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22/05/2015

Deep learning talk @Zalendo Tech Event

First Zalendo Tech Event at their Tech HQ nearby Alexanderplatz yesterday evening. To open their series of Meetup event Zalendo invited Professor Sepp Hochreiter of Johannes Kepler University in Linz to talk about deep learning. 

attentive crowd

About the talk
The talk was good but not adapted to an academic audience. If you are familiar with the topic you probably wouldn't have learned something new. But the talk did lead to interesting - and often expected - questions around and about deep learning. Sadly - to me - it was more where does it work?, what are the best parameters? than how does it work actually? 

As the speaker did remind to us, neural networks (NNs) aren't new on the market. They were discoveries years ago, it was promising and then nothing, other techniques were used, leaving specialists in their niche. I do remember courses during my master in image processing about 15 years ago [in Pierre et Marie Curie Paris VI] where the person teaching and introducing KNN and NNs sounds both excited and disenchanted. This until computers got faster (thanks to cpu, gpu, many-core, cluster, graphic card programming "et j'en passe") and suddenly it was possible to use NNs, to get results, to reproduce them and to beat classification challenges by far comparing to the expert of the field.

For every new promising technique there is the temptation to use if for everything in a brute force manner. But it doesn't work all the time. One remark given by the speaker is these solutions work when you are overloaded with data, when you immersed into data. It's not a surprise that big players such as Google, Facebook, Amazon and more are heavy on growing their deep learning team.

About automation, AI and drugs
You hear and see more and more presentations about deep learning, artificial intelligence (AI) where people are dreaming of AI being able to put words on a given image in a similar way a human will do. It's kind of working but there is no magic. It made me remember about an experiment where the researchers claimed to be able to produce images/video corresponding to the images we see in our dreams. Often people fear - and they can - about computer taking control over us, making decisions for us until we start working for them.

It is interesting to understand why pharmacy companies - those making drugs - are so big into deep learning. Bio-Informatics offer the perfect environment for developing big data solution. Here I'm not talking about the phase where drug need to be tested and evaluated on human but what happen before. Biology and chemistry (or computer chemistry) can be simulated using pretty accurate models, meaning you don't need to run an actual biological or chemical experiment. You can simulate the experiment, generate a huge amount of data and let your algorithm do the analysis. And guess what, computer vision, machine learning, deep learning - not to mention optimization - are part of the solution. And the faster you get your results, the faster you have a new drug to potentially introduce on the market hopefully before your competitor. I'm not sure "normal" people got a glimpse on that side of research, in that field it's actually the biological/chemical experiment that will validate a virtual experiment (remember to watch Terminator 4 or 5 at leas the last on screen...).

About the big brain project and graphic cards and evolution
Research is cool. It's very interesting to see how connections/links between highly specialized fields are happening to build a new framework for research. The big brain project (not sure about the name but there is the US and the EU version) is the perfect example, different fields from neuroscientists to computer graphics and hardware manufacturers need to collaborate to build this virtual brain model.

One of the last comment from the speaker yesterday had a pertinent echo in my head. This comment illustrates perfectly how technology is evolving and frameworks are crossing their paths. He told us that graphic card manufacturer (such as nvidia to not name them) are now developing hardware dedicated to run deep learning process, once again the hardware architecture helping to fasten a programmed algorithm. But until when and is it a good approach? 

Years ago and not so long time ago when computers were already getting faster, people were designing hardware to run image processing/computer vision algorithms. This because the computers in their at-this-time state weren't fast enough. Like the brain was too small and needed to grow or modify its physical body to evolve. But then computer became faster and those special design weren't adaptable enough, too specialized. I feel that we are living a similar state with deep learning. The question will be is hyper-specialization of computer hardware the solution - momentarily for sure - for deep learning or not?

About the future
We are all doomed. Soon computer will be smart enough to redesign their body when they will reach their limits to overpass them. I haven't any spoiler about how and when, out Mayan friends had a big fail about it three years ago, we have to be patient.

  

01/05/2015

Voir des oeuvres d'art ou voir des gens regardant des oeuvres d'art?

La bonne question me direz vous. Ayant fini ma journée tôt - car elle avait elle même débuté très tôt - je décidais d'occuper mes trois heures de libre avant d'aller diner chez des amis en début de soirée par un mini opening-marathon-challenge. Challenge qui s'est aussi transformé en une course contre la montre et un jeu de piste avec l'orage qui tourbillonnait et se rapprochait de Berlin en fin d'après-midi.

