Une semaine de workshop pour lancer un projet européen du programme Marie Curie, projet appelé CP7.0 autour de l'impression et de son futur. De la couleur, des colorants, des encres, des goniomètres, des spectromètres, du halftoning, du gamut couleur, des thésards hyper motivés qui font un peu peur quand même rétrospectivement mais plutôt des bonnes vibrations.
On a encore une fois rejoué l’international, la configuration minimale pour une soirée étant trois nationalités, être trilingue presque la norme et parfois même certains poussant le vice jusqu'à avoir deux langues maternelles...
Après une semaine à Gjovik il faut penser à rentrer même si ça fait toujours plaisir qu'on vous dise "j'ai lu ta thèse et j'ai bien aimé". Il se trouve que plusieurs thésards ont comme point de départ ou presque ce que je décrivais laborieusement il y a quelques années, à Gjovik donc, ça fait du bien aux chevilles.
Depuis mon dernier passage - il y a trois ans - la ville a peu changé, hôtel de qualité enfin fini, grande rue refaite et à part cela la ville s'étend gentiment et l'université a plus que doublé. Totos est toujours là avec ses poivrots habituels, Chaplin est toujours là et vide du dimanche au jeudi. Les rues sont désertes également du dimanche au jeudi soir, là aussi rien ne change.
Le vendredi arrive et je profite de la visite industrielle du jour pour rejoindre Oslo. Là bas, un café, ciel bleu de qualité et direction le flytoget. Berlin is waiting.
26/10/2012
21/09/2012
Plus de danse
Sortie dans un nouveau lieu, le Ballhaus Ost près de mon nouveau chez moi dans la Pappelallée. Sur les conseils d'une amie danseuse, on se retrouve avec ma douce dans cette salle de ball et salle de spectacle de danse pour un festival de danse avec plein de mini shows dedans.
Ca commence relativement doucement, comprendre un couple habillé en blanc sur scène et plein de balle de ping-pong blanche également, mais alors beaucoup. Puis ca vire monthipythonesque avec deux danseuses si je me souviens bien, puis deux danseurs pour un truc über gay et très très drôle où les artistes sur scène nous explique comment bien s'épiler partout.
A la mi-temps nous en profitons pour monter au bar et regardes les quelques installations vidéos. En guide de table basse un cercueil, ambiance.
Ca commence relativement doucement, comprendre un couple habillé en blanc sur scène et plein de balle de ping-pong blanche également, mais alors beaucoup. Puis ca vire monthipythonesque avec deux danseuses si je me souviens bien, puis deux danseurs pour un truc über gay et très très drôle où les artistes sur scène nous explique comment bien s'épiler partout.
A la mi-temps nous en profitons pour monter au bar et regardes les quelques installations vidéos. En guide de table basse un cercueil, ambiance.
19/09/2012
A day at the museum and a night at the planetarium
Panique en début de semaine pour organiser un workshop en fin de la même semaine ou la routine au boulot. Envoyer des paquets d'email et finalement aller tranquillement à une réunion de travail du comité technique cinéma allemand à Berlin ce mercredi.
Rendez-vous à la Deutsche Kinemathek Museum für Film und Fernsehen de bon matin. Du beau monde, des pontes de la couleur et de l'image qui bouge en Allemagne. Je remplace mon chef pour présenter ce que l'on fait niveau gestion de la couleur avec nos dômes et autre écrans multi-displays. Et j'ai assez vite l'impression de ne pas faire partie du décor... En effet tous les vieux et pas si vieux se connaissent depuis des lustres, il faut se faire une place.
Heureusement le programme est plutôt agréable. On commence par une visite guidée du musée, suivie par un déjeuner sur la terrasse de la cafétéria du lieu. Cette partie du bâtiment héberge également une école de cinéma et les archives de la région. La terrasse surplombe Sony-Center et on est juste assez haut pour ne pas entendre les touristes.
L'après-midi commencera par une visite des archives et une présentation du travail qui est effectué, cool. On parle ici des archives cinématographiques et pas uniquement des productions locales. Mes slides dévoilés, mes explications bredouillées et le programme terminé je file.
Pour la suite l'ami Jonathan se joint à moi, direction planétarium am Insulaner proche de l'arrêt S-Priesterweg mais en fait loin de tout. Dans ce planétarium récemment modernisé - c'est à dire équipé d'un système de projection digital en très grande partie développé par mes collègues et presque moi - deux visiteurs venant du California Academy of Sciences à San Francisco vont nous parler étoiles et constellations. Voyage garanti.
Encore une fois l'impression de ne pas faire parti du décor. En effet la moyenne d'âge des spectateurs approche celle d'un elfe adolescent. On se demande même si un ou deux ne vont pas claquer pendant le show... Le monde des planétariums a sérieusement besoin d'une nouvelle vague de spectateur où c'est l'oubli pour bientôt.
Rendez-vous à la Deutsche Kinemathek Museum für Film und Fernsehen de bon matin. Du beau monde, des pontes de la couleur et de l'image qui bouge en Allemagne. Je remplace mon chef pour présenter ce que l'on fait niveau gestion de la couleur avec nos dômes et autre écrans multi-displays. Et j'ai assez vite l'impression de ne pas faire partie du décor... En effet tous les vieux et pas si vieux se connaissent depuis des lustres, il faut se faire une place.
Heureusement le programme est plutôt agréable. On commence par une visite guidée du musée, suivie par un déjeuner sur la terrasse de la cafétéria du lieu. Cette partie du bâtiment héberge également une école de cinéma et les archives de la région. La terrasse surplombe Sony-Center et on est juste assez haut pour ne pas entendre les touristes.
