On prend nos marques, à peine douze heures qu'on est là, mais on est au taquet et vu la température il faut mieux rester en mouvement perpétuel pour ne pas geler sur place. Donc passage à l'office de tourisme, carte en main on est parti.
Mais d'abord pause café, dans la rue derrière l’hôtel, rue remplie de voiture, c'est l'heure de la messe, la présence de quatre fourgons de police nous interpelle.... En bon touriste tous les détails nous interpellent, surtout ceux auxquels on ne prête normalement aucune attention particulière.
Addition demandée, quelques zlotis sur la table, l'exploration peut vraiment commencer. Classique pour débuter, les remparts de la ville ou de moins l'enceinte du temps d'avant. Balade la long de l'eau et première observation: mais où est cette fameuse grue dont tout le monde parle qui doit se trouver au bord de l'eau, rien à droite, rien à gauche? on nous aurait menti??? Quelques secondes plus tard nous lèverons la tête et du même coup verrons la grue (les amateurs de Dragon Ball Z comprendront notre situation).
Il caille un peu quand même, c'est très gris, un peu comme mes cliché de la Pologne, en y allant en décembre je ne prenais pas beaucoup de risque non plus.
On trouve un marché de Noël prés de la porte dorée, petite pause patates et pirogis puis nous nous éloignons du vieux centre et nous rapprochons du monument Solidanorks, impressionnant. Impressionnant aussi est la construction en cours du bâtiment de la communauté européenne qui ressemble comme si méprendre à un bâtiment tout droit sorti de la Guerre des Etoiles, enfin de l'Empire.
On est en mode découverte spontanée d'un territoire nouveau pour nous deux, plus besoin de cartes, on déambule dans une sorte de no man's land. Proche de l'entrée des chantiers de Gdansk nous rebroussons chemin. Il fait froid quand même et la nuit arrive. Niveau paysage ravagé les alentours des chantiers navals n'ont rien à envier à Berlin et autre partie d'Allemagne de l'Est, il y a de l'espace.
Un tramway passe dans le froid, vision du film Avalon dans ma tête, mélange de délabré et de modernité, la ville a mis du wifi gratuit à chaque point touristique et entretien ce flou technique.
En retournant vers le centre, petite pause gouté soupe pour l'une et burger pour l'autre. Puis une sieste à l'hotel et ça repart. Nous dinerons prés de la philharmonie locale dans une brasserie aux serveuse avenantes.
09/12/2012
08/12/2012
Toujours plus à l'est
Lendemain de fête de Noël, Noël ici, Noël par la, Noël partout et gros bordel dans la ville et ses embouteillages du samedi de décembre. Un peu plus et je partais tout seul pour Gdansk... mais ma partenaire d'expédition me rejoint en même temps que le train une minute avant son départ, joie et soulagement.
Petit train, quatre ou cinq wagons pas plus dont un restaurant. L'hiver étant là, la pénombre aussi, la vue des paysages exotiques s'en remet à notre imaginations.
Tout droit de Berlin à Poznan puis bifurcation direction Gdansk. Pas plus de 500km, mais 6heures tchou-tchou tout de même.
Arrivée dans la ville de nuit, un samedi soir, pas trop de monde dans les rues, des filles avec des parapluies roses, des gens dans les restaurants et rapidement notre hôtel.
Nous déposons nos bagages et sortons. Il est tard et les cuisines sont fermées mais la bière est toujours servie. Nous testerons donc une brasserie locale. Si la bière est bonne la musique est horrible et trop forte. Gdansk by night sera court cette première fois, juste le temps de voir qu'il y a du wifi partout dans la ville et que l'église principale est massive. Et c'est l'appel de la couette.
04/11/2012
Paye ton restaurant vegan
Concept de la soirée, un restaurant sans viandes et un club sans invités.
Passée la recherche intensive du restaurant et d'une table pour cinq c'est le vegan qui gagne et laisse le bon japonais couler au loin. Rendez-vous Rosenthaler Platz puis direction la Koppenplatz et le restaurant kopps. Après une petite marche nous arrivons, pas de queue à l'entrée mais nous attendrons gentillement que l'on daigne nous placer.
Assis au fond dans un coin nous avons comme voisin un couple au look trop parfait. Lui gardera son bonnet et sa barbe était taillée au laser. Elle les bras nus nous présenteras ses tatouages poulpesque et une peau très blanche.
Sur chaque table une petite plante au pistil turgescent, pistil que la tatouée voisine n'arrêtera pas d'asticoter. Get a room people.