18:40 direction la Loock Galerie sur la Postdamer Straße. A mi-chemin je fais une mini-pause Côtes du Rhône aux autres Galeries, par mini-pause j'entends "achat d'un bouteille et non dégustation". Je poursuis, traverse Potsdamer Platz, slalome entre les touristes, passe la Philharmonie et arrive dans le quartier des galeries. Trois voir quatre galeries sont ouvertes, du monde dedans et du monde dehors. J'aime bien cet endroit, les bâtiments sont propices à héberger des lieux d'exposition, suffisamment neutres et modulables et parfois des belles images.

Des belles images donc, en grand, en noir&blanc, de lieux et gens aux Etats-Unis. Rien de très nouveau mais je me répète, des belles images, bien composées, propres, pour des vues presque figées, on ne sent pas vraiment l'instantané, mais au moins ca me parle. En bonus la bière du vernissage est une Flensburger, un gage de gout de de qualité. La population est assez anglophone, américaine dirais-je et je glane quelques bouts de conversation où chacun y va de son anecdote géographique pour montrer qu'on voyage.

Environ douze minutes après avoir averti FourSquare de ma présence je file. J'ai encore au programme trois lieux et un diner dans moins de trois heures. Dehors le vent souffle et le gros nuage gris foncé tonne et des éclaires sont visible.

19.46 je pénètre dans la WeGalery. Le temps de souffler je crée le lieu sur FourSquare et commence à regarder autour de moi. Nous sommes dans le bas de Friedrichstrasse vers la Mehringplatz. La rue est un mélange de vieux bâtiment assez beaux et d'autre reconstruits assez laids. Il n'y a pas grand monde et le vernissage a débuté il y a déjà une heure. Dehors c'est l'apocalypse, les gens arriveront plus tard ou mouillé ou les deux.

Une exposition groupée, des artistes italiens, d'ailleurs la population est majoritairement italienne, habillée classe sobre avec gout à l'italienne. Le stagiaire ou l'assistant de la galerie est en panique et commence à courir partout et en prenant des photos avec son téléphone pommé. On doit être une vingtaine, probablement le record du jour et il veut en garder des preuves! Dans son rush il shoote du pied un bout d'une des oeuvres d'art exposée, au moins ils se passent des choses. Les oeuvres sont à l'image des visiteurs, propres, ca brille d'argent mais pas d'or, les formes sont plaisantes à l'oeil, déjà vu mais harmonieux, penchant parfois vers le design. Une connaissance arrive mais je dois filer, de plus la tempête fait une pause et je me dois d'en profiter! De plus mauvais choix de bière.

20:14 changement de lieu et de décor pour le Kunstquartier Bethanien et une autre exposition vernissage appelée hate10 - Kongress der Moglichkeiten ou le congrès des possibles? Ca se passe dans une partie uniquement du bâtiment où ils  passent parfois des choses intéressantes en particulier dans les ateliers et autres workshops. Mais pas cette fois. C'est hipster à souhait, tout parait bricolé, pas fini, bancal, cheap. Ca contraste pas mal avec ce que je viens de quitter. Population assez jeune avec au milieu un ou deux vieux artistes habillés jeunes essayent de communiquer. Tout ca pour dire que je ne reste pas longtemps. Un gros cliché que cet évènement.

Les jours de vernissages sont comme du pain béni pour nos amis outre-quiévrains sociologues ou anthropologistes. Le moment parfait pour observer des tribus, pas forcément pour voir des oeuvres d'art... Les vêtements changent mais les rapports de force restent les mêmes. Il faudra sans doute revenir une autre fois pour revoir quelque unes des images et installations aperçues ce soir.

20:58 je me rapproche de la Zion Kirche, en traversant Berlin j'ai pu voir barricades prêtes pour aujourd'hui, les colonnes de voiture Polizei prêtes, le gros de l'orage est passé mais comme chaque 30 avril au soir la ville s'attend au pire pour le lendemain. Mal sehen comme on dit.

Puis le dîner eu lieu, la dégustation de vin aussi et la soirée fût très agréable. Pour nos amis statisticiens, quatre personnes, trois nationalités - française, espagnole et anglaise - avec au menu un plat italien, tout ca dans une ville allemande.

23/05/2014

Another conference in Berlin about Culture and Informatic

A rather chaotic conference with a nice location, location being a room in the Bode museum in Berlin. Second edition for me and I still struggle to understand how this one works. I found each session too short regarding the number of presentation per session (without talking about the people reading their presentation) and the keynotes being too numerous in comparison.

