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04/10/2020

Road Trip Vers l'Ouest - Sur l'Île - J7

Beau mais frais je m'élance à nouveau pour un grand tour de vélo. Hier j'allais dans le sud de l'île, aujourd'hui ce sera le nord et pour changer je ferai une boucle. Par contre ce qui ne changera pas ce sont les lignes droites, je pense d'ailleurs avoir battu mon record de pédalage en ligne droite avec des sections entre 5km et 15km parfois, souvent en fait, heureusement la route longe parfois les rives de lacs ce qui rompt un peu la monotonie du parcours. 

Partant de Providence Bay je passe rapidement par la ville, enfin le village de Mindemoya, de là bifurquant plein ouest je longerai un peu le lac du même nom pour ensuite repiquer plein nord, là aussi quelques km de courbes le long d'un autre lac, le lac Kagawong, signe aussi de la moitié de parcours pour aujourd'hui et le début de ma plus longue ligne droite jamais faite en vélo. 

Le revêtement de la route est bon, peu de voiture voir pas du tout donc de très bonnes conditions pour rouler, regarder autour et ne penser à rien et tout en même temps. Et puis rouler le long de lacs sur un île elle-même au entourée d'eau d'un autre lac, le lac Huron, c'est pas mal.

85km au final, retour au motel et l'idée d'aller faire tour où j'ai vu hier les signes "home baking" une fois ma tenue de cycliste ninja enlevée. Voiture donc, direction le sud et proche du hameau un barrage de police, des rubans jaunes, des petits drapeaux au sol, il me semble quelqu'un prenant des photos de la scène de crime ou d'accident, un croisement de route entourée de champs avec une vielle maison un peu délabrée mais pas trop, ca paraissait beaucoup plus calme hier. L'agent de police qui barre la route m'indique le détour à prendre, ambiance Hot Fuzz.

Le détour est minime, je retrouve la maison en question et me gare, un client sort et me salue, je rentre dans l'atelier-magasin. Un comptoir, des pains et des confitures maisons devant moi. Le propriétaire cuisinier arrive, il sort tout droit d'un livre de Tolkien, long cheveux et barbe bouclée avec des petites lunettes rondes, une salopette de fermier, pas un hobbit mais pas loin, me demande si je vais camper, non lui répond dis-je, achète un délicieux - ca ne je ne le sais pas encore - loaf bread avec un pot de confiture de cerise et repars.

De retour vers Providence Bay je m'arrête à et non chez Michael's Bay. S'approcher de l'eau est possible mais pas très intéressant finalement, de plus ca vente. Rentré à Providence Bay ce sera lecture tranquille et chili du restaurant.

17/05/2020

Les deux ponts

Le matin
Pandémie ou pas pandémie c'est toujours le bordel pour circuler dans Montréal. Des rues en travaux, ou bloquées, ou fermées temporairement, des lignes au sol de pistes de vélo invisibles... mais ca s'améliore.

Le parc
Rendez-vous parc Marguerite Bourgeoys avec le peloton du Mile-End en fin de matinée. Objectif toucher le fort de Chambly et retour.


Le premier pont
Toujours un exploit de réussir à sortir de l'île de Montréal et ce en voiture ou en vélo. On décide de prendre pour la première fois le nouveau pont Champlain qui parait-il a un belle piste pour les vélos. Si l'accès au pont est compliqué - car il faut passer par l'Île des Soeurs sorte de trou noir d'où l'on ne peut sortir - la piste est cyclable est vraiment chouette, large et avec plusieurs arrêts possibles pour regarder au loin Montréal.

Voir Chambly
Arrivée sur la rive sud, traversée de Brossard et quasiment ligne droite vers Chambly. Chambly bof, sorte de Magog mais plus proche. Des gens en sorties le long du lac. Ca ne parle pas pareil qu'à Montréal. Courte pause sur les bords du fort de Chambly sur lequel un acharné fait une partie de tennis contre lui même, une famille est bord de l'eau où le père pêche et fume sa clope avec femme et enfants dans les jambes, d'autres se lance un ballon de football américain ou canadien.

Mission crème glacée
On file direction St-Bruno mais uniquement pour s'arrêter à Saint-Basile-Le-Grand pour déguster une glace, on a repéré un bar laitier le Pompon, nous devons y aller! Mais avant cela on se pert dans la banlieue de Chambly. On réussit à revenir sur nos pas plusieurs fois, au moins le temps d'apprécier l'architecture souvent douteuse des maisons à 50 pièces chacune.

Avant la glace nous longeons une rivière, un hydravion se pose à nos côtés, pas trop de vent, chaud mais pas trop, parfaites conditions pour rouler.

Arrêt Pompon pour une molle moyenne trempée dans du chocolat belge. Les 40 premiers km ont bien mérités cela.

Le retour
On bifurque plein Ouest pour retourner vers Montréal en visant Longueuil et le pont Jacques Cartier pour changer de l'aller. Sur notre notre St-Bruno et son mont disparaisse et nous continuons à traverser cette grande banlieue semi campagne semi pas campagne.

Juste avant Longueuil vient le moment de circuler dans une zone industrielle aéronautique, ici l'aérospatiale canadienne, ici un aéroport, là une base militaire et surtout plein de police partout en voiture et à vélo.

Une fois presque à Longueuil on aperçoit le parc olympique au loin, pas si loin en fait. Les rues ici sont le prolongement géographique de celles de l'île de Montréal, presque à la maison.

Le second pont
Pont Jacques Cartier, toujours aussi beau et impressionnant de rouler avec la vue du fleuve sous ses pieds. Je laisse mes compagnons à la sortie du pont et redescends vers St-Henri.

