le lac visé est le Sacrower See, situé sous le Gross Glienicker See, eux-mêmes situés sous Spandau, au sud du S-Spandau tout du moins. Autre particularité géographique, le premier lac voyait le tracé du mur lui passer au milieu et le second évitant de justesse la scission.
Après la sacrosainte pause au Kaiser de Spandau pour tâter le poumon social comme on dit, nous filons dans la campagne, la forêt et enfin le lac. Toutes petites plages, mais eau de qualité. Vélos accrochés aux arbres nous nous rapprochons de l'eau. Là retrouvaille de l'ami berliniquais sortant de l'eau tel l'apollon débarquant pour sauver les pauvres pêcheurs (ou simples baigneurs du samedi, au choix).
Point info plage: beau lac, belle eau, pas autant que Liptnizt See mais dans la même catégorie. Du monde mais pas trop, il faut faire un petit effort pour les atteindre.
Dans l'eau des baigneurs, des canards, des cygnes, des bouées. Et en particulier un cygne pseudo-dompté par une pseudo-naïade dont la seule prouesse a été de canaliser l'agressivité du plumeux, il n'a mordu personne, en revanche il a marqué son territoire tel le chien sur la mini plage seule entrée possible dans le lac. Voilà.
Puis retour en continuant le tracé du mur, descendant doucement vers Potsdam. Comme souvent pour nous la pluie arrive ou semble arriver quand nous rapprochons du château. Nous sautons dans un taxi-ferry avant la tempête, deux gouttes d'eau tombent, nuages rasant, le ciel s'assombrit, décor blanc gris noir, les couleurs ont disparu. Une ombre noire et menaçante passerait sous le bateau que nous ne serions pas surpris.
On redescend du bateau et continuons par la traversée du parc du Neue Garten, la pluie arrive, arc en ciel et coucher de soleil: vision apocalyptique ou biblique quand au détour d'un buisson nous arrivâmes dans un espace ouvert avec un couple nu, debout, beau, les cheveux au vent, se serrant dans les bras et regardant les couleurs dans le ciel, Adam et Ève tout ça, et aussi plein d'autres gens habillés ou pas regardant tous dans la même direction, c'est à dire vers le coucher de soleil apocalyptique avec arc-en-ciel...
La zone fkk passée - rapport aux gens tout nu - on retraverse l'eau par le pont aux espions Glienicker Brücke. On finit par faire une pause saucisse bière méritée. Puis nous rentrons doucement sans nous perdre.
28/07/2013
Road trip Oslo to the Moss-Rygge airport
C'est la fin, il faut rentrer, un dernier fjord et zou on quitte les lieux, en plus il pleut aujourd'hui et on était pas du tout habitué à ce genre de caprice climatique. Donc baroud d'honneur avec la descente du fjord d'Oslo, enfin on a longé le dit fjord en voiture pour aller à notre aéroport de Moss-Rygge.
Parti du haut de Holmenkollen de chez Stephan et sa maison en bois, direction le sud et un premier arrêt à Drøbak pour une pause sandwich avec vue sur l'eau et l'île Søndre Kaholmen, mais aussi visite de la charmante église de la ville ou "Drøbak kirke" en bois. Sobre à l'extérieur et très colorée à l'intérieur. Puis passage dans l'attraction commercial local, à savoir un magasin de Noel apparemment mondialement connu mais surtout très laid.
Nous continuons par les petites routes et traversons le charmant village nommé Hvitsen. Bon il pleut toujours, nous visiterons à la façon parc animalier avec animaux sauvages type lions et autres gros chats (nous resterons dans la voiture).
Et enfin rendre la voiture, monter dans l'avion à Moss-Rygge et arriver dans le chaudron berlinois, ou le volcan brandebourgeois au choix. Oui il fait chaud. A la maison les invités du sud nous attendent avec une soupe coco qui fait plaisir.
Parti du haut de Holmenkollen de chez Stephan et sa maison en bois, direction le sud et un premier arrêt à Drøbak pour une pause sandwich avec vue sur l'eau et l'île Søndre Kaholmen, mais aussi visite de la charmante église de la ville ou "Drøbak kirke" en bois. Sobre à l'extérieur et très colorée à l'intérieur. Puis passage dans l'attraction commercial local, à savoir un magasin de Noel apparemment mondialement connu mais surtout très laid.
Nous continuons par les petites routes et traversons le charmant village nommé Hvitsen. Bon il pleut toujours, nous visiterons à la façon parc animalier avec animaux sauvages type lions et autres gros chats (nous resterons dans la voiture).
Et enfin rendre la voiture, monter dans l'avion à Moss-Rygge et arriver dans le chaudron berlinois, ou le volcan brandebourgeois au choix. Oui il fait chaud. A la maison les invités du sud nous attendent avec une soupe coco qui fait plaisir.
13/07/2013
Vélo Tour Saison 1 Episode 2 - A la recherche du lac perdu
Où aller nager ce samedi? Cela fait plusieurs semaines que des noms de lac sont ajoutés au débat, celui ci est grand, celui la est blindé de monde, celui ci j'éviterai d'y mettre un doigt, celui la est dans une carrière abandonnée avec de l'eau trop claire mais je ne sais plus où il est.. et il y a ce lac dans le Brandeburg avec de l'eau turquoise et une ile au milieu, ile qui parait-il appartient à Berlin et ile que l'on peut rejoindre en bateau ou à la nage, et aussi... challenge accepted.
11h00 rendez-vous à deux endroits, le gros des troupes devant le sympathique centre commercial de Gesundbrunnen et quelques centaines de mettre plus loin vers U-Pankstrase rejoint par le second peloton moabitien. L'idée est simple, suivre la Panke pour sortir de la ville, une petite vingtaine de km et le lac est à nous.
Un beau peloton, pas encore complet, mais qui verra des danseuses italienne, britano-françaises et des danseurs français, espagnol, franco-allemand, Europe quand tu nous tiens. La topographie de l'étape étant relativement horizontale, on n'a pas pu vraiment apprécier la technique de haute montagne des différents cyclistes, une autre fois peut-être.
Retour sur la Panke. Départ facile, traversée de Pankow et du parc de son mini chateau, puis entrée dans le quartier français ou Französisch Buchholz. Et première déviation de la feuille de route... pour chercher un lidl ou aldi. Il nous faut quelques denrées pour le pique-nique, rouler ouvre l'appétit. Bref ça se termine au Rewe, pause de 45min à ruminer "on y arrivera jamais à cette vitesse".
12h12 on finit par reprendre le chemin en essayant de repiquer vers le lac, le chemin n'est pas toujours agréable et chacun a une idée de quelle direction prendre, de plus les vélos présents se sont pas tous adaptés à des balades de plus de 500m de distance, ambiance.
Puis nous passons sous la grosse ceinture autoroute qui entoure Berlin, on est dans les champs, la forêt arrive, on se rapproche. Peu aidés par les locaux qui n'ont jamais entendu parlé de ce lac (pourtant à 3km de chez eux mais bon passons) on retrouve quelques panneaux indicateurs qui sont les bienvenus.
13h56 (le lendemain tellement cela a paru longuet avec un peu de mauvaise foi aussi) de la forêt après avoir longer un improbable muret au milieu des arbres le lac apparait! L'ancien avait raison, l'eau est vraiment turquoise. Il nous reste à trouver une plage, la plage. On on a tous la méga dalle. Nous trouvons le ferry, sorte de petit bateau à la "African Queen" pour les connoisseurs. La traversée dure au moins 1m30s, on débarque, vélos accrochés, entre quelques mètres à faire à pieds.
