20/06/2018

Digital poetry at MAC Montreal

A super cool exhibition at the MAC Montreal from Rafael Lozano Hemmer with zillions of poetic interactive installations.

One aspect coming back often in those installations is the use of objects, technologies we are often in contact without thinking of them. By that I mean we are not seing them anymore as what they are at first (e.g. paper bags used as lungs). For the video surveillance camera it's different, I guess people still see them but don't realize what we are trying to make the algorithms say automatically about what they see.

Another aspect is to push the spectator out of his/her coordinate system to see differently, to change his/her view point. For example how to illustrate a sound with a 3D shape or population with speakers playing national anthems simultasneously: so using real form to illustrate air vibrations and using air vibrations to illustrate real alive people, from non visible to tactile and vice versa.

Last one, from physiological to digital. The two installations, one which records you heartbeat to control the pulse of a tree made of lamps where each lamp is one person recorded pulsation and the second recording your voice to then play it together with many others previously recorded, only a light per recording with its intensity varying accordingly. It can sound or look very noisy at first, but there is some harmony appearing from this chaos.

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20/05/2018

Emile Berliner meets Ellen Allien

2:00pm
samedi, début d'après-midi, Montreal, il pleut, moyen cool... Mais c'est censé changer dans la soirée. En attendant je pars explorer à pieds mon quartier et j'en profite pour aller visiter le Musée des Ondes Emile Berliner. Comme souvent un lieu que je frôle quasiment tous les jours en allant au boulot, mais cette fois ci je m'arrête et ouvre la porte.

A peine entré le maitre des lieux secondé par une assistante commence sa présentation de l'espace. Un récit captivant sur St-Henri, Montréal, d'une industrie, d'un homme venu de Hannover s'appelant Emile Berliner qui trouva ici le spot parfait pour développer son business de chaine stéréo. Une bonne heure plus tard je re-sort la tête pleine de nouvelles perspectives sur ce quartier.

Le reste de la journée se passe, les nuages partent, le sol sèche, je vais pouvoir reprendre mon vélo. En soirée direction la Fonderie Darling pour entre autres un live de Ellen Alien. Autre figure allemande liée à la musique, histoire plus récente et berlinoise. A cent années près ces deux personnes auraient pu se croiser même si la seconde utilise encore très probablement la technologie developpée par le premier.

11:11pm
j'arrive avant la paire F&F, la salle est quasiment vide, le boum boum raisonne. Ellen Alien est programmée a 2h du matin, il va falloir être fort.

1:11am 
mes amis m'ont rejoint, la salle s'est bien remplie mais la musique me casse les oreilles, ca passe pas. Mais regarder autour de moi est toujours plaisant, les gens en groupes, les groupies, les clubbers qui on mis leurs tenues de clubbing. Comme les vernissages les salles de concert sont des lieux de spectacle ou le spectateur fait partie intégrante du show.

2:22am
ne bougeant pas assez sur le dance-floor on me prend pour le dealer de la soirée.... trop net, trop en mode attente les gens se trompent, j'ai raté ma vocation, breaking bad sort de ce corps.

3:33am
Ellen Alien est enfin arrivée, a commencé son set, c'est mieux qu'avant mais je n'arrive pas a rentrer dedans. Je ne ferai pas long feu et quitte les lieux. Pour rentrer je longe le canal, m'arrête sous le bâtiment farine five rose, regarde les lettres qui clignotent dans la nuit et continue jusqu'à St-Henri


04/04/2018

MoCa number 3

In approximative English below

Transport en commun pour continuer. Ligne jaune, changer à Union Central, bus express 704, remonter presque tout Sunset Boulevard et atteindre Beverly Hills. Pas de zombies cette fois-ci, mais une passagère qui file les sous qui manquent à une autre passagère pour son ticket.

Je cherche la galerie Gagosian. Un peu le Real Madrid des galeries avec un effectif galactique ou presque. Je fais le tour, espace blanc avec tableaux très colorés de l'artiste Damien Hirst. Je demande si par hasard ils ont des Cy Twombly, on me répond "voulez-vous acheter?", "I wish" répondis-je. Donc non, mais merci de demander.

MoCa number 3 après un tour aux addresses dans le centre ville en début de semaine. Un bâtiment aux allures de maison de poupée avec ces jours ci une petite exposition intéressante. Cette adresse du MoCa est gratuite et un peu excentrée si Los Angeles avait un centre. Les deux personnes à l'accueil ont l'air tellement seule et heureuse d'avoir des visiteurs, le choc des émotions se lient sur leur visage respectif, qu'elles me donnent presque en même les informations sur le lieu.

Je continue mon chemin avec la faim. Direction Canters histoire de comparer leur sandwich viande fumée avec ceux de Montréal. Puis apéro avec un spotter de LA. Bar un, deux puis trois à l'ambiance StarWars. Il est à peine 19h et j'ai dépassé mon quota de bière journalier.