Pour changer je décide de prendre René-Lévesque de Berri à Atwater. Je suis quasiment seul sur la route, avec quelques zombies dans le centre ville. Rapidement je suis chez moi en pièces détachées. Ce que je que veux dire par la c'est qu'après 80km les jambes tirent un peu.

La récompense
Bière et bain pour finir. Could be worse.







02/05/2020

Presque Liège Bastogne Liège

Un samedi ensoleillé et un autre tour en vélo en prévision. Un premier checkpoint de prévu à Deux Montagnes.

Je pars de St-Henri direction plein nord en passant par Notre-Dame-de-Grace puis Cartierville en visant le pont Lachapelle. Rivière des Prairies traversée une première fois je bifurque plein Ouest le long de l'île de Laval. La piste de vélo n'est pas trop pleine, devant moi file une cycliste et ses jambes magnifiques mais pas pour longtemps, sur les côtés la rivière et parfois des parkings où les gens se donnent rendez-vous sans sortir de leur voiture.

Après avoir traversé l'autoroute 13 le chemin de vélo se re-rapproche de l'eau, l'occasion de voir pousser des complexes résidentiels d'une laideur olympique. La route Chemin du Bord-de-l'Eau porte bien son nom. Je passe le départ du traversier qui pourrait m'amener à l'île Bizard, les maisons sont un peu plus jolie et de taille gigantesque et finalement je retrouve mes camarades d'expédition au Barrage du Grand Moulin. Une fois l'île Boisée traversée nous sommes à Deux Montagnes, le signe que St-Eustache n'est pas loin et la pause burger aussi.

Ambiance periurbaine, des 4x4 et pick-up en veux-tu en voilà dans chaque garage. Ce n'est plus la ville. Voyant un cinéma drive-in je m'arrête pour prendre une photo de jour, mais l'atmosphère est là. Je réalise aussi que je suis allé trop loin et reviens sur mes pas où mes guides attendent près de la source de hamburger.

Ce sera une pause Dic-Anns, une des nombreuses chaine locale de restauration rapide. Un cheese burger intéressant au pain plat et sauce de type ragout. Pas mauvais et plus un snack qu'un vrai repas mais peut-être que les 40km de vélo jouent sur mon appétit. De tout façon la pause glace au bar laitier est déjà prévue pour dans quelques km.

On repart, direction Boisbriand, la piste de vélo double sens sur le côté droit de la route est parsemée de poteaux électriques, c'est plus un slalom qu'autre chose. Signe d'extension urbaine le manque de trottoir et les quelques fermes ici et là seuls repères architecturaux d'un monde passé, les autres constructions sont quelconques.

C'est maintenant la pause glace au Chocolat Favoris, l'enseigne est prête à recevoir ses clients par temps de pandémie. Heureusement je ne prends qu'une petite molle trempée dans du chocolat, c'est énorme. Nous mangeons nos glaces sur le bord du parking, on pourrait être en Californie, seuls les noms des commerces changent.

C'est aussi le moment de bifurquer plein sud pour revenir vers l'île de Montréal. Route 117, passage sur l'île Belair et nous sommes de retour sur l'île de Laval. On cherche un peu et trouvons la piste de vélo 1 qui va nous ramener à la maison.

Le chemin longe des lotissements où les gens préparent leur jardin et piscine, ca sent le printemps. Souvent la piste cyclables est entre des pilonnes électriques et un mur de palissade de jardin comme une barrière à la Game of Thrones, rempart à une nature et un monde sauvage inexistant.

Enfin nous passons une station de métro de la ligne orange, on se rapproche, Laval-des-Rapides puis le pont de l'île Perry. De retour à Montréal le long de l'eau c'est la foule. Rapidement nous changeons de chemin pour la rue Tanguay, plus loin nous traverserons la Cité de la Mode déserte, pandémie ou pas on est samedi après-midi. Et c'est à la limite de Parc-Extension et du Mille-End que je laisserai mes compagnons d'échappée du jour.

Pour moi la route continue, prends l'avenue du Parc jusqu'à la vielle ville, touche presque le St-Laurent et m'engage sur la piste cyclable longeant le canal Lachine. St-Henri en ligne de mire.

83km de vélo quand même et quelques légers coups de soleil.

18/04/2020

Terrebonne et pizza dessert

11h45
Samedi matin d'avril de pandémie mondiale à Montréal, la routine.

Il fait beau, plus lumineux chaque jour mais c'est pas encore le vrai printemps, lui arrivera peut-être une fois le confinement fini. Chaque année le printemps est en confinement au Québec.

Je me prépare à sortir pour un petit tour en vélo histoire d'explorer la ville tout en restant à 5m minimum de tout être humain. Objectif la grosse orange Julep drive-in sur Décarie proche du métro Plamandon.


Je sors et reçois une invitation textuelle à venir manger une glace à Terrebonne. Ne connaissant pas ce hameau je dis banco et c'est parti pour une petite excursion de 40km de vélo histoire de la manger cette première glace de la saison!

Je remonte vers le nord, passe NDG, prends quelques photos de l'orange puis d'un mur avec ses bandes colorées qui s'effrite, continue en traversant Ville Saint-Laurent qui ressemble à n'importe quelle autre banlieue nord américaine, comprendre quelques maisons intéressantes mais globalement pas d'âme, à un moment j'atteins le rivage au nord de l'île puis continue plein Est vers le dernier pont prenable en vélo sur la 25. Quelques jolies vieilles maisons sur cette partie de la route.

Le pont traversé je foule l'île de Laval pour la première fois en vélo, m'y perds puis finis par trouver le bon chemin, il ne me reste qu'entre 5 et 10 km pour parvenir à Terrebonne. Sur ce bout de l'île le paysage alterne entre nouvelles constructions quelconques, champs à perte de vue et déchèterie tel un fameux entre-deux mondes qui entoure toutes les grandes villes qui s'étendent.


