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03/10/2020

Road Trip Vers l'Ouest - Sur l'Île - J6

Exploration à Vélo

Normalement je pars de cette île dans 3 jours en ferry de South Baymouth. C'est donc la direction que je prends ce matin en vélo. D'abord un petit tour autour du motel pour voir si je mets l'équipement total de ninja, la réponse est oui, beau temps mais frais, de plus mes sur-chaussures en néoprène sont super confortable et gardent mes petits pieds au chaud et au sec.  

Trois kilomètres au bord de l'eau, je quitte Providence Bay pour la Government Road et c'est parti pour un enchainement de lignes droites relativement plates avec un bon revêtement. Des forêts à traverser, quelques fermes et maisons isolées mais c'est habité, parfois des voitures passent et souvent j'ai le droit à un un bonjour de la tête ou de la main. C'est calme ce vendredi matin.

Quasiment impossible de se perdre et je finis par arriver à South Baymouth, un peu plus de 40km au compteur qu'il faudra re-faire en sens inverse. Joli petit village, son restaurant spécialité de poisson fumé à l'entrée, la station service un peu vintage, le petit musée, les boutiques de souvenirs autochtones et l'embarcadère pour le ferry, vide, mais on est entre le départ et l'arrivée d'un bateau. Je demande quand même quelques renseignements, note un numéro de téléphone pour faire ma réservation et repars. Il fait beau mais pas super chaud donc autant rester en mouvement.

Toujours intéressant de refaire un chemin dans le sens inverse, je re-note visuellement les quelques maisons avec "home baking" écrit sur leur mur ou clôture. Entre deux forêts, m'arrêtant pour regarder le champs je vois une biche de bonne taille, elle me voit, je la vois, on attend et elle se retourne et saute rapidement dans la forêt, je continue mon chemin.

Retour á mon motel en longeant le lac pour les quelques 3 derniers kilomètres puis pause lecture sur mon canapé avec Dracula.

Exploration en voiture
En fin d'après-midi je fais un petit tour au village d'á côté et son supermarché. C'est donc là que le gens sont cachés. Je dois être la seule personne en bonne santé dans les rayons du magasin.

Retour à Providence Bay, commander des pirogies, marcher vers la plage pour voir le coucher du soleil, repérer la partie de l'île à explorer en vélo demain.

18/04/2020

Terrebonne et pizza dessert

11h45
Samedi matin d'avril de pandémie mondiale à Montréal, la routine.

Il fait beau, plus lumineux chaque jour mais c'est pas encore le vrai printemps, lui arrivera peut-être une fois le confinement fini. Chaque année le printemps est en confinement au Québec.

Je me prépare à sortir pour un petit tour en vélo histoire d'explorer la ville tout en restant à 5m minimum de tout être humain. Objectif la grosse orange Julep drive-in sur Décarie proche du métro Plamandon.


Je sors et reçois une invitation textuelle à venir manger une glace à Terrebonne. Ne connaissant pas ce hameau je dis banco et c'est parti pour une petite excursion de 40km de vélo histoire de la manger cette première glace de la saison!

Je remonte vers le nord, passe NDG, prends quelques photos de l'orange puis d'un mur avec ses bandes colorées qui s'effrite, continue en traversant Ville Saint-Laurent qui ressemble à n'importe quelle autre banlieue nord américaine, comprendre quelques maisons intéressantes mais globalement pas d'âme, à un moment j'atteins le rivage au nord de l'île puis continue plein Est vers le dernier pont prenable en vélo sur la 25. Quelques jolies vieilles maisons sur cette partie de la route.

Le pont traversé je foule l'île de Laval pour la première fois en vélo, m'y perds puis finis par trouver le bon chemin, il ne me reste qu'entre 5 et 10 km pour parvenir à Terrebonne. Sur ce bout de l'île le paysage alterne entre nouvelles constructions quelconques, champs à perte de vue et déchèterie tel un fameux entre-deux mondes qui entoure toutes les grandes villes qui s'étendent.


Encore un pont, plus petit, et j'arrive à Terrebonne. Charmante petite bourgade avec ses ruelles d'antan et ses maison basses en bois d'antan, une petite touche d'histoire.

Je retrouve mes amis d'escapade, chacun une glace et moi une pizza dessert. Gastronomie et Amérique du nord quand tu nous tiens. La pizza fait le job et nous décidons de rentrer en allant d'abord toucher le bout Est extrême de l'île de Laval en prenant le boulevard des Milles-Iles.

En chemin des vols d'oies majestueuses nous survolerons et se poseront éventuellement sur une autre île, l'île du Mitan. Même pas peur nous continuerons plein Ouest en laissant passer un pont, un second, puis un troisième et enfin le quatrième sera le bon. Retour sur l'île de Montréal.

C'est pas fini, on a beau voir le Mont-Royal on a encore plusieurs km à faire pour rentrer.

18h08
Quelques douleurs dans les jambes, après 80km c'est un peu normal, je réussis à rejoindre St-Henri et ma baignoire pour un bain chaud histoire de me relaxer un peu mes jambes.

J'ai bien hâte de refaire du vélo avec moins d'épaisseur car le printemps est encore aux abonnés absents mais belle sortie quand même.

05/08/2017

Tour de Montreal, stage 1

Below in approximative English

Finalement il est arrivé, en pièce détaché, mais il est arrivé, mon vélo rouge. Déposé au Plateau Vélo Garage la semaine dernière après qu'un ami m'ait conseillé cette adresse il est maintenant flambant quasi neuf, prêt à arpenter Montréal.