But despite my negative first impression I found some interesting facts and problematic. One of them is the great diversity within museums depending of their location, be it in a province of China or in Namibia. The matter of getting visitors, making them to come and visit is extremely different.  Having something to present to the public is not enough depending of the geographical location together with the social environment.

Always cool to talk with people following a complete different path as yours. I started my journey in Paris, went to Montreal, back to Paris, Oslo and now Berlin and here I had very interesting conversation with Indian and African people, for one traveling East to West in the South hemisphere and the other North to South crossing several time the hemisphere. Complete different languages and geographical references, but we found ourselves on work topic and way of living, three different continents and none of us working and living in our country of origin for at least 10 years.

09/04/2014

Evening at the British Embassy

18:01 leaving work, aiming for the British embassy near Pariser Platz for the Max Planck Forum and a talk entitled "ALL A QUESTION OF AGE? HOW THE BRAIN AND BEHAVIOURS DEVELOP OVER TIME".

On the way taking a panorama picture in Tiergarten and arriving way to early at destination. At Brandenburg Tor the groups of tourists are well in place catching the last ray of light on the door. For tourists it is mostly group of teenagers in school trip abroad for the first time wandering like zombies. I will come back another time to shoot a spherical panorama of the place.

18:33 I'm exploring the Galeries Lafayette level -1 and searching for the French bookshop. First time in six years in Berlin. I enter the bookshop, the owner welcomed me in French, the walls are filled with "livre de poche", I'm in France. Where is the letter B? Ok still between A and C, found my Bukowsky and two books I haven't read yet.

19:01 still to early and a tiny bit hungry I'm giving a chance to a curry wurst place called Biers under S-Friedrichstraße. It was a mistake but now a souvenir engraved in my memory as the worst curry wurst ever: fatty, not cooked and shitty fries, the place should be closed, the owners put in jail or recycled in plastic bottle.

19:33 I enter the embassy, passed the words set in stone informing us about the former visit of the Queen some years ago, find a place to sit in the round conference room.  The talk starts and the walls around us are sliding to close the space, safe in the British shelter.

A complete different crowd as my last conference in Leipzig last week, more evenly distributed between women and men.

21:11 the talk ends, walls slides again and drinks are served. A sip of red wine and I stop. Evening was definitively not under the sign of good food and good drink but I managed to feed my brain with quality words.

08/03/2014

Looking for the buds

Cycling into sunny Berlin this Saturday late afternoon. Going to the a piano concert close by Rathaus Steglitz, but before be sure to get lost in Tiergarten. 


Piano concert, four hands, twin sisters, Asian origin from the US, which we met by Japanese connection from their time in Rostock. German and music are both international languages.

After concert with the musicians and friends in a so called Mexican restaurant in Steglitz. We felt being far far far far away from Berlin, and this jsut 12km from Mitte.


16/11/2013

Valérian agent spatio temporel 3

19:33 le froid est de sortie ce soir et le plat épicé vietnamien est aprécié. Rapidement commandé et digéré nous nous dépêchons pour ne pas rater le premier spectacle de notre programme déjà chargé: une pièce radiophonique à écouter dans un planétarium, le Groß Planetarium de Prenzlauer Allee.

19:55 grâce à nos vélo subsonique nous remontons la Stargarderstrasse (la bien nommée vu la direction spatiale que nous prenons).

Foule des grands soirs au planétarium, population assez jeune, légèrement alcoolisée et les pupilles comme les oreilles dilatées bien ouvertes. Thème du soir: histoire du lsd racontée sous un ciel étoilé.

Jusqu'à là tout va bien.

20:12 réveillé ou éveillé depuis quatorze heures déjà je me sens doucement glissé vers un état semi hiberné-tique, semi-hallucinatoire. Mon enveloppe corporelle est là, la tête bien calée sur l'épaule de ma douce, mais ma tête s'évade, je lévite.

Les effets combinés du décalage horaire, des étoiles, des voix parlant de lsd en allemand et anglais, les sièges inclinés du planétarium, une douleur au mollet droit qui m'empêche de me relaxer complètement, la fatigue, les rêves qui toquent à mon oreille "hé ho il y a du monde ici?" et des images d'album de Valérian dans ses voyages temporels, c'en est trop, je pars, le temps n'a plus d'accroche sur moi.

Valérian sort de ce corps.

22:02 le voyage est fini, nous nous levons et sortons sous le vrai ciel étoilé. Direction la fusée berlinoise aussi connue sous le nom de fernsehturm. Le groupe se sépare et m'enfonce seul dans les bas fonds kreuzbergien. Berlin la nuit tout ça.