Arrivée sur La Plage, en pente, façon amphithéâtre, des gens tout nu et des gens pas tout nu et surtout beaucoup trop d'hommes beaux nus par rapport aux femmes nues à mon gout. Mais tout le monde s'en tape, décontraction fkk-ienne, habillés ou pas où est le problème? Le problème est qu'on a faim après tous ces km à rouler! Pause pique-nique méritée, buffet campagnard, spécialités de chacun, joie de partager, plaisir de recevoir. Et nous sommes rejoints par la paire Maria & Matthieu au dessert.
Ensuite session piscine dans le lac, sauts dans l'eau pour certains en se lançant d'une corde accrochée à un arbre et nage pour les autres. Vacances. C'est l'été, la lumière est là et s'adoucit en fin de journée. Impression d'être au bout du monde (alors que bon on est à 10km de Buch et de la première station de S-bahn) et d'avoir trouvé le spot parfait. La preuve est la vision à la "The Beach" sans Léonard mais probablement avec des Uwe, Karsten ou autres Martin qui arrivent sur la plage à la nage avec sacs posés sur des matelas pneumatique comme s'ils avaient trouvé La Plage.
Nous partons non sans faire une halte au biergarten de l'ile. Longeons le lac, lumière scandinave de plus en plus rasante, beaux rayons jaunes passant dans les feuilles vertes et se perdant à la surface de l'eau.
Passer Buch nous laissons une partie de la troupe au métro, la suite sera plus facile que l'aller (sans doute les pauses rhum arrangiert ont aidé?). Des champs, du coucher de soleil, des chevaux, des œuvres d'art exposées dans le forêt et doucement la civilisation qui revient à nous. On perd des cyclistes à chaque coin de rue, il commence à faire sombre.
21h34 la fatigue, mais le canapé.
La belle journée.
Tous à Liepnitzsee qu'ils disaient, mais par des chemins détournés.
Les détours valaient le détour.
11h00 rendez-vous à deux endroits, le gros des troupes devant le sympathique centre commercial de Gesundbrunnen et quelques centaines de mettre plus loin vers U-Pankstrase rejoint par le second peloton moabitien. L'idée est simple, suivre la Panke pour sortir de la ville, une petite vingtaine de km et le lac est à nous.
Un beau peloton, pas encore complet, mais qui verra des danseuses italienne, britano-françaises et des danseurs français, espagnol, franco-allemand, Europe quand tu nous tiens. La topographie de l'étape étant relativement horizontale, on n'a pas pu vraiment apprécier la technique de haute montagne des différents cyclistes, une autre fois peut-être.
Retour sur la Panke. Départ facile, traversée de Pankow et du parc de son mini chateau, puis entrée dans le quartier français ou Französisch Buchholz. Et première déviation de la feuille de route... pour chercher un lidl ou aldi. Il nous faut quelques denrées pour le pique-nique, rouler ouvre l'appétit. Bref ça se termine au Rewe, pause de 45min à ruminer "on y arrivera jamais à cette vitesse".
12h12 on finit par reprendre le chemin en essayant de repiquer vers le lac, le chemin n'est pas toujours agréable et chacun a une idée de quelle direction prendre, de plus les vélos présents se sont pas tous adaptés à des balades de plus de 500m de distance, ambiance.
Puis nous passons sous la grosse ceinture autoroute qui entoure Berlin, on est dans les champs, la forêt arrive, on se rapproche. Peu aidés par les locaux qui n'ont jamais entendu parlé de ce lac (pourtant à 3km de chez eux mais bon passons) on retrouve quelques panneaux indicateurs qui sont les bienvenus.
13h56 (le lendemain tellement cela a paru longuet avec un peu de mauvaise foi aussi) de la forêt après avoir longer un improbable muret au milieu des arbres le lac apparait! L'ancien avait raison, l'eau est vraiment turquoise. Il nous reste à trouver une plage, la plage. On on a tous la méga dalle. Nous trouvons le ferry, sorte de petit bateau à la "African Queen" pour les connoisseurs. La traversée dure au moins 1m30s, on débarque, vélos accrochés, entre quelques mètres à faire à pieds.
Arrivée sur La Plage, en pente, façon amphithéâtre, des gens tout nu et des gens pas tout nu et surtout beaucoup trop d'hommes beaux nus par rapport aux femmes nues à mon gout. Mais tout le monde s'en tape, décontraction fkk-ienne, habillés ou pas où est le problème? Le problème est qu'on a faim après tous ces km à rouler! Pause pique-nique méritée, buffet campagnard, spécialités de chacun, joie de partager, plaisir de recevoir. Et nous sommes rejoints par la paire Maria & Matthieu au dessert.
Ensuite session piscine dans le lac, sauts dans l'eau pour certains en se lançant d'une corde accrochée à un arbre et nage pour les autres. Vacances. C'est l'été, la lumière est là et s'adoucit en fin de journée. Impression d'être au bout du monde (alors que bon on est à 10km de Buch et de la première station de S-bahn) et d'avoir trouvé le spot parfait. La preuve est la vision à la "The Beach" sans Léonard mais probablement avec des Uwe, Karsten ou autres Martin qui arrivent sur la plage à la nage avec sacs posés sur des matelas pneumatique comme s'ils avaient trouvé La Plage.
Nous partons non sans faire une halte au biergarten de l'ile. Longeons le lac, lumière scandinave de plus en plus rasante, beaux rayons jaunes passant dans les feuilles vertes et se perdant à la surface de l'eau.
Passer Buch nous laissons une partie de la troupe au métro, la suite sera plus facile que l'aller (sans doute les pauses rhum arrangiert ont aidé?). Des champs, du coucher de soleil, des chevaux, des œuvres d'art exposées dans le forêt et doucement la civilisation qui revient à nous. On perd des cyclistes à chaque coin de rue, il commence à faire sombre.
21h34 la fatigue, mais le canapé.
La belle journée.
Tous à Liepnitzsee qu'ils disaient, mais par des chemins détournés.
Les détours valaient le détour.
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22/06/2013
Fête de la musique ou faites du bruit gaiement
La question habituelle en ce 21 juin, comment passer au travers de la
fête de la musique, à Berlin également, et éviter d'écouter de subir dehors des groupes amateurs? Normalement il pleut, mais cette fois ci non.
Aussi je sors d’une bonne dizaine de soirée consécutives et un peu de
repos serait le bienvenu… Mais là encore j’ai échoué.
A peine mon vélo accroché, l’ami Samuel me propose la pizza de l’amitié. La sono à fond dans le MauerPark m’aide à me décider, déblocage de vélo et direction Friedrischain. Dehors il fait chaud et les sonos continuent à cracher ici et là. Qui dit pizza dit bière, qui dit bière dit Hops And Barley en terrasse et il est minuit. Bamm...
Sur le retour je m’arrête au Aufsturz pour converser avec l’amicale des danseuses japonaises de Berlin. Un gin tonic dégueulasse (faut le faire pour rater un gin tonic) et une peroni plus loin nous rentrons chacun chez soi.
Il est 2h passé, j’ai échoué dans la tentative de ne pas sortir. Mais le temps étant sec et chaud il faut en profiter, il pourrait pleuvoir demain et la température se diviser par deux. Chose rare par ce climat les touristes et autre badauds sont parfois moins vêtus que les prostituées du quartier, un phénomène aussi fréquent qu'une éclipse totale à midi.