Donc, samedi après-midi, mission du jour ou étape du jour,  aller dans le quartier italien trouver des pâtes aux encres de sèche, passer par la galerie station 16 gallery histoire de voir ce qui s'y passe, se perdre, prendre des photos, continuer jusqu'au parc Jarry, voir des indiens et pakistanais jouer au cricket, revenir en sens inverse, acheter des bagels frais chez bagel St-Viateur, traverser le centre ville, rattraper le canal et continuer jusqu'à mon point de départ St-Henri, elle était longue cette phrase.

A post shared by jeremie Gerhardt (@mrbonsoir) on

Une bonne journée sportive qui avait commencé par l'ascension du bois Summit au dessus de Westmount. Au final j'ai presque fait le tour du Mont-Royal. Un challenge à retenter bientôt.

In broken English

Finally he is arrived, in pieces but arrived, my beloved red bike. Deliver at the Plateau Vélo Garage last week after a friend advised me this address he is now almost shinning new, ready to stride across Montreal.


So, Saturday afternoon, mission or stage of the day, go to the Italian district to find squid ink pasta, visit the station 16 gallery to see what's going on there, get lost, take pictures, reach the park Jarry to witness Indians and Pakistanis cricket players playing cricket, come back, buy fresh bagels at bagel St-Viateur, cross downtown, come back at the canal and continue until my starting point in St-Henri.

A good active day who started by climbing up to Summit wood above Westmount. I almost made a round around Mount-Royal. A challenge to take up soon!

21/05/2016

Rose, jaune et noir,rouge et bleu

C'est toujours intéressant d'essayer d'écrire un post de blog basé sur quelques notes, quelques images sur le papier, surtout après quatre mois... Parce que de ce samedi de mai je ne me souviens que de peu à priori. Juste d'une palette de couleur en traversant la ville. Je suis à vèlo comme souvent et j'ai rendez-vous dans un biergarten à l'opposé de chez moi au Viktoria Park.

Une chouette traversée de Berlin pensais-je, erreur, pas une grosse erreur non plus,  mais le passage par le Tiergarten se fait plus long que prévu. En effet c'est jour de course, Frauenlauf, des filles et des femmes pour beaucoup portant le tshirt rose officiel. Une belle palette donc avec les supporteurs du Bayern et de Dortmund qui eux aussi déambulent dans la ville avant le match du soir, une finale. Du rose, du jaune fluo, du rouge et noir me semble-t-il et un petit effet Berlin ville de province en ce début d'après-midi.

Je trouve mon chemin, finis par rejoindre le park Gleisdreieck pour accélérer ma percée vers le sud. Un arrêt en terrasse du Barkett et je remonte sur mon peugeot pour un second arrêt dans les parages après le Monumentbrucke dans le Viktoria Park et le fameux biergarten golgota. Ici je retrouve un Boris, une Laure et un Jonathan, je me souviens juste que de rester dans les hauteurs sans regarder le match ne nous a pas tous dérangé.

La suite c'est la faim et un arrêt, le troisième, quasi obligé à la pizza +39. Pizza toujours aussi bonne. Et surtout un retour de nuit où je rencontre les mêmes supporteurs qu'à l'aller, sauf que cette fois les mines réjouies et confiantes du début d'après-midi ont cédé à une moité riante et l'autre la queue entre les deux jambes. Une belle journée.

05/07/2015

En attendant l'apocalypse

vendredi 36° et une troisième semaine pleine chez EyeEm *. A part le ventilateur dans le bureau qui donne l'impression de travailler dans un avion tout va bien. La machine à café dans la cuisine est de qualité professionnelle et les buveurs également.

Le soir arrive, le soleil se couche et la température reste, il fait chaud. Je retrouve d'abord un Jonathan en petit comité dans la Hobrechtstraße en terrasse du Raumfahrer. La rue est calme sauf deux trois bourrés qui font la navette entre le mini parc et le spätkauf. Le bar aussi est calme - bouger égal suer - barmen et clients sont tous en terrasse. Et pour fêter un anniversaire c'est frozen margarita avec paille pour tout le monde, slrrrrp.

Le silence est rompu, 23h a sonné, feux d'artifices dans la rue voisine, les gens sortent tels des vampires une fois la lune levée. Notre groupe s'est agrandit et je m'en vais doucement dans les hauteurs de la ville.

samedi 37° journée glandouille sous une chaleur accablante. Puis dîner d'adieux en terrasse sur les hauteurs de Berlin - c'est à dire Bernauer Strasse. Au loin les orages arrivent, les éclairs fendent le ciel et semblent contourner le Ring-Bahn de Berlin, au loin des feux d'artifices toutes les 2km, au loin les lumières de la ville, au loin des laids assistent à un concert à l'Olympia-stadium. Assis sur le toit de l'immeuble tel des Nerons regardant Rome brûlé à l'horizon nous trinquons attendant le moment fatidique où l'orage nous tomberas dessus... Il n'arrivera pas ce soir.

dimanche 38° pour bien débuter ce dimanche je retrouve un jeune hyperactif manceau pour un jogging au Volkspark Humboldthain. Autant avouer tout de suite, on a fait quelques pauses au long des 12km de course.

Une vague tentative de bosser dans l'après-midi mais chaque levée de doigt sur mon clavier entraîne une suée de 3L, classe. Et enfin une soirée au théâtre dans le cadre du festival A Foregein Affair au Berliner Festspiele. J'y retrouve un jeune entrepreneur que j'attends en sirotant une bionade fraiche au biergarten temporaire du Berliner Festspiele. Il fait chaud.

