22/03/2014

La traversée de Berlin by night, épisode 2034

18:14 commencer un weekend par un vernissage et les portes ouvertes des studios Glogauair, mais d'abord traverser Berlin de Charlottenburg au croisement de Kreuzberg-Neuköln-Treptow en passant par Tiergarten et Kottbusser Tor toujours aussi bordélique malgré les travaux de la voirie terminée.

Prendre des photos d'un matelas et autres cordes suspendues dans une cage d'escalier sous une pluie de plumes blanches, plus d'image ici site-specific-ideas de l'artiste et de ses précédentes installations.

Qui dit vernissage dit drink, donc bière et la découverte d'une binouze presque à mon nom, ma famille serait fière ou pas. Bière au nom St-Erhard du nom du bled en Germanie. Bonne bière.

20:31 premier burger de saison en extérieur au Heaven Burger, il fait froid - on est assis dehors - mais le burger est bon. La suite ne fera pas au Room 77 car déjà plein. Non à la place nous irons au Fabelhaft qui malgré la fumée est toujours un très bon bar.

00:33 il est temps de rentrer et la dernière traversée de Berlin peut débuter. Repasser par Kotti toujours aussi bordélique, dépasser Oranienstrasse et c'est le calme. Plus personne, pas un chat, j'arrive tranquillement sur la Fischerinsel suivi d'un virage serré à droite par la Schloßplatz et on continue vers Alex.

Le long de la mairie, personne. Puis le bar la Cancun qui crache du rinana dès que les portes s'ouvrent. Dehors quelques fumeurs et un groupe qui rentre, les filles en minijupes qui galèrent avec leurs talons et les hommes en jean chemises à manches courtes, tous identiques, on voit presque l'étiquette encore attachée au vêtement de chacun.

Puis Alexanderplatz, pour une rare fois déserte de marché et autre stands de saucisses, juste quelques bourrés. Pas le temps de checker sur FS je ne fais que passer.

Enfin la "montée" vers Prenzlauerberg avec un petit slalom au début de la Schönhauser Allé entre les piétons. Re le calme. Tous les 500m la même scène, des gens allant vers un bar ou club, un ou une rebelle fumant sa clope seul en t-shirt malgré la douceur de la nuit. Sauf que cette fois je n'ai pas eu ma séquence gothique, la guigne.

1:31 je me rapproche, passe sous la ligne U2 devenue aérienne et bifurque vers Mauerpark. Vélo attaché, gants enlevés, dents brossés, la couette.

08/03/2014

Looking for the buds

Cycling into sunny Berlin this Saturday late afternoon. Going to the a piano concert close by Rathaus Steglitz, but before be sure to get lost in Tiergarten. 


Piano concert, four hands, twin sisters, Asian origin from the US, which we met by Japanese connection from their time in Rostock. German and music are both international languages.

After concert with the musicians and friends in a so called Mexican restaurant in Steglitz. We felt being far far far far away from Berlin, and this jsut 12km from Mitte.


10/02/2014

Retour sur Praia et Villa Citad

Petit déjeuner chez le Suisse de Tarrafal, sur la terrasse, face à la mer et devant la ville qui s'étend. Au loin des surfers dans l'eau et plus près une vache qui vire vers le buffle sauvage avec des oiseaux blancs autour. Encore deux ans et la vue ne sera plus intéressante, déjà que la longue plage de sable fin annoncée par le Petit Futé n'est plus,... Petit Futé Cap-Vert qui a été assez régulier dans la description d'info non vérifiées et souvent folkloriques au sens figuré bien sûr. Mais, car il y a un mais, premier petit déjeuner avec deux sortes de fromage, c'est la fête!

Nos chemins se séparent aussi aujourd'hui, d'un côté des galériens marcheurs et de l'autre d'autres galériens mais moins marcheurs. Retour sur la place centrale. Trouver un aluguère et tourner avec lui une petite heure dans la ville à la recherche de passagers pour Praia. On est dimanche et tout le pays est à la messe ou dort, pas un chat dans les rues.

Début d'après-midi à la capitale, changer d'aluguère pour Villa Citad à 30min du centre de Praia. La vieille ville donc, son monument aux esclaves, sa première, la première route d'Afrique sub-saharienne. On a encore l'impression que les gens viennent d'arriver sur cette île.

Un poisson grillé en terrasse et nous retournons en ville. Notre plan "passons la soirée dans un restaurant concert avant de prendre l'avion" tombe à l'eau... Mais on assiste quand même à une répétition de la fanfare militaire sur le kiosque d'une place du Plateau. Une fois le soleil couché ce sera restaurant sur la plage, puis aéroport.