A peine mon vélo accroché, l’ami Samuel me propose la pizza de l’amitié. La sono à fond dans le MauerPark m’aide à me décider, déblocage de vélo et direction Friedrischain. Dehors il fait chaud et les sonos continuent à cracher ici et là. Qui dit pizza dit bière, qui dit bière dit Hops And Barley en terrasse et il est minuit. Bamm...
Sur le retour je m’arrête au Aufsturz pour converser avec l’amicale des danseuses japonaises de Berlin. Un gin tonic dégueulasse (faut le faire pour rater un gin tonic) et une peroni plus loin nous rentrons chacun chez soi.
Il est 2h passé, j’ai échoué dans la tentative de ne pas sortir. Mais le temps étant sec et chaud il faut en profiter, il pourrait pleuvoir demain et la température se diviser par deux. Chose rare par ce climat les touristes et autre badauds sont parfois moins vêtus que les prostituées du quartier, un phénomène aussi fréquent qu'une éclipse totale à midi.
04/06/2013
A day or two at school
And it was not a random school, but the HFF or school for movie and tv in Babelsberg. There we took part with a colleague to a workshop on 3D production. This last for 2 days and it was more than entertaining.
It is reductive to say we learn a lot, but it was. We could play with professional cameras, 3D cameras with different configurations: parallel lenses, mirror rig system with cameras at 90° from each other. And follow the whole production work-flow, the basis stages of the process starting with sweetening, then alignment and color matching and finally depth grading.
On the last day of the workshop I thought why not going back by bike, there is just 30km, so I did, I also lost my way which added some km to my way back home. But crossing Grünewald forest is a real pleasure, especially being the only one not in bike equipment, going fast and sweating like a sweating machine.
Some links:
-HFF
It is reductive to say we learn a lot, but it was. We could play with professional cameras, 3D cameras with different configurations: parallel lenses, mirror rig system with cameras at 90° from each other. And follow the whole production work-flow, the basis stages of the process starting with sweetening, then alignment and color matching and finally depth grading.
On the last day of the workshop I thought why not going back by bike, there is just 30km, so I did, I also lost my way which added some km to my way back home. But crossing Grünewald forest is a real pleasure, especially being the only one not in bike equipment, going fast and sweating like a sweating machine.
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work
23/05/2013
A day at the museum and more
First official day of the KUI event, a Culture and Computer
conference hosted in the Pergamon museum in Berlin. Mixed feeling about
the papers presented in contrast to the very interesting keynote given
this morning by someone from the Israel museum in Jerusalem. The speaker did talk
about their collaboration with Google Art, how to put your museum on-line
or how do you make it existing on-line without loosing visitors.
Before the social event of the conference the possibility to have a guided tour in the museum was offered, I took it and it was amazing. The guide who was supposed to give a 30min talk was entertaining us for 1h30. We were all drinking his stories, jumping from country to country, time to time, history to mythology, mythology to politic. The highest point was the fight depicted from a 2m piece of facade where we could see parts of Athena and other bodies, the statues were moving and the swords flying, take that immersive 3D cinema.
I ask the question: what is a conference without his social event? An incomplete event. This time it took place on the top of some federal building not fat form Alexanderplatz. And after a nice diner with a americano-franco-russian couple I left the place to join ma douce for a concert in Eschschloraque.
Eschschloraque, a bar name easy to misspell, a surviving alternative bar in Hackescher Markt close to the Kino Central. Comfortably installed in a sofa facing the stage we are waiting for the musicians. Here they come, Japanese singer, Russian piano player and a Greek guitarist. Songs in Japanese, Greek and more. Always nice to discover the musical touch of a band.
Today I did travel in time, in space, in language... and I'm not even confused. Take that narrow minded people.
Some link:
-KUI event
-the Israel museum
-Google Art Project
-eschschloraque
Before the social event of the conference the possibility to have a guided tour in the museum was offered, I took it and it was amazing. The guide who was supposed to give a 30min talk was entertaining us for 1h30. We were all drinking his stories, jumping from country to country, time to time, history to mythology, mythology to politic. The highest point was the fight depicted from a 2m piece of facade where we could see parts of Athena and other bodies, the statues were moving and the swords flying, take that immersive 3D cinema.
I ask the question: what is a conference without his social event? An incomplete event. This time it took place on the top of some federal building not fat form Alexanderplatz. And after a nice diner with a americano-franco-russian couple I left the place to join ma douce for a concert in Eschschloraque.
Eschschloraque, a bar name easy to misspell, a surviving alternative bar in Hackescher Markt close to the Kino Central. Comfortably installed in a sofa facing the stage we are waiting for the musicians. Here they come, Japanese singer, Russian piano player and a Greek guitarist. Songs in Japanese, Greek and more. Always nice to discover the musical touch of a band.
Today I did travel in time, in space, in language... and I'm not even confused. Take that narrow minded people.
Some link:
-KUI event
-the Israel museum
-Google Art Project
-eschschloraque
18/05/2013
Tour de Spreewald - jour 1
Quitter Berlin un samedi après-midi, arriver trempé à la gare après juste 22min de vélo, c'est ça aussi le printemps.
Départ quai numéro 11 de la Hauptbahnhof, ne pas se tromper car le train du quai numéro 12 est direct pour la Pologne. Pour nous ce sera en avant Cottbus, un peu avant à Lübben pour être précis, chef lieu de la verte et humide région du Spreewald. Après 20min nous passons la zone C, plus de S-Bahn, que des Bahns, et le ratio homme vache s'inverse.
Une petite heure plus loin, sur le quai, ambiance western, pas une voiture, le vent soulève la poussière, plus de pluie, un peu de vent, on va pas traîner. Il est 17h12, prochaine étape dans une petite trentaine de km à Werben.
La balade est agréable, le relief plat, les canaux droits, les arbres verts et les moustiques encore couchés. On traverse quelques villages, les tables sont de sortie, tout est prêt pour faire la fête, les grills sont chauds et les saucisses prêtent à être griller... Mais tout reste calme, pas un chat dehors, par contre beaucoup de cigogne, le temps à demi-clément a réussi à démotiver les fêtards.
Werben approche, notre pension aussi, la douche aussi et la dégustation de cornichon également. Oui ici on ne rigole avec le cornichon. J'en ai pris en entrée, résultat cinq sortes dans mon assiettes, au minimum deux échantillons par modèles, ça fait du cornichon.
Départ quai numéro 11 de la Hauptbahnhof, ne pas se tromper car le train du quai numéro 12 est direct pour la Pologne. Pour nous ce sera en avant Cottbus, un peu avant à Lübben pour être précis, chef lieu de la verte et humide région du Spreewald. Après 20min nous passons la zone C, plus de S-Bahn, que des Bahns, et le ratio homme vache s'inverse.
Une petite heure plus loin, sur le quai, ambiance western, pas une voiture, le vent soulève la poussière, plus de pluie, un peu de vent, on va pas traîner. Il est 17h12, prochaine étape dans une petite trentaine de km à Werben.
La balade est agréable, le relief plat, les canaux droits, les arbres verts et les moustiques encore couchés. On traverse quelques villages, les tables sont de sortie, tout est prêt pour faire la fête, les grills sont chauds et les saucisses prêtent à être griller... Mais tout reste calme, pas un chat dehors, par contre beaucoup de cigogne, le temps à demi-clément a réussi à démotiver les fêtards.
Werben approche, notre pension aussi, la douche aussi et la dégustation de cornichon également. Oui ici on ne rigole avec le cornichon. J'en ai pris en entrée, résultat cinq sortes dans mon assiettes, au minimum deux échantillons par modèles, ça fait du cornichon.