Ligne rouge, centre ville, changement de décor total. Traverser le Last Bookstore puis se mettre dans la queue du restaurant. J'attends quelques minutes et Nicole arrive. Au menu des sushis roulés à la main et non sous les aisselles. Un régal comme à chaque fois.

Rentrer, les voisins qui arrivent, l'amicale des architectes de fin de soirée dans la cuisine. Je décroche avant eux malgré une compagnie des plus agréables.

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Be aware of the English language

Public transport as usual. Yellow line to Union Central, then change for the bus 704 and direction Santa Monica. Going all along Sunset Boulevard and stopping once in Beverly Hills. No crazy people or zombies this time, just a passenger offering to complete the bus ticket to another passenger being short on coins.

I'm looking for the galerie Gagosian.  In a way it's the Real Madrid of galleries, the team of artists is impressive if not shinning. I'm checking the two rooms, all white with colorful paintings on the walls from artist Damien Hirst. While leaving I asked if they have art pieces from Cy Twombly to show, it's in their catalog, they answer "do you want to buy?", "I wish" did I answer. So no, but thanks for asking.

MoCa number 3 after visiting the two other addresses downtown earlier this week. A building that looks like a doll house with an interesting little exhibition. This MoCa location is a bit out of the center if Los Angeles had a center. The two persons at the desk are so lonely and happy to see a visitor that the confusion of emotion is readable on their faces and almost synchronously give me information about the place.

I continue my tour with my stomach calling for something. I take the direction to  Canters in order to compare their smoke meat sandwich with those we find in Montreal. Then a drink with a LA spotter in Hollywood. One, two and then three bars later with a Star War atmosphere I re-jump into the subway. It's almost 7pm and I reach my beer limit already.

Red Line, downtown, a total change of neighbourhood. I cross the Last Bookstore and wait in the queue. A few minutes later Nicole arrives. Hand sushi rolls and saké, a delicacy.

Back home, Boyle Height, the architect night neighbour club is starting in the kitchen. I'm slowly switching off despite the good company.

03/04/2018

Zombieland episod 33

Zombie un
Cette semaine j'essaye l'approche transport public à Los Angeles. Objectif du jour, retourner à Amoeba, le meilleur magasin de musique du monde vers Hollywood. La ligne jaune puis la ligne rouge. Juste deux stations et déjà un zombie hurle dans le wagon, trop lent, trop défoncé, trop à la ramasse, trop pauvre, très zombie, il n'a pas réussi à descendre à Little Tokyo et crache sa rage contre le conducteur, le wagon se tait, le regarde, rien à faire, juste attendre la prochaine station, au moins il n'est pas armé.

Amoeba, passage obligé, le trouve quatre stickers de qualité, me ballade dans les rayons, enregistre mentalement de nouvelles playlist. Love it.

Cimetière des stars
Etant dans les parages d'Hollywood j'en profite pour aller au cimetière des stars, le Hollywood Forever Cemetery J'y étais allé en soirée en juillet l'an dernier pour assister à une des projections en plein air, Sunset Boulevard projeté sur le mur mitoyen du studio Paramount, la boucle est bouclée. Oui le cimetière fait aussi cinéma l'été. Un cimetière pour stars donc, stars dont je connais pas plus de deux personnes sur les presque 200 listés dont John Huston, Cecil B Demille et Joe Dassin...

J'ai la carte des célébrités mais ne reconnait pas grand chose et il y a beaucoup d'activité pour un cimetière un mardi midi. Des gens habillés en noir mangent sous des tentes installées sur les pelouses non utilisées. Un enterrement pensais-je, mais ceux auxquels j'ai assisté n'avaient pas de buffet sur la tombe directement... Bref, je me balade et remarque beaucoup de camion de matériels de tournage, des chauffeurs qui fument des gros joints, un film se tourne donc, probablement pourquoi les figurants sont moins tristes que prévu.

En cherchant la tombe de Cecil B Demille je tomberai sur probablement le réalisateur discutant avec son actrice. Siège de DOP quasi sur la tombe à l'ombre. Les figurants avec les inconnus, le réa avec les stars. On ne se mélange pas.

Zombie deux
En quittant le lieu un autre zombie. Il attend à l'entrée, le regard ébahi vers les tombes, il a l'air de sortir d'un hôpital, tenue de malade, fesses à l'air, la main sur la barre sur roulette de perfusion, les jambes gonflées telles celles d'un éléphants, cheveux hirsutes, il attend.

La suite c'est le dit plus vieux skate shop de LA. En deux mots c'est pouilleux et bien en même temps. Bien parce qu'il recycle du matos et permet de s'acheter une planche et chaussures pour vraiment pas cher, donc c'est cool. Par contre rien de neuf, une ambiance de vide grenier poussiéreux, je ne reste pas longtemps.