22:54 entrée au Bohnengold, chercher mon contact bière, prendre un bière, trinquer, parler, réunion Spotter à Berlin et repartir. Voyager dans le temps ou se télétransporter serai de bon aloi ce soir. Mais aucune startup n'a communiqué sur le sujet.

23:44 seconde traversée de Berlin et me retrouve au kino Babylone et y retrouve ma douce entourée d'une foule d'artistes, actrices, acteurs et autres gens du spectacle pour une avant-première.

Le projection prévue à minuit est retardée de presque une heure... nous attendrons, je ne suis plus à une nuit courte près.

Film un peu expérimental, se passant dans les années 30 à Berlin et filmé comme un film à l'époque. Noir et blanc et musique d'accompagnement. Un peu long mais dans la continuité de la piéce sonore du début de soirée. Vive le contraste.

3:00 peut-être, notre lit. La nuit, le sommeil, la couette, le bonheur.

22/06/2013

Fête de la musique ou faites du bruit gaiement

La question habituelle en ce 21 juin, comment passer au travers de la fête de la musique, à Berlin également, et éviter d'écouter de subir dehors des groupes amateurs? Normalement il pleut, mais cette fois ci non. Aussi je sors d’une bonne dizaine de soirée consécutives et un peu de repos serait le bienvenu…  Mais là encore j’ai échoué.

A peine  mon vélo accroché, l’ami Samuel me propose la pizza de l’amitié. La sono à fond dans le MauerPark m’aide à me décider, déblocage de vélo et direction Friedrischain. Dehors il fait chaud et les sonos continuent à cracher ici et là. Qui dit pizza dit bière, qui dit bière dit Hops And Barley en terrasse et il est minuit. Bamm...

Sur le retour je m’arrête au Aufsturz pour converser avec l’amicale des danseuses japonaises de Berlin. Un gin tonic dégueulasse (faut le faire pour rater un gin tonic) et une peroni plus loin nous rentrons chacun chez soi.

Il est 2h passé, j’ai échoué dans la tentative de ne pas sortir. Mais le temps étant sec et chaud il faut en profiter, il pourrait pleuvoir demain et la température se diviser par deux. Chose rare par ce climat les touristes et autre badauds sont parfois moins vêtus que les prostituées du quartier, un phénomène aussi fréquent qu'une éclipse totale à midi.

23/05/2013

A day at the museum and more

First official day of the KUI event, a Culture and Computer conference hosted in the Pergamon museum in Berlin. Mixed feeling about the papers presented in contrast to the very interesting keynote given this morning by someone from the Israel museum in Jerusalem. The speaker did talk about their collaboration with Google Art, how to put your museum on-line or how do you make it existing on-line without loosing visitors.
 
Before the social event of the conference the possibility to have a guided tour in the museum was offered, I took it and it was amazing. The guide who was supposed to give a 30min talk was entertaining us for 1h30. We were all drinking his stories, jumping from country to country, time to time, history to mythology, mythology to politic. The highest point was the fight depicted from a 2m piece of facade where we could see parts of Athena and other bodies, the statues were moving and the swords flying, take that immersive 3D cinema.

I ask the question: what is a conference without his social event? An incomplete event.  This time it took place on the top of some federal building not fat form Alexanderplatz. And after a nice diner with a americano-franco-russian couple I left the place to join ma douce for a concert in Eschschloraque.

Eschschloraque, a bar name easy to misspell, a surviving alternative bar in Hackescher Markt close to the Kino Central. Comfortably installed in a sofa facing the stage we are waiting for the musicians. Here they come, Japanese singer, Russian piano player and a Greek guitarist. Songs in Japanese, Greek and more. Always nice to discover the musical touch of a band.

Today I did travel in time, in space, in language... and I'm not even confused. Take that narrow minded people.

Some link:
-KUI event
-the Israel museum
-Google Art Project
-eschschloraque

17/04/2013

Vernissage ce soir

On reste dans Mitte. L'ami berliniquais me rejoint dans la Gippsstrasse, même pâté de maison que pour la Sophiensaele, beau temps pour un vernissage et c'est à la galerie Henrik Springsmann que ca se passe. Au programme Wrinkles Of the City, dernier projet de l'artiste JR, toujours le même concept, des portraits de gens normaux, cette fois ci âgés, toujours en noir et blanc et affichés en grand sur les murs de la ville, Berlin, Los Angeles, Cuba, partout... La superposition des affichages gigantesque sur des murs parfois en ruine ou du moins non lisse donne un relief particulier aux images, sehr schön.