07/03/2013
Lumière lumière lumière
Vernissage sur les bords du Spree pour une exposition illustrant la découverte du tombeau de Toutânkhamon. Comme l'archéologue en son temps on a mis un peu de temps à trouver l'entrée de l'exposition, mais une fois l'adresse lue on a vite trouvé...
Donc exposition pas mal, et vu le bazard trouvé dans la tombe du jeune homme, on se dit qu'Ikea n'a rien apporté de nouveau sur le marché du comment aménager son deux pièces avec salle de bain kitchenette. Blagounettes à part c'était assez intéressant, on redécouvre comment à la l'époque la tombe avait été trouvée, révélée et dans quel état se trouvait les pièces.
Au retour pause au Burgermeister, je l'avais pas encore fait et maintenant je l'ai fait. Un bon burger. Puis au moment de se quitter, l'un vers les bas fonds de Kreuzberg et l'autre - moi-même - vers les hauteurs de Prenzlauerberg le ciel s'illumine et le tonnerre gronde mais pas d'orage.
Quelques centaines de mètres plus loin sur la Köpenickerstrassse je tourne à droite pour traverser le Spree et m'arrête sur Schillingbrücke. De là je peux voir un feu d'artifice spontané de qualité. Le tout lancé des bords du Spree au niveau de la East-Side Gallery. La police fluiviale est là empêchant le seul bateau mouche sur place d'avancer, mini chaos dans la nuit. Puis re- le calme. Je repars.
Quelques liens, au moins un:
-http://www.tut-ausstellung.com/
Donc exposition pas mal, et vu le bazard trouvé dans la tombe du jeune homme, on se dit qu'Ikea n'a rien apporté de nouveau sur le marché du comment aménager son deux pièces avec salle de bain kitchenette. Blagounettes à part c'était assez intéressant, on redécouvre comment à la l'époque la tombe avait été trouvée, révélée et dans quel état se trouvait les pièces.
Au retour pause au Burgermeister, je l'avais pas encore fait et maintenant je l'ai fait. Un bon burger. Puis au moment de se quitter, l'un vers les bas fonds de Kreuzberg et l'autre - moi-même - vers les hauteurs de Prenzlauerberg le ciel s'illumine et le tonnerre gronde mais pas d'orage.
Quelques centaines de mètres plus loin sur la Köpenickerstrassse je tourne à droite pour traverser le Spree et m'arrête sur Schillingbrücke. De là je peux voir un feu d'artifice spontané de qualité. Le tout lancé des bords du Spree au niveau de la East-Side Gallery. La police fluiviale est là empêchant le seul bateau mouche sur place d'avancer, mini chaos dans la nuit. Puis re- le calme. Je repars.
Quelques liens, au moins un:
-http://www.tut-ausstellung.com/
03/02/2013
Valérian agent spatio-temporel 2
19:15 la soirée est fraiche, si la neige est partie cette semaine les températures elles sont restées basses, au cas ou, des fois que la neige veuille revenir. J'arrive en vélo pour le rdv sur le Janowitzbrücke où me rejoignent l'ami Sanuel et l'ami Juan. De là nous allons au C-Base, petit bar sur les bords du Spree, bar spécial et base spatiale également, repère de programmeurs, ce soir point de release party mais du théâtre et l'adaptation de "When Sysadmins Ruled the Earth" en allemand par la troupe amateur du lieu. Tout ca dans le cadre du festival ctm.
Du théâtre amateur donc, gratuit et payé au bon vouloir du spectateur. Une chance la foule est fan, ambiance spectacle de fin d'année et une fois finie nous filons vite. Dehors le froid du vide spatial a repris ses droits, séparation des troupes et rdv Adalbertrasse dans les bas fonds de Kreuzberg. Enfin il y bas fond et bas fond.
21:47 je suis le premier Chez Michel - sympathique französiche Imbiss - où un Boris se joint au groupe. Malheureusement la dernière cuisse de canard confit vient de partir, ce sera lapinou et tagliatelle sans oublier une petite part de galette pour digérer.
23:13 on a encore un peu soif et afin d'éviter de se déhydrater quelqu'un propose le Paloma. Encore un bar ambiance de l'espace ou comment transformer une tour de controle en mini club. Tout en long avec le bar au milieu, vitres penchées, dance floor dans le fond, gin tonic pas cher, dj coincé dans un coin, vue sur le U-Bahn KottbusserTor et surtout aération inexistante. 45min plus tard la sono est réparée, on ne s'entend plus et la musique est bonne, la salle est bondée, je file.
00:03 en rentrant je traverse la ville, vide, passe entre la mairie et la tour TV, m'arrête 30 secondes au milieu d'Alexanderplatz vide - toujours mieux que les biergartens et autres marchés de Noel tout pourri qui fleurissent régulièrement - ambiance de l'espace, vide intersidéral... la montée vers Prenzlauerberg le haut m'attend, c'est parti.
Du théâtre amateur donc, gratuit et payé au bon vouloir du spectateur. Une chance la foule est fan, ambiance spectacle de fin d'année et une fois finie nous filons vite. Dehors le froid du vide spatial a repris ses droits, séparation des troupes et rdv Adalbertrasse dans les bas fonds de Kreuzberg. Enfin il y bas fond et bas fond.
21:47 je suis le premier Chez Michel - sympathique französiche Imbiss - où un Boris se joint au groupe. Malheureusement la dernière cuisse de canard confit vient de partir, ce sera lapinou et tagliatelle sans oublier une petite part de galette pour digérer.
23:13 on a encore un peu soif et afin d'éviter de se déhydrater quelqu'un propose le Paloma. Encore un bar ambiance de l'espace ou comment transformer une tour de controle en mini club. Tout en long avec le bar au milieu, vitres penchées, dance floor dans le fond, gin tonic pas cher, dj coincé dans un coin, vue sur le U-Bahn KottbusserTor et surtout aération inexistante. 45min plus tard la sono est réparée, on ne s'entend plus et la musique est bonne, la salle est bondée, je file.
00:03 en rentrant je traverse la ville, vide, passe entre la mairie et la tour TV, m'arrête 30 secondes au milieu d'Alexanderplatz vide - toujours mieux que les biergartens et autres marchés de Noel tout pourri qui fleurissent régulièrement - ambiance de l'espace, vide intersidéral... la montée vers Prenzlauerberg le haut m'attend, c'est parti.
27/01/2013
Sortie dans un frigo
19:12 un vernissage dans une galerie à Mehringdamm pour commencer le weekend, à un an d'interval au même endroit avec les mêmes artistes, le même froid et les ressemblances s'arrêtent là. Si un Samuel était encore une fois l'imitiateur de la visite les accompagnateurs sont autres: des parisiens, de la moabitienne et un hyperactif. Autre différence, notable, c'était nettement mieux l'an dernier, pas que ce soit mauvais cette année mais déjà vu mille fois, c'était propre, sobre, pas laid mais déjà vu. Et un vernissage sans spectateurs ce n'est jamais bon signe.
20:23 la faim frappant à la porte nous partons en quête de calories avant de se diriger vers le Kater Holzig. La pause diner se fera Kottbusser Tor dans un bon restaurant turc aux portions disproportionnées.
22:23 réchauffés mais pas longtemps nous arrivons au design market hébergé au Kater Holzig. La salle est bondée, enfumée mais la température positive. Deux bières plus tard nous redescendons dehors, ambiance bronxienne avec sa poubelle en feu pour éviter de geler sur place. Nous perdons la paire parisienne et la colonie moabitienne mais on gagne un Boris au change.