Théâtre donc, dans une salle surchauffée non climatisée où seuls les comédiens ont l'air à l'aise, nue sous sa robe rouge - la comédienne principale déclamant son texte en espagnole et rougissant de colère au fur et à mesure, jouer la folie ça réchauffe, nu barbu doré, nues tout court ou réduction capillaire en live habillée d'une bout de rideau toge rouge avec un crân d'animal mort dans les bras. Le show doit continuer comme disait le chanteur à moustache.

Après le spectacle je retrouve ma douce version David Bowie aux cheveux courts non teints en orange. Le retour vers Prenzlauer peut débuter.

Les oracles avaient raison - ou météo France ou choix - car l'apocalypse est arrivé. A mi-chemin la chaîne du vélo de ma douce décide de faire des sauts à répétition nous retardant, plus on se rapproche plus on ralentit. La mousson, elle, est bien là, les éclairs aussi. On est un peu mouillé, on a évité l'électrocution de peu - en gros il pleut des éclairs - et je suis content de rentrer.

* update "ajouter ces gros bâtards" à la fin de cette phrase

08/03/2015

Après la pluie le soleil et autres observations climatiques

Quand les premières pluies d'automne arrivent on peut observer un léger problème d'adaptation de la part des conducteurs. Pour faire court ils conduisent souvent mal, comme si l'eau coulait dans leur voiture, essayant de rentrer vite pour se mettre à l'abris... Etant à vélo je dois redoubler de vigilance.

Aujourd'hui le printemps s'est montré, il a fait beau et presque chaud. J'en ai profité pour faire un petit tour de vélo jusqu'à Muggelturm. En chemin j'y ai croisé des supporteurs allant fièrement, religieusement assister au match de leur équipe Union Berlin à Köpenick. Ce n'est pas qu'ils avaient l'air agressifs, non, mais je pense toujours à "donner du pain et des jeux" et la majorité des gens seront contents, pas faux mais pas très réjouissant non plus. Après le stade et près de l’hôtel de ville de Köpenick en brique rouge j'y ai vu un abruti en voiture qui avait réussi à bloquer la circulation en bloquant l'arrière de sa voiture dans le tramway qui le suivait... Toujours drôle de voir la foule des gens bien qui observe et juge. Je continue, passe  l’hôpital où l'on m'avait réparé mon bras, je pénètre dans la forêt, tourne et monte vers la tour. En haut une mini pause avant le retour.

Repassant par Köpenick j'ai vu d'autres motards du dimanche, trop content de sortir la moto sur un sol sec et de pouvoir faire du bruit les beaux. Ça n'a pas manqué, un groupe de quatre, feu qui passe au vert, accélération, et chute 20m plus loin pour un des pilotes, sans gravité heureusement. Soupire...

La suite en passant par Adlershof et mon ancien chemin du boulot. Arriver à Schlechister Tor puis remonter sans arrêts vers Alexander Platz longeant la East Side Galerie, enfin ce qu'il en reste. La place est noire de monde, rare pour un dimanche, mais pas rare si les magasins sont ouverts. Et comme d'habitude un flot continu de gens sortant d'immeubles avec leur sac primark. Moutons moutons moutons moutons. Du pain, des jeux, du shopping. Acheter plus parce que c'est pas cher, ne pas penser aux gens qui ont produits ces merdes. Ce que je ne vois pas ne me soucie pas. Nos dirigeants peuvent dormir tranquille.

Puis une pause glace en de fin d'après-midi avec ma douce, passer sous le U2 sur la Gleimstrasse attendre au feu et voir passer en courant quelqu'un suivi de deux serveurs du restaurant vietnamien du coin. Il fait soleil et à peine 16 degrés et les gens sont déjà cramés du cerveau. Ce sera quoi quand il fera vraiment chaud?

01/10/2014

Valerian agent spatio temporel à vélo

Vu de haut sur une carte la commune de Marzahn n'est pas si éloignée que ça de Schönhauser Allee. Une bonne dizaine de km tout au plus, deux lignes droites, un virage et vous êtes. Direction Lichtenberg puis bifurquer en prenant la Landsberger Allee et s'arrêter à la Eastgate.

La Eastgate c'est un peu la porte vers l'est comme sa traduction l'indique. La sortie Est qu'est la station spatiale Berlin vers l'inconnu, le Brandenburg, la Pologne ou autre. Je rappelle que Berlin est une station orbitale en devenir dont quelques bouts dépassent du sol comme la tour TV, Alexanderplatz, etc.

C'est une fois sur la Landsberger Allee que le voyage commence. La deux fois quatre voies avec terre-plein au milieu. De chaque côté une piste cyclable, d'un côté uniquement le tramway et le S-Bahn. Le tout bordé de barre d'habitation, sur presque 10km. A vélo vous êtes tout petit. Tout tout petit.

Du même point de départ et en allant vers le sud sur la même distance à peu prés - Tempelhof par exemple - vous n'avez pas la même impression si grande de dépaysement. Les immeubles changent certes, mais vous êtes toujours à Berlin, une ville.

Pourquoi aller là bas me direz-vous? L'idée saugrenue m'est venue en lisant le programme de la Galerie M à propos d'une exposition Invisible Borders et d'une rencontre avec les participants de ce road-trip parti de Lagos et se dirigeant vers à Sarajevo, à bord du bus journalistes, artistes, photographes tous du même continent.

Une soirée plutôt très intéressante. Un beau projet et un regard complètement différent sur l'Afrique à l'opposé du modèle médiatique normalement proposé imposé violence/famine/guerre/ébola. Mais aussi un regard différent sur Marzahn et du fanstame qui lui est généralement associé imposé banlieue/violence/idioten/exrtême droite/racisme.