Toujours le même concept mais c'est bien, réappropriation des murs de la ville par les habitants, affichage d'image autre que de pubs, remontrer que les gens y vivent, qu'ils existent, qu'ils ne sont pas que des consommateurs, faire partie d'une œuvre culturelle, artistique, à ce sujet voir les films projetés (et très bien montés surtout celui de LA et Cuba, big up tout ça) où collaborant avec un grapheur, ce dernier explique que oui c'est grave de détruire une œuvre culturelle, "it can break the universe" et tu ne veux pas faire ça.

Concept éminemment politique, "juste" montrer le visage, en grand, dans la ville, dire j'existe, ils existent, nous existons, je ne suis pas qu'un pion ou une donnée statistique. Je t'en donnerai moi du big data...

Puis nous referons le monde au restaurant d'à côté.

Quelques liens:
- http://www.jr-art.net/ .
- http://www.galeriespringmann.de/ .
- petit restau alteseuropa .

14/04/2013

Au théâtre ce soir

C'est dimanche et c'est pas repos. Pour bien finir le weekend, la petite touche culturelle, un opéra, La Figure de la Terre, de longueur raisonnable, à la Sophiensaale. Pour ne pas changer une bonne habitude je découvre une nouvelle salle de Berlin, j'avais tenté sans succès d'y voir d'autres spectacles, ce soir je tiens ma revanche, ma bataille... et surtout ma place réservée dans les temps. Une autre bonne habitude, aller au spectacle avec des professionnels de la profession, prendre des notes et répéter les commentaires plus tard, ou du moins attendre avant de parler.

Je me lance dans la critique du spectacle vivant. Je suis pas vraiment critique hein, plutôt un spectateur régulier, et à un moment on a envie de dire un truc, un ressenti. J'ai lu la critique de Berlin Poche et j'ai rien compris, enfin l'auteur du papier se penche plus sur l’œuvre interprétée et ne se mouille pas trop dans la description de son interprétation. De toute façon en critique de théâtre j'ai du mal, j'ai essayé le Masque et la Plume mais je n'y comprends rien, du moins quand il parle de théâtre ou livre.

Bref, première impression une fois dans la salle est: bel espace dit donc. Le clavecin à gauche, les sièges des instrumentistes à cordes à droite. Un espace grossièrement marqué/délimité au sol qui montre une surface carrée et au fond un grand écran blanc. Écran permettant d'y projeter des images et de jouer avec des ombres quand les chanteurs sont en arrière plan.

Un très bon début, une chanteuse lyrique (oui? non? mon truc à moi c'est la couleur) qui chante bien, une équipe de violonistes pas manchotes. Musique bien barrée, mais bien.

Une fois la machine lancée on reste un peu sur sa fin, on regarde à droite, à gauche mais rarement au milieu, l'impression que le temps passé à faire des costumes pour tout le monde a empiété sur celui dédié à la mise en espace, c'est dommage.

J'ai vu d'autres spectacles qui demandaient aux acteurs, danseurs, musiciens de sortir de leur art premier et de jouer, de chanter, de bouger quand normalement ils chantent s'ils sont chanteurs, ils dansent s'ils sont danseurs... mais vous m'avez compris. Parfois ça fonctionne et c'est bluffant (genre des trucs dont je rappelle plus le nom à la Schaubühne), parfois ça marchouille comme au Berliner Festspiele récemment et parfois ça ne marche pas.

Quelques liens:
- critique de la pièce La Figure de la Terre.
- sophiensaele.

03/02/2013

Valérian agent spatio-temporel 2

19:15 la soirée est fraiche, si la neige est partie cette semaine les températures elles sont restées basses, au cas ou, des fois que la neige veuille revenir. J'arrive en vélo pour le rdv sur le Janowitzbrücke où me rejoignent l'ami Sanuel et l'ami Juan. De là nous allons au C-Base, petit bar sur les bords du Spree, bar spécial et base spatiale également, repère de programmeurs, ce soir point de release party mais du théâtre et l'adaptation de "When Sysadmins Ruled the Earth" en allemand par la troupe amateur du lieu. Tout ca dans le cadre du festival ctm.

Du théâtre amateur donc, gratuit et payé au bon vouloir du spectateur. Une chance la foule est fan, ambiance spectacle de fin d'année et une fois finie nous filons vite. Dehors le froid du vide spatial a repris ses droits, séparation des troupes et rdv Adalbertrasse dans les bas fonds de Kreuzberg. Enfin il y bas fond et bas fond.

