11/10/2014

Rencontres géographiques et temporelles aléatoires

If I don't find a job as a color or imaging scientist in a near future I could always apply as a physiognomist. It is my super power, I remember faces even some years later. This Saturday afternoon I was meeting one of my friends Natalia to take a portrait picture of the person she was interviewing for her blog - it's here, it is the following chapter of last August about project space, it's now about study space - and when I met Anna I had a beginning of flashback, I have met this girl with Natalia already - everything is written here in French and it was actually not her - a while ago, three years ago, all the memories about this day came back after some hours to my mind. But let's continue about today.

15:00 we meet in Hackescher Markt as we leave away almost immediately. The area is peaceful and quiet after 18:00 if you are going to the cinema, but before it's touristic hell on earth. We walk toward the Spree, take some pictures and I go back home.

19:00 quiet agenda for the Saturday evening, only a finissage in a gallery some hundred meters away from our home address. At the end of the Project Space Festival last August I met Andreas who is running the Greusslich Contemporary gallery.

My first plan was to stay shortly, to visit the gallery - gallery located in an apartment not on the ground floor - and to go home. I went home, but 3 hours later. Even so you are entering an apartment, you are entering a gallery. The white color on the walls, the light grey on the floor, the homogeneous lighting, the place itself or the volume is the part of the exhibition - but I'm probably influenced by the last month project space festival I have attended - which makes me a bit lazy when it's time to look at the art pieces selected by the curator. Being there is almost enough. Next time I will be less impressed by the place and will be able to pay more attention to the exhibited works.

All along the finissage small groups were formed, my group was constituted of two Germans women, one Austrian man and myself. Always a pleasure to practice my German skill in such condition, talking about art, color and irrelevant things while drinking beer.

07/10/2014

Color science for beginners

I’m a color and imaging scientist who does photography, but sometimes I’m a photographer who does color and imaging research. Depending of the moment and the project one or the other will be predominant.

The practise of photography is always interesting to remind how the light is captured, how images are made. Know the acquisition process in details - light condition, lens used, subject or content - will always help when it is time to work on the images - be it for displaying the resulting images or for extracting automatically information from them.

These few lines are only a glimpse of what color science is. In my many attempts to explain what a color scientist does I came up with this little definition: a color scientist deals with light, its acquisition, preservation and reproduction, of course he also works with images. The term “color” refer to the visible spectrum - a color scientist is a multispectral imaging scientist with limited spectral boundaries - and by adding the word “visible” - visible to the human eye of course - we just extended the range of possible activities such as studying how a human eye does function, how do we perceive light signals, read images. From physics we come to philosophy.

Engineering projects which involve to work with images are often straightforward: you have an image, you need to detect some information, you use a define metric and it is done - almost of course. A color imaging project which involves art, artists and their work is different. Artists and scientists do not speak the same language, they may use the same tools but with different guidelines for sure... But that’s where the fun comes in.

30/09/2014

Tour de France session pré automale

Un petit passage en France des plus agréables et extrêmement bien rempli. La liste des étapes ville par ville dans lesquelles je me suis arrêté entre 4 min et 4 jours: Berlin Brême Béziers Pézenas Bédarieux Narbonne Bousquet-de-la-Balme Montpellier Marseille Paris Aschères-le-Marché Bazoches-les-Gallerandes Outarville Paris Berlin. Je vous épargne le nom des rues de Marseille et de Paris sinon on y serai encore.

Je me suis baigné dans une eau verte au bord des montagnes de l'Espinousse et autre mont Caroux, mais aussi dans une eau salé à la plage des Catalans. J'ai pris le bus, le train, le métro, le RER, l'avion, le tramway, le velib, la voiture, mes pieds. J'ai bu des vins exquis, vive la France, mangé des mets délicieux: deux fois du sanglier en trois jours, un petit lapinou sauce au vin, de la joue de porc et je ne vous parle pas des fromages... Je suis parti en voyage dans mon voyage, quittant un Paris compact et d'une densité rare avec ma maman pour le haut plateau du Loiret qui au niveau densité de tout se situe à l'opposé de la capitale.

Je suis passé 5 fois à la banque pendant une soirée poker, surtout pour emprunter, peu pour épargner. J'ai couru, pour la première fois avec un chien de berger, une fois seul et une fois avec l'homme qu'on appelle le kenyan blanc. J'ai parlé avec des amis, la famille du plus jeune à la presque plus âgée. J'ai vu des nouvelles têtes, parlé boulot, arpenté les sous-sols du Louvre, de la BnF. Je suis même allé au théâtre! Et j'ai du oublié un ou deux trucs.

Et là je suis content d'être rentré dans notre maison berlinoise.

24/09/2014

La fabrique des souvenirs

Une journée dans le Loiret avec ma maman.

Un retour dans la maison de mes grand-parents. Maison peu habitée car la dernière habitante réside maintenant en maison de retraite dans un village voisin Outarville. Premier retour depuis au moins deux ans dans cette maison où j'ai passé beaucoup de vacances. Y retourner parait naturel mais quelque chose manque, les gens. Les murs, les meubles, l'odeur est la même, le jardin en mode semi amazonien me rappelle que seuls de animaux de petites tailles occupent les lieux. On s'attend à voir des gens apparaître, des portes qui claquent, à entendre des voix appelant à venir à table, mais non.

Le grenier, des boîtes et un tri à faire. Etant parti de France depuis plus de dix ans les cartons regorgent de livres, vêtements, photos, cours, câbles en tout genre, mini-disc Sharp qui fonctionne encore. En quelques heures un tri sélectif et affectif est fait - il faut que j'arrête de garder les enveloppes vides à un moment.

On change de village, déjeuner au soleil chez ma grande tante, dans son jardin, salade tomates et concombres avec quelques échalotes émincées, suivi d'un lapin sauce au vin, j'en mange la moitié - le lapin du Loiret est bon - et d'une tarte au pomme importée et confectionnée à Paris. Un café et nous partons.

La maison de retraite, un univers où personne n'est préparé. Des vieux partout, très vieux. la première fois j'avais un peu eu l'impression de me retrouver dans un épisode d'Akira entouré d'enfant vieux cette fois ci sans pouvoir. Je m'y suis habitué et encore je n'y vais qu'une ou deux fois par an.

Pour la première fois ma grand-mère ne m'a pas reconnu immédiatement, il a fallu que la machine se dérouille un peu et beaucoup répéter, de ce côté là rien ne change. L'expérience est troublante même si prévisible. Quelques tours dans le village, une mini pause au soleil et nous rentrons.

Nous repassons dans la maison de famille pour finir de trier. On revoit des photos et pour beaucoup des images que j'ai déjà vu plein de fois - des images de mon grand-père, de famille - et cette fois certaines personnes ne sont présentes qu'en photo. Revoir des images dans la même pièce où elles sont d'habitude rangées, sans les commentaires en direct des "modèles" mais uniquement le souvenir de leurs commentaires est nouveau. L'histoire n'est plus racontée par les acteurs eux-mêmes, elle est transmise, une autre génération a pris le relais et en est la voix off. Un nouveau repère dans l'histoire familiale.