La soirée n'est pas finie pour autant. Un autre check-point m'attend dans mon périple du jour. Une bière d'anniversaire à Wedding à la Vagabund Brauerei. Une brasserie artisanale ouverte en 2011 après une campagne de financement collaborative réussie. Brasserie tenue par quelques américains dont la production à Wedding va complètement à l'opposée de l'image véhiculée imposée sans goût/sans classe/bouseux/intolérant des bières américaines de type budwei-esque.

La soirée des contrastes.




04/08/2013

Vélo Tour Saison 1 Episode 3 - ou comment rouler sur les traces du mur tout le weekend

Cet été c'est vélo pour tous, lac pour tous, pique-nique pour tous, mais faut se lever tôt et surtout ne pas être pressé et aimer les pauses interminables dans les Kaisers et autres Rewe de la banlieue berlinoise, pause arrivant généralement après 15min d'effort ou plus tard mais occasionnant un détour monstrueux de la feuille de route.

Cinq cyclistes sur la feuille de course, comprendre l'évènement FB créé à l'occasion, puis deux abandons au départ choisissant un autre lac prétextant un réveil tardif du reste de la troupe, puis un petit nouveau, nous serons donc quatre.

Rendez-vous dans le S-Bahn direction Spandau. Le lac visé est le Sacrower See, situé sous le Gross Glienicker See, eux-mêmes situés sous Spandau, au sud du S-Spandau tout du moins. Autre particularité géographique, le premier lac voyait le tracé du mur lui passer au milieu et le second évitant de justesse la scission.

Après la sacrosainte pause au Kaiser de Spandau pour tâter le poumon social comme on dit, nous filons dans la campagne, la forêt et enfin le lac. Toutes petites plages, mais eau de qualité. Vélos accrochés aux arbres nous nous rapprochons de l'eau. Là retrouvaille de l'ami berliniquais sortant de l'eau tel l'apollon débarquant pour sauver les pauvres pêcheurs (ou simples baigneurs du samedi, au choix).

Point info plage: beau lac, belle eau, pas autant que Liptnizt See mais dans la même catégorie. Du monde mais pas trop, il faut faire un petit effort pour les atteindre.

Dans l'eau des baigneurs, des canards, des cygnes, des bouées. Et en particulier un cygne pseudo-dompté par une pseudo-naïade dont la seule prouesse a été de canaliser l'agressivité du plumeux, il n'a mordu personne, en revanche il a marqué son territoire tel le chien sur la mini plage seule entrée possible dans le lac. Voilà.

Puis retour en continuant le tracé du mur, descendant doucement vers Potsdam. Comme souvent pour nous la pluie arrive ou semble arriver quand nous rapprochons du château. Nous sautons dans un taxi-ferry avant la tempête, deux gouttes d'eau tombent, nuages rasant, le ciel s'assombrit, décor blanc gris noir, les couleurs ont disparu. Une ombre noire et menaçante passerait sous le bateau que nous ne serions pas surpris.

On redescend du bateau et continuons par la traversée du parc du Neue Garten,  la pluie arrive,  arc en ciel et coucher de soleil: vision apocalyptique ou biblique quand au détour d'un buisson nous arrivâmes dans un espace ouvert avec un couple nu, debout, beau, les cheveux au vent, se serrant dans les bras et regardant les couleurs dans le ciel, Adam et Ève tout ça, et aussi plein d'autres gens habillés ou pas regardant tous dans la même direction, c'est à dire vers le coucher de soleil apocalyptique avec arc-en-ciel...

La zone fkk passée - rapport aux gens tout nu - on retraverse l'eau par le pont aux espions Glienicker Brücke. On finit par faire une pause saucisse bière méritée. Puis nous rentrons doucement sans nous perdre.

13/07/2013

Vélo Tour Saison 1 Episode 2 - A la recherche du lac perdu

Où aller nager ce samedi? Cela fait plusieurs semaines que des noms de lac sont ajoutés au débat, celui ci est grand, celui la est blindé de monde, celui ci j'éviterai d'y mettre un doigt, celui la est dans une carrière abandonnée avec de l'eau trop claire mais je ne sais plus où il est.. et il y a ce lac dans le Brandeburg avec de l'eau turquoise et une ile au milieu, ile qui parait-il appartient à Berlin et ile que l'on peut rejoindre en bateau ou à la nage, et aussi... challenge accepted.

11h00 rendez-vous à deux endroits, le gros des troupes devant le sympathique centre commercial de Gesundbrunnen et quelques centaines de mettre plus loin vers U-Pankstrase rejoint par le second peloton moabitien. L'idée est simple, suivre la Panke pour sortir de la ville, une petite vingtaine de km et le lac est à nous.

Un beau peloton, pas encore complet, mais qui verra des danseuses italienne, britano-françaises et des danseurs français, espagnol, franco-allemand, Europe quand tu nous tiens. La topographie de l'étape étant relativement horizontale, on n'a pas pu vraiment apprécier la technique de haute montagne des différents cyclistes, une autre fois peut-être.

Retour sur la Panke. Départ facile, traversée de Pankow et du parc de son mini chateau, puis entrée dans le quartier français ou Französisch Buchholz. Et première déviation de la feuille de route... pour chercher un lidl ou aldi. Il nous faut quelques denrées pour le pique-nique, rouler ouvre l'appétit. Bref ça se termine au Rewe, pause de 45min à ruminer "on y arrivera jamais à cette vitesse".

12h12 on finit par reprendre le chemin en essayant  de repiquer vers le lac, le chemin n'est pas toujours agréable et chacun a une idée de quelle direction prendre, de plus les vélos présents se sont pas tous adaptés à des balades de plus de 500m de distance, ambiance.