21:47  je suis le premier Chez Michel - sympathique französiche Imbiss - où un Boris se joint au groupe. Malheureusement la dernière cuisse de canard confit vient de partir, ce sera lapinou et tagliatelle sans oublier une petite part de galette pour digérer.

23:13 on a encore un peu soif et afin d'éviter de se déhydrater quelqu'un propose le Paloma. Encore un bar ambiance de l'espace ou comment transformer une tour de controle en mini club. Tout en long avec le bar au milieu, vitres penchées, dance floor dans le fond, gin tonic pas cher, dj coincé dans un coin, vue sur le U-Bahn KottbusserTor et surtout aération inexistante. 45min plus tard la sono est réparée, on ne s'entend plus et la musique est bonne, la salle est bondée, je file.

00:03 en rentrant je traverse la ville, vide, passe entre la mairie et la tour TV, m'arrête 30 secondes au milieu d'Alexanderplatz vide - toujours mieux que les biergartens et autres marchés de Noel tout pourri qui fleurissent régulièrement - ambiance de l'espace, vide intersidéral... la montée vers Prenzlauerberg le haut m'attend, c'est parti.

21/01/2013

Rencontre internationale au Kino International

Sortie vendredi soir tard, shopping le samedi et atelier ikea le dimanche (j'entends les "yeaaah.." au loin). Pour finir le weekend comme il avait commencé, c'est à dire en se couchant tard, l'option cinéma derniére séance semble la plus appropriée.

Ce sera Django au Kino International.

21:21 au ciné Karl Marx Allee, ambiance gros vaisseau spatial, grande baie vitrée avec vue sur le Café Moscow, énorme hall, énorme bar, énormes lustres, énormes bougies, quelques spectateurs déjà sirotent leur bière, il reste deux chaises libres, nous nous installons m&m en poche. A nos côtés une vieille et sa petite bouteille de proseco. A peine assis elle commence à nous parler. Poliment nous écoutons.

On a pas vraiment le temps de se présenter vu le débit de la slameuse. Direct elle nous enchaine avec son couplet "c'était mieux avant", "les juifs quand même" enfin "c'est ce que disait ma mère", "je viens de l'est" et bla bla bla. "Ah vous êtes francais, touristes?" et bé non on habite ici et on y travaille ma bonne dame, "vous êtes professeur de francais alors?" et chance pour elle un de nous l'est et "vous venez de Paris, so Romantisch.." et sous entendu que foutez vous ici? mais poliment toujours. Discusion à sens unique quand tu nous tiens...

Tel le joueur de Magic je sors ma spéciale pour nous sortir de ce traquenard: j'avale un m&m de travers et enchaine avec une belle quinte de toux, tragique évènement qui nous aidera à lacher la vieille déjà loin et perdue dans ses rêveries du temps d'avant.

22:02 les portes s'ouvrent, la salle est toujours belle avec son grand rideau bleu qui une fois les pubs montrées devient plus doré qu'un oscar au soleil. Enorme écran, le film peut commencer et Django se déchainer.

04/11/2012

Paye ton restaurant vegan

Concept de la soirée, un restaurant sans viandes et un club sans invités.

Passée la recherche intensive du restaurant et d'une table pour cinq c'est le vegan qui gagne et laisse le bon japonais couler au loin. Rendez-vous Rosenthaler Platz puis direction la Koppenplatz et le restaurant kopps. Après une petite marche nous arrivons, pas de queue à l'entrée mais nous attendrons gentillement que l'on daigne nous placer.

Assis au fond dans un coin nous avons comme voisin un couple au look trop parfait. Lui gardera son bonnet et sa barbe était taillée au laser. Elle les bras nus nous présenteras ses tatouages poulpesque et une peau très blanche.

Sur chaque table une petite plante au pistil turgescent, pistil que la tatouée voisine n'arrêtera pas d'asticoter. Get a room people.

Sinon les plats, baaaaa comme un restaurant normal mais sans viande, le cuisinier doit s'amuser à tout remodeler pour que ça ressemble à quelque chose. Heureusement les cocktails sont avec alcools, on eut pu penser que restaurant sans viande donne cocktail sans alcool, mais non, mais quand même le lait du white russian était du lait de soja.  

La suite, car il y a une suite, ce sera une super soirée avec des djs!!! Ce sera au  ressort derrière la Hamburger Bahnhof. Ça doit être pas mal en été avec la plage, les transats... Mais on est en novembre il n'y a personne. Autant vous dire qu'on ne restera que pour jouer au kicker en exerieur et filer au début du milieu de la nuit.