Cardio le retour
En cas d'apocalypse avec des zombies partout il faudra courir, donc je m'entraine. Ce soir première foulée après le marathon trail de samedi dernier. 30min de tapis roulant tranquille au Los Angeles Athletic Club puis 30min de sauna, joie. Puis burger parce que bon.


31/03/2018

Run forest 2

6:30am
dans le taxi direction le parc Marin Headlands juste après le pont Golden Gate désert venant de SF. Première sortie, tunnel batmanien, nous sommes dans le parc, tout est vert et brumeux, toujours peu de monde aux alentours. Je descends de mon Lyft, marche 10min comme prévu le long de la route  jusqu'au point de départ de la course, là les organisateurs finissent de monter une tente.

7:23am
les gens commencent à arriver, je parle aux quelques francophones aussi présents, les performances respectives et prévisions pour ce marathon trail se partagent, tous s'accordent pour dire qu'on devrait finir dans les temps, c'est à dire 6h maximum. Personnellement je vise autour de 5h, vu le relief autour ca va être coton.

8:11am
l'organisateur de l'évènemnt environsports a usé de sa voix pour décrire la course, les mots up, up et up encore sont répétés, on va en chier... Le groupe marathon part en premier, suivra le groupe du semi puis le 6miles. Les marathoniens auront le privilège de faire deux tours avec la possibilité de s'arrêter au premier.

Le début est agréable, on longe un cour d'eau qui se va se jeter dans le Golf des Farralones, un petit pont et nous voici sur la plage. Il fait encore frais et la rosée a alourdi le sable, pas de problème pour courir dessus, un peu de route et la première montée débute. Très rapidement les espaces se forment, mais surtout on commence à marcher, ca monte beaucoup. Le tout dans les nuages et mon gps ne répond plus, pas grave je suis les rubans oranges et le sentier.

Enfin un semblant de plat est atteint puis un descente vraiment cool, on peut aller vite sans prendre trop de risque, c'est aussi le moment où les plus rapide du semi nous rattrapent. La bifurcation pour le tour du 6miles est passée depuis longtemps et nous arrivons à la première station de ravitaillement, un quart de la course faite.

La seconde montée débute, nous l'appelleront la montée de la mort car c'est très pentu et personne ne court, tout le monde marche. Les nuages toujours autour empêche de voir un semblant de sommet. Mais à quelques moments ca se dégage et la baie Richardson se révèle. Un des francophones du matin me rattrape, il sourit encore, un peu plus loin il chutera dans une descente, mais continuera moins souriant, dans tous les cas dans mon dos.

A un moment on atteint une crête, ca fait plaisir, ca souffle pas mal, le climat est toujours frais mais bien pour courir. Le second ravitaillement est là, un verre d'eau et je file, j'ai déjà pris un gèle plus facile à digérer que des bouts de barre de céréale. De là une belle descente permet de se relâcher un peu, on reconnait le parking et la route du départ, mais juste avant une dernière petite montée pour le plaisir et enfin le retour au point départ.

10:47am
je suis dans les temps, vue la tronche de la course je suis content et je continue pour un second tour. Même si je connais le chemin, ca n'en est pas moins facile. Le passage sur la plage se fait en marchant car je ne peux pas courir sur le sable cette fois ci. Le  petit bout de plat et la montée, à pieds, je ne cours que si c'est pas plat, enfin plus ou moins.

Arrivée à la descente sympathique un grand benêt me dépasse puis s'arrête pour discuter avec des gens qu'il reconnait sur le bord du chemin. La descente est moins évidente qu'au premier passage, les douleurs arrivent doucement.

Enfin l'avant dernier point de ravitaillement, j'ai super soif et boit beaucoup, rempli ma gourde et mange une demi banane. Nous sommes quatre coureurs, le grand benêt aussi et mange comme douze. Au moment  de repartir il part en courant quand aucun de nous ne peut, ca monte trop et nous marchons.

Quelques minutes plus tard nous rattrapons l'échappé et le doublons. La distance se fait et j'entends juste le benêt vomir tout ce qu'il peut. Courir ou digérer, après 30km il faut choisir.

La fin est dure parce que même dans les descentes les jambes sont lourdes et il fait toujours frais, donc surtout ne pas s'arrêter et ne pas attraper froid. Passage au dernier ravitaillement, nous sommes deux coureurs, pas les derniers et dans les temps. Les derniers 4-5km sont enfin là. Je rattrape une personne et réussit à passer devant jusqu'à la ligne d'arrivée.

1:23pm
au moins 5h de course, 5h19 pour être précis, parfois de la marche mais jamais d'arrêt, sauf pour boire. Une belle ampoule, des beaux coups de soleil sur les épaules, presque une méga crampe aux mollets mais finalement non et surtout les tétons qui s'irritent en frottant sur mon maillot, aie. Pas d'irritations lors de mes deux premiers marathon, mais j'avais couru moins longtemps.

Dans tous les cas content d'avoir fini en entier! Les douleurs musculaires peuvent arriver...

4:50pm
la bière de la victoire à SF.