Puis nous passons sous la grosse ceinture autoroute qui entoure Berlin, on est dans les champs, la forêt arrive, on se rapproche. Peu aidés par les locaux qui n'ont jamais entendu parlé de ce lac (pourtant à 3km de chez eux mais bon passons) on retrouve quelques panneaux indicateurs qui sont les bienvenus.

13h56 (le lendemain tellement cela a paru longuet avec un peu de mauvaise foi aussi) de la forêt après avoir longer un improbable muret au milieu des arbres le lac apparait! L'ancien avait raison, l'eau est vraiment turquoise. Il nous reste à trouver une plage, la plage. On on a tous la méga dalle. Nous trouvons le ferry, sorte de petit bateau à la "African Queen" pour les connoisseurs. La traversée dure au moins 1m30s, on débarque, vélos accrochés, entre quelques mètres à faire à pieds.

Arrivée sur La Plage, en pente, façon amphithéâtre, des gens tout nu et des gens pas tout nu et surtout beaucoup trop d'hommes beaux nus par rapport aux femmes nues à mon gout. Mais tout le monde s'en tape, décontraction fkk-ienne, habillés ou pas où est le problème? Le problème est qu'on a faim après tous ces km à rouler! Pause pique-nique méritée, buffet campagnard, spécialités de chacun, joie de partager, plaisir de recevoir. Et nous sommes rejoints par la paire Maria & Matthieu au dessert.

Ensuite session piscine dans le lac, sauts dans l'eau pour certains en se lançant d'une corde accrochée à un arbre et nage pour les autres. Vacances. C'est l'été, la lumière est là et s'adoucit en fin de journée. Impression d'être au bout du monde (alors que bon on est à 10km de Buch et de la première station de S-bahn) et d'avoir trouvé le spot parfait. La preuve est la vision à la "The Beach" sans Léonard mais probablement avec des Uwe, Karsten ou autres Martin qui arrivent sur la plage à la nage avec sacs posés sur des matelas pneumatique comme s'ils avaient trouvé La Plage.

Nous partons non sans faire une halte au biergarten de l'ile. Longeons le lac, lumière scandinave de plus en plus rasante, beaux rayons jaunes passant dans les feuilles vertes et se perdant à la surface de l'eau.

Passer Buch nous laissons une partie de la troupe au métro, la suite sera plus facile que l'aller (sans doute les pauses rhum arrangiert ont aidé?). Des champs, du coucher de soleil, des chevaux, des œuvres d'art exposées dans le forêt et doucement la civilisation qui revient à nous. On perd des cyclistes à chaque coin de rue, il commence à faire sombre.

21h34 la fatigue, mais le canapé.

La belle journée.

Tous à Liepnitzsee qu'ils disaient, mais par des chemins détournés. 

Les détours valaient le détour.

04/06/2013

A day or two at school

And it was not a random school, but the HFF or school for movie and tv in Babelsberg. There we took part with a colleague to a workshop on 3D production. This last for 2 days and it was more than entertaining.

It is reductive to say we learn a lot, but it was. We could play with professional cameras, 3D cameras with different configurations: parallel lenses, mirror rig system with cameras at 90° from each other. And follow the whole production work-flow, the basis stages of the process starting with sweetening, then alignment and color matching and finally depth grading.

On the last day of the workshop I thought why not going back by bike, there is just 30km, so I did, I also lost my way which added some km to my way back home. But crossing Grünewald forest is a real pleasure, especially being the only one not in bike equipment, going fast and sweating like a sweating machine.

Some links:
-HFF

18/05/2013

Tour de Spreewald - jour 1

Quitter Berlin un samedi après-midi, arriver trempé à la gare après juste 22min de vélo, c'est ça aussi le printemps.

Départ quai numéro 11 de la Hauptbahnhof, ne pas se tromper car le train du quai numéro 12 est direct pour la Pologne. Pour nous ce sera en avant Cottbus, un peu avant à Lübben pour être précis, chef lieu de la verte et humide région du Spreewald. Après 20min nous passons la zone C, plus de S-Bahn, que des Bahns, et le ratio homme vache s'inverse.

Une petite heure plus loin, sur le quai, ambiance western, pas une voiture, le vent soulève la poussière, plus de pluie, un peu de vent, on va pas traîner. Il est 17h12, prochaine étape dans une petite trentaine de km à Werben.

La balade est agréable, le relief plat, les canaux droits, les arbres verts et les moustiques encore couchés. On traverse quelques villages, les tables sont de sortie, tout est prêt pour faire la fête, les grills sont chauds et les saucisses prêtent à être griller... Mais tout reste calme, pas un chat dehors, par contre beaucoup de cigogne, le temps à demi-clément a réussi à démotiver les fêtards.

Werben approche, notre pension aussi, la douche aussi et la dégustation de cornichon également. Oui ici on ne rigole avec le cornichon. J'en ai pris en entrée, résultat cinq sortes dans mon assiettes, au minimum deux échantillons par modèles, ça fait du cornichon.


05/05/2013

Voir la lumière à Steglitz

Un samedi comme les autres. Glandouiller gentillement en journée et s'activer en soirée.

Commencer par Wedding et non pas commencer par un Wedding. Gouter la bière de mai à la brasserie eschenbraeu avec l'amicale franco-germano-grecque. Elle est bonne ta bière gringo.

Faire deux équipes, les bleus en U-Bahn et le vélo rouge tout seul. Traverser Berlin du Nord au Sud et se retrouver quelques km plus tard au U-Rathaus Steglitz vers 23:09. Peu de gens croisés sur mon chemin sauf quelques touristes perdus à Zoo et quelques bourrés beintôt perdus.

