11/07/2021

L'Infinie Comédie de David Foster Wallace

Samedi soir 21:59 je pose enfin ce livre sur ma pile de livres lus, six ou huit mois après l'avoir commencé.

Je suis passé par plusieurs phases dans la lecture de ce livre. J’avais lu auparavant La Fonction du Balais que j’avais beaucoup aimé. Comme pour l’Infinie Comédie ca parait décousu mais une certaine unité vient avec le style, il n'y a pas vraiment de chapitres, c'est un journal, des personnages qui reviennent, qui apparaissent, qui se rencontrent ou pas, qui disparaissent, des fulgurances. C’est plus un survol, une caméra qui passe, s’arrête, observe un groupe puis s’en éloigne. En cela ça m’a rappelé Visions de Cody de Jack Kerouac.

L’addiction, la misère sociale, l’absurdité des codes de vie que l’on s’inflige, le sport professionnel, la répétition, l’effet histoire sans fin, puit sans fond, la drôlerie aussi, comédie infinie de la vie même si le livre est plus rempli de tristesse que de joie.

Une écriture qui amène beaucoup d’images, un personnage récurrent cinéaste en lutte contre un système, une réflection sur le monde du divertissement, si le livre manque l’arrivée et la place prise par l’internet, et peut paraitre daté avec ses VHS il pointe déjà des dérives actuelles avec la culture de l’addiction à la prochaine série à voir, série qui n’est qu’une répétition de la précédente donc pourquoi se laisser hypnotiser? Étirer un filon à l’infini comme le font les studios de production de cinéma sans idée, Marvel et ses variations à la demande, Disney qui enchaine les préquelles rédemptrices…

Des images donc, Trainspotting, Fear and Loathing in Las Vegas, Fight Club, Requiem for Dream, Enter the Void… Et pour les livres en plus de Vision de Cody j’ai pensé à Last Exit to Brooklyn qui peut-être encore plus sombre, Berlin Alexanderplatz pour la difficulté de rentrer dans le livre et les personnages qu’ils - les deux livres - décrivent, hommes et femmes qui survivent, vivotent, demi-fous, âmes perdues.

Pourquoi s’infliger une telle lecture de me direz-vous? Bonne question vous répondrai-je. Le fond et la forme, la curiosité, la découverte d’un style, vivre des vies par procuration, des vies non-rêvées dans ce cas présent. Ca aide à se positionner, se remettre en question.

01/07/2021

Inner suburbia épisode 33

Tour en vélo en fin de journée voir début de soirée. Il est 19h01.

Une expédition classique. Plein nord, plein ouest, plein sud et plein est pour rentré. Au milieu l'aéroport et puis Pointe-Claire, ville fantôme aux jolies maisons.

Traversée de NDJ, passé au-dessus d'une autoroute, passage sous une autre autoroute, de la banlieue, une grosse avenue, un pont au dessus de la même autoroute, des gros camions, un ou deux lapins et le soleil qui se couche.

La ville fantôme. La chaleur humide de l'été. Quelques gens dehors, ou plutôt quelques chiens sortant leur maîtres.

Je me perds à nouveau sans Pointe-Claire, toutes les rues se ressemblent.

Nouveau passage sous une troisième autoroute. De l'autre côté un autre monde.

Puis les bords de l'eau, un peu de fraicheur, le coucher de soleil et le rose orangé des nuages au loin, des nuages de bibites aussi, enfin le canal, vite, une marmotte et St-Henri.

 

05/05/2021

Un autre roadtrip - Jour 4 - Le Massif du Sud

Nous reprenons la route, ce soir nous dormons à Kamouraska. 

Notre itinéraire traverse une bonne partie de la région Chaudière-Appalaches et nous passons même par Beauceville en Beauce qui en ce jour est fortement touchée par l'épidémie de COVID-19, mais peu de signes visuels de cela.

Après une pause vidéo sur le bord de la route juste après le Mont-Original qui ressemble à un mont comme les autres, la route de goudron fait place à la route de gravelle et nous montons vers le haut du Massif du Sud. En haut de moins en moins de voitures croisées mais des éoliennes qui poussent à droite et à gauche. Endroit un peu étrange et excuse pour prendre quelques images.

La suite demandera de contourner le Massif du Sud et on sera content de quitter ces mini montagnes russes un peu train fantôme aussi, certaines maisons ont l'air paisible d'autres vous font accélérer, pour se rapprocher des bords du St-Laurent et de Kamouraska.

Le temps s'est couvert, la pluie est arrivée, changement total de décor avec ce matin. C'est relativement plat avec quelques rochers et mini-montagnes et le paysage qui se glisse dans le St-Laurent. On est content d'arriver à notre motel. Et par temps de COVID nous devons arriver avant le couvre-feu, ce qui donne une ambiance zombiesque au voyage...


03/05/2021

Un autre roadtrip - Jour 3 - Plus près des étoiles

Ma cinquième visite, à date, du sepaq Mégantic. La dernière fois le paysage était automnal avec les premières neiges, cette fois-ci il est fin hivernal avec les dernières neiges, pareil donc.

Au menu la monté au Mont-Mégantic par le sentier, une ascension de 5km dans la forêt avec rapidement de la glace et de la neige sous les pieds. On a donc mis un peu peu plus longtemps de prévu. Mais l'avantage c'est que le sentier est relativement désert.

Une fois en haut on installe le trépied pour la caméra sur la route - normalement interdite aux voitures - et on a juste le temps de dire moteur qu'une voiture arrive en trombe et pile presque sur mes semelles... C'était juste le technicien ou scientifique de l'observatoire qui arrivait pour sa session de travail. Il gare sa voiture, entre par une porte dérobée dans l'observatoire et disparait. 

Nous reprenons notre tournage, ce ne sera pas long, rangeons nos affaires et commençons la descente. Cette fois-ci par la route, dégagée elle de toute neige ou glace.

Tradition oblige nous ferons un petit détour à Lac Mégantic pour aller chercher une poutine Chez Loulou avec de retourner dans notre mini chalet loft dans la nature.

Un autre roadtrip - Jour 2 - Thetford Mines

Aujourd'hui on va à la mine. Plusieurs villes minières dans la région et c'est Thetford Mines qui l'emportent.

Nous partons du domaine Gagnon, rejoignons une vrai route, contournons le parc sepaq de Frontenac pour une heure plus tard se retrouver dans un monde parallèle. Un peu comme si des termites géantes avaient laissé leur construction en plan.

Le belvédère est trouvé, on s'en rapproche, autour pas mal de monde, ca a l'air d'être la chose à faire le dimanche après-midi ici, et ce n'est pas un panneau interdit de franchir la limite qui arrête les curieux.

Au bord de la mine ouverte et remplie d'eau un vent fort, un sifflement fort, comme si la modification du sol écorchait la planète qui en retour gémissait à l'infini.

Nous continuons la route et trouvons plus loin un spot plus calme avec vue sur la ville, ce sera le lieu de la première performance filmée.

Plus de déambulations, un autre arrêt sur un parc mémoire en devenir. La ville est littéralement trouée comme du gruyère. Heureusement il fait beau aujourd'hui et le bleu du ciel compense la grisaille et la poussière au sol par endroit.

Une seconde performance filmée proche d'un énorme tracteur et nous nous retournons vers notre camp de base. De retour nous explorons la propriété, suffisamment grande pour se sentir loin après 20min de marche.

Finalement une dernière vidéo pour aujourd'hui avec comme font la forêt et les ombres des arbres qui s'allongent, le vent dans les feuilles, les oiseaux, le calme.