Encore un pont, plus petit, et j'arrive à Terrebonne. Charmante petite bourgade avec ses ruelles d'antan et ses maison basses en bois d'antan, une petite touche d'histoire.

Je retrouve mes amis d'escapade, chacun une glace et moi une pizza dessert. Gastronomie et Amérique du nord quand tu nous tiens. La pizza fait le job et nous décidons de rentrer en allant d'abord toucher le bout Est extrême de l'île de Laval en prenant le boulevard des Milles-Iles.

En chemin des vols d'oies majestueuses nous survolerons et se poseront éventuellement sur une autre île, l'île du Mitan. Même pas peur nous continuerons plein Ouest en laissant passer un pont, un second, puis un troisième et enfin le quatrième sera le bon. Retour sur l'île de Montréal.

C'est pas fini, on a beau voir le Mont-Royal on a encore plusieurs km à faire pour rentrer.

18h08
Quelques douleurs dans les jambes, après 80km c'est un peu normal, je réussis à rejoindre St-Henri et ma baignoire pour un bain chaud histoire de me relaxer un peu mes jambes.

J'ai bien hâte de refaire du vélo avec moins d'épaisseur car le printemps est encore aux abonnés absents mais belle sortie quand même.

14/07/2019

Ile Bizard et orange géante

Un départ en retard car je ne retrouvais pas ma pompe à vélo.

Un vrai départ du métro Beaubien direction le nord.

Passer derrière la prison et longer la rivière des Prairies.

Découvrir de nouveaux endroits dont le quartier où a grandi mon partenaire de vélo en ce dimanche matin.

Passer devant l'entrée du collège de Jésuites.

Revenir un peu sur la vraie route, passer des églises avec quasiment aucun fidèles blancs. L'impression d'être déjà très loin de Montréal.

C'est un peu l'Amérique, les trottoirs pour piétons ont disparu.

Puis on arrive au pont pour l'île Bizard. Nous ne ferons que la petite boucle. A une extrémité les voitures font la queue pour prendre la barque qui les amènera sur l'île de Laval.

Sur l'île Bizard des panneaux demandant de ne pas écraser les tortues. Des maisons de riches plus laides les unes que les autres en imitation pierre. Comme dit mon acolyte cycliste l'argent n'achète pas tout.

Nous ressortons de l'île pour revenir sur celle de Montréal. 39km au compteur. Encore 25-30km et nous ferons un pause prés du métro Namur pour un hot-dog ou devant dans une orange géante.

Traversée de l'île de Montréal par l'intérieur. Impression étrange de place disponible, de proximité du centre et d'isolation simultanée. Sans voiture ici tu n'es rien.

On slalome entre les zones industrielles, on fonce, bonne pointe de vitesse, au dessus de nous les avions sont en approche pour atterrir.

Passage secret sous l'autoroute, entrée dans un parc, gauche droite gauche droite et le dome orange se fait visible.

On l'a fait, Gibeau Orange Julep nous voici. Dernier témoignage de cette chaîne de fast food débutée dans les années 30. On commande nos hot-dogs accompagnés d'un verre de Julep Juice, mélange jus d'orange et lait, pas complètement dégueux mais raisonnablement étrange.

Nos chemins se séparent, un vers le Mile-End et l'autre vers St-Henri. Belle sinon dépaysante balade. Ca m'a rappelé des tours en vélo à Berlin où rouler dans une direction sur quelques km garantissent un changement de décor plus rapide que prévu.

27/03/2018

Valérian agent spatio temporel - épisode cité des milles planètes

in broken English as usual below

Quelques mois à Montréal, des nouveaux lieux à explorer, des espaces à découvrir et déjà plusieurs visites de la galerie COA. Se familiariser un peu avec la scène artistique locale et comme souvent reconnaître des trucs. Le truc c'est le nom de l'artiste qu'on a oublié mais dont on a vu le travail à plusieurs endroits dans le monde et dont les oeuvres m'ont déjà tapé dans l'oeil. Le cas avec Sandra Chevrier, une impression de déjà vu qui te dit "mais oui évidement", c'est lui ou c'est elle.

Avant la visite
Les réseaux sociaux c'est de la merde, le mal, la fin du monde, mais aussi et surtout ce qu'on en fait soit-même. Un achat d'une oeuvre plus tard et comme souvent pour moi l'envie d'en savoir plus. Comment l'artiste travaille, qu'est-ce qui l'a amené là au point où on se rencontre. Réseaux sociaux donc, un message sur FB, une conversation qui débute la semaine dernière et un rendez-vous pris pour visiter un atelier. Joie.

Le nord
10km de vélo quasiment plein nord, au delà des lignes de métro, après Rosemont mais toujours sur l'île de Montréal. Une adresse improbable, le long d'une autoroute urbaine surélevée que nous appellerons le boulevard Crémazie, entre des bâtiments en travaux, la nuit qui tombe, peu de lumière, de la poussière, un immeuble de bureau, le vent qui souffle, des gens qui attendent et qui apparemment sont là pour la première fois. Où suis-je?

Le ciel
Montée au 8ème étage, du dessous de l'autoroute on se retrouve au dessus de Montréal, vue plein sud, le stade Olympique presque en face et sous nos pieds le flot continu des voitures, traits rouges et jaunes parallèles à perte de vue. Un contraste saisissant entre le dehors gris et sombre et ce studio ouvert sur le ciel et coloré. Il est 19h01.