L'amical franco-grecque au complet, nous nous dirigeons vers l'église grecque de Steglitz. Les gens arrivent, se pressent, en petit groupe, en famille, ambiance communion ou mariage princier (il y a du monde). Notre guide, nymphe grecque de passage en teutonie - que nous appelerons Daphnée car certaine s'appelle ainsi - nous distribue a chacun une bougie. Nous sommes fin prêt pour la Pâques orthodoxe raison de notre présence en ces lieux.

La rue est blindée, on ne peut plus avancer, le silence se fait. Minuit approche. Le prête sort de l'église, s'élève devant la foule, juste le vent dans les arbres vient perturber le calme, les chants commencent. Puis la lumière sort de l'église, une vague se répend dans la foule allumant toutes les bougies, les ténèbres sont repoussés, les gens peuvent ramener la lumière chez eux.

La rue se vide. Les voitures partent, souvent avec une bougie allumée dans la main d'un passager. A l'entrée du U-Bahn les gentils contrôleurs demandent d'éteindre nos torches, la descente dans les ténèbres peut débuter...

12/04/2013

Tour de nuit

Vendredi soir, dans le temps d'avant c'était roller, c'était Paris. Du temps de maintenant c'est vélo, c'est Berlin. Et du temps d'entre les deux ça aurait pu être ski de fond, c'était Oslo et c'était ski de fond de nuit tout le temps de toute façon.

Le mois dernier au détour d'une foire au vélo j'avais repéré le stand de Bike-Punk et l'ouverture prochaine d'un magasin en ville. Il y a quelques jours au détour d'une visite sur le net, voyant ce nom j'avais cliqué, et quelques cliques plus loin marqué dans mon agenda "vendredi soir c'est vélo".

Rdv au fin fond de Kreuzberg, non loin de Templehof et quasiment au même endroit à une semaine près (un vernissage quelconque dans un garage ou hangar je ne sais plus). 21:30 les vélos sont là, une bonne trentaine, plutôt des beaux vélos, plutôt du single speed, plutôt du coursiers mais aussi du pistard (qui fait du vélodrome donc). Des graves beaux vélos....

Nous partons, directon Südstern, Hermannplatz, puis remonter la Sonnenallee, passer le ring et tourner vers l'ouest, continuer, passer ikea, passer Südkreuz, continuer et se perdre, se retrouver en petit groupe à attendre à Ferhbelliner Platz. Puis repartir, se faire Kufürstendamm et ne s'arrêter qu'une fois atteinte la station U-Mehringdamm, vite donc. Le tout agrémenté de quelques pauses en proche banlieue dans des rues désertes mais au goudron de qualité.

Fun fact, deux français dans le lot, sur quoi roulent-ils? Réponse du peugeot de course rouge. Sinon c'était cool, autant de cyclistes sans freins ou presque et aucunes chutes. Et toujours des réactions ahuries, parfois, pas toujours, souvent, des voitures qui n'ont pas la route pour elles seules et le visage des conducteurs se retrouvant parfois à attendre des dizaines de secondes entières que la route se libère à eux.

03/02/2013

Valérian agent spatio-temporel 2

19:15 la soirée est fraiche, si la neige est partie cette semaine les températures elles sont restées basses, au cas ou, des fois que la neige veuille revenir. J'arrive en vélo pour le rdv sur le Janowitzbrücke où me rejoignent l'ami Sanuel et l'ami Juan. De là nous allons au C-Base, petit bar sur les bords du Spree, bar spécial et base spatiale également, repère de programmeurs, ce soir point de release party mais du théâtre et l'adaptation de "When Sysadmins Ruled the Earth" en allemand par la troupe amateur du lieu. Tout ca dans le cadre du festival ctm.

Du théâtre amateur donc, gratuit et payé au bon vouloir du spectateur. Une chance la foule est fan, ambiance spectacle de fin d'année et une fois finie nous filons vite. Dehors le froid du vide spatial a repris ses droits, séparation des troupes et rdv Adalbertrasse dans les bas fonds de Kreuzberg. Enfin il y bas fond et bas fond.

21:47  je suis le premier Chez Michel - sympathique französiche Imbiss - où un Boris se joint au groupe. Malheureusement la dernière cuisse de canard confit vient de partir, ce sera lapinou et tagliatelle sans oublier une petite part de galette pour digérer.

23:13 on a encore un peu soif et afin d'éviter de se déhydrater quelqu'un propose le Paloma. Encore un bar ambiance de l'espace ou comment transformer une tour de controle en mini club. Tout en long avec le bar au milieu, vitres penchées, dance floor dans le fond, gin tonic pas cher, dj coincé dans un coin, vue sur le U-Bahn KottbusserTor et surtout aération inexistante. 45min plus tard la sono est réparée, on ne s'entend plus et la musique est bonne, la salle est bondée, je file.

00:03 en rentrant je traverse la ville, vide, passe entre la mairie et la tour TV, m'arrête 30 secondes au milieu d'Alexanderplatz vide - toujours mieux que les biergartens et autres marchés de Noel tout pourri qui fleurissent régulièrement - ambiance de l'espace, vide intersidéral... la montée vers Prenzlauerberg le haut m'attend, c'est parti.

19/01/2013

L'auberge espagnole fait du vélo

Rendez vous chez les bikers à Kreuzberg. Rdv oblige j'y vais en vélo et il fait moins 40 mais il faut représenter, fixie or not fixie... mais gants et bonnets c'est sûr.

C'est en zonant sur vimeo que j'étais tombé sur le projet cycle me home, et au détour d'un évènement fb j'apprenais la diffusion du film dans un bar à Kreuzberg, mon coeur de cycliste des villes n'a fait qu'un tour.