Le temps passe et pendant que nous sommes occupés à raconter des conneries avec l'ami Samuel et confrère Boris, nous observons un flux de touristes scandinaves, norvégiens me semblent-ils, venus s'encanailler au restaurant du lieu. Restaurant plutôt pas mal parait-il et quasi inaccessible sans réservation longuement planifié á l'avance. La joyeuse troupe venu du froid mitraille à l'iphone la cours et ses grafitis puis s'en va rejoindre son bus noir aux vitres teintées. Intéressant, pendant que le club joue la carte du lieux alternatif, le restaurant dans les mêmes murs jouent un autre jeux. Pour l'alternatif on repassera.
La soirée continue dans le froid, -16C apprendrons-nous mais nous n'avons pas peur. La suite ce sera le Prince Charles, pas les oreilles mais le club prés de la Moritz Platz.
0:12 nous pénétrons dans l'enceinte. Dans deux heures la coloc d'un mes compagnons de soirée mixe. En attendant c'est mojito. La musique est forte et je ne suis pas dedans, un peu froid comme son, ca va avec le climat.
Je fais le tour du propriétaire, une grande salle divisée en deux espaces, un bar et un dancefloor. Le bar est creusé dans le sol et l'armée de serveurs et serveuses s'agitent dans leur tenues short noir et débardeur noir. Mitoyen, le dance floor, plafond bas, très sombre malgré quelques lampes clignotantes. Au fond un grand couloir avec de la lumière et des platines inoccupées. Et au fond du fond du couloir les toilettes. Voilà.
Je reste quand même deux heures et quitte les lieux avant que l'Emily démarre son set.
Dehors il caille sa race.
Quelques liens:
-www.berlinartprojects.de/
-www.katerholzig.de/
-princecharlesberlin.com/
20:23 la faim frappant à la porte nous partons en quête de calories avant de se diriger vers le Kater Holzig. La pause diner se fera Kottbusser Tor dans un bon restaurant turc aux portions disproportionnées.
22:23 réchauffés mais pas longtemps nous arrivons au design market hébergé au Kater Holzig. La salle est bondée, enfumée mais la température positive. Deux bières plus tard nous redescendons dehors, ambiance bronxienne avec sa poubelle en feu pour éviter de geler sur place. Nous perdons la paire parisienne et la colonie moabitienne mais on gagne un Boris au change.
Le temps passe et pendant que nous sommes occupés à raconter des conneries avec l'ami Samuel et confrère Boris, nous observons un flux de touristes scandinaves, norvégiens me semblent-ils, venus s'encanailler au restaurant du lieu. Restaurant plutôt pas mal parait-il et quasi inaccessible sans réservation longuement planifié á l'avance. La joyeuse troupe venu du froid mitraille à l'iphone la cours et ses grafitis puis s'en va rejoindre son bus noir aux vitres teintées. Intéressant, pendant que le club joue la carte du lieux alternatif, le restaurant dans les mêmes murs jouent un autre jeux. Pour l'alternatif on repassera.
La soirée continue dans le froid, -16C apprendrons-nous mais nous n'avons pas peur. La suite ce sera le Prince Charles, pas les oreilles mais le club prés de la Moritz Platz.
0:12 nous pénétrons dans l'enceinte. Dans deux heures la coloc d'un mes compagnons de soirée mixe. En attendant c'est mojito. La musique est forte et je ne suis pas dedans, un peu froid comme son, ca va avec le climat.
Je fais le tour du propriétaire, une grande salle divisée en deux espaces, un bar et un dancefloor. Le bar est creusé dans le sol et l'armée de serveurs et serveuses s'agitent dans leur tenues short noir et débardeur noir. Mitoyen, le dance floor, plafond bas, très sombre malgré quelques lampes clignotantes. Au fond un grand couloir avec de la lumière et des platines inoccupées. Et au fond du fond du couloir les toilettes. Voilà.
Je reste quand même deux heures et quitte les lieux avant que l'Emily démarre son set.
Dehors il caille sa race.
Quelques liens:
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21/01/2013
Rencontre internationale au Kino International
Sortie vendredi soir tard, shopping le samedi et atelier ikea le dimanche (j'entends les "yeaaah.." au loin). Pour finir le weekend comme il avait commencé, c'est à dire en se couchant tard, l'option cinéma derniére séance semble la plus appropriée.
Ce sera Django au Kino International.
21:21 au ciné Karl Marx Allee, ambiance gros vaisseau spatial, grande baie vitrée avec vue sur le Café Moscow, énorme hall, énorme bar, énormes lustres, énormes bougies, quelques spectateurs déjà sirotent leur bière, il reste deux chaises libres, nous nous installons m&m en poche. A nos côtés une vieille et sa petite bouteille de proseco. A peine assis elle commence à nous parler. Poliment nous écoutons.
On a pas vraiment le temps de se présenter vu le débit de la slameuse. Direct elle nous enchaine avec son couplet "c'était mieux avant", "les juifs quand même" enfin "c'est ce que disait ma mère", "je viens de l'est" et bla bla bla. "Ah vous êtes francais, touristes?" et bé non on habite ici et on y travaille ma bonne dame, "vous êtes professeur de francais alors?" et chance pour elle un de nous l'est et "vous venez de Paris, so Romantisch.." et sous entendu que foutez vous ici? mais poliment toujours. Discusion à sens unique quand tu nous tiens...
Tel le joueur de Magic je sors ma spéciale pour nous sortir de ce traquenard: j'avale un m&m de travers et enchaine avec une belle quinte de toux, tragique évènement qui nous aidera à lacher la vieille déjà loin et perdue dans ses rêveries du temps d'avant.
22:02 les portes s'ouvrent, la salle est toujours belle avec son grand rideau bleu qui une fois les pubs montrées devient plus doré qu'un oscar au soleil. Enorme écran, le film peut commencer et Django se déchainer.
Ce sera Django au Kino International.
21:21 au ciné Karl Marx Allee, ambiance gros vaisseau spatial, grande baie vitrée avec vue sur le Café Moscow, énorme hall, énorme bar, énormes lustres, énormes bougies, quelques spectateurs déjà sirotent leur bière, il reste deux chaises libres, nous nous installons m&m en poche. A nos côtés une vieille et sa petite bouteille de proseco. A peine assis elle commence à nous parler. Poliment nous écoutons.
On a pas vraiment le temps de se présenter vu le débit de la slameuse. Direct elle nous enchaine avec son couplet "c'était mieux avant", "les juifs quand même" enfin "c'est ce que disait ma mère", "je viens de l'est" et bla bla bla. "Ah vous êtes francais, touristes?" et bé non on habite ici et on y travaille ma bonne dame, "vous êtes professeur de francais alors?" et chance pour elle un de nous l'est et "vous venez de Paris, so Romantisch.." et sous entendu que foutez vous ici? mais poliment toujours. Discusion à sens unique quand tu nous tiens...
Tel le joueur de Magic je sors ma spéciale pour nous sortir de ce traquenard: j'avale un m&m de travers et enchaine avec une belle quinte de toux, tragique évènement qui nous aidera à lacher la vieille déjà loin et perdue dans ses rêveries du temps d'avant.
22:02 les portes s'ouvrent, la salle est toujours belle avec son grand rideau bleu qui une fois les pubs montrées devient plus doré qu'un oscar au soleil. Enorme écran, le film peut commencer et Django se déchainer.
19/01/2013
L'auberge espagnole fait du vélo
Rendez vous chez les bikers à Kreuzberg. Rdv oblige j'y vais en vélo et il fait moins 40 mais il faut représenter, fixie or not fixie... mais gants et bonnets c'est sûr.