Faille spatio temporelle
Quand une rencontre se passe de façon agréable le temps n'a pas d'effet, aussi j'ai oublié mon téléphone ce matin et je n'ai pas besoin de regarder l'écran toutes les trentes secondes... Le temps, toujours le temps. Le choix de le prendre et de se lancer dans une recherche artistique. Ca me fascine toujours les gens qui arrivent à sauter le pas pour dédier leur temps à la création.

22h passé de beaucoup
Quelques bières, deux allers-retour dans la rue froide qui ressemble aux bas fonds de Gotham City, de la couleur, une belle palette, une jolie artiste, une discussion intéressante - des discussions - sur la peinture, la naissance de mouvement artistiques de moins moins liée au lieu de résidence des artistes, probablement liée au rapport différent avec la lumière, les outils, la source de lumière, artificielle et/ou naturelle, porte ou fenêtre ouverte sur autre chose - je rappelle mon PhD en ouverture de portes ouvertes et calembours de premier choix.

Tard donc, je quitte la batcave, salue l'artiste, saute sur ma batmobile, c'est à dire mon vélo rouge peugeot prêt à affronter les éléments. Plus loin je redescends sous terre à St-Michel pour la ligne bleue, change à Snowdon pour la ligne orange, Place St-Henri, quelques minutes et je suis chez moi. Cool soirée.

Flashback ascenseur
La porte s’ouvre, cinq personnes déjà dedans, des ados, habillés en vieux, genre en tenu de communion. Au milieu l’alpha du groupe, blonde, menton élevé, trop maquillée, référence évidente pour ce groupe qui la regarde béatement et boit ses paroles. Mais vu le groupe, appareil dentaires, cheveux luisant, vestes trop grandes, tenues d’adultes sur des enfants, il n’est pas difficile d'apparaître resplendissant ou resplendissante.

Cette immeuble sur Crémazie c’est un peu la cité des milles planètes, c'est complètement ca en fait.

and now in rough English

Yet a few months in Montreal, new places to explore, new locations to discover and already a few visits at la galerie COA. Getting familiar with the local artistic scene, and as it happens often, recognising things. One thing being the forgotten artist name you are watching the work, I recognise his/her work from previous exhibitions in other part of the world, but did not get the name printed in my head. Today it's the case with  Sandra Chevrier, a feeling of deja view that makes you say of course I know this artist!

Before the visit
Social networks are good at accumulating the dregs of our society, it's mostly full of shit, it's filled with negative energy, basically a warm up for the end of the world, but it's mainly what we do with it ourself, it's not forbidden to behave. A purchase of art piece later, as often for me the need to know more about the work behind, how does the artist work, what did happen until our paths crossed? Social network was I writing, a message sent on FB last week, a beginning of conversation and a rendez-vous taken for visiting an atelier. Joy.

Going North
10km on my bike direction the North, further away the last subway station, after Rosemont but still on the island of Montreal. Improbable address, along a raised urban highway, we will call it the boulevard Cremazie, between destroyed building and in renovation buildings, the night falling, getting darker, dusty, a business building, one of those empty at night. People waiting in front when I arrive, first time for them as well but we are not going at the same floor. Still, where am I?

Above the clouds
8th floor, from below the highway to above Montreal, view toward the South, the Olympic building is facing us, below our feet a continuous stream of cars, red and yellow parallel lines for as far as the eye can see West to East. A striking contrast with the grey atmosphere outside and the colorful and open to the sky studio I'm right now. It's 7:01pm.

Spatio temporal rift
When a meeting is going well the time has no effect, also I did forget my phone at home this morning and I'm not checking my screen every 5min neither... Time, always the time. The choice to take and to dedicate it to artistic creation. I'm always fascinated with people able to take that particular risk, betting on their creative desire.

10pm is passed for real
A few beers, two round trips in the cold street outside that looks like Ghotam City ghetto, new colors, a nice palette, a pretty artist, an interesting discussion - many discussions - on painting, how an artistic movement is emerging independently from the artist residency, the tools, the relationship with light, the source of light, artificial or natural, open door or window to something else - I just want to remind the readers that I own a PhD in opening already open door and first class play on words.

Late, I leave the batcave, greet the artist, jump on my batmobile, which means my red peugeot bike, ready to fight the outdoor weather. A few blocks away I reach the STM station St-Michel for the blue line, change at Snowdon for the orange line and go up again at Place St-Henri. 5 more min cycling and I'm home. Cool evening.

Elevator flashback
The elevator doors open, already five people in it, teenagers, dressed like adult, maybe coming from a communion. In the middle the alpha member, blond, chin up, too much make-up, an obvious reference for the others which are drinking her words. But looking at the group, braces, greasy hairs, clothing too big, adult clothes on children, it's not difficult to appear radiant.

This building on Cremazie it's almost almost like the city of thousand planets, actually it's completely that.

22/05/2016

Local history 2

It's Sunday and it's bike day. A tour toward Potsdam with a neighbor, nous l'appelerons Caroline, our goal the villa Liebermann. We start slowly, crossing the city until Westkreuz and entering Grunewald with all the runners, hikers and other sporty people. We choose one way into the forest, we are alone, cycling and talking.

Once in Wannsee we just need to cross a bridge and we find the villa. All the opposite water side of S-Bahn Wannsee is full of huge villas loaded with history. The villa Liebermann has a small collection to exhibit - they were preparing another one so rooms were closed and so we took time to  learn about the place - and a lot to tell about what did happen around about 90 years ago: how some of the people were kicked out their houses when the little man was in charge.

I have been so many times in this area the last 8 years and I never stopped even only for a few seconds, today I stop. After the villa Lieberman we cycle a bit further to another villa, bigger and whatever the weather the place is cold and saddly very interesting. It's the Haus der Wannsee Konferenz. Knowing what did happen here, what the nazis were peacefully planning, with the view on the Strandbad Wannsee from the terrasse, the portrait of all the chiefs on the house walls, an impression of a basic summer camp is terrifying. No signs of bodies, or remains, just a beautifull villa with an amazing view where some people were politely brainstorming how to get rid of millions of Jewish people and more.