Une heure de gens en vélo, film de vacances, belles images quand même, bonne musique, riders sympathiques et une petite impression de prolongement de l'Auberge espagnole, à Madrid cette fois. Des budapestois en errasmus décident de rentrer de Madrid à Budapest en vélo, à la fraiche, en rencontrant quelques potes sur le chemin.

Le bar est plein, le film fini je siffle mon peugeot et direction un autre bar, le Fabelhaft bar,  pour retrouver d'autres cyclistes. Enfin des cyclistes qui ne sortent que lorsque les températures titillent le 20C.

Sur le coup de pas trop tard mais il fait nuit et toujours froid quand même nous quittons les lieux. Je commence ma traversée de Berlin la nuit. On est pas nombreux sur la route, le on est pour mon vélo et moi et on les comprend.

Le vélo la nuit dans la ville.

Mot clé du post, vélo.

Quelques liens, enfin au moins un:
-trailer Cycle me home
-Atlas Pancakes

19/09/2012

A day at the museum and a night at the planetarium

Panique en début de semaine pour organiser un workshop en fin de la même semaine ou la routine au boulot. Envoyer des paquets d'email et finalement aller tranquillement à une réunion de travail du comité technique cinéma allemand à Berlin ce mercredi.

Rendez-vous à la Deutsche Kinemathek Museum für Film und Fernsehen de bon matin. Du beau monde, des pontes de la couleur et de l'image qui bouge en Allemagne. Je remplace mon chef pour présenter ce que l'on fait niveau gestion de la couleur avec nos dômes et autre écrans multi-displays. Et j'ai assez vite l'impression de ne pas faire partie du décor... En effet tous les vieux et pas si vieux se connaissent depuis des lustres, il faut se faire une place.

Heureusement le programme est plutôt agréable. On commence par une visite guidée du musée, suivie par un déjeuner sur la terrasse de la cafétéria du lieu. Cette partie du bâtiment héberge également une école de cinéma et les archives de la région. La terrasse surplombe Sony-Center et on est juste assez haut pour ne pas entendre les touristes.

L'après-midi commencera par une visite des archives et une présentation du travail qui est effectué, cool. On parle ici des archives cinématographiques et pas uniquement des productions locales. Mes slides dévoilés, mes explications bredouillées et le programme terminé je file.

Pour la suite l'ami Jonathan se joint à moi, direction planétarium am Insulaner proche de l'arrêt S-Priesterweg mais en fait loin de tout. Dans ce planétarium récemment modernisé - c'est à dire équipé d'un système de projection digital en très grande partie développé par mes collègues et presque moi - deux visiteurs venant du California Academy of Sciences à San Francisco vont nous parler étoiles et constellations. Voyage garanti.

Encore une fois l'impression de ne pas faire parti du décor. En effet la moyenne d'âge des spectateurs approche celle d'un elfe adolescent. On se demande même si un ou deux ne vont pas claquer pendant le show... Le monde des planétariums a sérieusement besoin d'une nouvelle vague de spectateur où c'est l'oubli pour bientôt.

12/08/2012

Voir la mer

Berlin terre de contraste.

Vendredi soir, début de soirée en short au Prater. Puis combo pantalon gilet qui tient chaud et direction StrandBar Mitte. Le cadre est joli, un bout de Spree, un bout de Monbijoupark,  un bout d’île aux musée. Bode muséum qui une fois la nuit tombée est éclairé par les lumières du StrandBar et le reste de pénombre apporte un toit à la plage... malheureusement le ciel étoilée n'arrête en rien la pluie, ambiance vive la Bretagne. Pas de dansons du twist sous la pluie cette fois ci, mais plutôt réfugions nous au Zosch.

Samedi en vélo, énième mission ikéa, mais va ramener une étagère en vélo, déjà une barre de deux mètres pour rideau c'est assez héroïque pour ne pas dire chevaleresque. Dans notre périple nous nous arrêterons au café Double Eye pour un café pas dégueulasse.

Dimanche les pieds dans l'eau et le reste aussi. L'été est revenu, c'est gentil de sa part (il boude depuis deux mois). Un cake aux olives, des carottes, du persils et du thé glacé dans le sac, mais aussi des serviettes un maillot de bain et direction la mer (en allemand mer et lac se disent See) à Berlin. Eau fraîche mais pas trop.

08/07/2012

The Skatalites saved my weekend

Weekend plutôt pas mal dans son ensemble. Des amis, des sorties, des nouveaux bars,  des orages, du soleil, du vélo, beaucoup de vélo, la nuit, le jour, mais surtout la nuit. Mais un bon plan semi-foireux qui samedi soir dernier a failli pourrir ma soirée et par extension mon weekend.

Ça avait pourtant bien commencé vendredi soir avec un petit Freiluftkino à Kreuzberg avec Tim Burton. Pluie annoncée en début de séance mais qui n'est jamais arrivée, joie.

Samedi glandouille, rendez-vous le soir à un vernissage d'un collectif d'artiste roumain, pour faire simple #lapincompris (exposer des grosses, enfin une grosse merde c’est possible). Petite discussion dans la foulée avec d'autres artistes - entre autres mais pas que - roumains, américains, allemands et français. Un point commun entre les peintres, du moins pour les deux spécimens présent ce soir (un européen et américain), ils parlent bien mais doucement. Discussion intéressante sur le langage et comment comprendre les œuvres présentées. A savoir si c'est un langage d'autiste artiste ou l'expression que eux seuls peuvent comprendre, à savoir donc. Note pour un futur proche: penser à écrire une ode à l’esbroufe.