L'après-midi commencera par une visite des archives et une présentation du travail qui est effectué, cool. On parle ici des archives cinématographiques et pas uniquement des productions locales. Mes slides dévoilés, mes explications bredouillées et le programme terminé je file.
Pour la suite l'ami Jonathan se joint à moi, direction planétarium am Insulaner proche de l'arrêt S-Priesterweg mais en fait loin de tout. Dans ce planétarium récemment modernisé - c'est à dire équipé d'un système de projection digital en très grande partie développé par mes collègues et presque moi - deux visiteurs venant du California Academy of Sciences à San Francisco vont nous parler étoiles et constellations. Voyage garanti.
Encore une fois l'impression de ne pas faire parti du décor. En effet la moyenne d'âge des spectateurs approche celle d'un elfe adolescent. On se demande même si un ou deux ne vont pas claquer pendant le show... Le monde des planétariums a sérieusement besoin d'une nouvelle vague de spectateur où c'est l'oubli pour bientôt.
31/08/2012
Voir la Norvège, en mode montagne
Levés dans la nuit vers 1:00 du matin nous avons pu observer un ciel étoilé de psychopathe. Dans le Massif Central de la Norvège il n'y a pas de lumières parasites, ça n'existe pas.
On n'est pas parti à la frontale non plus, mais à la matinale après le petit-déjeuner. Bonne surprise nous voyons le ciel bleu entre les nuages. Sac à dos mi-plein nous continuons l'exploration de la vallée.
On est tranquille, croisons deux autres tentes et deux randonneurs, trois grenouilles et c'est tout.
Au loin un bout de glacier, ce sera l'objectif. Après 5h de marche on s'est rapproché, mais c'est encore loin, de plus il n'y a pas de chemin, juste une carte et une boussole. Le norvégien n'a pas besoin de chemin, il est le chemin.
Retour au campement en fin de journée. C'est décidé, demain on se fait Bessegen, une des rares randonnées indiquée et marquée de la lettre T en rouge peinte sur les rochers.
Re-pliage des tentes, re-traversée de la grande pleine, re-baignade pour passer le cours d'eau et voiture pour quelques km histoire de vérifier les horaires de ferry pour la rando de demain.
On n'est pas parti à la frontale non plus, mais à la matinale après le petit-déjeuner. Bonne surprise nous voyons le ciel bleu entre les nuages. Sac à dos mi-plein nous continuons l'exploration de la vallée.
On est tranquille, croisons deux autres tentes et deux randonneurs, trois grenouilles et c'est tout.
Au loin un bout de glacier, ce sera l'objectif. Après 5h de marche on s'est rapproché, mais c'est encore loin, de plus il n'y a pas de chemin, juste une carte et une boussole. Le norvégien n'a pas besoin de chemin, il est le chemin.
Retour au campement en fin de journée. C'est décidé, demain on se fait Bessegen, une des rares randonnées indiquée et marquée de la lettre T en rouge peinte sur les rochers.
Re-pliage des tentes, re-traversée de la grande pleine, re-baignade pour passer le cours d'eau et voiture pour quelques km histoire de vérifier les horaires de ferry pour la rando de demain.
30/08/2012
Voir la Norvège
Arrivée hier soir en provenance de Berlin à Oslo. Presque dix degrés de moins, des nuages, de la pluie, bienvenue en Norvège fin aout.
Petit déjeuner des champions, préparation des sacs à dos, tentes, tapis de sol et tout le tintouin et nous sommes partis.
Quelques heures, 4 environ, quelques kilomètres, 300 environ, quelques lacs, quelques forêts, quelques virages, un alcootest, un arrêt pour acheter des vivres dans un kiwi et un pantalon k-way - le temps se dégrade plus en monte et plus en on se rapproche du Jotunheim - et un parking. Petit coup d’œil à la carte et c'est parti pour le stage de survie.
Ça commence par une traversée d'un petit cours d'eau, certes petit mais frais et dont le lit n'est pas sablonneux. On ne perdra aucun doigt de pieds, la chance.
La suite c'est une traversée de plaine en ligne droite pendant deux heures, alternance toundra et marais ambiance seigneur-des-agneaux mais sans cranes pourrissant dans l'eau claire et pure.
Beau paysage, soleil couchant et rayon traversant des averses au loin, joli. Par contre le vent qui ramène la pluie c'est moins joli. Montage de tente en urgence, pantalon k-way qui fait le job. Il est 20:00, il pleut, on est au sec sous la tente. Demain est un autre jour.
Petit déjeuner des champions, préparation des sacs à dos, tentes, tapis de sol et tout le tintouin et nous sommes partis.
Quelques heures, 4 environ, quelques kilomètres, 300 environ, quelques lacs, quelques forêts, quelques virages, un alcootest, un arrêt pour acheter des vivres dans un kiwi et un pantalon k-way - le temps se dégrade plus en monte et plus en on se rapproche du Jotunheim - et un parking. Petit coup d’œil à la carte et c'est parti pour le stage de survie.
Ça commence par une traversée d'un petit cours d'eau, certes petit mais frais et dont le lit n'est pas sablonneux. On ne perdra aucun doigt de pieds, la chance.
La suite c'est une traversée de plaine en ligne droite pendant deux heures, alternance toundra et marais ambiance seigneur-des-agneaux mais sans cranes pourrissant dans l'eau claire et pure.
Beau paysage, soleil couchant et rayon traversant des averses au loin, joli. Par contre le vent qui ramène la pluie c'est moins joli. Montage de tente en urgence, pantalon k-way qui fait le job. Il est 20:00, il pleut, on est au sec sous la tente. Demain est un autre jour.
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