C'est en zonant sur vimeo que j'étais tombé sur le projet cycle me home, et au détour d'un évènement fb j'apprenais la diffusion du film dans un bar à Kreuzberg, mon coeur de cycliste des villes n'a fait qu'un tour.
Une heure de gens en vélo, film de vacances, belles images quand même, bonne musique, riders sympathiques et une petite impression de prolongement de l'Auberge espagnole, à Madrid cette fois. Des budapestois en errasmus décident de rentrer de Madrid à Budapest en vélo, à la fraiche, en rencontrant quelques potes sur le chemin.
Le bar est plein, le film fini je siffle mon peugeot et direction un autre bar, le Fabelhaft bar, pour retrouver d'autres cyclistes. Enfin des cyclistes qui ne sortent que lorsque les températures titillent le 20C.
Sur le coup de pas trop tard mais il fait nuit et toujours froid quand même nous quittons les lieux. Je commence ma traversée de Berlin la nuit. On est pas nombreux sur la route, le on est pour mon vélo et moi et on les comprend.
Le vélo la nuit dans la ville.
Mot clé du post, vélo.
Quelques liens, enfin au moins un:
-trailer Cycle me home
-Atlas Pancakes
C'est en zonant sur vimeo que j'étais tombé sur le projet cycle me home, et au détour d'un évènement fb j'apprenais la diffusion du film dans un bar à Kreuzberg, mon coeur de cycliste des villes n'a fait qu'un tour.
Une heure de gens en vélo, film de vacances, belles images quand même, bonne musique, riders sympathiques et une petite impression de prolongement de l'Auberge espagnole, à Madrid cette fois. Des budapestois en errasmus décident de rentrer de Madrid à Budapest en vélo, à la fraiche, en rencontrant quelques potes sur le chemin.
Le bar est plein, le film fini je siffle mon peugeot et direction un autre bar, le Fabelhaft bar, pour retrouver d'autres cyclistes. Enfin des cyclistes qui ne sortent que lorsque les températures titillent le 20C.
Sur le coup de pas trop tard mais il fait nuit et toujours froid quand même nous quittons les lieux. Je commence ma traversée de Berlin la nuit. On est pas nombreux sur la route, le on est pour mon vélo et moi et on les comprend.
Le vélo la nuit dans la ville.
Mot clé du post, vélo.
Quelques liens, enfin au moins un:
-trailer Cycle me home
-Atlas Pancakes
04/01/2013
Des bases berlinoises saines
On commence une nouvelle année, on met tout à plat.
Premier vendredi, permière sortie nocture, premier vernissage à Neukölln - dans un nouveau bar pour moi - près de U-Boddinstrase dans le Biebricher Strasse, The CLUB. Une photographe danoise Camilla Storgaard nous présente ses photos les plus queeresque de son portofolio. Ambiance trés friendly, look eighties de rigueur, paye ta coupe de cheveux d'époque, au bar la nouvelle barmaid galère mais personne ne meurt de soif non plus.
Quelques heures plus tard l'alliance espano-franco-germano-roumaine du soir repartira dans le premier U8 venu pour se séparer au Chatelet-les-Halles local, c'est à dire Alexanderplatz.
Demain est un autre jour.
Quelques liens:
- http://camillastorgaard.tumblr.com
- http://www.the-club-berlin.de
Premier vendredi, permière sortie nocture, premier vernissage à Neukölln - dans un nouveau bar pour moi - près de U-Boddinstrase dans le Biebricher Strasse, The CLUB. Une photographe danoise Camilla Storgaard nous présente ses photos les plus queeresque de son portofolio. Ambiance trés friendly, look eighties de rigueur, paye ta coupe de cheveux d'époque, au bar la nouvelle barmaid galère mais personne ne meurt de soif non plus.
Quelques heures plus tard l'alliance espano-franco-germano-roumaine du soir repartira dans le premier U8 venu pour se séparer au Chatelet-les-Halles local, c'est à dire Alexanderplatz.
Demain est un autre jour.
Quelques liens:
- http://camillastorgaard.tumblr.com
- http://www.the-club-berlin.de
11/12/2012
Gdansk, le retour
Première leçons du weekend: les fourguons de police garés le long d'une église ne sont pas là pour un quelconque plan vigipirastzki... mais parce qu'un commissariat est mitoyen de l'église en question et on a découvert ça tard. Conclusion hâtive quand tu nous tiens.
Seconde conclusion, les réceptionnistes de l'hôtel - au demeurant de qualité - ne sont pas très fort en transport en commun: oui non prenez un taxi pour aller à l'aéroport c'est plus sûr et coûte 60 zlt... ou alors on prend le bus 210 pour 3 zlt chacun, ou alors ils sont mauvais en math, au choix.
Retour en avion Bombarbier même si un tupolev eut été plus classe. Arrivée à Berlin c'est le chaos, en effet il neige. On était mieux en Pologne et je regrette déjà les tramways gdanskiens, presque tous différent les uns des autres mais dans une certaine cohérence.
Seconde conclusion, les réceptionnistes de l'hôtel - au demeurant de qualité - ne sont pas très fort en transport en commun: oui non prenez un taxi pour aller à l'aéroport c'est plus sûr et coûte 60 zlt... ou alors on prend le bus 210 pour 3 zlt chacun, ou alors ils sont mauvais en math, au choix.
Retour en avion Bombarbier même si un tupolev eut été plus classe. Arrivée à Berlin c'est le chaos, en effet il neige. On était mieux en Pologne et je regrette déjà les tramways gdanskiens, presque tous différent les uns des autres mais dans une certaine cohérence.
08/12/2012
Toujours plus à l'est
Lendemain de fête de Noël, Noël ici, Noël par la, Noël partout et gros bordel dans la ville et ses embouteillages du samedi de décembre. Un peu plus et je partais tout seul pour Gdansk... mais ma partenaire d'expédition me rejoint en même temps que le train une minute avant son départ, joie et soulagement.
Petit train, quatre ou cinq wagons pas plus dont un restaurant. L'hiver étant là, la pénombre aussi, la vue des paysages exotiques s'en remet à notre imaginations.
Tout droit de Berlin à Poznan puis bifurcation direction Gdansk. Pas plus de 500km, mais 6heures tchou-tchou tout de même.
Arrivée dans la ville de nuit, un samedi soir, pas trop de monde dans les rues, des filles avec des parapluies roses, des gens dans les restaurants et rapidement notre hôtel.
Nous déposons nos bagages et sortons. Il est tard et les cuisines sont fermées mais la bière est toujours servie. Nous testerons donc une brasserie locale. Si la bière est bonne la musique est horrible et trop forte. Gdansk by night sera court cette première fois, juste le temps de voir qu'il y a du wifi partout dans la ville et que l'église principale est massive. Et c'est l'appel de la couette.
19/08/2012
Voir la mer, mais en vrai cette fois
Commencer son weekend par laisser tomber son téléphone et lui offrir ainsi une magnifique rayure. Gorilla-glas que le vendeur me disait... Je t'en foutrai moi du gorilla-glas incassable.
Mais revenons à nos moutons. Vendredi en fin d'après-midi. Clef de la voiture de location dans la poche, sacs de couchage, tente et autres tapis de sol dans le coffre, nous partons, direction Lübeck.
Quelques kilomètres plus loin, après avoir compté les vaches, les biches, les buses, les cigognes nous plantons la tente sur les bords de Schaalsee au camping Groß Zecher. Sehr schön und bukolisch comme on dit, c'est tout vert, tout calme et mêmes les gens du camping sont beaux. Au-dessus de nos têtes les étoiles, autour de nos oreilles le calme et au loin quelques canards qui même en Allemagne font coin-coin. Même.