We left, slowly, visiting places with memories of your own history, this history, has weighted a bit our body. The time to digest this information before stoping to the next biergarten...

We reach Berlin two three hours later. It's late, almost night and this bike tour brought us back in time. Hopefully we are back.

03/04/2016

First feet bath of the year

First real weekend announcing the spring. Yesterday I could not stay on my sofa, one look outside, blue sky, jumped on my bike in order to go checking how it was in altitude, aimed for Muggelturm located in  Muggelwald near Muggelsee. It's a short bike trip, 50km, one line to go and the same to go back, crossing East-Berlin, Ostkreuz, passing the FC-Union stadium, Köpenick, entering the forest and climbing. Once on the top I got the offer to join friends for talco in SO36. The pause was short and I return home, concert start in two hours. Long story short it was good.

Sunday morning, struggle to leave my bed, I did promise in the middle of the night to join the apocalypse riders for another bike tour, the goal being Liepnitzsee. So here we are, Sunday lunch time, ready to go and direction the North of Berlin with on the roadmap Pankow, Bernau, Buch, Lanke and finally, maybe the lake. Before reaching half of our trip - the full loop being to be able to come back in Berlin - we stop at a gas station, put some air in our tires, acquire a beer each, ready.



Weather is nice, not too cold and the beer on the side of the lake very pleasant. In the summer the place can be crowded, today it is only for the braves. I put my feet in the water, loose one or two toes, left my beer in the natural fridge and try to warm up what's left from my feet.


A photo posted by jeremie Gerhardt (@mrbonsoir) on

Taking the direction back to the city we make another stop about 1km later. The view of the imbiss wakes up some food memory, we are hungry. It's what we call the bockwurst pause. The owner of the place is so old and slow that I worry about my order, will he past away before bringing me my meal?


Having our stomach full we keep going on our tour. We just have to go South, crossing forest and getting slowly closer to the civilisation. 80km later we are seating on the side of the Spree facing Treptower Park, enjoying the last rays of light and last deserved beer.

A lot of fun.

21/06/2015

Tour de Berlin - stage 2 and Mauerweg completed!

For the first stage we were two and the at the end of the tour we were four. It's usually the other way around with bike tour, you loose people on the way. Not this time.

The pitch 
A few month ago when the days started to get longer and the weather warmer - in theory only - the need to jump on your bike and to explore the city or to go away from it is getting bigger. An idea that come regularly at the same period of the year is "why don't we do the Mauerweg"? What is it you will ask, it's simple I will answer, there is a path you can follow which follows the former path of the Berliner wall. And no it's not only the East-Side gallery or the short version you can do in a group following a guy wearing a yellow t-shirt Mauerweg. It's about 170km.

The Berlin wall path forms a loop, it divides the city and actually surrounds West-Berlin. So when you do the Mauerweg you actually doing a tour all around former West-Berlin. The most impressive part is maybe the one in the city because we are full of images of the wall being built, houses destroyed, we think we know. The almost 120km other km are also very interesting.  It gives an idea of the Berlin size, you relation to the city changes. As often - at least to me - to know where I'm, where I go, what's the space I'm spanning is of great help to feel in control. It's probably why I like so much maps.

As the first half I did some weeks ago, this time we did not see remaining of the wall - actually only two pieces close the Schweinmuseum, true story. I can understand the desire to remove this sign visible. But it's also important to not forget. In that matter there is regularly small texts, explanations in the middle of the forest or just a picture of one or two men. Just to remind you that some years ago, wanted to cross the wall could be deadly. Telling history by the mean of bringing local memories to you is something you can easily relate to.

But let's back to the tour and its second stage Wannsee to Mauerpark for 75ish km

11:30am the fours cyclists are all in Alexander Platz waiting for their Regio toward Potsdam. 15min later we are in S-Wannsee ready to rumble in the Brandenburg jungle.

The first 10km almost bring you back to Wannsee, but before you go along the water, you pass the Pfaueninsel and continue to the famous spy exchange bridge also called Glienicker bridge. The following part passing by Potsdam Griebnitzsee is lovely, all house are beautiful and massive and you may consider to settle some years right there. But the stage isn't over so we continue.

We enter the forest, escaping it only to cross the highway and to observe the former Zoll station which looks impressive. A place you don't want to spend your vacation. You continue, along a canal for while, recognising many names of last subway station lines. You  may surprised yourself saying loud "haaaa it's here, hmmmm, yeah it's far".

After Lichtenrade and passing Rudow you enter an area in big changes. The "new new" aiport which should open one day is getting reached by the city and the mix between houses and fields with and without animals is more diffuse. In a few word it's not the most interesting part. But if you want to ride your bike fast there is a track going almost from the airport to Baumschulenweg in a long straight line.

We had a nice stop in an imbiss located in the garden of an house. Sitting there the time stopped, we did enjoy our beers and French fries with some Schlager coming from the garden. And we had time to see people. People and many dogs. The more you go away from the city center the more the typical couple you will meet is a human being and a dog. I have the same experience every time I go jogging toward Pankow and norther.

The entrance in the "alive" Berlin is fast and brutal as we forgot about the fête de la musique. We skipped the Mauerwerg path towards Görlitzer Part as we all knew it already to end in a nice beer garden but also cinema but also local brewery. Once again the time stopped. It was a super nice bike trip, crossing so many different areas, different people, different images in our heads.