Sinon les plats, baaaaa comme un restaurant normal mais sans viande, le cuisinier doit s'amuser à tout remodeler pour que ça ressemble à quelque chose. Heureusement les cocktails sont avec alcools, on eut pu penser que restaurant sans viande donne cocktail sans alcool, mais non, mais quand même le lait du white russian était du lait de soja.
La suite, car il y a une suite, ce sera une super soirée avec des djs!!! Ce sera au ressort derrière la Hamburger Bahnhof. Ça doit être pas mal en été avec la plage, les transats... Mais on est en novembre il n'y a personne. Autant vous dire qu'on ne restera que pour jouer au kicker en exerieur et filer au début du milieu de la nuit.
Quelques liens:
- http://www.kopps-berlin.de/
- http://ressort-berlin.de/wordpress/
Passée la recherche intensive du restaurant et d'une table pour cinq c'est le vegan qui gagne et laisse le bon japonais couler au loin. Rendez-vous Rosenthaler Platz puis direction la Koppenplatz et le restaurant kopps. Après une petite marche nous arrivons, pas de queue à l'entrée mais nous attendrons gentillement que l'on daigne nous placer.
Assis au fond dans un coin nous avons comme voisin un couple au look trop parfait. Lui gardera son bonnet et sa barbe était taillée au laser. Elle les bras nus nous présenteras ses tatouages poulpesque et une peau très blanche.
Sur chaque table une petite plante au pistil turgescent, pistil que la tatouée voisine n'arrêtera pas d'asticoter. Get a room people.
Sinon les plats, baaaaa comme un restaurant normal mais sans viande, le cuisinier doit s'amuser à tout remodeler pour que ça ressemble à quelque chose. Heureusement les cocktails sont avec alcools, on eut pu penser que restaurant sans viande donne cocktail sans alcool, mais non, mais quand même le lait du white russian était du lait de soja.
La suite, car il y a une suite, ce sera une super soirée avec des djs!!! Ce sera au ressort derrière la Hamburger Bahnhof. Ça doit être pas mal en été avec la plage, les transats... Mais on est en novembre il n'y a personne. Autant vous dire qu'on ne restera que pour jouer au kicker en exerieur et filer au début du milieu de la nuit.
Quelques liens:
- http://www.kopps-berlin.de/
- http://ressort-berlin.de/wordpress/
03/11/2012
Perdu dans la ville
La soirée
Après des négociations intenses c'est finalement un restaurant vegan - le Kopps et ce n'est pas un truc de supporter - qui a gagné sur le fil hier soir devant un restaurant japonais pour une rdv familial avec Anne-Laure, soeur et cousins.
Manger dans un restaurant vegan c'est un peu comme jouer au petit train. Tout y est faux - sauf les trains miniatures - et reconstitué, tout l'art est dans la reconstitution - un peu comme les embaumeurs - pour essayer de faire oublier que tu manges la même chose à tous les plats. Le prix ne reflétant que la technique des petits gars en cuisine pour donner une forme vivante au contenu de chaque assiette.
J'ai personnellement commencé avec des sushis aux légumes - prise de risque légère - et ai continué avec un cordon bleu - grosse prise de risque - qui ressemblait beaucoup à un cordon bleu mais qui était autre chose. Le tout arrosé d'un white russian au lait de sofa. Un autre univers.
Autour de nous les gens ont l'air étrange, ni l'air en bonne santé, ni l'air malade, un univers parallèle vous dis-je. C'est probablement pourquoi j'ai fait un rêve étrange durant la nuit qui a suivi. Conclusion, ne pas manger vegan sous peine de faire des cauchemars.
Le rêve qui a suivi
Dans mon rêve je sors d'une gare, un sentiment de déjà vu. Je ne sais pas où je suis mais je ne suis pas inquiet. Je m'enfonce dans la ville, cherche mon chemin semblant le reconnaitre, mais rien, personne pour me renseigner. Les quelques têtes ou silhouettes que j'aperçois disparaissent quand je m'en approche. Je m'enfonce, la ville se révèle, construite sur le flanc d'une montagne, je descends une rue, personne. A ce moment je commence à me demander où je suis et dans quelle direction aller, toute cette ville semble se dérober ou changer derrière moi et j'ai un peu de mal à me situer. Légère panique. Finalement la route en croise une autre, un peu de trafique. Un taxi passe, je rentre dedans, direction un lieu moins inconnu. Je me réveille avant d'arriver.
Après des négociations intenses c'est finalement un restaurant vegan - le Kopps et ce n'est pas un truc de supporter - qui a gagné sur le fil hier soir devant un restaurant japonais pour une rdv familial avec Anne-Laure, soeur et cousins.