Samedi matin, la route reprend, pause café au lait-belegte brötchen devant la mairie de Ratzeburg. C'est tout calme. Puis premier arrêt prés de la Hemmelsdorfer See où un guide nous présente la région.
Les repérages cinématographiques finis, le route continue, nous évitons soigneusement Travemünde, prenons le ferry pour 4min de croisière et atteindre l'autre rive. Glandouille sévère une fois proche du village Gross Schwansee.
La route continue, nous traversons le joli village de Klütz (ils sont pas sérieux les gens dans cette région) et atterrissons à Boltenhagen à recherche d'un camping. Ville de vacances, gros village de vacances, belle grande plage de sable éclairée, il fait chaud. Village de vacances je crois l'avoir déjà dit.
Le soir nous sortons en ville en quête de nourriture. On évite le biergarten de justesse mais on n'échappera pas au Döner King, il est 21h58 et tout est déjà fermé. Sandwich sur la plage et déambulation digestive sous les étoiles.
Le groupe de motard et le groupe jeune pas loin de notre tente sont toujours au taquet. Mais bientôt les bavardages et autres musiques (le classique "j'ai une grosse sono et une chanson, une") sont oubliés, en effet un ronfleur dans un tente voisine met tout le monde d'accord niveau bruit.
Dimanche matin, on se rapproche de Wismar et il fait chaud. Pause touristique, belle ville, toute rouge pour les églises, belles façades et bon belegte Brötchen au hareng sur le port. Un café plus tard et nous sommes sur la route, en mode retour sur Berlin. Le paysage est joliment vallonné ou savamment parce que ce mot ressemble à savane tout comme le paysage où les énormes troupeaux de bovins font penser à des bisons. Des lacs, du vert, parfois une pierre en souvenir de l'ère glacière du temps d'avant et Schwerin qui arrive au bout du chemin.
Schwerin donc, la pause s'impose pour faire le tour du château situé sur une petite île. Tellement classe que le château a accès à une autre île rien que pour lui. On a bien fait de s'arrêter là. Reprendre la route direction Berlin et finir la boucle. Voir la mer et avoir l'impression d'être allé loin, loin, loin et longtemps. Dépaysement.
Dimanche soir, rendez-vous au Strandbar proche de chez moi avec des urbanistes parisiens en vadrouille. Strandbar le Deck 5 situé au dernier étage d'un immeuble parking, dit comme ça... Mais avec du sable, des transats et une vue sur les toits de Berlin, une bière et des pizzas fraiches ça passe très bien.
Mais revenons à nos moutons. Vendredi en fin d'après-midi. Clef de la voiture de location dans la poche, sacs de couchage, tente et autres tapis de sol dans le coffre, nous partons, direction Lübeck.
Quelques kilomètres plus loin, après avoir compté les vaches, les biches, les buses, les cigognes nous plantons la tente sur les bords de Schaalsee au camping Groß Zecher. Sehr schön und bukolisch comme on dit, c'est tout vert, tout calme et mêmes les gens du camping sont beaux. Au-dessus de nos têtes les étoiles, autour de nos oreilles le calme et au loin quelques canards qui même en Allemagne font coin-coin. Même.
Samedi matin, la route reprend, pause café au lait-belegte brötchen devant la mairie de Ratzeburg. C'est tout calme. Puis premier arrêt prés de la Hemmelsdorfer See où un guide nous présente la région.
Les repérages cinématographiques finis, le route continue, nous évitons soigneusement Travemünde, prenons le ferry pour 4min de croisière et atteindre l'autre rive. Glandouille sévère une fois proche du village Gross Schwansee.
La route continue, nous traversons le joli village de Klütz (ils sont pas sérieux les gens dans cette région) et atterrissons à Boltenhagen à recherche d'un camping. Ville de vacances, gros village de vacances, belle grande plage de sable éclairée, il fait chaud. Village de vacances je crois l'avoir déjà dit.
Le soir nous sortons en ville en quête de nourriture. On évite le biergarten de justesse mais on n'échappera pas au Döner King, il est 21h58 et tout est déjà fermé. Sandwich sur la plage et déambulation digestive sous les étoiles.
Le groupe de motard et le groupe jeune pas loin de notre tente sont toujours au taquet. Mais bientôt les bavardages et autres musiques (le classique "j'ai une grosse sono et une chanson, une") sont oubliés, en effet un ronfleur dans un tente voisine met tout le monde d'accord niveau bruit.
Dimanche matin, on se rapproche de Wismar et il fait chaud. Pause touristique, belle ville, toute rouge pour les églises, belles façades et bon belegte Brötchen au hareng sur le port. Un café plus tard et nous sommes sur la route, en mode retour sur Berlin. Le paysage est joliment vallonné ou savamment parce que ce mot ressemble à savane tout comme le paysage où les énormes troupeaux de bovins font penser à des bisons. Des lacs, du vert, parfois une pierre en souvenir de l'ère glacière du temps d'avant et Schwerin qui arrive au bout du chemin.
Schwerin donc, la pause s'impose pour faire le tour du château situé sur une petite île. Tellement classe que le château a accès à une autre île rien que pour lui. On a bien fait de s'arrêter là. Reprendre la route direction Berlin et finir la boucle. Voir la mer et avoir l'impression d'être allé loin, loin, loin et longtemps. Dépaysement.
Dimanche soir, rendez-vous au Strandbar proche de chez moi avec des urbanistes parisiens en vadrouille. Strandbar le Deck 5 situé au dernier étage d'un immeuble parking, dit comme ça... Mais avec du sable, des transats et une vue sur les toits de Berlin, une bière et des pizzas fraiches ça passe très bien.
03/07/2012
Animal planet (mais en ville)
Un déménagement réussi (même si quelques gouttes d'eau viennent dans ma chambre sans demander avant), beaucoup plus de vélo, des nouvelles rues, routes, lignes et autres itinéraires pour traverser la ville.
Traverser Berlin (et les grosses villes en général) la nuit est toujours mieux et mes nouvelles routes me font alterner du local (pas de touristes) de l'international (beaucoup de touristes) et de l'animal (animaux en tout genre, bourrés compris).
Hier encore, rentrant de Zoologischer Garten, traversant Tiergarten et roulant au milieu de la 17 Juni Strasse (route fermée pour je ne sais quelle raison) vers tard la nuit je pus observer encore une fois un renard plutôt tranquille à la recherche d'un lapin. J'ai arrêté de compter les lapins et renards, il y en a tellement qu'ils font partie du décor.
Plus loin après avoir passé Friedrichstrase et passant le C|O je pus cette fois observer un lapin de taille humaine (un touriste en short) en grande discussion avec une sosie de Xena la guerrière (une prostituée donc qui aurait pu faire de la figuration dans Game of Thrones ou n'importe quelle autre production demandant à des amazones de se mettre sévère sur la tronche avec des grosses épées, le tout en tenue sportive et décontractée et je ferme la parenthèse).
Le chemin continue, un petit tour dans Mitte, passer la file d'attente de taxi devant le Balhaus Clärchens puis commencer l'ascension vers Prenzlauerberg le haut. Eviter les railles de tramway et finir par U-Eberswalderstrasse qui n'a rien à envier à U-Warschauerstrasse en terme de bourrés au m². Là aussi une frontière invisible, 100m plus loin tout est calme.
Traverser Berlin (et les grosses villes en général) la nuit est toujours mieux et mes nouvelles routes me font alterner du local (pas de touristes) de l'international (beaucoup de touristes) et de l'animal (animaux en tout genre, bourrés compris).