Jusqu'à là tout va bien, nous sommes à Schlesisches Tor et ce dans la pire partie de la Schlesisches Strasse (comprendre entre le U-Bahn et le Club des Visionnaires), rapidement la dynamique de groupe se perd et c'est l'angoisse: un on a tous la dalle, deux les consensus concédés où aller se révèlent des échecs (tous fermés...). Argh. Ce sera donc kébab pourri et une fuite rapide sur mon fidèle destrier vers des cieux plus clément, chez moi donc. Au moins il y a Berlin la nuit.

Et toujours cette chaleur tropicale sur les épaules qui vous cuit le cerveau à feu doux. L'expression cuire à l'étouffée prend tout son sens, l'expression riz gluant marche aussi.

Dimanche de la rédemption, les nuages se barrent un peu, signe que je dois sauver mon weekend. The Skatalites jouent ce soir au Yaam, je saute dans le train et rejoins le gentil organisateur Boris sur les lieux. Le Yaam donc, sorte d'enclave africaine au bord du Spree, de beach bar caribéen, si tu aimes le reggae, le mafé, la bière au goût banane ou mangue tu trouveras ton bonheur.

Les Skatalites donc, bon ska des familles, un tempo plus rapide que le reggae, des cuivres qui tabassent avec un son très jazz, de la bonne humeur, mon weekend est sauvé.

03/07/2012

Animal planet (mais en ville)

Un déménagement réussi (même si quelques gouttes d'eau viennent dans ma chambre sans demander avant), beaucoup plus de vélo, des nouvelles rues, routes, lignes et autres itinéraires pour traverser la ville.

Traverser Berlin (et les grosses villes en général) la nuit est toujours mieux et mes nouvelles routes me font alterner du local (pas de touristes) de l'international (beaucoup de touristes) et de l'animal (animaux en tout genre, bourrés compris).

Hier encore, rentrant de Zoologischer Garten, traversant Tiergarten et roulant au milieu de la 17 Juni Strasse (route fermée pour je ne sais quelle raison) vers tard la nuit je pus observer encore une fois un renard plutôt tranquille à la recherche d'un lapin. J'ai arrêté de compter les lapins et renards, il y en a tellement qu'ils font partie du décor.

Plus loin après avoir passé Friedrichstrase et passant le C|O je pus cette fois observer un lapin de taille humaine (un touriste en short) en grande discussion avec une sosie de Xena la guerrière (une prostituée donc qui aurait pu faire de la figuration dans Game of Thrones ou n'importe quelle autre production demandant à des amazones de se mettre sévère sur la tronche avec des grosses épées, le tout en tenue sportive et décontractée et je ferme la parenthèse).

Le chemin continue, un petit tour dans Mitte, passer la file d'attente de taxi devant le Balhaus  Clärchens puis commencer l'ascension vers Prenzlauerberg le haut. Eviter les railles de tramway et finir par U-Eberswalderstrasse qui n'a rien à envier à U-Warschauerstrasse en terme de bourrés au m². Là aussi une frontière invisible, 100m plus loin tout est calme.

12/05/2011

Deux vernissages pour le prix d'un

Quelques notes à propose de cet article. Je l'écris plus de trois ans après les faits, nous sommes le 11 octobre 2014. Comme souvent je fais un brouillon, daté, avec quelques mots et phrases qui résument ce que je veux décrire ou ce dont je me souviens immédiatement. Et parfois j'oublie, comme cette fois, d'écrire la version finale. Au détour d'une séance photo pour le blog d'une amie - ein Monat 31 Portrait - je me retrouve avec les mêmes personnes. C'est en voyant la personne que je dois prendre en photo que les souvenirs reviennent. La suite dessous.

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Aujourd'hui c'est vernissage. Le point de rendez-vous est fixé à la Pariser Platz avec Natalia et une de ses amies Lotte. Entre les hôtels, les ambassades, les magasins, la porte de Brandebourg, les taxis, les carrioles à chevaux pour touristes demeurés, la sous catégorie des touristes encore plus demeurés sur leur segway, les touristes, les non-touristes, on peut aussi trouver l'Akademie der Kunste. Une sorte de havre de paix abritant entre autre une galerie dans ses sous-sols. C'est là que nous nous rendons.

Descente en ascenseur, large, ambiance vaisseau spatial à la recherche d'alien. Les portes s'ouvrent et nous entrons dans un énorme cube de béton, gros volume que je ne soupçonnais pas étant encore à la surface. Juste le contraste entre l'agitation factice en plein air sur la Pariser Platz et ce cube en sous-sol vaut la peine de visiter ce lieu.

L'exposition présente une multitude tablette sur une longue table où chacun peut s'installer et visionner les vidéos avec un casque. Une série d'entretiens avec des metteuses en scène germanophones parlant de leur travail. Malheureusement l'open-bar est déjà fermé, il est temps de remonter à la surface, un autre vernissage est au programme à quelques encablures.

Deux équipes se forment, une à vélo et une à pieds. Direction Checkpoint Charlie et la galerie Daad où nous entrons laissant une pluie orageuse dehors. Une salle arrangée en salle de projection, des sièges sont encore libres, je me pose à moitié dégoulinant sur une chaise. Les vidéos démarrent. Irruptions of the real que ça s'appelle. Et c'est bien réel, une vidéo montrant un abattoir et la mise à mort d'une vache, ça gicle, c'est rouge, du réel plein la tronche.

La pluie a cessé, les vidéos ont été visionnées, je continue ma route. Un peu plus tard je retrouve un Samuel en terrasse suivi d'une Diana au balcon. Par contre je ne me souviens plus de la terrasse ni du balcon, à Berlin du moins.

Demain je vais à Jena. Du planétarium et de la correction couleur au programme sûrement.

Quelques liens:
- Daad Galerie.
- Akademie der Kunste.