8:22ish pm and we are home. Anne-Laure and me continue the tour to our place, leaving Steffen and Alexander near Ostkreuz. It's time now to have some rest or to collapse.


24/05/2015

Tour de Berlin 2015 - First stage Mauerpark to Kladow

Four people signed up, but one decided to sleep all day long and another did prefer to drink Caipirinha at the Karnaval der Kulturen happening the same weekend... Only two braves and their bike on the departure line!

1:33pm and Steffen is joining me. We have bikes, water, yoghurt cake, smart phone and offline map. Go go go.

A few km later we are in the pampa. The time to leave the city, to be still between East and West and to reach a border to the nature. We go over Tegel, Hohen Neundorf, Henningsdorf, aiming for Spandau but always staying away from it.

Relatively fast it's 50km on our counter. Down Spandau - I know the part because of previous summer expedition in this area looking for lakes to swim - the way is going in the forest again and is passing Sacrower See just after the Gross Glienicker See which happen to have been crossed by the wall delimitation.

From that point is becoming  a bit tricky. If you do want to follow the real Mauer path you have to take a boat to reach the Glienicker bridge... So instead the indicated way is to go to Kladow which is facing S-Wannsee. There is one of the public transport ferry lines. It's a big boat, there is place of at least 50bikes. But it's a nice day, no way we can get in without waiting hours.

6:03pm there is only one thing we can do while brainstorming how to go to back to Berlin: drinking beers and eating sausages in one of the beer gardens. Either we go to Potsdam and from there jump into the S-Bahn, but it means 20km more or we go back to Spandau by another way and following the water. We choose the second option which only 12 km to the daily ride.

Going back North we made another stop in Gatow where a fair is taking place. This time no sausages but delicious spätzle with cheese and beer of course. Our stomach feeling satisfied we continue and somehow ends up in the S-Bahn station Streesow.

9:33pm the sun is going down. A lot of km in our legs. It's nice to be transported by the outdoor S-Bahn that slowly brings us back to civilisation. I go down at S-Friedrich Strasse and cycle a few hundred meters to meet another friend for a last beer in this lovely summer evening.

Can't wait to complete this tour!

16/05/2015

Dans l'enfer du Märkisches Schweiz

We did it, after 12hours we did it! We went through all normal stages of an impossible bike mission. Small teaser we did follow a kind of a non logical order to do these stages, meaning we first took a lot of breaks and detours and then we started the tour. Also we weren't completely lucky. The tale step by step.

11:37 Lichtenberg train station
The five fantastics are almost all in time for the regional bahn. First detail thousand people with bikes were also in time and the train only have 5 bike places... It's a no go. We change platform and take the S-Bahn until the end to S-Strausberg and decide to do the planned bike tour in reverse mode. The goal once in Strausberg will be to cycle 35km to the Bahn station Obersdorf.

Coffee and bockwurst break in Strausberg
Already 5km (!!!) and first stop in the lovely old Strausberg village tiny burg. Train in Obersdorf is scheduled for 18:39, we have time. We completely deserved this coffee break at Milchbar.

After getting lost in the big city Strausberg while trying to start pursue our soon to be called odyssey we arrive at the lost Pyramide Grazau. Nice little village around and about 15km on the counter. It's also our first detour as leaving the pyramid part of the team decided - unintentional of course - to go toward Ekner which absolutely on the opposite direction of our planned trip.

15:03 picnic at the lac
Back on track we make our first real stop for the picnic. The public beach of Lange See is just for us. Incredible birds are flying around - mostly ducks - and it's a lovely Saturday with friends. Only thing is we started the trip 2hours ago and have done only 20km on the 35km, also some drops are coming.

In the heart of Märkisches Schweiz
The next 15km allows to experience the beautiful region despite the clouds. It's going up and down but completely doable even with shitty bikes. Thanks to our guide tour leader - we call it the PR girl or Anne who is screaming about the beauty of the region while cycling in the middle of the roads with the wind we barely understand what she says but she looks happy so we don't disturb her - we discover more lovely villages.

In Buckow - also called the pearl of the Märkishes Schweiz - the rain shower is a kind of warning: do we continue to Obersdorf under the rain or we go back now to where we start??? We decide to now listen to the sky messages and pursue again our trip.

18:15 Seeing Obersdorf and leaving
The landscape is still lovely and hilly.  Three hamlets further full of white and black sheeps we finally reach - in time we thought - our final destination and train station of Obersdorf.

The story is repeating itself, the train is full of bikes and we can't get in...

After strong negotiation between the five fantastics two main ideas arise on the top of the consensus being we go back to Strausberg where we know there will be S-Bahn every 10min, this instead of waiting one hour for the next train still with the chance to not have places, again.

The Obersdorf agreement
First idea is we follow the same way, we know it and it's all along a bike way which is good when we don't have lights on our bikes. Second idea is we take short-cuts by going on roads we don't know with cars on it and we don't have lights... First option is chosen, the reason win, Cartesian spirit for life, on the road again, only 35km remains.

21:12 Strausberg again
A last rush on the platform to change train with bags on our shoulder, open beers in hand and the door closing... But we made it and we are mainly dead.







01/10/2014

Valerian agent spatio temporel à vélo

Vu de haut sur une carte la commune de Marzahn n'est pas si éloignée que ça de Schönhauser Allee. Une bonne dizaine de km tout au plus, deux lignes droites, un virage et vous êtes. Direction Lichtenberg puis bifurquer en prenant la Landsberger Allee et s'arrêter à la Eastgate.

La Eastgate c'est un peu la porte vers l'est comme sa traduction l'indique. La sortie Est qu'est la station spatiale Berlin vers l'inconnu, le Brandenburg, la Pologne ou autre. Je rappelle que Berlin est une station orbitale en devenir dont quelques bouts dépassent du sol comme la tour TV, Alexanderplatz, etc.