Quelques liens:
- http://www.kopps-berlin.de/
- http://ressort-berlin.de/wordpress/

19/09/2012

A day at the museum and a night at the planetarium

Panique en début de semaine pour organiser un workshop en fin de la même semaine ou la routine au boulot. Envoyer des paquets d'email et finalement aller tranquillement à une réunion de travail du comité technique cinéma allemand à Berlin ce mercredi.

Rendez-vous à la Deutsche Kinemathek Museum für Film und Fernsehen de bon matin. Du beau monde, des pontes de la couleur et de l'image qui bouge en Allemagne. Je remplace mon chef pour présenter ce que l'on fait niveau gestion de la couleur avec nos dômes et autre écrans multi-displays. Et j'ai assez vite l'impression de ne pas faire partie du décor... En effet tous les vieux et pas si vieux se connaissent depuis des lustres, il faut se faire une place.

Heureusement le programme est plutôt agréable. On commence par une visite guidée du musée, suivie par un déjeuner sur la terrasse de la cafétéria du lieu. Cette partie du bâtiment héberge également une école de cinéma et les archives de la région. La terrasse surplombe Sony-Center et on est juste assez haut pour ne pas entendre les touristes.

L'après-midi commencera par une visite des archives et une présentation du travail qui est effectué, cool. On parle ici des archives cinématographiques et pas uniquement des productions locales. Mes slides dévoilés, mes explications bredouillées et le programme terminé je file.

Pour la suite l'ami Jonathan se joint à moi, direction planétarium am Insulaner proche de l'arrêt S-Priesterweg mais en fait loin de tout. Dans ce planétarium récemment modernisé - c'est à dire équipé d'un système de projection digital en très grande partie développé par mes collègues et presque moi - deux visiteurs venant du California Academy of Sciences à San Francisco vont nous parler étoiles et constellations. Voyage garanti.

Encore une fois l'impression de ne pas faire parti du décor. En effet la moyenne d'âge des spectateurs approche celle d'un elfe adolescent. On se demande même si un ou deux ne vont pas claquer pendant le show... Le monde des planétariums a sérieusement besoin d'une nouvelle vague de spectateur où c'est l'oubli pour bientôt.

12/08/2012

Voir la mer

Berlin terre de contraste.

Vendredi soir, début de soirée en short au Prater. Puis combo pantalon gilet qui tient chaud et direction StrandBar Mitte. Le cadre est joli, un bout de Spree, un bout de Monbijoupark,  un bout d’île aux musée. Bode muséum qui une fois la nuit tombée est éclairé par les lumières du StrandBar et le reste de pénombre apporte un toit à la plage... malheureusement le ciel étoilée n'arrête en rien la pluie, ambiance vive la Bretagne. Pas de dansons du twist sous la pluie cette fois ci, mais plutôt réfugions nous au Zosch.

Samedi en vélo, énième mission ikéa, mais va ramener une étagère en vélo, déjà une barre de deux mètres pour rideau c'est assez héroïque pour ne pas dire chevaleresque. Dans notre périple nous nous arrêterons au café Double Eye pour un café pas dégueulasse.

Dimanche les pieds dans l'eau et le reste aussi. L'été est revenu, c'est gentil de sa part (il boude depuis deux mois). Un cake aux olives, des carottes, du persils et du thé glacé dans le sac, mais aussi des serviettes un maillot de bain et direction la mer (en allemand mer et lac se disent See) à Berlin. Eau fraîche mais pas trop.

10/06/2012

Brecht ou Copa del Europa?

Un samedi soir à Berlin, une sœur en visite et des tickets pour l'opéra comique achetés depuis quelques semaines déjà. Situé non loin du Tiergarten, la foule attendant devant l'opéra rencontre celle des supporters de foot se dirigeant vers les écrans installés dans le parc. Contraste toujours amusant entre les deux groupes dont les codes vestimentaires sont bien définis.

Première à l'opéra comique de Berlin, belle salle avec fauteuils rouges, chacun équipé d'un petit écran permettant de lire les sous-titres lorsque la cantatrice chante, pratique. Décor minimaliste, une chanteuse sur scène et un orchestre bien sûr. Du chant, un par ville américaine et péché, Brecht et die Sieben Todesüden, emballé c'est pesé.

Peu de gens s'attardent à la sortie, l'Allemagne joue ce soir, déjà une mi-temps presque finie, le spectacle continue. Nous sautons sur nos vélos, on change de quartier et direction Kreuzberg et les bords du Spree pour un strand bar - Sage - situé en face de la O2 arena. Les pieds sur le sable, un bout de pizza et une bière on attend la fin du match. Autant vous dire que faire du vélo dans Berlin pendant la coupe d'Europe ou du Monde avec l'Allemagne qui joue est un vrai plaisir, en effet pas une voiture ne roule et point de bruit.