Manger dans un restaurant vegan c'est un peu comme jouer au petit train. Tout y est faux - sauf les trains miniatures - et reconstitué, tout l'art est dans la reconstitution - un peu comme les embaumeurs - pour essayer de faire oublier que tu manges la même chose à tous les plats. Le prix ne reflétant que la technique des petits gars en cuisine pour donner une forme vivante au contenu de chaque assiette.
J'ai personnellement commencé avec des sushis aux légumes - prise de risque légère - et ai continué avec un cordon bleu - grosse prise de risque - qui ressemblait beaucoup à un cordon bleu mais qui était autre chose. Le tout arrosé d'un white russian au lait de sofa. Un autre univers.
Autour de nous les gens ont l'air étrange, ni l'air en bonne santé, ni l'air malade, un univers parallèle vous dis-je. C'est probablement pourquoi j'ai fait un rêve étrange durant la nuit qui a suivi. Conclusion, ne pas manger vegan sous peine de faire des cauchemars.
Le rêve qui a suivi
Dans mon rêve je sors d'une gare, un sentiment de déjà vu. Je ne sais pas où je suis mais je ne suis pas inquiet. Je m'enfonce dans la ville, cherche mon chemin semblant le reconnaitre, mais rien, personne pour me renseigner. Les quelques têtes ou silhouettes que j'aperçois disparaissent quand je m'en approche. Je m'enfonce, la ville se révèle, construite sur le flanc d'une montagne, je descends une rue, personne. A ce moment je commence à me demander où je suis et dans quelle direction aller, toute cette ville semble se dérober ou changer derrière moi et j'ai un peu de mal à me situer. Légère panique. Finalement la route en croise une autre, un peu de trafique. Un taxi passe, je rentre dedans, direction un lieu moins inconnu. Je me réveille avant d'arriver.
26/10/2012
La couleur en vadrouille
Une semaine de workshop pour lancer un projet européen du programme Marie Curie, projet appelé CP7.0 autour de l'impression et de son futur. De la couleur, des colorants, des encres, des goniomètres, des spectromètres, du halftoning, du gamut couleur, des thésards hyper motivés qui font un peu peur quand même rétrospectivement mais plutôt des bonnes vibrations.
On a encore une fois rejoué l’international, la configuration minimale pour une soirée étant trois nationalités, être trilingue presque la norme et parfois même certains poussant le vice jusqu'à avoir deux langues maternelles...
Après une semaine à Gjovik il faut penser à rentrer même si ça fait toujours plaisir qu'on vous dise "j'ai lu ta thèse et j'ai bien aimé". Il se trouve que plusieurs thésards ont comme point de départ ou presque ce que je décrivais laborieusement il y a quelques années, à Gjovik donc, ça fait du bien aux chevilles.
Depuis mon dernier passage - il y a trois ans - la ville a peu changé, hôtel de qualité enfin fini, grande rue refaite et à part cela la ville s'étend gentiment et l'université a plus que doublé. Totos est toujours là avec ses poivrots habituels, Chaplin est toujours là et vide du dimanche au jeudi. Les rues sont désertes également du dimanche au jeudi soir, là aussi rien ne change.
Le vendredi arrive et je profite de la visite industrielle du jour pour rejoindre Oslo. Là bas, un café, ciel bleu de qualité et direction le flytoget. Berlin is waiting.
On a encore une fois rejoué l’international, la configuration minimale pour une soirée étant trois nationalités, être trilingue presque la norme et parfois même certains poussant le vice jusqu'à avoir deux langues maternelles...
Après une semaine à Gjovik il faut penser à rentrer même si ça fait toujours plaisir qu'on vous dise "j'ai lu ta thèse et j'ai bien aimé". Il se trouve que plusieurs thésards ont comme point de départ ou presque ce que je décrivais laborieusement il y a quelques années, à Gjovik donc, ça fait du bien aux chevilles.
Depuis mon dernier passage - il y a trois ans - la ville a peu changé, hôtel de qualité enfin fini, grande rue refaite et à part cela la ville s'étend gentiment et l'université a plus que doublé. Totos est toujours là avec ses poivrots habituels, Chaplin est toujours là et vide du dimanche au jeudi. Les rues sont désertes également du dimanche au jeudi soir, là aussi rien ne change.
Le vendredi arrive et je profite de la visite industrielle du jour pour rejoindre Oslo. Là bas, un café, ciel bleu de qualité et direction le flytoget. Berlin is waiting.
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