C'est une fois sur la Landsberger Allee que le voyage commence. La deux fois quatre voies avec terre-plein au milieu. De chaque côté une piste cyclable, d'un côté uniquement le tramway et le S-Bahn. Le tout bordé de barre d'habitation, sur presque 10km. A vélo vous êtes tout petit. Tout tout petit.

Du même point de départ et en allant vers le sud sur la même distance à peu prés - Tempelhof par exemple - vous n'avez pas la même impression si grande de dépaysement. Les immeubles changent certes, mais vous êtes toujours à Berlin, une ville.

Pourquoi aller là bas me direz-vous? L'idée saugrenue m'est venue en lisant le programme de la Galerie M à propos d'une exposition Invisible Borders et d'une rencontre avec les participants de ce road-trip parti de Lagos et se dirigeant vers à Sarajevo, à bord du bus journalistes, artistes, photographes tous du même continent.

Une soirée plutôt très intéressante. Un beau projet et un regard complètement différent sur l'Afrique à l'opposé du modèle médiatique normalement proposé imposé violence/famine/guerre/ébola. Mais aussi un regard différent sur Marzahn et du fanstame qui lui est généralement associé imposé banlieue/violence/idioten/exrtême droite/racisme.

La soirée n'est pas finie pour autant. Un autre check-point m'attend dans mon périple du jour. Une bière d'anniversaire à Wedding à la Vagabund Brauerei. Une brasserie artisanale ouverte en 2011 après une campagne de financement collaborative réussie. Brasserie tenue par quelques américains dont la production à Wedding va complètement à l'opposée de l'image véhiculée imposée sans goût/sans classe/bouseux/intolérant des bières américaines de type budwei-esque.

La soirée des contrastes.




08/03/2014

Looking for the buds

Cycling into sunny Berlin this Saturday late afternoon. Going to the a piano concert close by Rathaus Steglitz, but before be sure to get lost in Tiergarten. 


Piano concert, four hands, twin sisters, Asian origin from the US, which we met by Japanese connection from their time in Rostock. German and music are both international languages.

After concert with the musicians and friends in a so called Mexican restaurant in Steglitz. We felt being far far far far away from Berlin, and this jsut 12km from Mitte.


04/08/2013

Vélo Tour Saison 1 Episode 3 - ou comment rouler sur les traces du mur tout le weekend

Cet été c'est vélo pour tous, lac pour tous, pique-nique pour tous, mais faut se lever tôt et surtout ne pas être pressé et aimer les pauses interminables dans les Kaisers et autres Rewe de la banlieue berlinoise, pause arrivant généralement après 15min d'effort ou plus tard mais occasionnant un détour monstrueux de la feuille de route.

Cinq cyclistes sur la feuille de course, comprendre l'évènement FB créé à l'occasion, puis deux abandons au départ choisissant un autre lac prétextant un réveil tardif du reste de la troupe, puis un petit nouveau, nous serons donc quatre.

Rendez-vous dans le S-Bahn direction Spandau. Le lac visé est le Sacrower See, situé sous le Gross Glienicker See, eux-mêmes situés sous Spandau, au sud du S-Spandau tout du moins. Autre particularité géographique, le premier lac voyait le tracé du mur lui passer au milieu et le second évitant de justesse la scission.

Après la sacrosainte pause au Kaiser de Spandau pour tâter le poumon social comme on dit, nous filons dans la campagne, la forêt et enfin le lac. Toutes petites plages, mais eau de qualité. Vélos accrochés aux arbres nous nous rapprochons de l'eau. Là retrouvaille de l'ami berliniquais sortant de l'eau tel l'apollon débarquant pour sauver les pauvres pêcheurs (ou simples baigneurs du samedi, au choix).

Point info plage: beau lac, belle eau, pas autant que Liptnizt See mais dans la même catégorie. Du monde mais pas trop, il faut faire un petit effort pour les atteindre.

Dans l'eau des baigneurs, des canards, des cygnes, des bouées. Et en particulier un cygne pseudo-dompté par une pseudo-naïade dont la seule prouesse a été de canaliser l'agressivité du plumeux, il n'a mordu personne, en revanche il a marqué son territoire tel le chien sur la mini plage seule entrée possible dans le lac. Voilà.

Puis retour en continuant le tracé du mur, descendant doucement vers Potsdam. Comme souvent pour nous la pluie arrive ou semble arriver quand nous rapprochons du château. Nous sautons dans un taxi-ferry avant la tempête, deux gouttes d'eau tombent, nuages rasant, le ciel s'assombrit, décor blanc gris noir, les couleurs ont disparu. Une ombre noire et menaçante passerait sous le bateau que nous ne serions pas surpris.

On redescend du bateau et continuons par la traversée du parc du Neue Garten,  la pluie arrive,  arc en ciel et coucher de soleil: vision apocalyptique ou biblique quand au détour d'un buisson nous arrivâmes dans un espace ouvert avec un couple nu, debout, beau, les cheveux au vent, se serrant dans les bras et regardant les couleurs dans le ciel, Adam et Ève tout ça, et aussi plein d'autres gens habillés ou pas regardant tous dans la même direction, c'est à dire vers le coucher de soleil apocalyptique avec arc-en-ciel...

La zone fkk passée - rapport aux gens tout nu - on retraverse l'eau par le pont aux espions Glienicker Brücke. On finit par faire une pause saucisse bière méritée. Puis nous rentrons doucement sans nous perdre.

18/05/2013

Tour de Spreewald - jour 1

Quitter Berlin un samedi après-midi, arriver trempé à la gare après juste 22min de vélo, c'est ça aussi le printemps.