Bon, l'ambiance à l'aéroport est relativement bordélique et c'est avec 2-3h de retard que nous partirons. Mais avec une personne au contrôle des passeports, quatre avions au départ dont un avec un retard de déjà 24h ca ne pouvait pas être serein.

Il est donc 3h du matin, On embarque, un passagers perd son billets sur le tarmac et un steward doit courir dans la pénombre pour le récupérer, on partira donc jamais... La correspondance pour Berlin à Lisbonne est déjà ratée. Mais nous réussirons à rentrer à Berlin le jour même, enfin le soir même du jour prévu. Compris?

Un beau voyage, il faudra y retourner, on a pas encore vu toutes les îles.

08/02/2014

Voir Tarrafal (ou Tarifa au choix...)

Sac à dos sur l'épaule on est reparti. Premier arrêt le marché couvert et découvert, mais pas que. En effet ce haut lieu de Praia est aussi un point de départ et d'arrivée des fameux aluguères cap-verdiens. A peine descendu du Plateau une dizaine de rabatteurs se rue autour de nous demandant où nous voulons aller, tous hurlant plus fort les uns que les autres. Calme, il faut rester calme. Un petit tour du marché plus tard nous montons dans notre bus et nous attendons, le bus part quand il plein.

70km de traversée de l'île Santagio, dans un aluguère bien rempli, au trois quart de femmes revenant du marché toutes plus chargées les unes que les autres. Et bien sûr la musique à fond. La route est belle, les paysages changeant, presque plus de vaches ou chèvres sur la route que de voitures. Quittant la capitale le pays se fait moins sec, parfois vert. Voyage tranquille jusqu'à ce qu'une passagère demande expressément au chauffeur de s'arrêter. Autour de nous rien, enfin du vert, des bananiers. Du bord de la route un enfant suivi d'un adulte en sortent avec chacun un sac rempli de banane. Il s'en suivra une intense discussion sur le cour de la banane et éventuellement quelques achats.

Arrivée à Tarrafal notre chauffeur nous met en contact avec une connaissance qui nous proposera endroit où dormir. Sacs déposés direction la plage pour le seul moment glandouille les pieds dans l'eau. Tous les touristes de l'endroit sont là aussi. On nous avait promis des singes et singes ils y en avaient. Le soir nous craquerons pour une pizzeria authentique tenu par un français. Repas accompagné de vin rouge Cha de Fogo s'il vous plait! Et on en a bu deux bouteilles! Oui deux! Deux petites mais deux quand même!

La ville s'est agrandi plus vite que les routes, ambiance western et buissons qui volent. On croise des chiens, des chèvres, quelques cochons, beaucoup de poule et des vaches. Une dernière bière en terrasse d'un café, personne, la nuit noire, le vent. Une personne s'arrête, sort de sa caisse et va taper la discute avec ses potes au bar, sa voiture reste allumée et le moteur tourne tout seul, seul bruit dans la nuit.

La fatigue arrive et nous rentrons doucement. C'est l'échec pour la sortie en boite qui n'ouvre pas avant le milieu de la nuit, aussi la ville est déserte, c'est l'hiver et les gens reste chez eux au chaud j'imagine.


07/02/2014

Le ferry de la mort

A un moment il faut rentrer et au Cap-Vert si un ferry part, il faut le prendre.

Brava Fogo pour commencer, à l'aube. Juste une heure mais déjà un avant goût de ce qui nous attend pour retourner à Santiago. Si l'aller était bucolique avec le volcan derrière nous, l'île aux pirates devant nous, des poissons volants et autre dauphins sautant et accompagnant le bateau autour de nous, le retour est tout autre. Pour faire court, ça bouge, ça tangue.

Fogo Santiago, la moitié des passagers qui gèrent le steak et l'autre moitié qui le vomit. Quatre heures de montagne russes sur l'océan, des brrrreuahhh en veux-tu en voilà et moi-même rivé sur ma Nintendo DS ne regardant que mon écran, l'écran de la vie, de la survie, Mariooooo!

Arrivée sous le soleil à Praia. Si les deux dernières îles étaient métissées, Santiago fait plus Afrique dans sa population - c'était l'instant ethnographie offert par la société des amis de Claude-Lévi Strauss. Retour donc sur Santiago que nous n'avions vu que la nuit, aujourd'hui c'est le contraire, lumière. L'équateur pas loin apporte cette transition brutale de l'illumination, il fait soit jour, soit nuit, point, à des années lumière de la Scandinavie - c'était l'instant Christophe Colomb je découvre le monde.

Il est encore tôt, ce qui permet à chacun de se refaire un estomac, se reposer. Puis deux groupes se forment, un pour la plage avec Caïpirinha et un autre pour dormir. Mais l'histoire finit bien et ils se retrouvèrent tous dans un restaurant le soir pour quelques grillades et une serveuse qui tire bien la gueule.