C'est pas fini! Vélo, on remonte le Spree de quelques mètres, le groupe s'étant agrandit, on atterrit au Kater Holtzig. Le spectacle re-continue avec cette fois une fanfare déjantée. Perruques à la Marie-Antoinette, bikinis dorés, marcel avec poils qui dépassent, cuivres et cymballes, mini-shorts plus énorme drapeau qui s'agite dans tous les sens avec un plafond très bas, ambiance.

La nuit et arrivée, la faim est revenue, heureusement il y a un faiseur de pizza au bord de l'eau. Doucement nous repartons vers les hauteurs de Berlin, c'est-à-dire Prenzlauerberg.

01/06/2012

Le festin de Babette, the Japanese version

Ça commence avec un une photo carrée sur instagram et une question comme commentaire de ma part: quand jouez-vous la prochaine fois demandais-je au Shinichi? Shinichi est la moitié masculine d'un couple d'artistes japonais qui fabrique leurs instruments eux-mêmes. Connus sous le nom du Usanigen - qui veut dire à peu prés homme lapin - leurs performances marient des visuels et de la musique, mais surtout des installations en bois à partir d'une vielle machine à coudre, un tambour qui tourne à la force des mollets de la partie féminine d'Usanigen, une webcam, un projecteur, en bref de l'analogue, du digital et du végétal, du japonais. Revenons à nos lapins, prochaine performance annoncée dans le cadre de l'ouverture du Food Taste à la Direktoren Haus dans quelques jours, aujourd'hui.

Inscription à l'avance et rdv pris avec ma partenaire d'expédition Anne-Laure sur les bords du Spree. Du vent, de la fraicheur, une grosse maison, une petite porte, à proximité du Nikolaiviertel, un James Bond à l'entrée et la queue pour rentrer.

Nous rentrons, l'intérieur est plus accueillant que les façades en extérieur. Chaque pièce est décorée avec des meubles et autres vaisselles design, c'est un peu le thème aussi. Vite nous trouvons le premier open bar où une serveuse en petite tenue d'infirmière propose des tubes à essai chacun rempli de vodka. L'effet petite tenue fonctionne à merveille, tout le monde se rue sur les tubes, nous goutons, nous regrettons, la vodka au poivre a un gout de poivre. Et pas une de trace des japonais.

Puis je reconnais quelques têtes connues croisées lors de performances musicales à Berlin. Nous cherchons tous les Usanigen, pas l'ombre d'une oreille… Le temps passe, toujours rien, puis un petit japonais appelle discrètement les gens à le suivre au bout du couloir et prendre une sorte d'escalier de service, ambiance Mario Bros et découverte d'un niveau caché! On arrive sous les toits. Ténèbres. Jeux de lumières avec des aquariums remplis d'insectes dont les ombres projetés nous rapetissent. Au bout du couloir une porte et un bout de banquet visible. Nous nous y faufilons.

Surprise, une grande salle, une grande table, tout en longueur, une vingtaine de couverts, quelques gens assis et un maitre d'hôtel nous invitent à nous asseoir car vite le spectacle va commencer… Toutes les places prises, nous attendons. Autour de nous les convives sont comme nous et se regardent, what's happening here?

La porte se ferme, une femme en bout de table, debout, habillée de noir, les yeux masqués de noir tel zorro, des plumes dans le cheveux et quelques touches de rouge. Elle commence son monologue, en japonais, elle est japonaise, le tout traduit en anglais par une seconde personne. La suite ce sera neuf plats, pas plus grand qu'une bouchée à chaque fois, toujours accompagné d'un texte évoquant une émotion. Le tout servi par quatre serveurs masqués également faisant parti de la performance culinaire. Un des plats nous était vaporisé directement dans la gorge à l'aide d'une vielle fiole de parfum ou comment faire de la mise en bouche un art.

Le repas fini nous redescendons d'un étage, trouvons les japonais que nous cherchions. Dans la salle une performance musicale accompagnée de fast food de luxe se termine et l'autre débute. Jeux d'ombres sans insectes sur les murs accompagnés d'un solo batterie plus tard et nous quittons les lieux. Vélo et retour dans la montagne, enfin Prenzlauerberg.

Quelques liens:
-www.usanigen.com
-www.direktorenhaus.com