Départ quai numéro 11 de la Hauptbahnhof, ne pas se tromper car le train du quai numéro 12 est direct pour la Pologne. Pour nous ce sera en avant Cottbus, un peu avant à Lübben pour être précis, chef lieu de la verte et humide région du Spreewald. Après 20min nous passons la zone C, plus de S-Bahn, que des Bahns, et le ratio homme vache s'inverse.

Une petite heure plus loin, sur le quai, ambiance western, pas une voiture, le vent soulève la poussière, plus de pluie, un peu de vent, on va pas traîner. Il est 17h12, prochaine étape dans une petite trentaine de km à Werben.

La balade est agréable, le relief plat, les canaux droits, les arbres verts et les moustiques encore couchés. On traverse quelques villages, les tables sont de sortie, tout est prêt pour faire la fête, les grills sont chauds et les saucisses prêtent à être griller... Mais tout reste calme, pas un chat dehors, par contre beaucoup de cigogne, le temps à demi-clément a réussi à démotiver les fêtards.

Werben approche, notre pension aussi, la douche aussi et la dégustation de cornichon également. Oui ici on ne rigole avec le cornichon. J'en ai pris en entrée, résultat cinq sortes dans mon assiettes, au minimum deux échantillons par modèles, ça fait du cornichon.


12/04/2013

Tour de nuit

Vendredi soir, dans le temps d'avant c'était roller, c'était Paris. Du temps de maintenant c'est vélo, c'est Berlin. Et du temps d'entre les deux ça aurait pu être ski de fond, c'était Oslo et c'était ski de fond de nuit tout le temps de toute façon.

Le mois dernier au détour d'une foire au vélo j'avais repéré le stand de Bike-Punk et l'ouverture prochaine d'un magasin en ville. Il y a quelques jours au détour d'une visite sur le net, voyant ce nom j'avais cliqué, et quelques cliques plus loin marqué dans mon agenda "vendredi soir c'est vélo".

Rdv au fin fond de Kreuzberg, non loin de Templehof et quasiment au même endroit à une semaine près (un vernissage quelconque dans un garage ou hangar je ne sais plus). 21:30 les vélos sont là, une bonne trentaine, plutôt des beaux vélos, plutôt du single speed, plutôt du coursiers mais aussi du pistard (qui fait du vélodrome donc). Des graves beaux vélos....

Nous partons, directon Südstern, Hermannplatz, puis remonter la Sonnenallee, passer le ring et tourner vers l'ouest, continuer, passer ikea, passer Südkreuz, continuer et se perdre, se retrouver en petit groupe à attendre à Ferhbelliner Platz. Puis repartir, se faire Kufürstendamm et ne s'arrêter qu'une fois atteinte la station U-Mehringdamm, vite donc. Le tout agrémenté de quelques pauses en proche banlieue dans des rues désertes mais au goudron de qualité.

Fun fact, deux français dans le lot, sur quoi roulent-ils? Réponse du peugeot de course rouge. Sinon c'était cool, autant de cyclistes sans freins ou presque et aucunes chutes. Et toujours des réactions ahuries, parfois, pas toujours, souvent, des voitures qui n'ont pas la route pour elles seules et le visage des conducteurs se retrouvant parfois à attendre des dizaines de secondes entières que la route se libère à eux.

12/08/2012

Voir la mer

Berlin terre de contraste.

Vendredi soir, début de soirée en short au Prater. Puis combo pantalon gilet qui tient chaud et direction StrandBar Mitte. Le cadre est joli, un bout de Spree, un bout de Monbijoupark,  un bout d’île aux musée. Bode muséum qui une fois la nuit tombée est éclairé par les lumières du StrandBar et le reste de pénombre apporte un toit à la plage... malheureusement le ciel étoilée n'arrête en rien la pluie, ambiance vive la Bretagne. Pas de dansons du twist sous la pluie cette fois ci, mais plutôt réfugions nous au Zosch.

Samedi en vélo, énième mission ikéa, mais va ramener une étagère en vélo, déjà une barre de deux mètres pour rideau c'est assez héroïque pour ne pas dire chevaleresque. Dans notre périple nous nous arrêterons au café Double Eye pour un café pas dégueulasse.

Dimanche les pieds dans l'eau et le reste aussi. L'été est revenu, c'est gentil de sa part (il boude depuis deux mois). Un cake aux olives, des carottes, du persils et du thé glacé dans le sac, mais aussi des serviettes un maillot de bain et direction la mer (en allemand mer et lac se disent See) à Berlin. Eau fraîche mais pas trop.

02/05/2010

Voir la Pologne

Dimanche 2 mai, après une journée à attendre la fin du monde sur Berlin (oui car 1er mai, manifestation ici et là, 700 personnes et au moins autant de police sur la place du marché derrière chez nous plus un hélicoptère qui tourne et surveille et qui tourne et qui...) nous sautons dans le train avec nos vélo direction la mer Baltique.

Bon on s'arrêtera après une quarantaine de minute à Chorin où se trouve un très joli cloître. La ville c'est fini, place à la nature, bonne idée que d'avoir pris nos vtts. Il s'en suivra un petit tour d'une soixantaine de km avec en autre la remontée sur quelques km de l'Oder avec vue sur la Pologne de l'autre côté de la rive.

On ne les a pas vues mais entendues, je parle des grenouilles géantes dans la région, la photo ci-dessous en est une preuve.
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07/08/2009

Tour de Müggelsee

Et un petit tour de vélo après le travail, un! Le parcours ci-dessous, mes collègues m'avaient prévenu, ça monte, de la montagne, enfin côte, enfin faux plat (...) je ne l'ai pas trouvé. C'est tellement plat que le moindre dot d'âne devient une ascension.


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