Hier encore, rentrant de Zoologischer Garten, traversant Tiergarten et roulant au milieu de la 17 Juni Strasse (route fermée pour je ne sais quelle raison) vers tard la nuit je pus observer encore une fois un renard plutôt tranquille à la recherche d'un lapin. J'ai arrêté de compter les lapins et renards, il y en a tellement qu'ils font partie du décor.
Plus loin après avoir passé Friedrichstrase et passant le C|O je pus cette fois observer un lapin de taille humaine (un touriste en short) en grande discussion avec une sosie de Xena la guerrière (une prostituée donc qui aurait pu faire de la figuration dans Game of Thrones ou n'importe quelle autre production demandant à des amazones de se mettre sévère sur la tronche avec des grosses épées, le tout en tenue sportive et décontractée et je ferme la parenthèse).
Le chemin continue, un petit tour dans Mitte, passer la file d'attente de taxi devant le Balhaus Clärchens puis commencer l'ascension vers Prenzlauerberg le haut. Eviter les railles de tramway et finir par U-Eberswalderstrasse qui n'a rien à envier à U-Warschauerstrasse en terme de bourrés au m². Là aussi une frontière invisible, 100m plus loin tout est calme.
01/06/2012
Le festin de Babette, the Japanese version
Ça commence avec un une photo carrée sur instagram et une question comme commentaire de ma part: quand jouez-vous la prochaine fois demandais-je au Shinichi? Shinichi est la moitié masculine d'un couple d'artistes japonais qui fabrique leurs instruments eux-mêmes. Connus sous le nom du Usanigen - qui veut dire à peu prés homme lapin - leurs performances marient des visuels et de la musique, mais surtout des installations en bois à partir d'une vielle machine à coudre, un tambour qui tourne à la force des mollets de la partie féminine d'Usanigen, une webcam, un projecteur, en bref de l'analogue, du digital et du végétal, du japonais. Revenons à nos lapins, prochaine performance annoncée dans le cadre de l'ouverture du Food Taste à la Direktoren Haus dans quelques jours, aujourd'hui.
Inscription à l'avance et rdv pris avec ma partenaire d'expédition Anne-Laure sur les bords du Spree. Du vent, de la fraicheur, une grosse maison, une petite porte, à proximité du Nikolaiviertel, un James Bond à l'entrée et la queue pour rentrer.
Nous rentrons, l'intérieur est plus accueillant que les façades en extérieur. Chaque pièce est décorée avec des meubles et autres vaisselles design, c'est un peu le thème aussi. Vite nous trouvons le premier open bar où une serveuse en petite tenue d'infirmière propose des tubes à essai chacun rempli de vodka. L'effet petite tenue fonctionne à merveille, tout le monde se rue sur les tubes, nous goutons, nous regrettons, la vodka au poivre a un gout de poivre. Et pas une de trace des japonais.
Puis je reconnais quelques têtes connues croisées lors de performances musicales à Berlin. Nous cherchons tous les Usanigen, pas l'ombre d'une oreille… Le temps passe, toujours rien, puis un petit japonais appelle discrètement les gens à le suivre au bout du couloir et prendre une sorte d'escalier de service, ambiance Mario Bros et découverte d'un niveau caché! On arrive sous les toits. Ténèbres. Jeux de lumières avec des aquariums remplis d'insectes dont les ombres projetés nous rapetissent. Au bout du couloir une porte et un bout de banquet visible. Nous nous y faufilons.
Surprise, une grande salle, une grande table, tout en longueur, une vingtaine de couverts, quelques gens assis et un maitre d'hôtel nous invitent à nous asseoir car vite le spectacle va commencer… Toutes les places prises, nous attendons. Autour de nous les convives sont comme nous et se regardent, what's happening here?
La porte se ferme, une femme en bout de table, debout, habillée de noir, les yeux masqués de noir tel zorro, des plumes dans le cheveux et quelques touches de rouge. Elle commence son monologue, en japonais, elle est japonaise, le tout traduit en anglais par une seconde personne. La suite ce sera neuf plats, pas plus grand qu'une bouchée à chaque fois, toujours accompagné d'un texte évoquant une émotion. Le tout servi par quatre serveurs masqués également faisant parti de la performance culinaire. Un des plats nous était vaporisé directement dans la gorge à l'aide d'une vielle fiole de parfum ou comment faire de la mise en bouche un art.
Le repas fini nous redescendons d'un étage, trouvons les japonais que nous cherchions. Dans la salle une performance musicale accompagnée de fast food de luxe se termine et l'autre débute. Jeux d'ombres sans insectes sur les murs accompagnés d'un solo batterie plus tard et nous quittons les lieux. Vélo et retour dans la montagne, enfin Prenzlauerberg.
Quelques liens:
-www.usanigen.com
-www.direktorenhaus.com
Inscription à l'avance et rdv pris avec ma partenaire d'expédition Anne-Laure sur les bords du Spree. Du vent, de la fraicheur, une grosse maison, une petite porte, à proximité du Nikolaiviertel, un James Bond à l'entrée et la queue pour rentrer.
Nous rentrons, l'intérieur est plus accueillant que les façades en extérieur. Chaque pièce est décorée avec des meubles et autres vaisselles design, c'est un peu le thème aussi. Vite nous trouvons le premier open bar où une serveuse en petite tenue d'infirmière propose des tubes à essai chacun rempli de vodka. L'effet petite tenue fonctionne à merveille, tout le monde se rue sur les tubes, nous goutons, nous regrettons, la vodka au poivre a un gout de poivre. Et pas une de trace des japonais.
Puis je reconnais quelques têtes connues croisées lors de performances musicales à Berlin. Nous cherchons tous les Usanigen, pas l'ombre d'une oreille… Le temps passe, toujours rien, puis un petit japonais appelle discrètement les gens à le suivre au bout du couloir et prendre une sorte d'escalier de service, ambiance Mario Bros et découverte d'un niveau caché! On arrive sous les toits. Ténèbres. Jeux de lumières avec des aquariums remplis d'insectes dont les ombres projetés nous rapetissent. Au bout du couloir une porte et un bout de banquet visible. Nous nous y faufilons.
Surprise, une grande salle, une grande table, tout en longueur, une vingtaine de couverts, quelques gens assis et un maitre d'hôtel nous invitent à nous asseoir car vite le spectacle va commencer… Toutes les places prises, nous attendons. Autour de nous les convives sont comme nous et se regardent, what's happening here?
La porte se ferme, une femme en bout de table, debout, habillée de noir, les yeux masqués de noir tel zorro, des plumes dans le cheveux et quelques touches de rouge. Elle commence son monologue, en japonais, elle est japonaise, le tout traduit en anglais par une seconde personne. La suite ce sera neuf plats, pas plus grand qu'une bouchée à chaque fois, toujours accompagné d'un texte évoquant une émotion. Le tout servi par quatre serveurs masqués également faisant parti de la performance culinaire. Un des plats nous était vaporisé directement dans la gorge à l'aide d'une vielle fiole de parfum ou comment faire de la mise en bouche un art.
Le repas fini nous redescendons d'un étage, trouvons les japonais que nous cherchions. Dans la salle une performance musicale accompagnée de fast food de luxe se termine et l'autre débute. Jeux d'ombres sans insectes sur les murs accompagnés d'un solo batterie plus tard et nous quittons les lieux. Vélo et retour dans la montagne, enfin Prenzlauerberg.
Quelques liens:
-www.usanigen.com
-www.direktorenhaus.com
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